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 Voler une banque

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 0:05

          Anaïs avait vraiment l'air frêle, toute petite comme ça dans son lit. Et sa position recroquevillée n'arrangeait rien. L'avoir vue marcher laissait penser qu'elle était en bonne voie, c'était même certainement ce qui passait. A partir du moment où ses muscles réapprendraient à fonctionner correctement, tout serait de plus en plus facile. Anaïs expliqua le pourquoi du comment à William, qui fut ravi de l'entendre, même si ça ne réparait pas ce qui s'était passé tout à l'heure. Il ravala pour le moment son égo : il aurait peut-être des excuses, mais pas tout de suite. Il n'avait rien apporté, ce soir. Ce qui s'était passé ce matin, du moins la fin, l'en avait dissuadé. Et de toute façon, il n'était même pas certain que leur entretien dure plus de dix minutes. Peut-être avait-elle besoin d'être seule, puisqu'elle ne voulait dépendre de personne et qu'apparemment c'était dans son caractère. William s'offrait bien comme aide à tout ce qu'elle voudrait mais elle ne le supportait pas. Sauf qu'elle n'avait pas le choix, merci. C'était des conneries, cette idée de "je ne veux pas déranger" et blablabla. Le personnel de l'Institut faisait son boulot, voilà tout. Mais elle persistait à vouloir changer de sujet.

          "Tu ne déranges personne, soupira-t-il avant de bâiller, sortant de sa réserve (son visage le picota). Tu veux que je te laisse ?"

          Elle voulait peut-être dormir, et jusqu'à preuve du contraire, elle n'avait pas demandé à ce qu'il revienne, donc...

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 0:17

William n'enfonça pas plus le couteau dans la plaie et accepta gracieusement de changer de sujet pour le bien de ma santé psychique déjà bien abîmée. Par contre, il me demanda si je voulais qu'il parte. Pas vraiment non. Ce que je voulais, en cet instant, c'était dormir sur lui au Chalet, avec Orion qui le réchaufferait les pieds et les bras de William autour de ma taille. Mais ce n'était pas possible, ce serait trop simple. Je pris le temps de réfléchir avant de lui fournir une réponse. Quelle était la probabilité que la situation dérape de nouveau ? Je ne savais pas trop, normalement comme le sujet avait été ramené sur le tapis et rincé par mes "explications" il ne devrait plus être relancé ce soir. Du moins je l'espérais. Au pire j'utiliserais l'excuse de la fatigue pour juste profiter de le savoir avec moi.
Timidement, je me mis sur le dos pour le regarder et bougeai avec difficulté mon corps gourd pour faire une place sur le lit. Je m'étais mise tout au bord du lit, laissant l'autre moitié libre pour que quelqu'un s'y installe.

- Non. Viens.

Il s'installa contre moi, contre ma hanche, et le matelas s'affaissa un peu. Je me tournai de son côté pour poser ma tête sur lui, passer mon bras autour de son torse.

- Je préfère quand tu es là.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 0:34

        Elle demanda à ce qu'il s'approche. William commanda à son corps de bouger, ce qu'il finit par faire. Il était crevé, il avait réussi à faire les efforts qu'il fallait pour mettre de côté sa colère - une longue, très longue balade en forêt l'y avait aidé - mais maintenant son cerveau se mettait en mode veille. Ils allaient vraiment tenir à deux sur un lit d'hôpital ? Rien n'était moins sûr. William éteignit la lumière sans trop réfléchir à si oui ou non il fallait attendre le dîner d'Anaïs avant de dormir. Il ne savait même pas si c'était ce qu'elle voulait maintenant. Il avait l'impression d'être constamment à sa disposition, et peut-être n'était-ce pas qu'une impression. Tant pis. Inutile de se préoccuper de telles choses pour le moment. Mais, et ses bonnes résolutions ? Il n'était pas censé la déranger quand elle dormait, tout ça. Le fait était qu'il avait un sommeil paisible quand il était là, et ce depuis qu'il la connaissait. Aucun d'eux ne s'étaient jamais cassé la figure pendant la nuit parce que l'autre l'avait poussé sans le faire exprès, alors il passa outre ce détail qui aurait pu sembler rédhibitoire. Ceci dit, sur ce lit ils pouvaient tomber des deux côtés, alors... Ils allaient juste devoir se serrer, c'est tout.
         Dès que l'obscurité se fit, William eut encore plus de mal à garder les yeux ouverts. Il laissa ses yeux s'habituer à l'obscurité puis s'efforça de se mettre au bout du lit sur la place qu'elle lui avait laissé, et grinça des dents quand elle posa sa tête sur lui. Son tee-shirt frottait sur sa peau qui le tiraillait, ce n'était pas très agréable... Il ne releva pas la déclaration d'Anaïs, bien que cela lui fît plaisir... Il avait besoin d'un peu de temps pour tout digérer, disons.

         "J'ai dû tout enlevé en frottant, chuchota-t-il pour toute explication. ça va, t'as assez de place ?"

          Il avait enlacé Anaïs sans trop y penser, se rendant compte juste après qu'il pourrait lui faire mal. A croire que ce geste était devenu trop habituel pour être réfléchi.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 11:29

Je l’entendis grincer des dents, son peut agréable à l’oreille et il m’expliqua que c’était à cause de la peinture. Il avait beaucoup frotté. Il voulait que je me relève ? Que je ne dorme pas sur lui ? Je pouvais le faire si ça lui faisait mal, ce n’était pas un souci. Il pouvait aussi retourner au chalet, il y serait plus tranquille qu’ici, plus à l’aise. Il avoir du frotter fort parce que la peinture sur ma main était toujours là, elle, et pourtant j’avais frotté et gratter avec mes ongles pour qu’il en reste au final toujours encore. Surtout que des mains étaient moins sensibles que ce genre d’endroit. Je relevai un peu la tête pour regarder son t-shirt et y fais un bisou pour me faire pardonner.

- Désolée pour la peinture, murmurai-je.

Ses bras se glissèrent autour de ma taille, et il le serra contre lui. Je profitai que mes muscles soient encore chaud pour me relever un peu plus en poussant sur mes bras et caler ma tête sur ses clavicules. Maintenant un peu plus haute, je pus glisser une main sur sa joue puis caresser sa tempe de son pouce. Depuis qu’il avait éteint, je sentais pas conscience et le peu de force qu’il me restait après les exercices avec Thomas partir en fumée. Je n’allais plus tenir longtemps éveillée quand je me souvins du repas que j’allais obligatoirement sauter si je m’endormais maintenant. Les infirmières allaient me faire la leçon demain, et sûrement m’obliger à prendre un déjeuner plus consistant, que mon estomac rejetait d’avance. Il me demanda si j’avais assez de place. De toute façon je dormais toujours à moitié sur lui donc bon.

- T’en fais pas pour moi, ça va , le rassurai-je.

Je caressai toujours sa tempe d’un geste mécanique et baillai. William aussi s’endormait, je le sentais à sa respiration.

