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 Voler une banque

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Mar 19 Juin - 23:18

          Deux balles en plastique à bout portant, ça ne fait pas que du bien, William pouvait maintenant l'affirmer. Il faillit se casser la figure sur Anaïs à cause de l'impact mais se retint d'une main tandis que la douleur se diffusait partout dans son dos. Merde, c'était Théo qui avait tiré ? Ivy était pas censée "s'occuper de lui" ? Elle avait été super efficace, ça c'est sûr ! Mais c'était logique, maintenant qu'Anaïs était neutralisée, le particulier avait largement le champ libre pour utiliser son don. William leva les yeux au ciel en entendant les jurons d'Ivy. Apparemment, c'était Théo qui avait gagné la partie, en sacrifiant Anaïs au passage. Il se replaça correctement par rapport à elle pour ne pas écraser la blonde encore inconsciente, en se disant qu'il ne pourrait inspecter les dégâts que devant un miroir ce soir. Il ne savait plus à quoi était censé servir cet entraînement, mais Théo ne se privait pas de se vanter de sa réussite. Tant mieux pour lui, William remarqua qu'en fait, il s'en fichait éperdument. Il n'avait plus qu'à attendre qu'Anaïs se réveille. Elle bougea un peu et porta la main à l'arrière de sa tête. Sa phrase d'introduction le fit sourire.

         "Salut jolie fille. Non, seulement celles qui provoquent des tempêtes de neige, rétorqua-t-il, moqueur. ça va ? Tu te sens bien ?"

        Il était pratiquement certain qu'elle n'en garderait pas de séquelles, mais mieux valait demander au cas où il aurait esquinter quelque chose qu'il ne fallait pas.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Lun 25 Juin - 21:43

Je fermai les yeux quelques secondes pour faire passer cette faiblesse indésirable, sûrement dûe au choc ou au réveil, enfin, au coup de William quoi. Je levais les yeux vers lui et lâchai un petit sifflement dédaigneux. Sérieusement ? C'était Théo qui voulait absolument gagner, j'avais fait ce que j'ai pu pour atteindre ses rêves et l'y aider. Il fallait les perdre, c'était chose faite, et c'était moi qui me prenais les coups hein ? J'aurais dû m'en douter en même temps, ils n'avaient pas les moyen de contrer un blizzard, alors William avait du improviser pour le mettre hors d'état de nuire. Il avait toujours eu ce genre de problèmes face à mon don, quand je l'empêchai de se téléporter et de me voir, il avait recours à d'autres solutions plus... radicules. Quand il s'était rendu malade en essayant de se téléporter dans les airs, par exemple. Son don pouvait prendre le dessus au mien tant qu'il agissait en premier, c'était souvent ce qui arrivait mais dans le cas contraire, il se trouvait totalement démuni.
Je lui souris. Théo et Ivy revenaient avec Raphaël, sorte d'arbitre dans le combat. Je glissai à William juste avant qu'ils ne soient à portée d'oreille :
   
- Tu vas devoir te faire pardonner.

Je me redressai un peu. Théo me regardait avec un grand sourire, il m'annonça qu'il avait coincé Ivy, je jetai un regard amusé vers la brune qui ne le releva même pas, m'ignora tout simplement. Raphaël, lui, me demanda si tout allait bien, et je lui dis qu'à part une bosse, je m'en sortirai. Puis, il annonça qu'il y avait désormais le gage à donner aux perdants. C'était aux vainqueurs de décider, mais moi je n'avais aucune idée, et puis William devait déjà se faire pardonner, alors j'avais déjà gagné quelque chose. C'est Théo qui balança :
   
   - Un striptease des perdants pour les gagnants !
   
   Je le dévisageai lourdement, puis William, puis Raphaël, avant de m'imposer.
   
   - Oh oh, personne ne verra mon William faire ce genre de trucs.
   
   J'appuyai sur le "mon" et Ivy n'attendit pas plus de temps pour m'embêter :
       
       - C'est le gage c'est le gage chérie.
       
       Je la foudroyai du regard, mais Théo vint à ma rescousse.
       
       - Anaïs a raison, donc en privé si affinités.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Lun 2 Juil - 23:21

Se faire pardonner ? William avait bien une ou deux idées, et nul doute que s'il cherchait un peu dans ses placards d'autres lui viendraient en tête. Petit problème : ils n'étaient pas seuls et ils étaient en mission, deux obstacles de taille. Bien que, en y réfléchissant, ils avaient déjà fait la fête dans ce bar, alors la mission n'était pas toujours privilégiée. Anaïs grimaça en se redressant, preuve qu'il avait tout de même frappé assez fort, et puisque c'était aux gagnants de trouver un gage, Théo se désigna derechef et leur jeta qu'ils devaient faire un strip-tease. William ne réagit pas aussi vite qu'Anaïs qui décréta qu'elle le gardait pour lui - ce qui déclencha un sourire discret de William. Finalement, il n'était pas le seul à être jaloux du regard des autres ! Son autre questionnement demeurait en l'aspect technique, il n'avait jamais fait de strip-tease et personne ne lui en avait jamais fait non plus, donc ses connaissances en la matière étaient, comment dire, limitées ? Il savait que ça consistait à se déshabiller langoueusement en dansant sur de la musique, m'enfin il aurait préféré, pour le coup, que ce soit son équipe qui gagne pour pouvoir profiter du strip-tease d'Anaïs... Mais il allait se préter au jeu, après tout il devait se faire pardonner. Il se leva et tendit la main à Anaïs pour l'aider à se redresser.

"Et plus si affinités, hein ?.. lui glissa-t-il à l'oreille, malicieux, avant de lancer tout haut : ok, alors on met quoi, un panneau "ne pas déranger" devant les chambres ?"

Raphaëlle fit la grimace et dit qu'elle allait prévenir tout le monde histoire qu'une gamine de douze ans ne vienne pas frapper à la porte au plus mauvais moment. Pas sûr que Théo et Ivy s'en tiennent au strip-tease aussi, donc autant faire en sorte que ça ne choque pas de jeunes yeux.
En parlant d'eux, Ivy et Théo s'éclipsèrent vite fait, et Anaïs se servit de sa main toujours dans celle de William pour l'attirer à leur suite, dans sa chambre en l'occurrence. Ils entrèrent. Après avoir refermé la porte, le jeune homme alla allumer la table de chevet et baisser les stores. Avant qu'Anaïs ait pu faire quoi que ce soit d'autre, William lui prit les épaules et l'assit sur le lit, pendant que lui se mettait plus ou moins devant elle, à quelques mètres. Il ne savait pas trop ce qu'elle attendait de lui, alors il improvisa. Il vira d'abord ses chaussures et ses chaussettes, puis son étui à couteau qu'il laissa tomber par terre avant de passer au gage en lui-même. Comme il ne savait pas comment faire, et qu'en plus il n'avait pas grand chose à enlever, il commença par la regarder, puis l'imagina de moins en moins habillée, jusqu'à la visualiser toute nue. Bon là il était carrément en train de la scanner de la tête aux pieds, de la déshabiller du regard, mais tant pis. Sans la lâcher du regard, il commença par sa ceinture qui cliqueta quand il l'ouvrit, et puis la fit glisser dans un geste fluide hors de ses anneaux. Elle tomba au sol dans un bruit mat. Il avait de plus en plus envie d'elle et se fichait du ridicule, à présent. Bien qu'il fût incapable de se mettre à danser sur une musique inexistante, il pouvait faire durer les choses, et laisser transparaître son désir pour elle.
Il se retourna et lui lança un dernier regard, pour s'assurer qu'elle restait attentive. Dans la pénombre, à peine éclairé par la lumière chaude de la lampe de chevet, il enleva son tee-shirt, centimètre par centimètre. Cette lente course de ce vêtement découvrait le bas de son dos, puis, au milieu, ses omoplates jusqu'à, lorqu'il fut arrivé aux épaules, le faire passer par-dessus sa tête franchement. Le morceau de tissus dans la main, il fit rouler les muscles de ses épaules (un élancement soudain durant ce geste lui rappela que les deux balles de plastique qu'il avait reçu allaient devenir de beaux bleus dans son dos), et, dans son truc, fut surpris de sentir tout à coup de minces bras autour de lui et des cheveux lui chatouiller le dos.

"Tu sais que tu es censée seulement regarder," rit-il tout bas à la fille magnifique qui venait de l'enlacer.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Mer 4 Juil - 13:42

Nous fûmes bien vite dans la chambre, que William plongea dans l'obscurité d'une chaude soirée d'été. La porte fut fermée à clé, tout simplement. Il avait ma main dans la sienne, et il me guida jusqu'au lit, m'y fit asseoir. Patiente, je m'enfonçai un peu dans le lit afin de m'adosser au mur qui s'y trouvait. J'avais retiré mes chaussures et mes chaussettes, comme lui, et avais maintenant les genoux repliés contre ma poitrine, tenus par mes bras, pour le regarder.
D'abord, il posa ce genre de regard à la fois lourd de sens et brûlant de désir sur moi, longtemps, très longtemps. Je le soutins, prédatrice, ne doutant pas de ses intentions. Il retira lentement sa ceinture, qui cliqueta dans la petite chambre, il la laissa tomber au sol. J'avais une profonde envie de me lever, de l'aider à retirer tous ses vêtements, de caresser sa peau, de coller mon corps au sien, mais non, je devais rester sur ce lit, et c'était terriblement frustrant. Je dus ronger mon frein, caressant son corps uniquement du regard, en restant assisse sagement dans ce lit où il n'était pas. Je me mordis la lèvre ; il retira son jean, laissant apparaître l'érection dont il était la pauvre victime.
Puis il se retourna, attrapa le bas de son t-shirt de ses doigts et commença à le remonter doucement, tout doucement, laissant apparaître les formes des muscles qui parcouraient son dos. Apparurent alors sous mes yeux, sa taille, puis progressivement ses omoplates, jusqu'à ce qu'il retire définivement son t-shirt. Je m'étais un peu redressée durant ce long processus, puis avancée vers lui, irrémédiablement attirée par sa peau et le désir qui brûlait dans mon bas ventre. J'y trouvai deux petites marques rouges, dont je ne comprenais pas réellement l'origine, mais mon attentioon fut plus attirée par le reste de son corps plutôt qu'à ce petit détail. Je passai mes bras autour de lui, et déposai plusieurs baisers sur sa peau, caressant son torse de mes mains. Je sentais la chaleur de son corps, son odeur naturelle, j'avais envie de le croquer.
Je fis quelques pas pour me retrouver face à lui et souris. J'attrapai sa bouche, sur la pointe des pieds, et glissai une main sur tout son corps, traversai son caleçon pour déposer une main sur son sexe.

