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 Juste pour une nuit...

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Jeu 27 Juil - 0:33

- Ça me met déjà assez mal à l'aise comme ça, William, répliquai-je en fourrant mon visage dans son torse.

Oui, je l'avais fait. J'avais chanté cette vieille chanson, écho d'un lointain passé, d'une vie à tout jamais bannie et repoussée. C'était comme le mantra de notre famille, une chanson que ma mère écoutait, que mon père écoutait, qu'ils m'avaient faite écouter encore et encore et ce devait être la même chose pour ma soeur. Une vieille mélodie qui s'accompagnait toujours d'une foule d'images s'y rapportant. Et en voilà une nouvelle justement, celle de William de me tenant contre lui, et je m'étais lovée dans son torse sans aucune hésitation. Nos deux corps étaient en parfaite symbiose, je n'avais aucune envie de me détacher de lui, ou encore moins de m'en éloigner. Alors après lui avoir répondu, je souris, mon cœur battant un peu plus fort dans ma poitrine, résultat de l'inquiétude qui m'avait prise de chanter devant lui. Finalement, ça s'était bien passé, franchement. Je soupirai.
Je persistai à ma place un long moment, comme une moule à son rocher, laissant mon corps se faire entraîner par celui de William, même sans musique. Nous bougions simplement, sans se prendre la tête, juste en profitant de l'étreinte de l'autre. Quand être collée à lui ne me suffit plus, je levai la tête pour le regarder. C'est sur la pointe des pieds que je pus atteindre ses lèvres si tentantes et attirantes, si chaudes douces. Je pris les devants, l'embrassant un peu plus intensément, plus passionnément. Et si mes lèvres et ma bouche parlaient pour moi, je ne me permis aucun geste à l'encontre de son corps. Mes mains demeurèrent au même endroit, je n'osais pas les bouger. Nous bougeâmes. Sans réellement suivre ce qui m'arrivait (j'étais beaucoup trop concentrée sur le William qui m'embrassait, je m'assis sur le lit, l'entraînant avec moi. Je finis allongée, toujours à l'embrasser, les draps légèrement froissés. L'inquiétude m'enserra le cœur dont les battements se firent affolés. Allions-nous ? Était-il temps ? Était-ce maintenant que nous allions commencer à nous découvrir véritablement ? Sentait-il mon hésitation ?

- Et maintenant ..? demandai-je, l'appréhension faisant briller mes pupilles.

J'avais posé mes mains sur le lit, abandonnée dans le lit à le fixer, en attendant une réponse qui serait décisive.

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Jeu 27 Juil - 16:05

           William rit quand elle se cacha le visage. Quoi, elle n'avait pas à avoir honte, elle chantait très bien ! Elle avait apparemment besoin d'une bonne dose de réconfort, et ils restèrent longtemps là, à s'enlacer plus que véritablement danser. Elle ne bougeait pas, et William se tut, respectant sa parenthèse de silence, la pause câlin du jour. William lui fit un bisou sur le cuir chevelu puis referma ses bras autour d'elle et posa son menton sur sa tête. Il ferma les yeux et puis resta comme ça, debout, en train de bouger lentement au rythme lent d'une mélodie inaudible. Anaïs leva finalement la tête et l'embrassa. William lui répondit immédiatement, trop heureux de goûter à sa jolie bouche. Une étincelle s'alluma en lui, et leur baiser devint plus passionné, plus fiévreux. Ils arrivèrent finalement sur le lit, lui au-dessus d'elle et il la sentit soudain beaucoup moins réceptive, et troublée non pas par lui mais par la perspective de passer à l'acte. Ils n'allaient pas tergiverser dix ans, une fois le cap passé ce sera beaucoup plus agréable et elle sera rassurer sur ses capacités à être désirable et désirée. Et ça, du désir, William en avait à revendre. Il avait soif d'elle, depuis longtemps. Il s'était passé beaucoup de choses, mais depuis qu'il avait compris qu'il était amoureux d'elle (et ça ne s'était pas fait en un jour), il avait envie de la toucher, de la sentir, de vivre tout ça avec elle. Elle était réticente, elle avait peur, il allait devoir faire tout le travail cette fois-ci. Et il y avait à faire... Faire tomber ses barrières, faire en sorte que ça marche, faire son bonheur même si ce n'était pas top en général, la première fois.
           Il enleva son propre tee-shirt puis titilla le bas de celui d'Anaïs qui comprit que c'était à elle de l'enlever aussi. Il défit ensuite le bouton de jean de la jeune fille et le fit glisser contre ses jambes, sans toucher à sa culotte - pour le moment. Il remonta ensuite sur le lit et l'embrassa passionnément.

           "Maintenant tu me fais confiance..." chuchota-t-il alors que ses mains partaient en exploration de son buste et sa bouche de son visage.