- Je te mettrai de la crème demain, promis-je.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 12:03

          Anaïs s'excusa pour la peinture. Ce n'était pas tant ça qui avait gêné William, il était assez grand pour l'arrêter avant qu'elle lui mette de la peinture partout. Bon, d'accord, il n'avait pas prévu que ladite peinture serait aussi difficile à enlever. ça lui avait pris des heures, sans rigoler. Ceci dit, ils les avaient plus mal vécues parce qu'ils s'étaient disputés que parce que ça lui collait à la peau, même s'il avait eu l'impression de subir une épilation du torse gratuite. Non, ce qui l'avait le plus gêné, c'était plutôt qu'elle l'avait mis dehors comme un malpropre. Ce qu'il était, objectivement, mais à cause d'elle. Les aléas physiques, il pouvait faire avec. Qu'elle se braque comme ça provoquait surtout de l'incompréhension chez lui, et il avait remarqué après coup qu'il devrait faire attention à ce qu'il disait pour la ménager. Même quand il n'avait pas conscience de faire mal. Même quand il disait la vérité. C'était un sujet sensible chez elle, alors autant l'éviter.

         "C'est pas tant ça qui m'a gêné, mais plus que tu m'as mis dehors, expliqua-t-il. Mais bon valait mieux qu'on se calme tous les deux, alors..."

          Il grimaça quand elle se replaça et sa respiration redevint tranquille alors qu'il sentait ses doigts sur son visage.

          "D'accord," acquiesça-t-il sans trop réfléchir à sa proposition.

          Il se demandait bien où ils allaient trouver ça. Demain serait un autre jour.

          "Bonne nuit princesse," dit-il avant de s'endormir tout à fait.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 17:51




William s’endormit, et moi aussi, peu après


*****


Je me réveillai le lendemain, seule. Il n’y avait plus de William dans mon lit. J’étais seule et... en me redressant sur les coudes, je vis Hisoka sur la chaise de William, qui me fixait gravement. Ah. J'avais évité l'asiatique car à chaque fois qu'il posait ses yeux sur moi, je me sentais mal à l'aise, plus lourde et faible, comme dénué de force. Comme plus faible et plus... plate que d'habitude. C'était étrange et très peu agréable. D'autant plus qu'il n'acceptait jamais de parler quand il y avait d'autres personnes autour de moi. Il voulait que je sois seule et uniquement seule.
- Tu te remets ? entama-t-il aussitôt.
Un peu mal réveillée, je clignai plusieurs fois des yeux. La question était un peu brute, sa présence surprenante, eeh, il fallait que mes neurones s'accordent correctement pour fournir une réponse potable. Ou pas.
- Euh, euh oui. Et toi, tu vas bien ?
Il éluda la question d’un geste bref de la main, signe que ce n'était pas le sujet de la conversation. Je déglutis, il enchaîna :
- Tu te rappelles des estres ?
- Leur visage ?
Il précisa :
- En général, ce qu’ils ont dit et fait.
- Je je... je suis désolée Hisoka, je me souviens de presque rien, même pas de comment j’ai eu ces marques.
- Vraiment de rien ? Ce qu’ils t’ont demandé non ? insista-t-il.
- Non vraiment je... je. Vraiment je n’arrive pas à me souvenir de quoi que ce soit.
- Anaïs, il faut me dire.
A cet instant, je sentis l'agacement me gagner, prendre le dessus sur la désolation. Depuis quand me prenait-il pour une incapable pareille ? Je faisais tout ce que je pouvais pour essayer de me rappeler de quelque chose ! Et au lieu de ça, il insistait encore et encore ! Me prenant pour une gamine !
- Mais tu crois que je n’essaye pas Hisoka ?! Ça fait trois jours que j’essaye de comprendre pourquoi je ne suis pas morte ! Pourquoi je ne me souviens de rien ! Si je savais quelque chose je te le dirais !
Ses sourcils se froncèrent, je faisais rarement face au médecin d’une façon si brute, il me calmait avant ou alors je n’osais tout bonnement pas. Alors que là, je sentais ma colère décupler. Je ne retins plus mes mots :
- Tu veux que je te dise quoi ?! Je me souviens d’être tombée, et vaguement une cave, je sais que j’ai eu mal, très mal, très très mal et que je n’arrivais pas à bouger alors qu’ils ne m’avaient même pas attachée, je me souviens que j’étais faible et que j’ai essayé de me protéger avec mon don mais que ça n’a pas fonctionné ! Ils ont parlé pour me faire du mal, d’un boss, je sais pas moi c’est tout ils n’ont rien dit de plus. Tu veux que je t’invente une histoire Hisoka ?! Je peux pas ! Parce que je ne me souviens de rien !
Essoufflée je me tus. Les excès de colère dans ce genre ne m’était pas familier, du moins ils pouvaient l’être mais lorsque j’étais réellement au fond du trou, comme à la mort de Louis. Pas là. Alors c’était lui, qui utilisait son don. Ça ne pouvait être que ça. Lassée et fatiguée, je reposai ma tête dans mon oreiller. Il m'avait retiré toute énergie en me mettant en colère, ou alors c'était fait exprès ? Je ne comprenais plus rien. Alors mon ton se fit plus doux.
- J’ai horreur quand tu manipules mes émotions Hisoka, tu le sais très bien. Je ne sais rien, je te le jure, pas la peine de me pousser à bout. Tu peux me faire confiance tu sais. Qu’est-ce qui se passe ?
Il parut hésiter, faire face à un dilemme intérieur, à se demander ce qui était le mieux. Puis il concéda à me répondre, en choisissant ses mots. Je voyais à son visage que ce n'était pas de bonne grâce qu'il me répondait.
- Ils ne t’ont pas laissé en vie pour rien, Anaïs, tu t’en doutes. Je crains une attaque à l’Institut et tu as été la dernière entre leurs mains.
Il scruta mon regard de longues secondes. Une attaque contre l'Institut ? Il croyait que j'avais été manipulée par la torture et que quelque chose se cachait au fond de moi à cause d'eux ..? Bouchée bée, je ne répondis pas. Que dire dans une telle situation ..? Je suis innocente ? Je ne savais pas, je ne savais plus ce qu'ils m'avaient fait. Hisoka avait peur de moi. Perdue, je me mordis la lèvre, et sentis une migraine arriver. Je fermai les yeux, forts, pour oublier, pour tout oublier. Mais ce fut un échec cuisant, car il continua :
- C’est pourquoi je refuse que tu sortes de cette chambre cette semaine voire celle d'après, pour le bien de l’Institut et sa protection. Les infirmières et Thomas auront la clé. Quant-à William, je sais que je ne pourrais pas l’empêcher de venir, mais si tu sors avec lui... je crains de devoir utiliser les moyens nécessaires pour te mettre hors d’état de nuire si danger il y a.
Ce fut comme une nouvelle gifle. Je rouvris les yeux immédiatement. Hisoka s'était levé et approché de la porte, une clé en main. Je secouai la tête, l'air de dire que ce n'était pas possible, pas réel, et retirai mes jambes de mon lit pour me lever. Tremblante, je me mis debout en me tenant au matelas, en répétant inlassablement "non non non, s'il te plait, non".
- Je suis désolé, s'excusa-t-il.
Et il referma la porte derrière lui et ferma à clé. Horrifiée, j'obligeai mes jambes à réagir pour presque courir vers la porte et tomber sur la poignée. Je la tirai frénétiquement cherchant à l'ouvrir, la respiration haletante. Il m'avait enfermé. Il m'avait enfermé dans cette chambre ! Je gémis. J'avais besoin d'aller dehors, je ne pouvais pas rester enfermée dans cette chambre une semaine ! Je je... j'allais péter les plombs, perdre la raison.
- HISOKA ! TU PEUX PAS ME FAIRE ÇA ! HISOKA ! THOMAS ! OUVREZ-MOI OUVREZ !
Je n'arrivais plus à respirer, je suffoquai littéralement, incapable de respirer convenablement dans cette pièce exiguë. Des sueurs froides coulaient dans mon dos, et je les appelais toujours en frappant la porte. Je je, je n'arrivais plus à respirer, je me noyais dans des larmes d'angoisse et de détresse. Non non, c'était pas possible, je pouvais pas rester encore une semaine, même une minute de plus ça ne me semblait pas vivable. Thomas m'avait dit que nous sortirions aujourd'hui pour marcher, j'avais tant espéré, il ne pouvait pas me reprendre ça et et. Je peinais à respirer, j'avais envie de vomir, tellement envie, de respirer aussi, d'aller dehors, je je je n'allais pas tenir j'allais devenir folle. Je j'allais mourir ici c'était sûre et je n'arrivais toujours pas à respirer. Je les appelais à l'aide, personne ne répondait, ils m'avaient tous abandonné dans cette pièce, et j'allais y crever.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 18:56