- ça ne te frustre pas que je ne puisse pas te toucher ..?, soufflai-je, désireuse de le sentir contre moi.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Lun 9 Juil - 13:47

          Et comment qu'il voulait qu'elle le touche. Maintenant et de nombreuses fois par la suite, il n'en aurait jamais assez de sentir son corps souple, ses formes, sa peau, contre lui. Pour l'instant elle avait encore ses vêtements alors que lui était à demi-nu, et pour cause, c'était lui qui était censé se dévêtir, mais avec le temps il avait appris à connaître son corps par cœur, jusqu'aux grains de beauté qui parsemaient sa peau. Il pouvait aisément l'imaginer comme il l'avait fait jusqu'ici, s'excitant tout seul peut-être, l'emportant avec lui dans son désir avec un peu de chance. Après tout, ils étaient jeunes, au moins de corps (bien qu'il soit loin de sentir le poids des années sur son esprit) et pouvaient en profiter jusqu'à plus soif. Quant à la suite du programme... Il avait quelques idées. A voir lesquelles ils allaient mettre en application. Ce qui était sûr, c'était qu'il l'avait attendue longtemps et qu'il n'était pas près de la lâcher. Il retint un grognement en sentant sa petite main s'insinuer sous ses derniers vêtements. Il décida de faire durer le suspens en jouant un peu avec leur désir à tous les deux.
          "Hum... Non. Il va falloir me convaincre," répliqua-t-il, insolent, avec un grand sourire.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Mar 10 Juil - 22:29

Non ? Un peu surprise par sa réponse, je relevai les yeux vers lui et retirai doucement ma main. Donc, il préférait que je ne le touche pas ? Son sourire m'arracha de force un battement de coeur, ce fut à la fois douloureux et terriblement excitant. Je relevai les mains en l'air, puis les déposai sur son torse pour le pousser jusqu'au lit derrière lui. Il fut obligé de s'asseoir, et je m'écartai, arrêtant du même coup de le toucher. Je fis trois pas en arrière, et passai mes doigts sur les bords de mon t-shirt, avant de le relever au dessus de mon ventre, puis de mes seins, et enfin de ma tête. J'abandonnai mon haut en sol, pius glisser mes doigts dans le fermoire de mon soutien-gorge pour le dégrafer et le faire couler le long de mes courbes. De la même façon, je me débarrassai de mon jean, qui rejoint le reste de mes vêtements. En culotte, je posai un lourd regard sur William, le provoquant, le défiant à la fois de venir vers moi, mais aussi de redire ce qu'il avait dit.
Je fermai les yeux et me mordis la lèvre inférieure en le regardant. J'avais ce désir impérieux de le sentir contre moi, en moi, et il le refusait. S'il refusait, alors je le ferai moi-même. Je rouvris les yeux, provocatrice, et insinuai ma main dans ma propre culotte, me caressant lentement, sous ses yeux.

- Et là, tu ne voudrais pas venir me caresser toi-même, tu ne voudrais pas me toucher ?

De ma seconde main, je pris un de mes seins, et le serrai un peu.

- Le serrer contre toi ?

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Mer 11 Juil - 23:01

          Anaïs le fit tomber sur le lit, qui grinça un peu quand il atterrit dessus. William se redressa sur les coudes en se demandant à quelle sauce il allait être mangé. Il s'était aventuré sur un terrain très dangereux, glissant à s'en casser la figure dès le premier pas. Résister à la tentation que représentait Anaïs, avec ses cheveux courts qui lui donnait un air mutin, ses yeux de glace, sans mentionner son corps sculptural à en faire pâlir un saint. Le sexe du jeune homme était déjà réveillé, et pourtant elle était encore habillée, preuve de l'emprise qu'elle avait sur lui. Il comprit qu'il lui faudrait toute sa volonté pour lui résister lorsqu'elle commença à son tour à se déshabiller. A la lueur de la lampe, sa peau prenait une teinte orangée, veloutée, presque dorée. Son tee-shirt blanc passa par-dessus sa tête, dévoilant un soutien-gorge bleu clair, tout simple et ses cheveux blonds en sortirent un peu ébouriffés. Elle ôta rapidement son jean qui rejoignit son tee-shirt par terre. Elle avait l'air d'une déesse grecque tout droit sortie de son sarcophage caché, qui avait préservée sa beauté au travers des millénaires. Son expression était assurée, entre la taquinerie et la concentration, et son regard perçant ne le quittait pas. Elle en imposait, et était un véritable appel au sexe. William avait un mal fou à ne pas flancher, à ne pas aller la retrouver, là, tout de suite, et lui faire l'amour. Il serra les poings, incapable de détourner les yeux et la vit enlever son soutien-gorge. La lumière ruissela sur ses seins, ronds, parfaits. Il ne lui restait plus qu'une petite culotte rouge pour cacher la dernière partie de son anatomie qui se refusait encore à sa vue. Et la main d'Anaïs fila entre la peau et l'élastique. Elle se masturbait sous ses yeux, chose qu'elle faisait rarement. Oooooh merde, songea William. Pourquoi il s'était embarqué dans un truc pareil ? Elle était bandante et il était bien placé pour le savoir. Heureusement qu'il portait encore son jean...
        Il avala sa salive. Difficilement. Et puis lamentablement, perdit son pari. Tant pis, il préférait de loin croquer dans le fruit interdit plutôt que de laisser passer sa chance. Il avait trop envie d'elle pour ça. Il se leva en un temps record et en deux pas, l'avait rejointe. Il l'embrassa à pleine bouche, continua dans sa lancée en la plaquant contre le mur juste derrière elle. Une de ses mains rejoignit celle de la jeune fille dans la fameuse petite culotte rouge et alla titiller son clitoris.

         "Si," chuchota-t-il, haletant, quand ils se séparèrent momentanément pour reprendre leur souffle.

       Enfin, reprendre leur souffle, elle l'avait tellement échauffé qu'il allait avoir du mal à se maîtriser. Il reprit aussitôt possession de sa bouche, gagné par l'urgence d'éteindre le feu qu'elle avait allumé, il défit le bouton de son jean de son autre main qui descendit sur ses cuisses, et traça de petits cercles sur le sexe d'Anaïs avant de la pénétrer d'un doigt, puis deux. Il sourit contre ses lèvres en constatant qu'elle était mouillée, il bougea ses doigts pour l'exciter un peu plus, leur imprimant des rotations, et se régala des sons qu'elle produisait. Il finit par baisser la petite culotte qui cachait Lui-même était près depuis un moment à passer à l'acte, y compris durant les longues minutes qu'elle avait mis à se déshabiller. Il baissa son boxer déjà investi par Anaïs. Il en avait mal tant son désir était fort. Il retira ses doigts de l'intimité d'Anaïs, passa ses deux mains sous ses fesses pour la soutenir.

        "Accroche-toi à moi," souffla-t-il.

        Il l'invita à passer ses jambes autour de sa taille, ce qu'elle fit en lui léchant le cou, provoquant un frisson qui remonta le long de sa colonne vertébrale. Il accusa le coup, elle était toujours plaquée contre le mur, et utilisa une de ses mains pour se positionner, avant de la pénétrer en un long soupir. Il commença à bouger, d'abord lentement, en lui faisant des bisous dans la clavicule, puis plus énergiquement, et se concentra sur ce qu'il était en train de faire, une main sur le mur pour les stabiliser.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Dim 15 Juil - 13:44

Et il craqua. C’est avec une satisfaction jouissive qu’il m’embrassa enfin. Je croquai sa bouche, caressai sa langue de la mienne, si pressée que j’étais de pouvoir lui témoigner mon amour, si pressée que j’étais de sentir sa peau contre la mienne. Il me l’avait refusé tout à l’heure et m’avait frustrée plus qu’il ne l’imaginait. Quoi que, il l’avait fait exprès, alors peut-être qu’il savait exactement ce qu’il faisait en réalité. Aah je le détestais. J’avais envie de l’embrasser encore plus. Mes seins frôlaient son torse, que je caressai doucement, faisant glisser mes ongles jusqu’à sa ceinture. J’avais l’intention de le dénuder de son pantalon. J’avais sorti ma main de ma culotte lorsque j’avais senti ses doigts se glisser entre ses miens et me caresser, j’avais du réprimander un gémissement d’exaltation. Sauf que c’était à son tour d’être déshabillé.
Il me pénétra, d’un doigt, puis deux et s’en amusa, me chatouillant et accroissant mon excitation et mon désir de lui. Je me mordais les lèvres, fort, pour me retenir de faire du bruit, j’avais trop conscience des autres dans les pièces d’à côté. D’habitude, avec William, nous n’étions que tous les deux, dans une maison éloignée du monde, le chalet, ou durant notre première fois, voire carrément dans la jungle. Ici, il y avait des oreilles tout proche, et si d’habitude nous pouvions faire autant de bruit que nous le désirions, c’était différent ce soir. Et je devais avouer que l’idée que d’autres nous entendent me perturbait un peu.
Il avait retiré son pantalon avec mon aide, puis c’est son boxer qui suivit. Il était nu, ma culotte glissa, mouillée. William me dit de m’accrocher à lui, et je passai mes bras autour de son cou quand il me souleva, je serrai mes jambes à sa taille. J’avais en même temps léché son cou, tremblante de désir, avant de le mordiller, délicieux qu’il était. Je tenais contre le mur quand il me lâcha d’une main, afin de se guider vers moi et de me prendre. L’union de nos deux corps pour la première fois depuis un bon moment, m’arracha un gémissement et je relevai la tête au mur, lui laissant l’accès à mes clavicules qu’il embrassa. Je sentais ses va-et-vient, et il accéléra le rythme. Il n’embrassait plus mes clavicules mais je sentais son souffle saccadé sur ma peau. De même qu’il sentait la mienne sur son front et dans ses cheveux. Il grognait, sa respiration était lourde, moi aussi. Je ne pouvais pas m’empêcher de profiter de l’instant, vraiment pas, mais... J’attrapai son visage entre mes mains pout le relever un peu et l’embrasser passionnément. J’en profitai d’être entre ses lèvres pour lui murmurer :

- William... Moins de bruit... Ils peuvent (je retins un gémissement en le sentant plus profond) nous entendre.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Mer 1 Aoû - 19:07

          William, tout essoufflé, sourit avec malice.