          Il lui embrassa le front, les pommettes, le menton, avec tendresse. Il avait remarqué qu'elle avait tenté de lui cacher ses cicatrices, il n'en tint pas compte. Sa bouche descendit ensuite le long de son cou, pour arriver sur son épaule où sa bretelle de soutien-gorge fut un obstacle majeur. Il jeta un coup d'oeil à Anaïs, qui retint son souffle.

         "Tu veux bien l'enlever devant moi ?" demanda-t-il.

         Elle se redressa un peu, prit sur elle et s'exécuta. L'Anaïs de la plage qui enlevait naturellement son tee-shirt avait disparu pour laisser place à une Anaïs qui rougissait, honteuse. Le contraste le fit sourire. Elle tenta de dissimuler sa poitrine en croisant les bras devant elle et lui retourna sur elle. Elle ne comprenait pas combien elle était magnifique et désirable, à peine éclairer par les lampes à pétrole. La lumière dansait sur sa peau rendue orangée. Il écarta ses bras doucement.

          "Ne te cache pas, tu es belle... Et douce... Et sensible," rit-il en la sentant tressaillir quand sa bouche atteignit ses seins.

          Il s'occupa d'eux, et sut qu'il était dans le droit chemin quand elle poussa un gémissement étouffé. Il avait envie d'entendre ce son, encore et encore. Elle l'allumait même quand elle ne le faisait pas exprès. Ses doigts caressèrent sa poitrine, son ventre plat, ses hanches, ses cuisses, pour finir par arriver à son intimité toujours couverte. Il se mit à la masser, revint l'embrasser, tout en continuant de causer pour le fun.

         "Je veux te caresser, te faire plaisir... T'imagines même pas à quel point j'ai envie de toi, t'es magnifique, princesse. Tu le seras toujours..."

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Jeu 27 Juil - 19:36

La réponse était oui, il voulait le faire. Il voulait et il était temps. Je me mordis la lèvre. Je lui faisais confiance, depuis toujours et tout le  temps, mais j'avais peur, tellement peur. J'étais en sous-vêtements devant lui, il m'avait déjà retirée mon pantalon ainsi que mon haut. Être en sous-vêtements face à lui était... supportable, bien que chacune de mes cicatrices étaient visibles, excepté la petite dernière qui marquait la mort de Louis, celle-ci était cachée par la bretelle de mon soutien-gorge. Il embrassa la majeure partie de mon visage, glissa dans mon cou, me donnait la chair de poule et m'électrisait consciemment.
Je frissonnai, violemment, quand il me demanda de retirer mon soutien-gorge. Je rouvris brusquement les yeux et le dévisageai, interdite. Un long silence ensuivit ses paroles. C'était la première fois qu'il me demandait ça, je n'allais pas lui refuser, non jamais mais... J'avais peur. Peur de me montrer ainsi, peur d'être nue face à lui et... Je déglutis, mais passai néanmoins mes mains dans mon dos, vers le fermoir de mon soutien-gorge. Je le défis, lentement, et laissai les bonnets sur ma poitrine pour la cacher. N'ayant pas trop le choix, le tissu tomba sur le lit finalement, et je ne pus m'empêcher de croiser mes bras sur mes seins. J'avais envie de disparaître de ses yeux, que l'obscurité m'enveloppe et m'amène ailleurs, loin d'ici. William m'obligea à me dévoiler et je n'eus d'autres choix que de le laisser faire. Mes bras reposèrent sur mes côtes brûlées, toujours crispée. De nouveau, je n'eus d'autres choix que de lâcher mes côtes lorsque ses lèvres descendirent vers... mes seins justement. Mes seins qui pointèrent sans mon consentement. Il me caressa, mon corps entier, et je gémis en proie à de mauvais souvenirs. Ses mains de confondaient avec celles du pyromane malgré sa douceur, je me retins de me débattre. Ma crispation était pitoyable, j'étais paralysée et ma respiration se faisait de plus en plus hachée. Calme-toi, caaalme toi, respire, ça va aller, ouvre les yeux. Je les rouvris subitement et c'est William qui apparut à la place. Je m'accrochai à sa voix, et la chaleur de panique se mêla à ce qu'il me faisait. Je fis tous les efforts du monde pour me calmer. Au moins je n'étais plus mal à l'aise d'être nue face à lui. C'était... différent. Tant qu'il continuait de parler, tout irait bien, je pourrais me rassurer et me convaincre que le pyromane était mort, pour toujours.
J'écarquillai les yeux quand il posa sa main, par surprise, contre ma culotte. Je perdis en cette instant toute réaction car toutes pensées avaient fui de ma tête. J'étais dénudée de tout, à sa merci. Mais une dernière chose, une unique réalité persistait. J'aimais ce qu'il disait, j'aimais le sentir contre moi, j'aimais cette ambiance tamisée qui incitait à la proximité, j'aimais sentir ses lèvres et ses mains... Une curieuse sensation naquit de mon bas ventre, se mêla curieusement à ma panique pour l'atténuer un peu, bien que je sache pertinemment qu'il ne m'avait pas encore retirée ma culotte (ou alors il allait me demander de l'enlever moi-même..?) et qu'elle allait revenir d'ici peu. Je relevai sa tête et l'embrassai lentement, passant un bras derrière son cou pour le garder contre moi. Je pus ainsi lui murmurer à l'oreille, en retenant de faibles gémissements :

- Je... Je ne veux pas être nue en première William... Je ne veux pas...