          William retournait à l'Institut, perdu dans ses pensées. Pour la première fois depuis leur retour récent, il ne savait pas ce qu'il avait fait cette nuit. Il avait beau chercher dans sa mémoire, la dernière chose dont il se souvenait était de s'endormir dans le lit d'Anaïs. Il s'était réveillé dans un couloir de l'Institut, plus précisément à proximité de son ancienne chambre. Il avait eu vraiment du mal : déjà, quand il avait repris conscience, il était debout dans un coin, tout juste hors du champ de la caméra la plus proche. Et il n'avait aucune idée de comment il était arrivé là. Il avait flippé, il fallait l'avouer. Qu'est-ce qui lui arrivait ? Et surtout, qu'est-ce qu'il avait fait ? Il s'était efforcé de rester calme, la première chose à vérifier étant qu'Anaïs dormait toujours, chose qui, heureusement, était le cas. Incapable de rester à l'Institut dans ce monde aseptisé et clos, il retourna au Chalet et s'assit sur la terrasse. Une fois un peu calmé, sous les étoiles et le soleil qui commençait à se lever à l'est, il s'efforça de réfléchir posément. S'il avait été somnambule, quelqu'un dans son entourage ou l'Institut l'aurait forcément remarqué avant. La seule explication qu'il trouva pour se rassurer était qu'il s'était réveillé de lui-même et que, sans avoir les yeux en face des trous, il avait vagabondé dans l'Institut. Mais dans quel but ? Il avait beau retourné cent fois cette question dans sa tête, impossible d'y trouver une quelconque logique. Il n'osa pas se recoucher, et se mit plutôt au piano. Il finit par s'assoupir alors qu'il était en train de lire une partition et, cette fois, se réveilla en sursaut... Mais au même endroit. Sérieusement, il avait envie de se taper la tête contre le mur tant il se trouvait bête à paniquer à l'idée de se trouver ailleurs. Après un café (décidément, il allait prendre l'habitude), il ramassa et rangea soigneusement les partitions et se dit que cette histoire d'endormissement n'était pas sérieuse. Il s'inquiétait pour rien, il avait juste eu une absence de quelques minutes. Si ça se trouvait, il était juste aller vers les cuisines pour se trouver quelque chose à manger. William jeta un coup d'oeil du côté du jardin. Il faisait complètement jour. Il ouvrit la porte vitrée à Orion et se décida à aller voir Anaïs.
           Il posa la tasse dans l'évier avant de sortir et repassa par la salle des portes. En approchant de la chambre d'Anaïs, il accéléra en entendant des cris paniqués. Pourtant, l'infirmier qu'il croisa ne sembla pas du tout perturbé, il allait d'ailleurs avec son chariot dans la direction opposé. Mais qu'est-ce qu'il se passait ? C'était bien Anaïs qui hurlait ! Il s'arrêta devant sa porte. Il n'y avait personne dans le couloir. Il abaissa la poignée... Elle était fermée à clef. Et les portes de l'Institut n'étaient pas facile à ouvrir, il en savait quelque chose.
          William se téléporta à l'intérieur. Anaïs était contre la porte, en train de la frapper, en pleurs et complètement paniquée. C'était bien elle qui hurlait. William la ceintura pour déjà éviter qu'elle ne se fasse mal (ce ne fut pas compliqué, elle n'était pas bien lourde et l'énergie n'était pas son fort en ce moment) et l'éloigner de cette porte. Il la lâcha et la retourna par les épaules face à lui. Ses joues étaient inondées de larmes.
         "Anaïs ! C'est moi, arrête, tu vas te faire mal, qu'est-ce qu'il y..."
         Elle se jeta dans ses bras et William ne s'y attendait pas. Il la serra contre lui en murmurant des mots rassurants, que tout irait bien maintenant, qu'il suffisait de se calmer et qu'il serait là pour l'écouter.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 20:32

J'étais persuadée que mon coeur allait se rétracter sur lui-même et que mes poumons allaient prendre exemple dessus. Ou alors que la pièce était enfumée et que je n'avais plus d'oxygène, plus d'énergie, plus rien. Il n'y avait plus rien. Je frappai de plus en plus faiblement à la porte, je n'avais plus le courage de crier, et ce depuis quelques secondes. Je crus tomber dans les pommes, avant de découvrir que c'était William qui m'avait attrapée, tiré en arrière et qui avait calé ses mains sous mes joues pour que je le fixe. Comme un réflexe, je cherchai son étreinte et passai mes bras autour de son cou pour y nicher mon visage. Mon coeur cognait si fort à ma poitrine que j'en avais mal, et mes larmes coulaient toujours sur mon visage rouge d'avoir hurlé, mouillé d'avoir pleuré. Mes hoquets étaient lourds, faibles, et pourtant ils semblaient résonner en moi comme dix et pomper inexorablement toute mon énergie. Ils se calmèrent pourtant quand je serrai un peu plus mes bras autour de William. Mes hoquets se firent plus espacés mais les larmes ne cessèrent pas, elles. J'avais encore beaucoup trop conscience de l'injustice dont j'étais la victime. J'avais beaucoup trop conscience que j'étais enfermée dans cette chambre, à la merci du bon vouloir d'Hisoka, sans savoir si j'allais pouvoir respirer l'air du dehors avant un moment. Mes hoquets furent juste douloureux, et je respirai un peu plus rapidement. Mais William me tenait. ça allait presque mieux.
Quand je fus un peu calmée, je posai mon menton sur son épaule sans le lâcher. J'avais peur de me perdre encore à la panique s'il partait, si je le lâchai.

- J-j-je dois rester ici, ils-ils disent que je suis p-peut-être un danger pour l'Institut, et-et, ils veulent pas que je sorte, hoquetai-je alors que mes pleurs s’intensifièrent. Et-et, si tu me téléportes, ils p-pourraient s'en prendre à toi, et j-je veux pas.

Je l'enlaçai plus fort, les yeux fermés.

- J-je peux pas marcher, p-pas sortir, je p-peux pas le supporter William, je peux pas, sanglotai-je.