          "On... S'en fout. Ils ont qu'à... se boucher... les oreilles."

          Contre le mur, c'était certes très érotique et pas du tout discret - et l'orgasme arrivait à vitesse grand v - mais ses muscles se tétanisaient et il préféra les téléporter sur la table de bureau. Anaïs se retrouva assise dessus, William toujours en elle. Cette sensation était merveilleuse. Il était plus à son aise sans supporter le poids d'Anaïs, même si elle n'était pas si lourde que ça. Il l'embrassa encore, chercha son souffle ensuite, embrassa ses seins, s'appliquant sur leurs pointes jusqu'à les mordiller gentiment, en allant un peu moins rapidement mais le plus profondément possible.

          "Crie si tu veux ma princesse," chuchota-t-il.

          Et c'était parti pour la dernière ligne droite. Les sensations étaient magiques, il prenait un pied d'enfer. ça allait aller vite et ça allait être bon surtout. Il ne cessait de l'observer en proie à son plaisir, ravi de savoir que c'était lui qui lui permettait d'y accéder et de la voir aimer ça autant que lui. Ses yeux ressortaient dans la pénombre, ils paraissaient transparents. Il avait envie de l'embrasser partout. Quand il la sentit enfin se serrer convulsivement autour de lui, il failli se laisser aller mais se retint avec un effort surhumain. J'ai pas de préservatif. J'ai pas mis de préservatif ! Il sortit au dernier moment et jouit aussitôt dans un râle de plaisir. Il s'appuya sur Anaïs, dont le dos touchait le mur, assise sur le bureau l'entourant de ses bras. La lampe du bureau avait valsé dans la manœuvre. Après un moment à la câliner, il l'aida à descendre du bureau et rigola en remarquant les traces de sperme sur son ventre.

           "Je t'en ai mis partout. Attends..."

           Il se dirigea vers le lit et fouilla dans son sac à côté. Il en sortit un paquet de mouchoirs en papier, l'ouvrit et poussa gentiment Anaïs sur le lit. Elle tomba dessus et il l'essuya en faisant courir sa bouche juste après le mouchoir, goûtant sa peau toute propre, et un peu humide après le sexe.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Ven 3 Aoû - 17:20

Si jusque là j’avais retenu mes gémissements en me mordant la lèvre, la voix suave de William me disant de crier si j’en avais envie m’obligea - à mon insu - à entrouvrir la bouche pour laisser se glisser des gémissements de bien être. Il allait plus profondément en moi, et je sentais ses lèvres, son souffle sur mes joues puis sur mon front tandis qu’il me regardait, et que je le regardais aussi, accélérant le rythme et pousser les sensations à leur paroxysme.
Quand l’orgasme approcha, je serrai mes doigts dans son dos et mes cuisses sur ses hanches, me relevant un peu pour le sentir plus en moi et lui mordre la lèvre inférieure. Il continua ses va et vient et la chaleur augmentait encore plus, toujours plus, jusqu’à ce que je me sente frémir, envahis par l’extase de l’instant. Mais toit aussi rapidement, William se sépara de moi pour jouir sur mon ventre. Il finit pa s’appuyer sur mon épaule tandis que je passai mes petites mains sous ses bras en lui faisant de légers bisous sur l’épaule. Désormais assise sur le bureau suite à da téléportation, je pus m’appuyer sur le mur et caresser sa nuque, la racine de ses cheveux étaient un peu humides. Nous nous embrassâmes et caressâmes pendant plusieurs minutes, fatigués et encore mous à cause du sexe, dociles tendres après la tempête. J’avais envie de lui faire des bisous partout, encore et encore, pour lui montrer qu’il était à moi, lui témoigner que je l’aimais, que je voulais le rendre heureux.
Il m’aida finalement à me relever, et je remis la lampe que nous avions fait tomber en chemin quand il fit la remarque de son sperme sur mon ventre. Ah oui, j’avais presque oublié qu’il s’était retiré, tout comme nous avions oublié de demander une capote à Ivy. Eeh. C’était pas notre faute. Dans les boucles, les capotes étaient disons... facultatives. Alors forcément cette habitude était parfois perdue. Il me poussa doucement sur le lit et je m’y laissai tomber, les bras ouverts en étoile de mer, tandis qu’il glissait le mouchoir sur ma peau, puis ses lèvres. Je ris sous ses chatouilles. Je passai deux doigts sous son menton pour lui faire relever la tête puis avançai la mienne pour joindre doucement nos lèvres, jusqu’à passer mes bras autour de son cou, en souriant.  

 - Tu crois qu’ils vont nous regarder bizarrement ? souris-je, heureuse.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Lun 6 Aoû - 19:40

        Ivy fit un signe de la main à William et Marcus qui entrèrent à leur tour en scène. Ils avaient un timing à respecter à la seconde près. Ezio, Anaïs et Ambre étaient entrés les premiers pour neutraliser au plus vite les caméras de surveillance. Ambre, technopathe en herbe, gagna les ordinateurs de contrôle. Il lui suffisait de se connecter sur le réseau pour avoir une vue d'ensemble du bâtiment, et surtout des portes. Elle avait au préalable étudié le logiciel - ce qui n'avait pas pris longtemps. Bâtiment qu'ils connaissaient déjà puisque Marcus s'était procuré les plans. William s'était faufilé dans le bureau du directeur, qui avait un coffre personnel. Ce que convoitait Marcus s'y trouvait, et c'était un peu plus sécurisé que le reste de la banque. Tout cette protection avait dû lui coûté une véritable fortune, mais William ne demanda pas ce que contenait le paquet. Qui était relativement petit, d'ailleurs. William se servit de son don pour passer à travers les rayons et ce fut fait en quelques secondes. Le jeune homme tourna les talons et passa le paquet à Marcus qui le fourra dans son sac. Une téléportation et ils furent de l'autre côté de la petite rue attenante, dans un immeuble au point de rendez-vous. Quelques minutes plus tard, Théo apparut avec Ezio et Ambre. William fronça les sourcils. Quelque chose clochait.

        "Qu'est-ce que tu fous ? Anaïs et Ivy sont pas avec toi ?
          - On a de la visite plus vite que prévu
," lâcha Théo en guise de réponse.

         Le cœur de William s'emballa. Quoi ? C'était quoi cette histoire ? Comment elles allaient se ramener au point de rendez-vous si le téléporteur chargé de les ramener brillait par son absence ?

        "Qui ? demanda Ambre.
        - Des estres. Y'en a un dans la bagnole en bas, à trois heures. J'ai mis une barre du chantier à côté en travers du toit, je sais qu'Ivy y arrivera."

         Ivy ? Et Anaïs alors ? se demanda William, sidéré par sa réflexion. Pas le temps de réfléchir. Il se leva.

       "Je vais les chercher."

        La voix d'Ambre le retint et elle montra un endroit sur le toit.

        "Attends, les voilà !"

        Ils levèrent tous la tête. Une porte de service, tout en haut, venait de s'ouvrir à la volée. Une silhouette en sortit et fila à toute vitesse vers la barre de fer. Comme un chat, elle traversa le vide en un rien de temps. Une autre silhouette, blonde cette fois-ci et portant un sac, apparut à son tour, malheureusement suivie par un homme qui la tenait en joue, la forçant à reculer peu à peu jusqu'à se trouver tout près du bord. Ezio attrapa le bras de William, présentant certainement ce qu'il avait en tête.

         "Je vais la chercher. JE VAIS LA CHERCHER PUTAIN, LAISSEZ-MOI Y ALLER !"

         Il n'eut pas besoin de la permission de qui que ce soit, d'ailleurs, et se téléporta à une fenêtre du dernier étage de ce même immeuble, où il était par chance déjà allé en reconnaissance. Anaïs était là, de l'autre côté du vide. Ses cheveux blonds miroitaient à la lueur de la lune et tout son corps étincelait de glace. Elle se tenait seulement à quelques centimètres d'une chute de quatre étages. William ouvrit la bouche pour l'appeler, remarquant à peine Ezio qu'il avait par erreur emmené avec lui. Il était trop tard, elle ne pouvait pas traverser. Il vit Anaïs basculer inexorablement en arrière. Elle tomba comme une pierre et s'écrasa sur le trottoir.

         "ANAÏS !"

         Putain non non non, ne sois pas morte je t'en supplie non ! William se téléporta sur le trottoir, et se précipita en courant vers le petit corps miroitant étalé sur le bitume. Il fut stoppé par une volée de balles qui le fit se jeter en arrière. L'estre de la voiture ! William, assis par terre derrière une voiture, complètement paniqué, ne pensait qu'à Anaïs. Il ne voyait qu'une petite partie de sa silhouette allongée sur le sol d'où il était. Et si elle était déjà morte ? Et s'il ne la revoyait plus jamais ? Il l'avait vu tomber de quatre étages et ce son quand elle s'était écrasé... Pour la première fois de sa vie, ses mains tremblaient quand il défit le cran de sureté de son flingue. Il ne voulait pas y croire. Par mesure de précaution, l'estre qui faisait le guet arrosait de balles la voiture qui faisait office d'abri pour William. ça lui était égal. Ses tremblements se calmèrent derechef, le poids de l'arme lui fit l'effet d'une promesse. Il prit une respiration et se dit que, si elle était déjà morte, autant qu'il se jette dans la foulée sur les estres et on en parle plus. Il entendit soudain un bruit de moteur qui démarre, tout proche. Qu'est-ce qu'ils foutaient ? Ils enlevaient Anaïs ! William sortit de sa cachette en voyant qu'ils faisaient demi-tour pour passer devant lui. Pas question de les laisser partir avec Anaïs. Il ne savait même pas si elle était vivante ou morte. William se leva et se posta en plein milieu de la chaussée. L'un d'eux tira mais William resta debout à découvert et regarda la voiture foncer sur lui jusqu'à être certain de ne pas les rater. Aller aller... Il tira quatre fois. Les deux premières balles explosèrent le pare-brise, la troisième se perdit dans le moteur, la quatrième toucha le conducteur de la voiture. Dans un réflexe qu'il se maudirait d'avoir eu dans les prochaines heures, William se jeta sur le côté et roula sur lui-même pour éviter de finir en bouillie. La voiture continua sa route. Il la regarda s'éloigner avec un déchirement qu'il n'aurait pas cru ressentir un jour. Il avait échoué. Il n'avait pas réussi à atteindre assez sévèrement le conducteur. Il reposa la tête sur le trottoir et tandis que des fenêtres commençaient à s'allumer dans le quartier, il mesurait l'ampleur de la perte qu'ils - enfin, qu'il - venaient de subir.
          Ils avaient emporté Anaïs.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Mar 7 Aoû - 19:56