C'était les premiers mots que je sus articuler entre ma respiration affolée, l'appréhension qui me serrait l'estomac, la chaleur de mon bas ventre, et mes frissons tantôt d'un désir croissant et inconnu, tantôt de peur, tantôt de frayeur. Oui, j'avais l'impression que le monde perdait son sens, que je m'y perdais, mais que je perdais aussi la tête.

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Jeu 27 Juil - 22:49

           Les yeux de William étincelèrent.

           "A tes ordres, jolie fille."

            Il se leva, sa chaîne retomba sur son torse. Il se tenait dos à la lampe sur le rebord de la fenêtre et à côté d'une bougie sur la table de chevet. Les ombres s'étiraient et rendaient la chambre étrangement intime, comme si l'instant s'était suspendu. William n'avait pas de problèmes avec son physique, son apparence n'avait que peu d'importance pour lui, mais à côté de son envie qui couvait et qui grandissait, et de son orgueil de mec, une minuscule pointe d'anxiété demeurait, ce doute qui le titillait, qui lui disait que ça faisait longtemps, peut-être trop. Qu'il n'arriverait peut-être pas à la combler. Le corps de William avait changé, et Anaïs doutait énormément d'elle-même. Serait-elle capable de se laisser aller avec lui ? Il n'était pas certain que ce soit bien parti mais il fallait en passer par là. Il n'y avait pas d'échappatoire, mais il ne voulait pas lui faire de mal... William enleva son pantalon et pour finir, son caleçon. Il la désirait depuis un moment et ça se voyait. Il résista à l'envie de se toucher ou de lui demander de le toucher, pas sûr qu'elle réagirait bien. Elle n'avait aucune expérience, et son regard et la tête qu'elle faisait était risible. William avait pourtant plus important à réfléchir : il ne voulait pas la brusquer mais il n'était pas certain qu'elle ose de déshabiller entièrement même s'il lui demandait. Il avait du mal à saisir son état d'esprit car elle restait passive. Peut-être ne savait-elle pas elle-même. En tout cas, le corps d'Anaïs réagissait à ses caresses et ça rassurait William. Tout ceci étaient des questions qu'il se posait depuis longtemps... Elles flottaient encore dans un coin de sa tête, celui qui se chargeait de rationaliser ses actions pour éviter de sombrer dans le désir qui lui, prenait sacrément de la place. Difficile de garder la tête froide avec une bombe dans son lit, ceci dit...

          "Ce que tu vois te plaît ?" rigola-t-il sans attendre forcément de réponse.