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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 22:02

           William fronça les sourcils, assemblant peu à peu les morceaux de l'histoire à partir de ce qu'elle parvenait à dire à travers ses larmes, ou plutôt de ce qu'il parvenait à comprendre. Ainsi donc l'Institut avait peur d'elle et de ce qu'elle avait pu livrer comme informations ? Ils avaient conclu qu'elle n'était pas morte pour servir à quelque chose. Mais si c'était vraiment le cas - parce que c'était un plan vraiment très compliqué à mettre en place - elle leur avait déjà fourni sous la torture ce qu'ils voulaient, non ? Pourquoi continuer à s'acharner sur elle ? Elle en avait déjà suffisamment bavé pour toute une vie, non ? La colère se fit sentir en la voyant dans un tel état de désespoir. De quel droit la privait-il de sortir ? Et comment voulaient-ils qu'elle représente une quelconque menace alors qu'elle avait du mal à se tenir droite à cause de ce que ces ordures d'estres lui avaient fait ? C'était donc l'enfermement qui était la cause de toute cette peine. Elle n'aurait pas pu trouver quelqu'un qui la comprenait mieux. Sauf que lui, quand il avait été à l'Institut et qu'on l'avait forcé à rester dans la même pièce, peu importe les crises qu'il faisait, cette porte demeurait désespérément fermée, et les médocs étaient sa seule échappatoire, à l'époque. Sauf qu'Anaïs n'était pas une patiente internée ici, mais un membre de l'équipe qu'on soignait, ça faisait toute la différence. Ses larmes (et certainement sa morve) mouillaient son tee-shirt et elle le serra un peu trop fort, mais William ne lui en tint pas rigueur. Même après quelques minutes, elle avait encore du mal à voir à travers ses larmes. Il prit une décision immédiate, et l'Institut pouvait aller se faire voir pour le moment. Il s'expliquerait avec eux plus tard, il était hors de question qu'il la laisse seule ici. Il lui fit un bisou sur le haut du crâne.
         "Je te ramène à la maison."
          Il les téléporta devant la porte de la salle des portes, l'ouvrit et l'attira à l'extérieur. Elle ne tenait plus sur ses jambes, c'était difficile d'aller vite dans ces circonstances.
         "Attends, je vais te porter, prévint-il avant de passer un bras sous ses genoux. Accroche-toi."
          Elle était déjà bien accrochée à lui, il la souleva et marcha jusqu'à leur porte à eux. Il l'ouvrit et ils furent au Chalet. ça y est, ils étaient chez eux. Et un mal de crâne aussi soudain que persistant laminait les tempes de William. Il grimaça et tenta de l'ignorer, juste encore quelques minutes. Il posa Anaïs sur le canapé où il avait passé le plus clair de son temps depuis qu'il était revenu, la couvrit du plaid qui traînait toujours là, et ouvrit à Orion qui avait accouru en reconnaissant sa maîtresse.
          "Je vais fermer la porte à clef," marmonna William en profitant de la diversion que lui offrait l'entrée en scène du chien pour s'isoler.
        Une fois revenu dans le sas, il s'assit et mis sa tête dans ses mains. Merde, il avait l'impression que sa tête allait exploser ! Il s'enjoignait à respirer le plus calmement possible depuis qu'ils avaient quitté l'Institut, mais des pensées tournaient dans son esprit. Pourquoi tu l'as laissé revenir ? Tu as besoin d'elle à l'Institut ! C'est là qu'elle doit être, c'est là qu'elle doit rester ! Tu n'es qu'un abruti fini, la mission avant tout !
Il gémit sous le coup de la douleur. Sa tête était coupée en deux entre deux façons d'agir contradictoires qui avaient toutes deux sa voix et son visage.
Mais il l'oublia l'instant d'après, et la douleur devint (heureusement) plus supportable.
         Il allait fermer la porte quand il pensa au sac d'Anaïs qu'il avait laissé à l'Institut. Il alla rapidement le récupérer sans croiser personne. Peut-être n'étaient-ils pas encore au courant, ou alors les laissaient-ils en paix. Il ferma la porte et revint dans la pièce principale. Il n'avait pas été absent plus de dix minutes, peut-être même seulement cinq. Il prit du paracétamol pour lui et apporta un verre d'eau à Anaïs. Il s'assit à côté d'elle, attentif, et voyant que les larmes coulaient toujours, la prit dans ses bras.
         "Je suis allé récupérer tes affaires. ça va mieux ? Tu veux quelque chose de chaud ?"

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 22:50

Je mis plusieurs secondes avant de comprendre et de croire ce qu'il dit. Il me ramenait à la maison ? Vraiment ? A la maison le chalet ? Vraiment vraiment vraiment ? J'y croyais à peine, il était totalement contre il y a à peine deux jours, et maintenant il m'y amenait directement... ce fut un argument qui sécha quelque peu mes larmes, et quelques secondes plus tard nous fûmes devant la salle des portes. Je m'accrochai à son cou et il passa un bras sous mes genoux pour me tenir. Me battre face à une porte et parler à Hisoka m'avaient épuisé, comme si je n'avais pas dormi. Et c'est à cet instant que je me rendis compte des courbatures qui paralysaient en prime mes jambes. Je n'avais pas la motivation pour marcher, pas la foi non plus d'essayer de faire des efforts. Je n'avais plus le courage de faire un quelconque effort. Je voulais juste dormir dormir et encore dormir dans les bras de William.
Il me déposa doucement dans le canapé et me couvrit d'un plaid dans lequel je me pelotonnai, puis je vis Orion, en face de moi, les deux pattes sur les carreaux à secouer la queue dans tous les sens. William lui ouvrit, et le chien se précipita vers moi en sautant dans le canapé. Je l’accueillis sur mes jambes. Il me lécha déjà dans le main et je séchai mes larmes en lui faisant des câlins, bien que je sois encore beaucoup trop perturbée pour m'en remettre totalement.
Et s'ils avaient raison ? Si j'étais vraiment dangereuse ? Pour l'Institut et William ? Si les estres m'avaient traficoté avec la torture ..? Je me mordis la lèvre. J'avais peur qu'Hisoka ait raison, et je ne savais pas quoi faire. Orion me lécha sous le menton et je mis mon nez sur son crâne en sentant les larmes couler de nouveau. Peut-être qu'ils avaient bien fait de m'enfermer et que c'était William qui se trompait. Je ne savais plus quoi penser, j'étais fatiguée. Je posai ma tête sur le dos d'Orion, les yeux clos. Ce n'est que quand William revint et que les coussins du canapé penchèrent vers lui que je me relevai, sentant mon dos grogner de mécontement. Il me tendit un verre d'eau que je pris. Tout en buvant, je regardai vers le haut - notre chambre - et me dis qu'il valait mieux que je dorme dans le canapé pour l'instant, je n'arriverais pas à prendre des escaliers. Et Thomas en fait ? Qu'allait dire l'Institut en voyant que je n'étais plus là ..? Je me mordis la lèvre, tournai la tête vers William, et mon regard s'accrocha à la surface argentée du lac derrière la baie vitrée.

- Tu peux me tenir ? Je-je veux aller dehors.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 23:08

          "Oui, bien sûr. Aller viens."

         William sourit. C'était avec plaisir qu'il la conduirait dehors. Bon sang, peut-être qu'ils se ressemblaient plus qu'il ne l'aurait crû aux premiers abords, et même après l'avoir côtoyé pendant des années, il découvrait encore des choses d'elle. C'était dingue. Orion avait eu le mérite de la calmer un peu plus. Elle était forcément contente de le voir, après près de trois semaines sans revenir au Chalet. Trois semaines, déjà et pourtant si peu... Leur départ pour la mission du cambriolage de la banque lui semblait être à des années-lumière de ce qu'ils vivaient en ce moment, en particulier en ce qui concernait Anaïs. Il l'aida à se lever, la soutenant par les hanches jusqu'à ce qu'elle soit debout, et lui offrit son bras comme appui. Une fois arrivés à la baie vitrée, ils sortirent sur la terrasse. William savait qu'Anaïs n'allait pas pouvoir tenir très longtemps sur ses jambes. Ce n'était pas un problème, il pouvait la porter ou la téléporter facilement, mais elle ne devait pas présumer de ses forces. Il ne fit pourtant aucun commentaire, sachant comment elle l'avait pris la dernière fois... Son regard courra jusqu'au lac qui brillait au soleil. Il faisait bon, et même chaud au soleil, il était presque onze heures après tout. Les griffes d'Orion cliquetèrent derrière eux.