Le grand jour. Que dire à ce sujet ? J'avais peur, et au fond de moi, une petite voix me disait "c'est mal, pourquoi tu fais ça, c'est pas parce que t'es une particulière que tout t'est permis, arrête ça, tu vas finir en prison, rappelle toi, tu es toujours humaine Anaïs, et tu n'as pas plus le droit qu'un autre de cambrioler une banque." Je le savais, Dieu que je le savais. Mais est-ce que j'avais le choix . Nous y étions, face au bâtiment, j'entrai avant William, avec Ambre. Elle était rôdée par ce genre de magouilles, pas moi, jamais et pas plus après la jungle. La jungle... C'était il y a si longtemps, et si éloigné de la civilisation. Nous n'étions que tous les deux, perdus dans une forêt dangereuse, alors que nous sommes aujourd'hui entourés de monde, dans une ville, quelque chose de moderne. Une banque...
Il faisait noir quand nous y entrâmes, complètement noir, mais je savais plus ou moins où étaient les caméras grâce aux plans de Marcus. Chaque caméra était marquée par une croix rouge, et en faisant courir mon don sur les murs je les sentais, jusqu'à les geler. Mon premier travail était de guider Ambre jusqu'à la salle sans avertir ceux qui faisaient leurs rondes, qui finirent entre les mains de Jack, bâillonnés, tandis que je rejoignais Ivy, dans les salles avec de l'argent. Nous le volions pour que la police pense que nous étions des voleurs lambdas, que ces billets étaient notre objectif, et par conséquent, une partie était reversée à l'Institut, et l'autre à Ivy et son groupe.
Les salles du coffre furent ouvertes grâce à Ambre, et nous entrâmes quand Ivy me tendit un sac vide. Elle en avait un second similaire dans l'autre bras. Elle ne pipa mot, à ma plus grande surprise, se contentant de me montrer l'argent d'un mouvement du menton, pourtant l'ordre était clair : prend ; sac ; grouille. Et j'obéis, machinalement, prenant et balançant dans le sac, jusqu'à ce que je peine à le fermer et à la porter. C'est à cet instant que les choses dérapèrent. Des voix. Des voix, et pas de notre équipe. Mais nous continuâmes d'avancer, bien que méfiantes, dans les couloirs. Plusieurs hypothèses nous vinrent : d'autres rondes imprévues et des gardes ? Des clients tardifs ..? Mais la réponse vint d'elle même en tombant sur deux hommes, armés, aux yeux blancs. Des estres. Des estres dans la banque. Comment savaient-ils ? Comment comment... Ivy abandonna son sac et traversa un mur pour les fuir. Je finis tétanisée, en face d'eux, avant de prendre mes jambes à mon coup. Ivy m'avait abandonnée face à deux estres, et j'étais seule. Un plan, une issue de secours, un moyen de fuir. Je devais... Je devais arriver en haut, comme le schéma originel, William serait là avec Théo et nous pourrions nous téléporter loin, très loin d'eux. Ivy avait abandonné son sac, de mon côté, j'essayais de garder le mien, mais il me pesait en courant. Et tous ces couloirs, tous ces accès différents, ces escaliers. J'étais perdue, complètement perdue avec deux estres à mes trousses, dont un qui finit par tomber sur Ivy quand elle voulut m'aider. Il n'y en avait plus qu'un, arme en main, qui fut toujours à mes talons, même quand j'arrivai (enfin) sur l'étage où nous devions être à la base. Je ne savais pas si je devais être heureuse ou... Une détonation. Je m'arrêtai net, tétanisée de peur, sentant mon don de réagir.

- Arrête de courir ou tu te prends  une balle dans le dos !

Je me retournai lentement, très lentement, pour lui faire face. L'arme était bel et bien pointée sur moi. Ivy était déjà passée sur une planche de bois mise en travers de l'immeuble et de la banque pour y passer, et j'y avais vu William. William. Il pouvait m'aider, il devait venir me sauver, forcément il il... L'estre avança. Je fis un pas en arrière. Et ainsi de suite jusqu'à ce que je sois à deux pas du vide. Je le voyais s'étendre, là, juste derrière moi. Il fit un pas, j'en fis un en arrière. Et mon corps se glaça une seconde fois, comme chez Ivy. Et le temps sembla ralentir. L'estre me fixait, il me mettait au défi de sauter. Il releva son arme, me visa, et avant qu'il n'appuie sur la détente, je fis le dernier pas qui me séparait du vide. Le dernier.
Je n'avais pas réfléchi aux conséquences, c'est seulement entre le ciel et la terre que je m'en rendis compte : j'allais mourir. Je ne pouvais pas survivre à une telle chute, je ne pouvais pas je ne pouvais pas... William.
Le choc fut rude, je sentis mon don se briser, mon corps se briser, et puis je ne sentis plus rien. Il n'y eut plus rien.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Mar 7 Aoû - 20:09

Première gifle.
Seconde gifle.
Réveil.
Il n'y avait rien pourtant.
J'étais seule.

J'ouvris les yeux, ballonnée, la tête lourde et le corps brisé. J'avais mal partout mon corps entier n'était qu'une plaie, et pourtant, en regardant mon corps, il n'y avait pas de sang. Les souvenirs peinaient à me revenir en mémoire. La banque, Ivy, William ? Non pas William, je ne l'avais pas vu depuis un moment. Et... la chute. La chute du haut de la banque, avec Ivy qui m'avait abandonnée, et la transformation et.. le noir. C'était pour ça, que j'avais aussi mal ? Mon don n'avait pas tout encaissé ..? Ou alors tout mon corps était cassé. J'essayais de bouger mes doigts, ils bougeaient mais ils étaient retenus dans de lourdes cordes qui m'enserraient les mains. Pareil pour mes pieds, et puis et puis... Outre la douleur. J'étais où ? ça puait, comme une vieille cave, la lumière était faible et provenait d'une sorte de petite fenêtre sur le mur en face de moi. Une porte claqua au loin, mes battements de coeur se firent plus rapides. Puis des bruits de pas, qui s'avançaient, encore et encore, jusqu'à ce que je puisse voir une silhouette qui continua de s'avancer. Je vis dans la pénombre ses yeux, son visage. Jack ? C'était lui qui m'avait enfermée ici ? C'était lui, il travaillait avec les estres ? Comment pouvait-il être traître à ce point. J'avais envie de hurler, de lui cracher au visage, de lui lacérer ce petit sourire sournois qui lui donnait cette allure néfaste. Il était content, il avait un particulier en sa possession, j'étais terrorisée : qu'allait-il faire de moi ? Je n'avais jamais fait de face à face aussi franc avec une de ces créatures, à la mort de Louis, il avait été à plusieurs mètres, pas quelques centimètres. Mes mains se contractèrent, et je m'attendis à ce qu'elles gèlent la corde, mais il n'en fut rien. Surprise, je cherchai à regarder derrière moi, puis à geler Jack en le foudroyant du regard. De nouveau rien. Ma confiance en moi fondit comme neige au soleil, et je me sentis soudainement toute petite face à la carrure maléfique du monstre.
- Tu as utilisé tout ton don en te protégeant dans ta chute, magnifique saut de l'ange par ailleurs. Mais ne t'en fais pas, il n'y a pas que ton don qui est à sec, tu n'arriverais même pas à te lever si on te libérait, tu es plus faible qu'un nouveau né, et je pense que tu as quelques os de fêlés.
ça ne pouvait pas être possible, je ne pouvais pas être aussi faible, je ne pouvais pas leur être soumise à ce point, je ne pouvais pas être leur prisonnière, je ne pouvais pas... Où était William ? Il allait venir me chercher, forcément, il allait me trouver, il allait les tuer et et. Comme un animal paniqué, je scrutais l'obscurité, à la recherche de William, mais il n'y avait rien. Bien sûr qu'il n'était pas là. J'étais seule, seule face à un estre.
Sa voix s'imposa  dans la pièce.
- J'ai quelques questions auxquelles tu vas répondre, n'est-ce pas ?
Et ce fut comme une lavage de cerveau. Je cessai de réfléchir, obnibulée par la voix de Jack, impérieuse, qui me coupait toute sorte d'autre réfléxion possible. Hypnotisée, je ne répondais plus de rien, et lâchai d'une voix robotique, fade, blanche.
- Tu travailles bien pour l'Institut ?
- Qu'est-ce qu'il y a dans cette malette ?
- Je ne sais pas.
Il y eut quelques minutes de flottement. Il répéta sa question :
- Répond : il y avait quoi dedans ?
- Je ne sais pas.
- Mouais, si tu le dis.Donne-moi la position exacte de l'Institut, changea-t-il de sujet.
- Je ne sais pas.
Il parut déçu et énervé par cette réponse. Dans mon brouillard, je ne compris pas pourquoi.
- Est-ce que, avec ton don, tu serais en mesure de contrer les particuliers présents ainsi que les protections de l'établissement.
- Non.
- Est-ce que tu serais capable de voler quelque chose sous leur nez ?
- Je n'y aurais pas accès, je n'ai accès qu'aux dortoirs et appartements
- Qui pourrait alors ?
- Un docteur de l'Institut ou un supérieur.
- Et de manière plus discrète, un particulier avec un don comme intangibilité ou... la téléportation.
- William.
- Il connait les locaux ?
- Oui.
Il ajouta pour lui-même :
- Il viendra te chercher, c'est sûr.
- Oui, il ne me laissera pas ici, il ne pourra pas.
- Vous restez à l'Institut après avoir fini une mission ?
- Non, nous retournons dans des boucles différentes.
- Donc il faut lui laisser le temps d'agir avant qu'il ne soit renvoyé, réfléchit-il tout haut, puis posa un lourd regard sur moi. Alors l'Institut sera obligé de te garder si tu es malencontreusement abîmée, et lui restera avec toi, dans l'Institut, conclut-il.
- Oui.
Son visage se scinda en un sourire effrayant.
- Eh bien Anaïs, nous allons devoir malencontreusement t'abîmer, et je veux que tu oublies tout de cette conversation à partir de maintenant.