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Jeu 27 Juil - 23:36

Si William s'était attendu à une réponse, il n'en reçut point. Ma voix avait disparu peu de temps après avoir terminé mes derniers mots, lui soufflant ma peur d'être entièrement dénudée. C'est alors qu'il se leva, et retira pantalon, puis caleçon devant moi. Imperceptiblement, mes pupilles brillèrent et un frisson descendit le long de mes épaules jusque dans mes cuisses. Silencieuse, je découvris son corps en entier, sans un centimètre de tissu le couvrant, et son érection n'en fut que plus visible (en même temps difficile de faire moins vêtu). Je déglutis. Il me voyait désormais en partie nue, il n'y avait plus de retour en arrière, plus de nouveauté, normalement plus de gêne non plus. C'était fait, point, il me voyait depuis déjà plusieurs minutes et... Le rouge me monta aux joues et c'est après plusieurs longues secondes d'argumentation avec moi-même que je me permis de baisser mes bras qui avaient de nouveau couvert ma poitrine en un réflexe pudique. Assise sur le lit, je le contemplai, gravement dans son intégralité. La peur me vidait toujours autant l'estomac, mais les frissons de frayeur avaient cessé, et pour cause : il avait cessé de me caresser, j'avais réussi à focaliser mon attention sur autre chose que ses mains brûlantes de désir. Sans m'en rendre compte, la température de mon corps avait elle aussi augmenté, et si ma respiration était moins hâchée que tout à l'heure, elle persistait tout de même à un tempo allegro.
A sa question, je répondis uniquement d'un vague hochement de tête, mais mon regard intense qui transperçait l'obscurité répondait aisément à sa question. Mes yeux brillaient, peut-être trop alors que mon visage ne dévoilait pas de réelle expression. Je ne savais juste pas quoi afficher, pas quoi lui montrer pour retranscrire ce que mon corps me faisait entendre. Les frissons remontèrent cette fois dans le haut de ma nuque et, en m'aidant du lit, je me mis debout avant d'approcher lentement. Mon regard s'était d'abord attardé sur son visage, puis son torse, et peut-être un peu trop longtemps sur son sexe durci par le désir. Je m'approchai un pas après l'autre, et quand je fus en face de lui, je ne posai pas mes lèvres contre les siennes, je ne le touchai pas tout de suite. Je le fixai dans les yeux, intensivement, et finalement je levai une de mes mains pour caresser le haut de son cou, elle s'écoula lentement sur tout son torse et s'arrêta soudainement à la ceinture, tremblante. Je mis quelque secondes avant de relever les yeux vers lui, les faisant descendre puis remonter, pour lui faire passer un certain message. Message qu'il comprit ma foi très rapidement, et après un sourire de sa part et son aval, ma main continua de descendre un peu plus. Je caressai son membre sur toute sa longueur, surprise par la douceur de sa peau. Non pas que je m'attendais à une chose rugueuse, mais c'était la première fois que je touchais un sexe masculin, alors je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Du coin de l'oeil, je me pris à surveiller ses réactions, plutôt surprenantes elles-aussi. C'était nouveau, tout nouveau ce domaine, je n'osais m'y jeter pleinement par peur d'être rappelée à l'ordre comme à la soirée de Noël. Et si les mauvais souvenirs s'étaient esquivés, je ne comptais pas les rappeler immédiatement.
Délicatement et avec hésitation, je continuai de caresser son membre de haut en bas, accompagnant mes gestes de légères pressions, voire parfois de très légers va-et-vient, n'osant pas forcer plus. Confuse, je compris que rien que ces gestes (qui ne m'étaient pourtant pas adressés) et ses grognements avaient un impact sur ma propre excitation. Mon entrecuisse semblait battre en même temps que mon coeur, tandis qu'une légère flamme venait y prendre de l'ampleur. Aucun doute, je me savais mouillée. En voyant sa réaction, je mis plus d'ardeur dans mes mouvements, serrant plus fort, branlant audacieusement son sexe déjà fièrement dressé, prise dans le tourbillon encore inconnu mais pourtant si engageant qu'était le sexe.

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Ven 28 Juil - 8:25

          Comme il l'avait escompté, Anaïs n'ajouta rien. Elle se contenta de le fixer encore, et puis, elle se leva et avança vers lui. Elle n'avait plus aussi peur, finalement ? William était heureux de ce revirement de situation, il se sentait soudainement moins seul. Qu'elle prenne des initiatives - enfin, des initiatives, un bien grand mot, elle s'était contenté de le rejoindre à côté du lit - confirmait que finalement elle y mettait du sien, dans cette découverte. Et qu'elle était curieuse aussi. ça ne faisait que renforcer le désir que William avait d'elle, il devait se tenir pour ne pas déraper et brusquer les choses. Pour ne pas la toucher, en premier lieu, et lui faire toutes sortes de choses salaces qui lui venaient en tête mais qu'elle n'était pas prête à recevoir - pas encore. Ses mimiques traduisaient une question : "je peux te toucher ?". William sourit avec malice. Vas-y, assume tes envies princesse, je vais pas te tenir la main cette fois. Pensées que le jeune homme traduisit par :

          "Fais ce que tu veux princesse, j'suis tout à toi."

         Et c'était vrai, il était entièrement à sa disposition, tout son être était tourné vers elle, vers ce qu'elle allait oser faire, ou pas. Elle le toucha, d'abord timidement, mais rien que ça fit un effet monstre à William. ça faisait si longtemps, et elle le faisait avec une telle innocence, tantôt en le regardant, curieuse de voir ses réactions, tantôt en baissant les yeux vers cette anatomie masculine qu'elle découvrait. Ce n'était pas parfait, elle le serra plutôt douloureusement à un moment, mais après avoir vu une grimace, elle corrigea le tir. Elle apprenait en même temps, et William, lui, sentait qu'il n'allait pas tenir longtemps à ce rythme. Il fallait qu'elle ralentisse, sinon... Anaïs ne vit pas les signaux que lui envoyait le corps tendu de William, alors que lui-même sentait le feu qui était né au creux de ses reins devenir subitement incontrôlable. Au contraire, elle accéléra le rythme, donnant plus de sensation, scotchant William qui, alors qu'il allait faire un geste pour la prévenir, pour l'arrêter, fut paralysé par son plaisir qui déferla. Merde, que c'était bon... Quand il rouvrit les yeux, les jambes tremblantes, il rigola de voir la tête d'Anaïs qui manifestement ne s'attendait pas à ça. Bah oui princesse, j'suis un homme, et tu m'avais jamais touché, et on attendait depuis tellement longtemps que... Un peu remis de ses émotions (il s'était appuyé sur le rebord de la fenêtre derrière lui au risque de se brûler), il sortit un mouchoir d'un paquet sur la table de nuit et commença à essuyer le sperme qui avait atterri sur Anaïs.