         "Tu veux aller plus loin ?.." demanda William à Anaïs.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 23:34

- Je veux mettre mes pieds dans l'eau.

Je serrai mes petits doigts sur le bras de William pour garder mon équilibre et dus m'y tenir mieux en descendant les marches de la terrasse. Je mis d'abord un pied sur la marche, contrant mon pied en l'air en me soutenant un peu sur William, puis le posait sur la même marche et ainsi de suite. Mes jambes étaient toujours rigides, mais je m'y étais habituée allons-nous dire. Plus qu'à atteindre le ponton maintenant, en faisant attention à la descente. Je n'osai pas lâcher William. Il était mon soutien, ma rambarde au cas où. Et... oui je comparais William à une rambarde. Mais c'était ma rambarde préférée quand même, pas n'importe quoi.
Une fois sur le ponton, je m'aidai de William (encore) pour m'y asseoir, et déposai mes pieds dans l'eau, tout en prenant une grande, grande respiration. Peut-être l'Institut allait-il me reprendre en vitesse et que ce serait ma dernière inspiration à l'air libre avant un moment. pour éviter de forcer sur mon dos, je m'allongeai sur le bois, les pieds toujours dans l'eau, et fermai les yeux. Orion était allongé à côté de moi, je posai une main sur son dos, et pris la main de William dans mon autre main en la serrant. J'étais à peine remise de mes émotions, mais il fallait avouer que l'air frais me faisait du bien. Je sentais le vent sur mon visage, c'était doux, ça me suffisait pour l'instant. Mais je ne pus m'empêcher de t'inquiéter.

- Ils ne vont pas apprécier que tu m'aies faite sortir.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Jeu 16 Aoû - 23:50

        Eh, elle ne se débrouillait pas si mal ! William, admiratif, marcha avec elle jusqu'au ponton. Elle avait vraiment beaucoup de volonté en elle - ou de désespoir, mais ce n'était pas possible de continuer bien longtemps avec, alors qu'elle... Elle tenait le coup mieux qu'il ne l'aurait pu faire à sa place. Au moins, elle avait réussi : elle put mettre ses pieds dans l'eau comme elle le souhaitait. Elle était toujours vêtue d'un simple tee-shirt et d'une culotte, alors heureusement qu'il n'y avait pas eu de cailloux ou de branchettes d'arbre sur son chemin, elle se serait abîmé les pieds en plus du reste qui se remettait à peine de toutes ces épreuves et n'avait pas besoin d'en voir plus. Ni dans l'immédiat, ni jamais. Mais il fallait se rendre à l'évidence : des merdes leur tombaient très souvent sur le coin de la figure, ils n'avaient pas beaucoup de chance pour ça. William espéra que la suite n'était pas dans l'immédiat. Ils avaient besoin de se reposer... Surtout Anaïs. Il s'assit à côté d'elle, il avait toujours ses chaussures, lui. Elle prit sa main et reparla de l'Institut. William détourna le regard quand un pic de douleur laissa une grimace furtive sur son visage, qui disparut bien vite. Son cerveau se rebellait contre l'Institut, ou quoi ? Il haussa les épaules quand elle suggéra que Victor risquait d'être mécontent. Il s'en moquait un peu.

          "Je n'allais pas te laisser là-bas. J'irai leur parler, s'ils ont si peur que tu sois un problème pour eux, autant t'éloigner de leur hôpital."

         ça lui faisait bizarre de qualifier à voix haute l'Institut d'"hôpital", mais si c'en était bien un... Et bien plus en même temps.

        "Et puis, je pourrais veiller sur toi," finit-il en souriant.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Ven 17 Aoû - 14:12

Il y eut une forme de soulagement quand il déclara qu'il n'allait pas m'abandonner à mon triste sort. Il m'avait en quelque sorte sauvé de cette chambre alors que j'aurais dû y rester, et dans laquelle je serais restée un long moment s'il n'était pas venu. Un supplice. Prise d'un frisson, je serrai mes doigts sur les siens, puis soupirai en sentant enfin le soleil sur mes joues. Comment j'allais faire avec Thomas en fait ? J'avais conscience de ne pas être prête physiquement pour m'occuper d'une maison, même avec William, et que mon corps avait encore besoin d'exercice pour ne pas consommer toute mon énergie en faisant trois pas. Surtout qu'en me levant pour accéder à la porte, plus le chemin aller-retour jusqu'au bouton, je savais que j'allais avoir du mal à suivre le rythme de la journée. J'allais devoir rester assise ou allongée un long moment, et au mieux dehors, dans un endroit où je n'aurais pas l'impression d'être retenue prisonnière. Au pire, ça ne me dérangeait pas de dormir à même le ponton. Ce n'était pas aussi confortable qu'un canapé - et je voyais mal William téléporter le canapé ou le lit dans la forêt - mais je m'y ferais, ça m'allait.
Je levai les yeux vers lui, amusée.

- Penche toi un peu pour que je t'embrasse, souris-je.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Ven 17 Aoû - 15:09

          Anaïs ne répondit pas tout de suite et parut convaincue que la décision qu'il avait prise était sérieuse. Et en effet, elle l'était. William n'était pas un chevalier servant, ils le savaient depuis longtemps. Il avait beaucoup de tort, lui avait fait mal plusieurs fois. Mais elle s'était toujours montrée présente auprès de lui malgré tout, alors la moindre des choses serait de lui rendre la pareille. Il s'appliquait à faire de même auprès d'elle, pas par esprit de lui devoir quelque chose, mais parce qu'il souhaitait qu'elle aille le mieux possible étant donné les circonstances. Parce qu'il l'aimait depuis de nombreuses années déjà et qu'il n'avait pas toujours su le lui dire ni de le lui montrer. Et si c'était en son pouvoir de la sortir de la détresse dans laquelle elle était, il se devait d'y mettre un terme. Il ferma les yeux une demi-seconde avant de les rouvrir. Le mal de tête s'estompait peu à peu grâce au paracétamol, il avait l'esprit plus clair maintenant.
        William se plaça en tailleurs derrière Anaïs qui, elle, était toujours allongée sur les planches de bois, sûrement pour soulager son dos. Le jeune homme, pour sa part, se fichait de n'être pas juste à côté de l'eau puisqu'il ne comptait pas enlever ses chaussures pour barboter. Il se pencha au-dessus d'Anaïs et l'embrassa. D'abord un petit bisou, puis un beaucoup plus passionné. Il sentit soudain quelque chose d'humide sur sa joue : Orion s'était invité à la fête, tout content de revoir ses deux maîtres. William éclata de rire.

          "Je crois qu'il est jaloux !"