Ils m'avaient gardées enfermée dans cette cave, m'empêchant de dormir durant toutes ces heures, et je n'avais aucune notion du temps. Jack avait raison, j'avais mal au bras, mal au bassin, et ce n'était pas une petite douleur d'un bleu d'un coup contre un coin de table, c'était une douleur lancinante, qui m'obligeait à rester parfaitement droite sur cette chaise inconfortable. Je serrai les dents, peinai à retenir des larmes de douleur. Et mon corps comme mon don réclamaient du repos, sauf que tous les cinq minutes, un estre entrait, me bougeait les épaules, me parlait, m'empêchait de dormir. Je voulais juste sombrer dans le néant de l'inconscience. Puis ils revinrent, à trois, je ne reconnaissais aucun visage, j'avais la tête qui tournait un peu, soif aussi, et mal. Je ne sentais plus le sang dans mes mains et mes pieds quand ils me détachèrent et me jettèrent au sol, sans que je ne puisse opposer la moindre résistance. Je découvris mon bras mou, brisé, et méchant de douleur. Mais je crois que le pire du pire, c'est mon bassin, et la douleur se répercuta dans toute ma colonne vertébrale, me foudroya le corps et me laissa au sol, pantelante, gémissante de douleur et incapable de me relever. Le choc entre moi et le sol fut d'une violence abrutissante. Ils m'avaient définitivement brisé les hanches ou un truc dans le genre, j'en étais certaine, et mon bras ne pouvait plus rien faire, à moins que ce soit mon épaule ? La douleur était partout, je ne savais plus.
Ils me relevèrent, et reposèrent sur ma chaise de fortune, ce n'en n'était que plus douloureux et je serrai convulsivement les dents, quand un des trois estres sortit de la pénombre un outil que je ne reconnaissais pas ?
- Ce que tu nous as fait tout à l'heure, là, te transformer en glace, on aimerait bien le revoir, donc pour ça, on a ramené un petit outil très utile.
Celui qui détenait l'arme l'actionna. Une petite flamme en sortit, je blanchis un peu plus. Non non non, ils n'avaient pas pu ramener un lance-flammes comme ça, ce c'était pas possible je je. J'allais mourir, brûlée vive, je savais pas comment l'utiliser ce truc je l'avais découvert chez Ivy et et... Il braqua l'arme sur moi. Pourquoi ils essayaient tous le feu sur moi ? Je n'en pouvais plus des brûlures, j'en avais déjà des cicatrices sur mon corps, je n'allais pas supporter, je ne pouvais pas je je...
Il actionna l'arme. Une gerbe de feu m'atteint aux clavicules et au cou avant que la majeure partie de mon corps ne se couvre de glace. Je gêmis, hurlai, les mains crispées sur les poignets du fauteuil. Cette simple défense de mon don m'avait un peu plus vidée de mon énergie. Essouflée, je pleurais silencieusement, le corps secoué de sanglots. Mais ce résultat ne sembla pas leur convenir, car ils réïtérèrent une seconde fois sur mes cuisses, et je dus utiliser mes dernières forces pour contrer le feu qui me grillait littéralement la peau avant que ma tête ne me lance et que je tourne presque de l'oeil. C'est deux fortes gifles qui m'empêchèrent de sombrer.
- Eh eh reste avec nous, c'est pas fini, assena une forte voix.
Je n'arrivais plus à distinguer de qui elle venait. Tant pis, ce ce, ce n'était pas important. Ils ils... Je m'entendis appeler à plusieurs reprises William, mais c'était si ténu, et j'étais si faible. Une main m'attrapa les cheveux et tira ma tête en arrière. Je sentis la fraîcheur d'une lame au dessus de ma poitrine, puis l'acidité de sa coupure sur mes brûlures.
- Arrêtez s'il vous plait arrêtez,  les suppliai-je.
- Désolé chérie, on suit les ordres du boss.
Je gêmis, puis criai en sentant la lame entrer un peu plus profondémment dans ma chair. Ils me baîllonèrent finalement pour ne plus m'entendre, pour que je ne puisse plus que crier tandis qu'ils s'attaquaient à me lacérer les paumes des mains, les cuisses en retirant mon pantalon, et ils me relevèrent pour cisailler mon dos en me dénudant de mon t-shirt pour m'humilier un peu plus, m'empêchant de m'adosser à la chaise pour soutenir la douleur de mon bassin. Les voix n'étaient plus que des murmures étouffés, et je subissais sans plus être réellement consciente. Le poignard fut rangé, du moins je crois, quand un poing me heurta en pleine joue, faisant tourner trois chandelles au dessus de mes yeux. La rotation de mon cou par rapport à ma colonne vertébrale et mon bassin fut douloureuse, mais ils se chargèrent de tout remettre en place en assenant un second cou sur l'autre joue. Et ils continuèrent ainsi, un long moment, déchirant ma lèvre, je sentis mon nez couler, mes yeux gonfler, et quand tout mon visage me brûla, ils cessèrent enfin.
Ils m'attrapèrent de nouveau et ils n'eurent qu'à me pousser un petit peu pour que je m'écroule au sol, en sous-vêtements, dans les vapes, ensanglantée.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Mer 8 Aoû - 22:48

           William ne savait pas comment il était arrivé ici. A un moment, il avait vaguement senti quelqu'un qui l'aidait à se relever. Ils avaient vraisemblablement décampé. William n'arrivait plus à réfléchir. Il ne savait pas si Anaïs était vivante. L'image de son corps écrasé sur le trottoir repassait dans son esprit en boucle, causant un peu plus de choc et de douleur à chaque fois. Elle était tombé de plusieurs étages. Mais il fallait qu'il la récupère, il n'avait pas le choix. Il devait savoir si elle était effectivement morte. Et même si elle l'était, il ne laisserait pas les estres offrir son corps en pâture aux creux. Ils parlaient à côté de lui, ils étaient debout autour de la table et Ivy faisait pression pour retrouver la voiture. Elle ne voulait pas se retrouver avec l'Institut sur le dos, alors qu'elle avait abandonné Anaïs à son sort. Quelle hypocrisie. La colère enfla en William, mais c'était une rage froide, implacable. Il n'avait pas de temps à perdre avec eux. Il avait la plaque de la voiture, il y avait forcément quelqu'un qui se souviendrait de la direction qu'elle avait prise et, si ce n'était pas le cas, il se débrouillerait pour faire parler quelqu'un qui serait l'aiguiller. Il se leva, chargea son arme comme un automate, calme, et surtout déterminé. Il avait ses couteaux sur lui. Il traversa la pièce et ils ne le remarquèrent pas tout de suite, jusqu'à ce que Madison l'appelle :

          "William ! Tu vas où ?
          - Chercher Anaïs
, dit-il d'une voix tranquille.
          - Attends tu peux pas faire ça ! Tu vas te faire tuer. Il faut qu'on le fasse ensemble, posément.
          - Pas le temps.
          - Mais...
"

          William se retourna brusquement. Madison avait avancé vers lui. Les autres ne pipaient mot, simples témoins de la scène.

          "TU COMPRENDS PAS ? ELLE VA SE FAIRE BOUFFER SI ELLE EST PAS DÉJÀ MORTE !"

         Il respirait fort, et son calme apparent n'était qu'une façade. Rachel s'était figée. William ouvrit la porte.

         "Reste ici !"

          C'était la voix de Jack, chargé de l'accent de son don. Cela n'augurait rien de bon. William fut incapable de faire un pas de plus vers la porte, malgré son désir ardent de retrouver Anaïs. Il tremblait de tout son corps, fixant la sortie à moins d'un mètre de lui. Il était si proche ! Quelque part, Anaïs était en train d'agoniser. L'impuissance le rongeait déjà, il n'avait rien pu faire, et son corps n'était même pas foutu de lui obéir. Là, il menaçait vraiment d'exploser.


          "Vous voulez vraiment que je pètes les plombs, gronda-t-il en se retournant lentement avant de lever son arme. Très bien ! Qui je descends en premier ? Celui qui s'est barré pour se mettre à l'abri alors qu'il a le don de téléportation, l'absent qui a eu la brillante idée de se ramener dans cette banque ou... Celle qui a abandonné Anaïs sur CE PUTAIN DE TOIT ?"

         Il avait pointé son arme sur Théo. A présent, il avait Ivy en joue et il ne risquait pas de la rater si elle ne faisait ne serait-ce qu'un petit haussement d'épaule ou un soupir comme elle savait si bien le faire. Jack s'interposa.

         "On se calme on se calme ! William, Ambre est ta meilleure chance de retrouver Anaïs. Tu peux de nouveau bouger, mais ne fais pas de connerie, s'il te plaît."

          Madison s'avança et se mit à côté de Jack.

            "Il a raison. Il faut qu'on s'aide. NON, Rose, ne..."

          La fillette venait de s'interposer elle-aussi.

          "Ne tue pas Ivy ! Il faut chercher Anaïs !"

          Tendu comme un arc, William fit un effort monstrueux et baissa son arme. Il alla jusqu'à la table, griffonna une suite de lettres et de numéros et le tendit à Ambre.

          "La plaque de la voiture. Trouve-la."

          Il sortit de la pièce. C'était trop pour lui, de supporter la précense des autres, en particulier d'Ivy. Mais celui qu'il blâmait le plus, dans cette affaire, c'était lui-même. Il gagna le toit, comme un automate. C'était ce qui se rapprochait le plus d'un lieu où il se sentait bien, alors qu'il aurait voulu être ailleurs de tout son être. Ailleurs et avec Anaïs. Cela faisait deux heures trente qu'ils étaient revenus. Il n'avait pas su se remettre du choc qu'avait causé la chute d'Anaïs dans sa tête avant ses deux heures, et maintenant il était certainement trop tard. Trop tard pour elle, trop tard pour eux, trop tard pour tout. William s'assit sur le rebord, tout près du vide, comme lorsqu'elle s'était tenue dans une situation similaire. La chute avait été dramatique. William enfouit sa tête dans ses mains, profondément touché. Anaïs était la femme de sa vie, il n'y en aurait jamais d'autres à ses yeux. Quelques heures auparavant elle avait l'air si vivante... Non, tu ne peux pas abandonner maintenant. William avait un but précis à atteindre : la retrouver, vivante ou morte. Il ne supporterait pas que son corps finisse comme celui de Vince ou des autres. Et il devait croire jusqu'au bout qu'elle était vivante, malgré la vision de son corps désartibulé étalé sur le trottoir. Il devait s'accrocher à la certitude qu'elle était destinée à se tenir à ses côtés, le plus longtemps possible et ne pas sous-estimé la force de la jeune fille. Elle avait bien plus d'expérience que lorsqu'ils s'étaient rencontrés, mais cela changeait-il vraiment quelque chose à des os broyés et un crâne en bouillie ?