           "Attends, je t'en ai mis partout, rigola-t-il. Désolé, j'ai pas pu me contrôler, t'es allée vite à la fin et... C'était trop bon."

          Une fois que ce fut fait, il s'essuya un peu lui-même et froissa le papier avant de dévisager Anaïs, un sourire mutin sur le visage.

          "Laisse-moi te rendre la pareille..."

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Ven 28 Juil - 12:57

William se crispa subitement, pour se détendre aussi rapidement. Mes yeux s'ouvrivrent en grand lorsqu'il se libéra à longs jets sur ma main, et même le reste de mon corps. Mh. Je ne m'y étais pas réellement attendue, à ça. Je pensais qu'il aurait... Qu'il aurait quoi ? Une plus forte résistance ? Bah apparemment non, je ne m'attendais pas à ce qu'il vienne si vite, et c'est paralysée (par peur d'avoir fait une bêtise notamment) que je le dévisageai avec de grands yeux surpris. J'étais... éclaboussée, on va dire.
Je l'avais doucement relâché, et William s'était reculé jusqu'à la fenêtre. Il avait les yeux fermés et, passive, j'attendis un mot, une réaction autre que sa délivrance pour accepter de bouger de nouveau. Il m'avait surprise, peut-être trop surprise, justement. Recouverte de sa semence, je tentai de m'essuyer un peu sur ma culotte et mes cuisses, en vain. Il en avait mis... un peu partout. Particulièrement gênée dans cette situation, le sang me remonta aux joues une seconde fois, et je maîtrisai ma main tremblante comme je le pus.
Quand il rouvrit les yeux, il ria. Moi, murée dans mon mutisme, je fis une moue particulière, un mélange de confusion, de malaise et d'un indescriptible sentiment, peut-être une forme de... réflexion. Une constatation, une réelle pensée sur ces gestes qui avaient dû lui plaire, si j'en déduisais quelque chose de cette réaction. Le jeune homme prit un mouchoir et se rapprocha de moi, pour me nettoyer doucement, le mouchoir absorba la majeure partie de sa semence. Pendant qu'il le faisait, je fixais son visage en me demandant si j'étais censée le remercier ou l'embrasser. Les deux semblaient adéquats dans cette situation mais, perdue dans les méandres de mon esprit, aucune ne parût meilleure qu'une autre et donc aucune ne se départagea. Il se nettoya un peu à son tour et posa juste après sa question. Je ne l'avais pas quitté des yeux, et une simple pensée m'entraîna à accepter : "Si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferais jamais". Nous n'avions jamais été aussi loin, et peut-être cela aurait-il été mieux de l'avoir déjà fait avant, avant la mort de Louis, avant que je ne change radicalement. ça aurait été plus simple, moins difficile pour moi. Mais il était trop tard, et si je ne me lançais pas maintenant, tous nos espoirs seraient réduits en poussière. Tous ses espoirs.
Pour montrer mon accord, je m'avançai, encore et encore, me collai à lui, et finalement je l'embrassai avec douceur, puis plus ardemment en caressant son torse. Et d'instinct, je suivis les courbes de ses muscles et passai une nouvelle fois sur son membre pour que, malgré sa très récente libération, la chaleur ne baisse pas.

- Qu'est-ce que tu veux faire ..? murmurai-je en contrôlant mes très légers tremblements.

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Ven 28 Juil - 13:53

         Une fois remise de la surprise, Anaïs réagit plutôt agréablement en venant à la rencontre de William. Le jeune homme n'était pas superman, il avait évidemment perdu de sa vigueur. Il comptait sur le temps de conduire Anaïs au plaisir qu'il venait de connaître pour redevenir prêt. Et ce n'était pas plus mal qu'il soit venu comme ça, il aurait moins de mal à se contrôler au moment fatidique. Elle passa les mains sur son torse, jusqu'à sa verge encore sensible, pendant que lui restait passif pour la première fois de la soirée. ça n'allait pas durer longtemps, il avait envie de s'occuper d'elle maintenant que la pression était un peu redescendue de son côté. Anaïs ne savait pas trop à quoi s'attendre quand il disait vouloir lui rendre la pareille. Elle n'avait pas l'air effrayée, juste... Un peu troublée. William continua à l'embrasser, encore, puis la fit reculer et basculer de nouveau sur le lit. Il souffla sur une mèche qui revenait dans les yeux d'Anaïs, à quelques centimètres à peine d'elle.