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Ven 17 Aoû - 16:12

Ce fut d'abord un contact plutôt rapide et simple, et puis apparemment, ça ne le convint pas, car il déposa ses lèvres plus longuement, à mon plus grand plaisir. Je caressai sa bouche de la mienne, puis sa langue, longuement. Je me pris des poils dans la figure, et William se releva. Il venait de se faire lécher par Orion tandis que je me prenais son poitrail dans la figure.
Je relevai un peu le haut de mon corps en poussant sur mes bras et me pris à mon tour une léchouille sur le front. Je souris. Comme ça c'était fait, Orion venait de nous baptiser tous les deux. Je me débrouillai un peu pour me reculer et poser ma tête sur les jambes de William, puis passai mes deux mains sur le cou du chien pour le gratter. Le sommeil se fit sentir en fermant les yeux, et par conséquent je les rouvris presque immédiatement pour l'empêcher de venir. Je ne voulais pas dormir tout de suite, non, je voulais passer du temps avec eux, profiter maintenant que j'étais libre, maintenant que nous avions un peu d'intimité loin des infirmiers, maintenant que nous étions chez nous. Je passai mes mains sur mes yeux et remis mes cheveux correctement qui s'étaient mis devant mon visage à cause d'une brise.

- Y'a pas de raison, je l'aime aussi, répondis-je en souriant, un peu éblouie par le soleil. D'ailleurs, tu comptes descendre le lit pour ce soir ..? Ou alors tu veux qu'on dorme dans le canapé ?

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Ven 17 Aoû - 17:46

          Anaïs se releva un peu pour s'appuyer contre les jambes de William et donna à Orion l'attention qu'il quémandait. Après tout ce temps passé à l'attendre et à fréquenter seulement William, un peu de compagnie féminine ne lui ferait pas de mal. Il pouvait bien le comprendre, ça, même si ce n'était pas certain que le chien réfléchisse à ce point. Il avait juste reconnu Anaïs et voulait aussi être au centre de l'attention. Elle méritait bien ça. Il caressa sa joue du pouce, en songeant qu'heureusement qu'il était le seul à pouvoir la câliner comme il le faisait. 'Manquerait plus qu'il y ait quelqu'un d'autre dans sa vie, tiens ! Orion était l'exception à la règle, mais c'était seulement un chien, alors ça passait. Même s'il avait été réconfortant de le retrouver ici, et ça William ne l'avouerait jamais. Elle commença à parler du couchage. Elle était peut-être fatiguée avec toutes ces émotions. William arqua un sourcil :

         "Tu ne voudrais pas plutôt qu'on dorme dans le lit ?"

          Il avait passé ses (courtes) nuits sur le canapé, la plupart du temps parce qu'il s'était endormi sur place sans le voir venir, le reste du temps parce qu'il ne s'était pas résolu à monter dans la chambre pour y dormir seul. Quel était le problème de la chambre ?

          "Tu veux pas dépendre de moi pour y monter, pas vrai ? sourit-il en songeant à son caractère entêté. Bah, si ça te dérange vraiment on peut faire camping en bas. Faudra juste faire de la place pour que je déplace le lit. Mais ça me dérange pas de t'amener en haut, de t'aider ou même de te porter comme une princesse."

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Ven 17 Aoû - 22:36

Orion s'allongea sur moi, et je continuai mes caresses dans son poil. C'est quand William commença à caresser mes joues de ses pouces que je me sentis partir. Ce mouvement répétitif et délicat me dissuadait de réfléchir plus, et si je ne réfléchissais plus, je m'abandonnais au sommeil délibérément. Je bâillai et luttai. Non non non. Je ne voulais pas, pas maintenant. Et puis nous avions une conversation sérieuse avec William, n'est-ce pas ? Je crois.. Attendez, c'était quoi déjà ? Ah oui les lits, enfin le lit, en bref l'endroit où nous dormons. Il me dévança, me demandant si je posais cette question parce que je ne voulais pas dépendre de lui. Il n'avait qu'en parti raison. Je n'arriverais pas à monter ou descendre si j'avais besoin d'aller aux toilettes (encore) ou soif ou manger. Ou même s'il voulait sortir, si lui ne voulait pas calculer ses faits et geste à cause de ma présence. Peut-être voulait-il être seul parfois, pas constamment collé à moi si j'avais un soudain pressent d'une quelconque nature. Je secouai un peu la tête et caressai le dos de sa main qui effleurait ma joue.

- C'est pas ça c'est pas... pas entièrement (je me mordis la lèvre) juste au cas où un matin si tu veux aller courir, que je ne sois pas bloquée en haut, ou que tu ne te contraignes pas pour moi, tu comprends ? Je ne veux pas être un poids ou quelque chose dans le genre.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Ven 17 Aoû - 23:04

         Anaïs s'endormait peu à peu, mais s'entêtait à lutter contre le sommeil et à poursuivre la conversation avec lui. Il voyait ses yeux se fermer toujours plus longtemps mais se rouvrir comme par miracle à chaque fois. Si elle finissait par s'endormir là, au soleil, la tête sur les genoux de William et Orion dans les bras, son sommeil serait à coup sûr bien plus réparateur qu'une nuit seule entre les murs blancs et silencieux de l'Institut. Avait-elle fait des cauchemars de ce qui lui était arrivé avec les estres ? D'après ce qu'il avait compris, elle ne se souvenait pas de grand chose, ou alors elle n'avait pas voulu lui en parler, mais il n'avait détecté aucun des signes de traumatisme chez elle. Juste cet agacement contre son corps qui ne lui répondait plus vraiment, à tel point qu'elle avait peut-être l'impression que son corps ne lui appartenait plus alors qu'elle était censé être aux commandes. A sa connaissance, la nuit dernière elle ne s'était pas réveillée mais il lui manquait une partie des événements, alors...
         A cet instant, il faillit lui en parler. Faillit seulement, parce qu'il se rétracta tout de suite. Il ne voulait pas gâcher ce moment... Et il avait mal à la tête, de nouveau. Non, c'était définitivement une mauvaise idée, il en était à présent convaincu.

          "Ouais, je comprends mais... On dort dans la chambre au moins aujourd'hui, et après on avise ? J'ai déjà assez fait de sport quand tu étais à l'hosto."

          Il cherchait à faire un compromis, pour l'instant.

         "Et ouais, je cherche à te mettre dans mon lit, clairement," rigola-t-il.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Sam 18 Aoû - 0:16

William demandait ça pour un jour, un jour seulement, et après nous réfléchirions. Je ne pouvais qu'accepter cet arrangement qui nous avantageait tous les deux, enfin, surtout moi. J'allais pouvoir dormir dans mon lit, dans ma chambre, avec mon petit copain. ça m'avait manqué ça. Tellement. Je me forçai à garder la bouche close quand j'eus de nouveau envie de bâiller, et fermai les yeux. J’étais définitivement lessivée dès le matin. Je ne savais pas quelle heure il était, mais je me doutais que nous étions toujours le matin, bien que je ne sache pas vraiment lire l’heure d’après la nature malgré le soleil en face de moi. Je savais juste que je n’avais pas spécialement faim, la fatigue prenait sûrement le dessus et ce n’était pas plus mal de pouvoir abandonner le combat et de se sentir en sûreté. Je me sentais aussi en sûreté à l’Institut, mais c’était différent. Il y avait une sûreté douce et paisible, ici, et une sûreté lourde et latente, là-bas, comme le calme avant la tempête. C’était dur pour les nerfs qui en avaient conscience de temps à autre. Ils en avaient eu beaucoup trop conscience les miens. Et j’allais pouvoir me reposer, vraiment me reposer, sans me réveiller en faisant face à Hisoka.