            "Bon sang Ana..."

          Malgré ses efforts pour l'oublier, la douleur était trop forte pour lui et ses yeux se remplirent de larmes qui ne coulèrent pas. Il s'étranglait de sanglots intérieurs, respirant par à-coups sous les étoiles. Il ne sut pas combien de temps il mit à se calmer, mais personne ne vint le déranger.
            Il resta là à tenter d'apaiser ses craintes en contemplant le vide, les doigts sur la détente, adossé au parapet et les pieds dans le vide, jusqu'à ce que la porte s'ouvre à toute volée et laisse passer Madison.

            "Ah t'es là ! Ambre a trouvé quelque chose !"

          William était déjà debout et ils déboulèrent dans la salle principale. Ambre leur indiqua que la voiture a été déclarée volée il y a deux jours par un garage et qu'il se pouvait qu'elle l'ait retrouvé grâce à des images satellites, même de nuit.

            "C'est dingue que tu aies réussi ça," sourit Ezio de toutes ses dents.

           William détourna les yeux juste avant de le voir l'embrasser, remercia la particulière et se dirigea vers la porte. Madison lui colla aux baskets, renvoyant Rose se coucher en lui promettant de la tenir au courant. Théo les suivit apparemment sur l'ordre d'Ivy et Raphaël se sortit de sa léthargie. Pas trace de Jack dans les environs, mais William ne le remarqua pas, rangeant son arme à l'arrière de son jean avant de demander si quelqu'un avait une voiture. Madison emprunta celle de Raphaël.
          La voiture avait été nettoyée avec précaution. Ou alors Anaïs n'avait pas du tout saigné. Est-ce que ça voulait dire qu'elle était vivante ? La voiture se situait dans un parking, ils avaient forcément changé de véhicule. Une caméra de surveillance trônait sur la devanture d'un petit magasin de quartier. William put se téléporter sans problèmes dedans et Ambre fut appelée à la rescousse pour récupérer les images. Le temps de visionner la bande des dernières heures en accéléré, il faisait jour. Et ça faisait plus de cinq heures qu'Anaïs avait disparu. William agitait la main devant ses yeux, comme pour chasser les mauvaises pensées - pour la plupart suicidaires - qui lui venaient en tête et il s'évertuait à prendre sur lui pour, de un, ne pas casser la tête de quelqu'un, de deux, éviter de faire du mauvais esprit ou d'écouter la petite voix qui lui disait qu'Anaïs était morte depuis belle lurette. Madison rappela que s'ils avaient emporté Anaïs et ne l'avait pas laissée sur place, c'était forcément qu'elle était en vie. William s'accrocha à cette pensée comme un noyé à sa bouée, même si même morte, peut-être que la chair de particulier était encore largement consommable pour les creux. Ce fut alors que l'attente commença. On avait aucune idée de la direction qu'ils avaient prises avec la nouvelle voiture, et il n'y avait pas tant de caméras que ça en ville. Il aurait fallu lancer un appel à témoin mais il y avait peu de chance qu'elle refasse surface. Alors quelqu'un suggéra de quadriller la ville en équipe de deux. Théo avec Ivy, Madison avec Raphaël et Ezio et Ambre restèrent à la base avec Rose pour scruter les caméras de la ville. Il ne restait que Jack pour faire équipe avec William. Celui-ci faisait clairement peur à voir, mais Jack ne fit aucun commentaire. William savait conduire, il y a soixante ans, mais il n'était pas certain de savoir encore. Quand Jack arrêta la voiture dans un parking et se tourna vers lui, William avait la main sur la poignée pour sortir. Jack l'arrêta net.

           "Ecoute-moi bien sans parler. Tu ne tenteras rien contre moi, ni maintenant ni tout le long de notre collaboration. Tu vas prendre notes mentalement de tout ce que je vais te dire maintenant, et à chaque fois que tu accompliras une étape du travail que je vais te confier, tu l'oublieras sur-le-champ. Tu devras agir sans éveiller les soupçons. Tu peux faire ça ?"

           William hocha la tête pour toute réponse, attentif à ses propos. Ils semblaient censés, après tout, c'était ce qu'il était censé faire, sa nouvelle mission, en quelque sorte. Son attention fut ainsi détournée pendant le laps de temps de la conversation, de l'angoisse permanente qui le comprimait au sujet d'Anaïs, et ses nerfs le remercièrent.
          Ils quittèrent la voiture quelques instants plus tard et William ne garda le souvenir que d'un vague échange banale d'une poignée de secondes.
          Les recherches durèrent toute l'après-midi, sans grand succès. Ce fut une nouvelle fois Ambre qui, en visionnant les caméras placées à l'entrée des parkings de la ville, repéra la nouvelle voiture des fugitifs qui s'y était arrêtée 12h auparavant et y était encore quand il la rejoignirent après près de trente minutes de recherche sur place. William sentait son sang bouillir. Ils étaient forcément dans le coin, mais où ? L'immeuble était immense ! Jack usa de sa persuasion pour demander quels appartements avaient été loués récemment à la réception, mais même avec ça, il y en avait beaucoup. Plusieurs étaient équipés de cave et c'était un coin assez tranquille pour y mettre quelqu'un sans se faire voir. Ils se séparèrent de nouveau, avec un téléporteur dans chaque équipe, au cas où. Madison fit voler en éclats quelques portes jusqu'à ce qu'ils tombent sur une cave attenante à un appartement un peu plus miteux que les autres. Quand Madison explosa la porte, seule une faible clarté s'insinuait dans la pièce, comme pour les autres. Mais dans celle-ci, une forme était allongée par terre, recroquevillée et ensanglantée. William lâcha son arme et se précipita vers la jeune fille en criant son nom. Il eut de la peine à la reconnaître, elle avait été massacrée par les estres, il dut s'y reprendre à plusieurs fois pour être certain qu'elle était en vie. Entre temps, les autres avaient investis l'appartement. William comprit plus tard que seul l'estre qu'il avait touché à l'épaule lors du cambriolage de la banque était là, et qu'il s'était finalement fait tuer par l'un des particuliers. Lui, la rage l'avait complètement abandonné. Il voulait juste qu'Anaïs s'en sort. Elle avait des coupures partout sur le corps, ne portait presque rien et des hématomes rendaient son visage presque méconnaissable. William essaya de la manipuler avec le maximum de précaution, lui parlant une fois arrivé à la base d'Ivy, et puis à un moment il se souvint avoir parlé avec Victor qui, avec Emilie, les avait rapatrié à l'Institut, après avoir payé Ivy. William regarda les opérations se mener sur Anaïs qui avait des os brisés et des vertèbres déplacées, puis le particulier guérisseur entra dans la danse et elle resta un long moment inconsciente.
Pour William, tout ceci se déroula dans un rêve éveillé. Il suivait les directives des médecins, allaient avec Anaïs dès que c'était possible, et pour finir il survécut plus qu'il ne vécut à côté d'elle tout le temps, pour être certain qu'elle n'allait pas mourir d'un instant à l'autre. Au début, il ne remarqua pas tout de suite les cours laps de temps dérobés à sa mémoire. Il était trop occupé à veiller la jeune fille.
Finalement, après quelques jours et le feu vert des médecins, ils la firent sortir du coma artificiel dans lequel elle avait provisoirement été plongée. William se secoua mentalement, pressé de la voir ouvrir les yeux, pressé de la voir vivre. Il avait sa main dans la sienne et attendit de longues minutes que l'effet des produits se dissipent. Elle finit par battre les paupières. Il ne savait pas quelle allait être sa réaction après ce qu'elle avait vécu.

            "Anaïs, tu m'entends ? C'est moi, tout va bien, tu es en sécurité maintenant."

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 9 Aoû - 20:00

 Mouvement. Quoi. Douleur. Flash flash. Lumière. Main. Flash. Pourquoi. Aïe. Arrêtez. Douleur. Flash. Mouvement. Mouvement. Stop. Stop. Flash. Douleur. Douleur. Douleur. Noir. Noir. Noir. Pourquoi. Liquide. Noir. Flash. Douleur. Encore. Encore. Douleur. Crac. Crac. Qu’est-ce qui se passe. Noir. Noir. Noir. Flash. Chaleur. Flash. Noir. Noir. Toujours. Noir. PAN. Plus rien. Flash.
 Apaisement.
 Flash. Froid. Froid. Chaud. Flash.  Flash. Douleur. Flash. Craquement. Flash. Arrêtez. S’il vous plait. Flash. Flash. Mal. Très mal. Moins. Noir. Noir. Lumière. William ? Crac. Moins mal. Pourquoi. Flash. Mourir. Flash. Moins mal. Plus rien. Chaleur. Lumière. Plus rien. Noir.


 On m’a un jour dit que la mort a un goût d’éternité, qu’on passe plus de temps mort que vivant. Mais est-ce que c’est pareil, pour nous, particuliers ? Après tout notre vie pouvait être éternité.
 Étais-je morte ? Réellement morte ? C’était ça la mort ? Pourquoi cette chaleur alors ? Pourquoi ce contact. J’ouvris les yeux. Blanc. Lumière. Flash. Je refermai brusquement les paupières, aveuglée, tandis que je sentais mon sang battre à mes tempes. La cave. Flash. Les estres ? Non. Je je. Flash. Où étais-je ? Pourquoi je n’étais plus entre les mains des estres ? Où était la douleur ? Si loin si loin... Flash. Je fermai les yeux, les rouvris. Ailleurs. Voilà j’étais ailleurs. Mais où ? Le plafond était blanc, il faisait clair, très clair. Quelque chose me tenait la main. Je suivis du regard mon bras, puis celui qui s’accolait au mien jusqu’à remonter à un visage connu. William ? Flash. La chute. Flash. Flash. La banque. Je fermai les yeux et secouai la tête. Flash. Flash. Flash. Marcus. Ivy. Rose. Institut. Flash. J’étais à l’institut. Mes yeux se rouvrirent, je dévisageai William, comme absente. Comment pouvais-je savoir s’il était réel, si c’était bien lui ..? Je serrai mes petits doigts dans sa paume, fort, très fort, en fermant fort les yeux, et je posai une seconde main un peu fébrile sur la sienne. Peut-être étais-je morte mais que dans la mort notre vie continuait malgré tout et et... je retins sa main dans les miennes. Non non. Il était là. C’était sûr.
Alors la nouvelle question était : comment se fait-il que je sois vivante ? Ma chute aurait été mortelle pour n’importe quel humain, et j’en avais beaucoup trop conscience. Mon don avait pris la plus grosse partie de l’impact jusqu’à se vider entièrement. Et les estres... pourquoi n’avaient-ils pas ...? Je ne savais pas, je ne comprenais rien. Tout paraissait si... illogique. Et soudainement, je me sentis trop fatiguée pour penser à ça. Mon corps était encore lourd, gourd. Non pas faible, car j’avais l’impression d’avoir sombré pendant quarante ans, mais plutôt qu’il refusait de bouger, qu’il boudait.
Combien de temps était réellement passé depuis que mon corps avait été brisé ? Depuis que j’étais tombée ? Je posai un regard un peu perplexe sur William et cherchai quoi dire. Aucune idée ne me venait en tête réellement et je pinçai les lèvres, perdues. Finalement, je soufflai une fine excuse.