          "Je compte finir ce que j'ai commencé," murmura-t-il d'une voix suave.

          Et c'est ce qu'il s'attela à faire, il lécha, mordilla sa peau en divers endroits, sans jamais lui faire mal, il continua à la titiller à travers sa culotte qu'il sentait humide, il s'attarda sur son bouton d'amour, qui devenait très sensible. Il se nourrissait des sons qu'elle produisait et l'embrassait passionnément quand elle l'attirait vers lui. Il passa finalement la main sous l'élastique de sa culotte, doucement pour s'arrêter à un quelconque signe négatif de sa part. Mais il n'y en eut pas, tout juste fut-elle surprise par ce contact... Inhabituel. Attentif à ses réactions, le jeune homme la caressa, glissa une phalange en elle, la massa là aux endroits les plus sensible. Ce manège dura un certain temps, jusqu'à ce qu'Anaïs n'en puisse plus. Ses gémissements emplissaient la pièce et elle explosa finalement pour la première fois entre ses bras. William, tout sourire, continua à la caresser tandis que son corps magnifique se contractait sous lui, parcouru de spasme. Elle était magnifique quand elle jouissait. ça ne lui donnait que plus envie de la prendre. William ôta ses doigts d'elle tandis qu'elle reprenait doucement sa respiration.

          "Alors, c'était comment ?" demanda-t-il, mutin.

          Inutile d'avoir une réponse, son corps avait parlé pour elle. Content de lui, William attendit un peu puis profita qu'elle flotte encore dans un brouillard heureux pour faire doucement glisser sa culotte le long de ses jambes. C'était bien une vraie blonde, mais pas sûr qu'elle soit très à l'aise si elle s'apercevait qu'il voyait cet endroit de son corps. Lui était de nouveau bien excité, et il enfila un préservatif avant de revenir sur le lit. Ce n'était pas forcément pour y aller tout de suite, il attendrait. Il la rejoignit et l'embrassa passionnément, puis la prévint, positionné entre ses jambes.

         "J'y vais," chuchota-t-il dans la pénombre.

          Il entra en elle lentement, en continuant de la caresser et de l'embrasser. Et quand il rencontra une résistance, il joua des reins pour la percer d'un coup net. Il sentait Anaïs serrée autour de lui, c'était... Divin. Mais ça n'était pas aussi agréable pour elle. Il continua de l'embrasser, l'entourant de toutes les attentions possibles. Il ne pouvait pas vraiment faire mieux.

          "Chut... ça va aller, je ne bougerai pas tant que tu me diras pas de le faire..."