- Tu devrais m'y emmener avant que je ne m'endorme totalement alors, souris-je. Mais avant, amène-moi à la salle de bain, je te dois une crème pour hier, je vais voir ce qu'on a dans les placards.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Sam 18 Aoû - 10:59

William retint un rire incrédule. Elle pensait vraiment à des choses improbables, ou ne perdait pas le nord selon le point de vue. Elle venait plus ou moins de s'enfuir de l'institut (William pouvait plaider coupable pour cette action de sauvetage) alors qu'on lui avait expressément signaler de rester dans la pièce qu'on lui avait attribuée pour une sorte de quarantaine forcée. N'oublions pas qu'avant ça elle s'était faite torturer par des estres, les ennemis naturels des particuliers, des tueurs avérés puisqu'ils étaient obligés de manger de la chair de particulier pour prendre forme humaine. Un mécanisme plutôt bien pensé parce que cette forme humaine leur permettait par la suite de chasser d'autres particuliers en se fondant dans la masse. Seuls leurs yeux sans pupilles, d'un blanc effrayant, les différenciaient des humains. Ils pouvaient prendre la forme d'un humain et étaient réputés pour leur intelligence. Mais voilà, eux qui rêvaient d'être plus nombreux pour faire grossir leurs troupes, pourquoi n'avaient-ils pas sauter sur l'occasion et livrer Anaïs aux creux ?.. Cette question angoissante restait sans réponse, et c'était ce qui préoccupait l'institut. William allait avoir une petite conversation avec eux dans les heures à venir.
Toujours était-il qu'après toutes ces aventures, elle arrivait encore à penser à quelque chose d'aussi futile que de la crème pour le corps ? William décida de ne pas chercher plus loin, ça ne pouvait pas lui faire de mal vu comment sa peau avait morflé.

"D'accord, Orion, à la maison!"

Le chien leva la tête sans trop comprendre, tout content qu'on s'adresse à lui. Il dévisagea William.

"Aller, casse-toi le chien, nous on rentre."

Orion courut jusqu'au bout du ponton et les attendit... William secoua la tête, il risquait d'être déçu. Il aida Anaïs à se remettre sur ses jambes et les téléporta dans la salle de bains.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Sam 18 Aoû - 16:57

Le chien ne comprit pas et courut à l'opposée de la maison, à l'autre bout du ponton. Je ris en le voyant tirer la langue, les deux oreilles retournées. C'était sûr qu'il n'avait pas l'air d'un chien génie quand on le regardait maintenant, et pourtant, c'était un chien particulier, voyant les creux et dressés contre les estres, comme quoi, au fond, il devait être particulière intelligent.
William se releva et m'aida à me mettre sur pieds avant de nous téléporter dans la salle de bain. Ne plus être allongée me donner un regain d'énergie (me réveilla surtout) mais je n'allais pas rester perpendiculaire au sol très longtemps. Je me rassis ( qu'est-ce que je vous disais) en m'accrochant au bras de William, puis ouvrai le placard sous l'évier. Il y avait beaucoup de flacon dedans, laissés là par l'Institut que nous n'avions jamais utilisés (excepté les dentifrices et la mousse à raser de William) et donc laissés à l'abandon. Je demandai à William d'aller ouvrir au chien, lui assurant que j'allais rester assise jusqu'à son retour et qu'il n'allait rien m'arriver, puis je cherchai la crème. Il ne m'avait pas montré son torse, par conséquent je ne connaissais pas l'étendue des dégâts mais je pris quand même du cicatryl et de la crème hydratante. Quand il revint, je lui montrai ma trouvaille, et lui tendis une main pour qu'il m'aide à me relever.

- Il faut juste que tu retires ton t-shirt, tu préfères faire ça ici ou dans le lit ?

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Sam 18 Aoû - 22:39

William tendit l'oreille en guettant les aboiements potentiels du chien à la porte. Ceux-ci n'arrivaient pas. Il imaginait aisément Orion flairer les alentours du ponton en les cherchany puis s'asseoir et faire sa tête de chien peiné en laissant échapper de petits gémissements. Il n'avait pas dû comprendre grand chose quand ils avaient disparu, William ne se servait pas de son don à tout bout de champ, ils avaient des jambes pour aller d'un endroit à un autre, sauf quand l'un des deux ne pouvait pas s'en servir pour une raison ou une autre, et ça n'arrivait pour ainsi dire jamais. Certes s'il cherchait bien le jeune homme pourrait certainement trouver un ou deux exemples de téléportations effectuées en présence d'Orion, mais même là il n'était pas sûr que le chien ait saisi ce qui se passait, et il n'était toujours pas certain de pouvoir prévoir ses réactions s'il l'incluait dedans... C'est pour cela que cette fois-ci il ne l'avait pas emmené. Et puis ce n'était pas comme si la pente qui menait au lac, agrémentée de marches, était difficile à gravir pour un chien qui adore se défouler.
Anaïs lui suggéra donc d'aller ouvrir à Orion, ajoutant qu'elle ne ferait pas de bêtises. William lui faisait confiance, il lui était arrivé assez de mésaventures pour la journée. Il sortit de la salle de bains, alla jusqu'à la baie vitrée et l'ouvrit avant d'appeler le chien... Qui avait commencé à remonter, déduisant certainement que puisqu'ils étaient dans le Chalet la plupart du temps, c'était aussi là qu'ils devaient se trouver. Orion rentra et William s'accroupit pour le câliner pendant quelques petites minutes, lui grattant le ventre quand le chien le réclama en se roulant sur le parquet. Le jeune homme retourna auprès d'Anaïs comme si de rien n'était. Elle avait trouvé ce qu'elle cherchait, apparemment. Et lui demanda quel lieu il choisissait. S'il se déshabillait en haut... Il n'était pas certain que la situation ne dégénérait pas. Dans la salle de bains non plus, mais il leur serait plus difficile de déraper sans le support d'un lit à proximité. C'est pour cela qu'il répondit : "ici" avant d'ôter son tee-shirt en grimaçant. Il le posa par terre et la dévisagea sans trop savoir comment elle voulait procéder.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Dim 19 Aoû - 21:36

Bon, je ne savais pas trop comment faire pour avoir accès à tout son torse avec la rigidité de mon dos. C’était... compliqué. Si au moins je pouvais me baisser vers lui. Mais ce n’était pas le cas. Je fronçai les sourcils. Il avait retiré son t-shirt, et je pus enfin voir l’étendue des dégâts. Parmi ses cicatrices habituelles, des marques rouges, comme des brûlures qui avaient viré un peu au marron, preuve d’une cicatrisation fraîche et récente. Effectivement, ça ne devait pas être vraiment agréable. Je plissai le nez, puis jetai un coup d’oeil aux alentours. Donc, la salle de bain. Nous avions le choix entre la baignoire et le sorte de banc où nous rangions les serviettes. Il allait falloir faire avec. Au pire j’allais me faire mal au dos, mais je n’étais plus à ça près, il fallait juste éviter que William ne le voit. Je lui demandai de l’aide pour me relever, et il m’aida en m’attrapant les hanches.

- Assieds-toi sur le banc.

Une fois assis, je posai mes mains sur ses épaules pour me soutenir un peu, et m’assis le lentement sur ses jambes. J’avais posé juste avant les deux flacons à côté de lui, et n’eus plus qu’à tendre la main pour en attraper. D’abord le cicatryl, pour le mettre sur ses plaies les plus conséquentes, doucement. Je devais juste ne pas réfléchir au fait que j’avais envie de l’embrasser, que j’avais tout son torse sous mes yeux. Je devais me concentrer sur mon objectif : mettre de la crème sur ses plaies. Ne pas faire de gestes à double sens. Je fermai les yeux plusieurs secondes, le regardai. En voyant son visage et son air interrogateur, je craquai et l’embrassai. Juste doucement, pour le plaisir, juste tranquillement. Tout simplement. Je goûtai sagement ses lèvres, passant ma main gauche sur son cou, encore, longuement, longuement. Et puis je me redressai avec un fin sourire, pour me remettre à la tâche, mettant une sorte de crème hydratante sur sa peau, sans plus l’embêter, raisonnable.