- Je suis désolée d’avoir sauté William.

Et ces mots semblèrent étrangers, juste là pour... boucher le vide.

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Dernière édition par Anaïs Young le Ven 10 Aoû - 20:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 9 Aoû - 20:50

          William se remit à respirer sereinement, chose qu'il n'avait pas pu faire depuis des jours. Il devait avoir l'air d'un épouvantail, pas coiffé, pas rasé. En même temps, il avait fait juste le minimum pour qu'on le laisse rester auprès d'elle. Une douche il y a trois jours, mais il n'avait pas beaucoup bougé depuis, un repas tout juste picoré la veille et quelques heures de sommeil volées quand il s'était assoupi sans le vouloir en se réveillant en sursaut, vérifiant si elle était toujours à côté de lui. Il avait réussi à contrer son angoisse, ou du moins il n'avait agressé personne. Tout son être s'était focalisé durant ce temps vers Anaïs, comment elle allait, ses blessures internes et externes, ce qu'ils avaient fait pour qu'elle aille mieux. Maintenant qu'elle était revenue à lui, c'était plus vivable. Il la voyait, il ne pouvait certes pas la toucher mais il savait où elle était et pouvait veiller sur elle. Et ça, ça faisait toute la différence. Il n'avait jamais été si bon élève. Malgré l'attention portée aux paroles des médecins, jusqu'au dernier moment il avait craint qu'elle ne se réveille jamais, qu'elle reste figée dans son sommeil artificiel pour toujours. Il avait envie de rire rien qu'en l'entendant parler. Il était tellement content ! Il aurait voulu la serrer dans ses bras, là, tout de suite, mais il savait que c'était une mauvaise idée et ne voulait pas lui faire mal. Alors il resta sagement assis sur sa chaise, presque incrédule en la sentant serrer ses doigts contre les siens. Avait-elle vraiment sauté ? William était loin de la croire sur ce coup-là, ce qui était certain c'est qu'elle n'avait pas eu le choix, et qu'elle n'avait pas pu trouver d'issue quand elle en avait eu besoin. Or le don de William était une issue à lui tout seul et il n'était pas arrivé à temps pour empêcher sa chute. Il s'était maudit pour ça et se maudissait encore. Mais hors de question de mettre ça sur le tapis. William ravala sa culpabilité et lui sourit, privilégiant la joie qu'il avait de la retrouver. Même si son visage avait une pâleur de porcelaine et encore quelques bleus qui avaient virés au marron, presque effacés, stigmates de ce qu'elle avait subi. Même si elle était dans un lit de l'infirmerie, avec une perfusion à peine enlevée, et qu'elle allait peut-être avoir du mal à se déplacer avant d'avoir repris des forces, elle était vivante. C'était le plus beau cadeau qu'on pouvait faire à William.
          "Chut. Ne dis pas n'importe quoi, t'as rien à te reprocher. C'est moi qui suis désolé de pas avoir été là quand il le fallait. On est à l'institut, ils t'ont mise dans un coma artificiel pour te soigner. Tu es encore très faible. Tu veux quelque chose ? Un peu d'eau peut-être ?"

           Il marqua un temps d'arrêt. Il avait oublié de dire le plus important.

          "Je suis tellement soulagé que tu te sois réveillé," fit-il, sincère et un peu gêné de cet étalage de sentiments.

          S'il avait rougi facilement, il aurait tourné à la pivoine à cet instant. Mais il s'était promis de transmettre plus ses sentiments et il n'y avait pas une phrase qui résumait plus la situation que celle-ci.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Ven 10 Aoû - 21:08

Je tiquai. En quoi c'était sa faute ? Je reprochai ma chute plus à Ivy plutôt qu'à William, qui n'était as mon coéquipier dans cette opération et qui... oh mon dieu. ça voulait dire qu'il m'avait vue tomber ? J'y repensai en pinçant les lèvres, me remémorant la fois où il avait voulu sauter de la falaise et du déchirement qui m'avait prise. Et imaginons que je ne sois pas parvenue à le sauver ; j'aurais dû aller chercher dans les vagues, en espérant le retrouver vivant, chose qui n'aurait pas été vraiment envisageable. Il avait du se dire la même chose en me voyant tomber, allongée au sol, inanimée. Quelles étaient les chances que mon don parvienne à me conserver quasiment indemne ..? Si peu. J'eus brusquement envie qu'il me prenne dans ses bras, pour le rassurer, lui faire sentir que j'étais là; bel et bien vivante.
Faible ? Je me sentais tellement ailleurs que le poids de mon corps ne semblait pas me poser un quelconque problème. Je sentais à peine mes mains, mes jambes, mon visage était intacte non ? Rien ne brûlait, au contraire, bien que je me sente un peu étrangère, j'avais l'impression d'être entière, capable de réaliser des tâches lambdas sans l'aide de personne. Je regardai William, l'air de demander s'il était sérieux. Il était gentil, voulait m'aider, mais en avais-je réellement besoin ? J'avisai une bouteille entamée sur une table de médecin plus loin, et un verre à côté.
Je lui souris,

- Moi aussi... soulagée de... de ne plus être entre leurs mains.

Je frissonnai et serrai un peu plus ses doigts dans les miens, avant de retirer les draps qui couvraient mes jambes, de lâcher doucement sa main, retirer ma perfusion et sortis mes jambes du lit avant de me lever directement. C'est à cet instant que je réalisai... que mes jambes ne me tenaient pas du coup, que mon corps en général ne tenaient pas, mais vraiment rien. Ce ne fut pas que mes jambes qui lâchèrent, mais aussi mon dos, mon bassin, et je me retins aux bras de William, qui réagit plus rapidement que moi pour me relever. Je tremblai sous l'effort de rester droite.

- J-je, je croyais que j'avais plus de force que ça, d-désolée.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Ven 10 Aoû - 23:03

          Le regard qu'Anaïs lança à William lui disait qu'elle pensait qu'il la ménageait trop, et donc qu'elle risquait de présumer de ses forces. Cela ne loupa pas. Elle eut la superbe idée d'aller prendre elle-même la bouteille d'eau située sur la table métallique toute proche. William pressentit la catastrophe avant elle, ou du moins qu'elle allait avoir plus de mal à se mouvoir que ce qu'elle pensait. Peut-être que les analgésiques faisaient toujours effet, il lui semblait d'après ce qu'il avait compris qu'elle n'avait plus de plaies à soigner, juste de légères contusions, mais obligations de repos et quelques séances de kiné en perspective, parce qu'elle avait été touchée assez durement  au bassin et à la colonne vertébrale. William se mit debout et la laissa faire. Si quelque chose clochait, elle allait vite le sentir. Effectivement, elle se retint à lui, tremblante, et ses yeux lui disaient l'incompréhension qu'elle ressentait. Il hésita un instant sur la marche à suivre, il avait peur de mal faire (et de faire mal), mais se décida et enleva le bras auquel elle se tenait, pour la maintenir par la taille avant qu'elle ne s'écroule tout à fait. Il était passée derrière elle et souffla à son oreille.

         "Je te tiens, jolie fille. J'aime bien quand je te dis de rester tranquille, je suis presque sûr que la seconde d'après tu tenteras d'en faire trop," rit-il.

          Il était bien comme ça, en la tenant par la taille. Elle était dans ses bras et ça lui convenait. Mais il n'était pas sûr qu'Anaïs supporte longtemps la position verticale, alors il l'aida à se rassoir et reprit sa chaise après avoir rapproché la table roulante et la carafe d'eau. Il lui servit de l'eau qu'il lui tendit.

          "T'es pas totalement remise. Tu auras des séances de kiné avec quelqu'un d'ici je crois."

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Sam 11 Aoû - 13:40

C'était pas vrai. C'était lui, d'habitude, qui faisait tout le contraire, et et et. Je pinçai les lèvres et lui tirai la langue, désireuse de l'embrasser mais incapable de reproduire ce mouvement simple de me lever un peu plus pour l'atteindre. Frustrée, je fus reposer quelques secondes plus tard sur les draps, difficilement. Je ne ressentais pas particulièrement de douleur (était-ce des médicaments encore) mais j'avais simplement du mal à me mouvoir, comme si mes os étaient mal graissés, que l'information n'arrivait pas entière à mes membres. J'étais donc si faible ? Incapable de me lever pour prendre un simple verre d'eau ..? C'était la première fois que je perdais mes capacités de locomotion, que je ne pouvais plus rien faire moi-même.  Il n'y avait même plus son bras autour de moi. Je ne voulais pas être assistée de la sorte, fragile, devoir demander de l'aide pour simplement aller aux toilettes, pour prendre mon assiette, pour me servir un verre d'eau. Ce lit me parût alors petit, comme une pièce exiguë et bas plafond où l'air me manquerait bientôt, enfermée dedans. Je voulais retourner au chalet, avec Orion, pouvoir me lever sans chuter. Je déglutis et passai ma gêne en me pinçant la lèvre de deux doigts. Il me tendit le verre tant désiré, que je saisis mollement et portai à ma bouche, dépitée.
Je devais avoir quoi ? Des séances de kiné ? Je fronçai les sourcils. Un kiné. Je ne connaissais pas le moins du monde ce mot, et j'étais censée suivre des leçons ? C'était un truc pour passer le temps genre de la couture ou ? Je ne bus pas, malgré l'eau au bord de mes lèvres et le redescendis.