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Ven 28 Juil - 20:27

William me fit une nouvelle fois reculer pour m'allonger sur le lit, sa voix déclencha une nouvelle vague de frisson. Ma peur s'était faite balayer cette douce fièvre encore méconnue, ma tête était vide, je ne pensais plus à rien. A force d'imaginer le pire et de le voir sous forme de vague hallucination, mon esprit avait sûrement décidé de tout mettre à la poubelle, que ce soit important ou futile, bien ou mal, tout ça pour ne plus penser qu'au contact, à William qui, nu au dessus de moi, se livrait à mon corps. Parfois, mon visage se contractait en une légère grimace lorsque je constatai que je n'avais aucun contrôle, qu'il agissait, et que je n'avais même pas la force de dire le moindre mot. Qu'aurais-je dit de toute façon ? Rien, sûrement, mon cerveau tournait à vide, mais ma peau elle : elle me brûlait intensément, j'avais l'impression de sentir des étincelles dans mon entre-jambe, que mon coeur allait exploser lui-aussi. Et les tremblements qu'il créait se révélait sans fin. J'adorais sentir sa langue contre les pores de ma peau, ses mains aussi brûlantes que ma propre chair m'irradiaient d'une insoutenable chaleur. Je soupirais parfois de satisfaction, d'abandon aussi, je ne pouvais être plus détendue qu'en cet instant, plus ouverte à lui.
Ce doux rêve fut remplacé par un brusque retour à la réalité quand William glissa sa main sous ma culotte. J'hoquetai, surprise. Contrairement à tout à l'heure, pas de réelle peur ne me saisit. J'étais... perdue. Et c'était tellement agréable. Dès qu'il toucha cette partie de moi, que personne n'avait jamais touché, je gémis de plaisir. Bordel. Je n'aurais pas cru qu'un simple contact pouvait être aussi bon. Je n'en fus que plus excitée, ma respiration retrouva son rythme saccadé, et elle se cessa brusquement quand il passa un de ses doigts en moi. Mon souffle se brisa durant quelques secondes avant d'être remplacée par un long gémissement étouffé. Il allait me tuer. Je passais de la panique à ce plaisir... Ce plaisir que je connaissais pour la première fois, ce plaisir qui m'était inconnu avant cet instant. C'en était d'autant mieux que c'était lui au dessus de moi, et cette fois j'en étais persuadée. Plus de doute possible, plus de peur possible, je savais qu'il était là, que j'étais dans ses bras, c'était lui et personne d'autre. A force de me pénétrer de ses doigts, une étrange réaction prit place entre mes cuisses. Je ne cherchai pas à la retenir, elle m'emporta de toute manière, rapidement. Surprise, de nouveau, je me serrai inconsciemment, et me mordis violemment la lèvre quand ce feu envahit mon corps entier insufflant paix et bien être. William continua de me caresser, sa main était rassurante, à la fois douce et sèche. Son contact était un miracle, je le savais, je m'en souvenais, et le faire, le faire enfin après tant d'années, c'était... Magique. Je voulais gémir ma joie, parce que j'avais remarqué que, incapable de parler, cette voix sauvage qui s'échappait de mes lèvres retranscrivait parfaitement toutes ces sensations qui me foudroyaient, ou au contraire, m'enveloppaient dans n doux nuage cotonneux bienfaiteur. Je souris à William. Il n'y avait pas de mot pour répondre à sa question.
Je l'aimais, je l'aimais tellement, et c'était inexprimable ce que deux corps pouvaient créer en la présence de l'autre. Je brûlais entre ses doigts. Je fermai les yeux et respirai profondément. Je ne les rouvris qu'en sentant l'abaissement du matelas à côté de moi et... Le visage de William avait remplacé le plafond. Il était désormais au dessus de moi, et un seul coup d'oeil me permit de savoir s'il avait retiré le dernier vêtement qui me couvrait. La réponse était oui. Je frissonnai, mais écartai tout de même les jambes. Il fallait le faire, il fallait sinon jamais... Il prévint. Mes cuisses de contractèrent, prête à encaisser le...
Le choc. Une vive douleur à mon hymen me fit gémir, je serrai mes cuisses autour de lui, crispée par la douleur. La brûlure entre mes cuisses s'atténua un peu, pourtant elle resta bien présente, pulsant à chaque battement de mon coeur. Je m'accrochai à ses lèvres pour ne pas y penser, je lui mordis la bouche, et me cambrai brutalement. Ok ok ok. Plus de doux sentiment de paix et patati patata. ça faisait mal putain ! Je griffai son dos, et mes mains se refermèrent, contractée. Et encore, il y était allée doucement. Je gémis une seconde fois, plus doucement. Ce n'était pas le moment d'abandonner, je n'allais pas lui demander de sortir de là ! Ses mots, sa présence m'apaisèrent un peu. La brûlure (la désagréable) reflua un peu, et je pris une grande et profonde inspiration pour lui répondre.

- Fais... Fais-le William, j'avais ouvert les yeux. Depuis le temps que tu attends...

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Ven 28 Juil - 22:47

          Le sang de William battait à ses tempes. La sensation d'être en elle était... Exquise, indescriptible, terriblement destructrice et elle lui donnait envie de se déchaîner pour atteindre au plus tôt le nirvana. Devoir se tempérer lui demandait une énorme maîtrise de lui-même tant elle lui faisait de l'effet. Il s'efforça de se calmer, la respiration aussi saccadée qu'elle. Il ferma brièvement les yeux, juste le temps de se remémorer leur tentative de Noël. Voilà ce qui arrivera au mieux si tu déconnes maintenant, William... Il rouvrit les paupières et pensa que c'était juste impossible, malgré toute la bonne volonté du monde, d'oublier qu'Anaïs était juste là, sous lui, nue et offerte. Elle occupait ses pensées, ses sens et son cœur. Leurs peaux se touchaient et elle électrisait la moindre de ses cellules. Un goût de sang se diffusa dans sa bouche, il le remarqua à peine. Elle lui donnait tout, son esprit comme son corps, et l'autorisait à lui faire connaître des recoins insoupçonnés de son corps de femme. Il n'avait pas le choix, il fallait qu'il se contrôle. Elle avait mal, peu importe ce qu'il ferait, et peut-être aurait-elle mal encore s'il bougeait en elle. Cette pensée le calma un peu : il ne voulait pas qu'elle ait mal. La seule solution était de se tenir à son écoute, malgré son envie irrépressible de bouger. Quand elle lui donna son aval, William commença de lents vas-et-vient, tout en la fixant dans les yeux. Son regard disait "merci", mais à un moment il dût se concentrer sur lui-même, gémissant. C'était terrible de la sentir aussi serrée autour de lui. Terrible et délicieux. William jura entre ses dents. Du contrôle, du contrôle bordel. Tant qu'il garderait le cap, tant qu'il irait aussi lentement, à cette vitesse mortellement ralentie mais qui lui permettait d'aller le plus profond en elle, de manœuvrer en roulant des hanches pour la faire chavirer, tout irait bien. Réglé comme un métronome, il ressortait presque entièrement et allait le plus long possible en elle, là où personne n'était jamais allé.