- Tu peux m’emmener dans ton lit maintenant, conclus-je avec un sourire.

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MessageSujet: Re: Voler une banque   Mar 21 Aoû - 15:01

William s'assit comme elle le lui demanda et elle se tint à lui pour s'asseoir sur ses jambes. Difficile de se concentrer sur autre chose que sur les cuisses d'Anaïs contre les siennes, ses mains sur son torse. La crème était froide et poisseuse, mais elle remplissait son rôle en apaisant les plaies. William ne dit rien et l'observa s'interrogeant, un peu inquiet, quand elle ferma les yeux en laissant ses gestes en suspens. Mais non, tout allait bien et elle le lui confirma en l'embrassant. Il ne put empêcher un sourire de se dessiner sur son visage et ne le quitta pas jusqu'à la fin de la manœuvre. Elle n'oublia ni les bras ni le cou, partout où il avait frotté. Elle donna finalement le signal du départ et William l'aida à se redresser et les téléporta sur le lit. Comme pour une fois elle ne pouvait pas s'allonger sur son torse au risque de finir avec les cheveux poisseux de crème, elle l'invita à poser sa tête sur son ventre, vœu auquel William répondit volontiers. Elle s'endormit rapidement. William se cala sur sa respiration paisible et somnola un peu.
         La sonnette le tira du demi-sommeil et il mit un peu de temps à se lever, cherchant un tee-shirt à tâtons. Orion aboya, au cas où la sonnette ne suffirait pas à réveiller Anaïs.

        "Orion, la ferme !" lança William par-dessus la balustrade pour qu'il se taise.

       Les jappements cessèrent - son ton sec y était certainement pour quelque chose - et William, qui avait enfin trouvé un tee-shirt, l'enfila en descendant les escaliers après avoir vérifié qu'Anaïs dormait (miraculeusement) toujours. Il dit au chien qui l'attendait de monter rejoindre la jeune fille, avant d'aller ouvrir et de se retrouver nez à nez avec Hisoka. Il s'adossa au chambranle pendant quelques secondes.

        "Bah allez-y, continuez de faire un boucan pareil, vous avez pas encore réussi à réveiller Anaïs. ça vous dérange si on va ailleurs ?" ajouta-t-il en fermant la porte derrière lui sans attendre la réponse.

       Si le médecin était énervé, il le cachait très bien. Il y avait dans tous les employés de l'Institut une retenue qui habitait chacun de leurs actions et de leurs paroles par moment. Il ne fallait pas outrepasser certaines limites, ni parler de certaines choses. B ne faisait pas exception à cette règle, et malgré le fait qu'ils soient amis, il y avait certains (très rares) moments où la conscience professionnelle surpassait tout le reste. C'était impressionnant de voir cette unité à l’œuvre. Elle était encore plus présente chez Victor et Hisoka, le premier d'une curieuse façon car il semblait sorti d'un autre âge avec sa façon de parler, mais peut-être était-ce un moyen parfois de noyer le poisson, le deuxième de façon logique parce que son don lui permettait de manipuler les émotions. C'était peut-être pour ça qu'il paraissait toujours aussi calme et égal à lui-même qu'une rivière qui coule paresseusement. Mais d'habitude, il était aussi empli d'une certaine bienveillance à l'égard des autres. Bienveillance qui, cette fois-ci, s'était effilochée pour être remplacée par une froideur inhabituelle.

         "Comme vous voudrez. Venez."

          Ils allèrent à l'Institut et Hisoka, après avoir franchi plusieurs portes sécurisées avec sa carte magnétique, le mena jusqu'à son bureau. La pièce était aussi blanche que les autres, à l'exception d'une bannière bleue foncée avec une inscription asiatique dessus et d'un large bureau en bois de très bonne qualité, et dont l'ancienneté ne faisait pas de doute. Des meubles à dossier remplissaient le mur latéral et en entrant, William eut la sensation d'être un gamin pris en faute convoqué dans le bureau du proviseur. Pas question de se laisser faire. Maintenant, il était bien réveillé et il s'agissait du bien-être d'Anaïs. Il s'assit donc près du burea, les coudes sur le bureau comme si c'était le sien, attendant la désapprobation de l'empathe.

         "Vous avez bien conscience que vous avez outrepassez vos droits ? Il avait été explicitement demandé à Anaïs de rester dans sa chambre."

         Le ton avait été dur mais pas agressif.

]         "Vous l'avez laissée en pleurs dans sa chambre, justement. Vous la considérez comme une employée qui a besoin de soins ou comme quelqu'un de dangereux pour vous ? Si c'est le premier cas, je ne vois pas le problème, on peut s'arranger avec le kiné. Si c'est le deuxième cas, je serai à même de garder un œil sur elle au Chalet. Je ne tiens pas à revoir ceux qui l'ont torturés. Et comment voulez-vous qu'elle rentre en contact avec eux ? Elle a besoin de se reposer. Mais elle reste au Chalet."

          Hisoka soupira.

          "Vous ne pouvez pas restez toujours avec elle... Elle est seule en ce moment."

         Sous-entendu : vous ne pouvez pas toujours la protéger. Il le savait bien, merci. Elle était tombée comme une pierre et s'était écrasée sur la chaussée, il n'y avait pas de William sentait les vers lui monter au nez. Il ne le laissa pas paraître, mais Hisoka le sentit certainement. Il n'en avait rien à cirer.

          "La faute à qui ? Elle dort. Écoutez, venez nous sonner comme vous le faîtes si bien s'il y a un problème, en attendant elle reste au Chalet. Bonne journée."

        William se leva et quitta la pièce sans laisser le temps à Hisoka de le retenir, si encore il l'avait voulu. Le jeune homme resta un moment dans les parages, repérant discrètement l'emplacement des caméras, mais ça, il ne s'en souvint pas en rentrant.
*******************************

           William avait croisé Thomas en revenant qui lui avait confirmé qu'il viendrait leur rendre visite en fin d'après-midi pour une séance courte qui comprenait étirement et effort ponctuel. Il ne savait pas si Anaïs avait bénéficié d'une prise en charge psychologique mais comme d'après ce qu'il avait pu comprendre (il ne lui avait pas posé la question) elle ne se souvenait pas de grand chose, donc... Il retourna à la maison, servit à manger à Orion et voyant les 15h approchées à grands pas, se dit qu'il était temps qu'il mange un bout, voire qu'il réveille Anaïs avant que Thomas n'arrive pour qu'elle mange aussi.
         Il avait vraiment très faim en finissant de préparer le repas, un plat de pattes assaisonné avec un peu de courgettes. Il avait bien pensé à des brushettas mais il ne voulait pas frustrer Anaïs parce qu'elle avait un peu de mal à se servir de sa main dominante et que des tartines ce n'était pas très facile à manger. Il avait donc opter pour des pattes. Il mit la table et couvrit le plat pour qu'il ne refroidisse pas trop vite et monta. Il poussa un peu Orion pour se glisser dans le lit auprès d'Anaïs. Il dit des ronds sur son épaule et remonta jusqu'à son nez pour l'embêter jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux et les referme presque immédiatement. William rit.

          "Il est l'heure de se réveiller, jolie fille. Tu as faim ?"

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