- Un kiné ? C'est quoi ça ?

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Sam 11 Aoû - 14:06

          La tête qu'elle fit quand elle se rendit compte qu'elle était pour l'instant incapable de faire un petit geste de rien du tout ! Sois patiente princesse, tout rentrera bientôt dans l'ordre, ton corps t'obéira comme avant et tout ceci sera oublié. C'était fou comme on s'habitue vite à aller bien et comme le cerveau passe rapidement l'éponge sur la douleur passée. Aller mal, par contre, c'était difficile à accepter. William se demandait comment ceux qui étaient nés avec un handicap, ou pire qui l'avaient acquis au cours de leur vie, s'en sortaient mentalement. Il fallait vraiment avoir de formidables capacités d'adaptation et du courage à n'en plus finir pour continuer à se battre jour après jour sans espoir de rémission. Ils donnaient assurément une grande leçon de vie au reste du monde, en rappelant qu'après tout ce qui comptait dans la vie, c'était avant tout d'être là pour ceux qu'on aime. C'était une pensée à méditer, que William passerait sans doute le reste de sa (longue) vie à tenter d'appliquer.

          "Fais pas cette tête princesse, ça va vite s'arranger. Tu vas juste te faire dorloter pendant quelques temps, c'est tout."

          Les séances de kinésithérapie, elle ne connaissait pas ? En même temps, elle n'en avait jamais eu besoin jusqu'ici, alors c'était compréhensible. William se releva pas qu'elle n'avait pas bu son eau. Pas plus que son tirage de langue. Non mais sans blague.

          "Un kinésithérapeute c'est quelqu'un qui va t'aider à faire fonctionner tes muscles normalement. Tu verras, c'est souvent une histoire de poids à porter, de massages et d'exercices à faire. Ils sont sympas."

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Sam 11 Aoû - 15:12

Je préférais dorloter quelqu'un à me faire dorloter. C'était comme ça que je fonctionnais, m'occuper des gens, et c'est tout, m'occuper de moi-même. Là, j'étais dépendante de William, de tous les infirmières de l'Institut, je n'étais pas capable de m'habiller, de me laver, de... Je tiquai. Comment j'allais me laver au juste ? William allait devoir me tenir à chaque douche que je prenais ? Et m'habiller aussi ? Certes il m'avait déjà vue un nombre incalculable de fois nue, mas il y avait une différence entre nue et en forme, et nue et faible comme maintenant. Je fis une tête peu convaincue, mais de toute façon, ce n'était pas comme si j'avais le choix, donc je baissai les yeux sur mon verre d'eau et bus quelques gorgées.
Il m'expliqua ensuite le principe de "kinésithérapeute" et mon regard demeura vague sur ce genre de médecin. Porter des poids ? Sérieusement ? Alors que je n'arrivais même pas à soulever le propre poids de mon corps et à me lever ? Certes l'histoires des massages pouvait être intéressante, mais les rares massages que j'avais fait avec William avait vite été détournée par une histoire de sexe. Oui... Valait peut-être mieux qu'il évite de m'en faire, je n'avais pas trop envie de m'afficher ainsi dans l'Institut, face au caméra, quand bien même j'étais bien trop faible et incapable de bouger, alors faire de telles choses... Je soupirai, l'air de dire "trop bien, qu'est-ce que je vais m'amuser" mais avec un sarcasme et une ironie exacerbés par la lassitude.

- On peut pas rester au chalet ? Les kinésithérapeutes peuvent venir là-bas non ? Je veux pas rester ici.

Nous avions trop vécu dans ces chambres  blanches et froides pour supporter d'être faible et alitée ici.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Sam 11 Aoû - 19:16

          Aller au Chalet ? Etait-ce une bonne idée ? Elle venait de passer trois jours dans le coma, et n'était encore pas du tout remise. Chez eux, où allait-elle pouvoir dormir, sur le canapé ? Certes, William pouvait toujours la porter ou l'aider à monter, ou même la téléporter en haut, mais ce n'était pas prudent de la laisser seule, elle pouvait avoir besoin d'aide quand il ne serait pas là et ici les médecins étaient en mesure de lui fournir cette aide pratiquement vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et puis William avait des choses à régler à l'Institut, ce serait vraiment plus simple de rester ici, du moins était-ce ce que lui soufflait une petite voix lointaine. Quelque chose qui n'était pas lui mais qu'il était incapable de détecter. Quelque chose dont il ne mesurait pas l'importance. Quelque chose qui était une véritable menace, et dont il était le vecteur. Il secoua doucement la tête, pour ne pas la brusquer.
         "C'est mieux que tu restes ici en observation, au moins quelques jours le temps que tu te reposes un peu. Je ne te quitterai pas d'une semelle, promis."
         Il avait mis sa main sur la sienne à un moment.
         "Tu m'as fait vraiment peur, je veux être sûr que tu sois sortie d'affaire, tu comprends ?"
         Il avait voulu dire ça d'un ton détaché mais à un moment une grimace de souffrance passa involontairement sur son visage.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Sam 11 Aoû - 19:39

La réponse de William provoqua sur mon visage une grimace aigre. Rester dans cette chambre froide, comme après le pyromane. William, celui qui fuyait l'Institut comme la peste, me demandait d'y rester, me promettant de rester avec moi. C'était le monde à l'envers, c'était comme s'il avait... grandi. Je reposai le verre sur la table métallique, jetai un coup d'oeil désespéré sur toute la chambre jusqu'au plafond, avant de me laisser tomber dans mon lit. Allongée, je soupirai longuement, me sentait prisonnière, captive d'un mauvais rêve, comme si j'étais encore attachée, comme avec les estres quand ils me retenaient prisonnière, ou... qu'ils ne me retenaient pas prisonnière mais que j'étais incapable de bouger. Ma respiration se bloqua, je fermai les yeux et les serrai fort, c'est pourquoi je ne vis pas la grimace douloureuse de William quand il parla de nouveau.
Je m'accrochai à sa voix, cessai de réfléchir. Il avait raison, c'était ça le pire, c'était plus raisonnable de rester quelques jours de plus ici, sachant que je venais à peine de sortir du coma artificiel et... Il avait raison, il m'énervait.
Fatiguée, je fermai les yeux, sans comprendre pourquoi ce subit besoin de sommeil.

- Ouais ouais ouais. T'as intérêt à m'occuper, sinon je vais devenir folle. Je peux pas bouger, je peux rien faire c'est c'est... comme avec eux.

Ma mâchoire se serra.

- Je ne supporte déjà plus.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Dim 12 Aoû - 12:21

           Elle se laissa tomber sur les draps. Pas étonnant qu'elle soit fatiguée, elle ne le savait pas mais elle avait une mine à faire peur et les cernes lui mangeaient le visage. Elle devait se reposer mais son tempérament ne lui facilitait pas la tâche. N'anticipe pas les difficultés ou ça va devenir vraiment plus difficile à vivre pour toi, crois-moi, songea William sans relever sa réflexion. Il allait falloir qu'elle se contente de vivre au jour le jour, comme lui. S'il avait été dans cet état d'esprit quand lui-même avait été enfermé ici, il aurait pété les plombs avant d'avoir commencé à suivre rien qu'une esquisse de thérapie. Parce qu'elle risquait de rester une semaine, peut-être deux ou trois, au maximum un mois. Lui-même était resté ici un peu plus d'un an, lui semblait-il, mais il se trompait peut-être. Plus d'un an enfermé dans une boîte blanche alors que l'enfermement était sa hantise. Plus d'un an passé à se remettre sur les rails, à se battre contre lui-même pour accepter sa culpabilité et sa souffrance au lieu de la rejeter sans cesse. Mais Anaïs n'était pas lui, elle avait sa propre vision des choses. Il n'aimait pas repenser à son état quand il était passé ici, et croyait jusqu'à maintenant qu'il avait laissé cette période chargée de chagrin trop lourd à porter derrière lui. Mais non, maintenant qu'il y repensait, malgré les années, ce décor le rebutait toujours autant, et il s'y sentirait certainement mal à l'aise jusqu'à la fin de ses jours.
          William s'efforça de sourire, et y parvint un peu près.
           "Tu vas y arriver. Non, c'est pas comme avec eux. Là t'as le pouvoir d'avancer, et la douleur est partie. ça fait toute la différence. Et t'inquiète, je vais faire l'animation. ça va être à mon tour de m'occuper de toi, donc tu auras le droit d'exiger ce que tu voudras, je suis ton humble serviteur."

          Il avait heureusement réussi à laisser la tristesse derrière lui, au moins pour les deux dernières phrases empruntes d'enthousiasme.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Dim 12 Aoû - 12:40

J'entendis ce que William dit, mais il ne parvint pas à me remonter le moral. Je haussai simplement les épaules avec difficulté et essayai de me retourner pour me mettre sur le côté, dos à lui, en vain. Le frustration m'enserra un peu plus le coeur et je serrai les dents, forçant sur mon propre corps, jusqu'à ce qu'il accepte d'enfin se relever un peu, et que je parvienne à me mettre à peu près sur le côté. J'étais juste faible et assistée, au point ne pas savoir m'allonger moi-même dans un lit. Je détestai ça. Et s'il arrivait quelque chose, hein ? N'importe quoi, un incendie (chose qui n'était jamais arrivée depuis que je connaissais l'Institut, certes), une attaque de sépulcreux, ou les cauchemars de William, hein ? Je faisais comment ? Je pris sur moi pour ne pas l'envoyer boulet, alors qu'il essayait juste de me remonter le moral, chose difficile dans cette situation, et qu'il risquait d'avoir beaucoup de mal ces prochains jours, mais valait mieux ne pas le décourager tout de suite, c'est pourquoi je m'étais retournée pour qu'il ne voit pas ma mine peu convaincue voire carrément réticente.
J'avais horreur de ce sentiment d'impuissance, de ce corps qui ne répondait plus de rien. Et William qui essayait de faire comme si tout allait bien, alors que j'étais emprisonnée dans mon propre corps. Je soupirai longuement, lourdement et faillis tomber sur le ventre à cause de la rigidité de mon corps, mais je me retins de justesse.

- Je vais dormir je crois, annonçai-je d'une voix sans émotion. Tu devrais aller voir Orion au chalet.


Qu'il ne reste pas ici ou j'allais ruiner tous ses espoirs ou le blesser, chose que je ne voulais pas.

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