          "Merde... Ana... T'es tellement chaude, et... Serrée..." marmonna-t-il, luttant contre son propre plaisir qui montait inexorablement.

            Impossible de dire depuis combien de temps ils y étaient. William avait chaud, l'esprit en ébullition et les muscles raides. Il était calqué sur la respiration d'Anaïs, sur ses prunelles bleues qui le fixaient de temps à autres, sur ses gémissements, sur ses muscles qui se tendaient lorsqu'il touchait un point sensible, sur tout son être qui faisait corps avec lui. Il était à présent certain qu'il lui faisait du bien, et en était heureux, tentait d'étouffer les vagues de chaleur qui montaient en lui, mais elles étaient plus fortes que sa volonté. Seulement, il ne s'autorisait pas à se laisser aller sans elle, mais allait-elle faire de même ? C'était sa première fois, elle ne se connaissait pas et ça faisait beaucoup d'émotions. Il sentait son regard sur lui alors qu'il se battait avec lui-même. Il s'était tant retenu ! Mais il ne voulait pas mettre un terme au plaisir de la jeune femme, et... Ses pensées furent balayées subitement, Anaïs s'était redressée, le surprenant et changeant du même coup l'angle de pénétration, son plaisir fut tel qu'il n'eut pas d'autre choix que de se laisser aller dans un grognement étouffé. Et putain que c'était bon...
           Après être redescendu un minimum sur terre, il se retira, enleva et noua le préservatif, et se laissa tomber à côté d'elle, encore sous le coup de son orgasme. Un orgasme violent, et inattendu, mais magnifique. Il n'aurait jamais pu imaginer ça, mais bordel, ça valait le coup, il n'était pas déçu. Il ne lui manquait plus qu'à avoir l'opinion d'Anaïs, si celle-ci était défavorable, il avait encore toute la nuit pour la faire changer d'avis...

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Sam 29 Juil - 0:16

Mon corps était incendié. Alors que mon cerveau frôlait la surtension, les flammes de ses va et vient semblait me déchirer de l'intérieur. Lui aussi, il était chaud, très chaud contre moi, ardent. Il allait nous consumer tous les deux. Je ne savais plus où mener de la tête, le plaisir prenait parfois le pas sur la douleur, parfois c'était le contraire, et je ne savais dire si mes gémissements avaient des penchants douloureux ou appréciables. Déchirée, c'est pourtant le plaisir qui prit petit à petit dessus. Son souffle se heurtait sur moi, j'entendais ses grognements, ses propres gémissements, il s'enlevait presque entièrement, et revenait en moi plus profondément, pourtant toujours avec douceur. Et c'était bien comme ça, sinon je n'aurais peut-être pas supporté. Je me mordais convulsivement les lèvres, mes mains étaient retombées sur le drap du lit qu'elles serraient pour passer ce qui m'assaillait. Mais au moins William profitait, c'était le principal, je le sentais, dur, en moi. Sa chaleur se couplait à la mienne, son désir aussi, et j'en oubliai pendant un temps ses frottements perdue dans l'océan qu'il essayait de me faire partager. Il y arriverait. Pas aujourd'hui, du moins ce soir, parce ce n'était que notre première fois. Il fallait prier pour qu'il y ait foule d'autres fois à partager. Et cette fois, aucun doute que la douleur sera moins vivace, que les cauchemars seront devenus des mirages dont la couleur perdait de l'éclat. Nous avions passé un cap dans notre vie de couple, je venais de passer un cap dans mon histoire personnelle. C'était différent de Noël cette fois. Il avait été doux, attentif, prévoyant, attentionné, et c'est pourquoi malgré la peur je voulais le remercier pour tout ça, m'offrir à lui, toute entière pour la première fois. C'était même le tout premier à qui je me dévoilais de la sorte, le premier à qui je faisais cadeau de mon corps, de mon être tout entier.
En proie à un combat intérieur violent le jeune homme se débattait contre lui-même. Je voulus l'aider, je voulais... Il se retenait, c'était ça. Je ressentais le plaisir, mais je savais aussi que j'étais trop loin, que lui était trop proche. S'il ne pouvait pas assouvir mon propre désir cette fois, je voulais faire le sien. Je m'arquai brusquement, provoquant chez moi un gémissement de douleur, mon bassin me brûlait de nouveau. Néanmoins, William se contracta à son tour, et je vis sur son visage la même expression que tout à l'heure. Je le savais, je le sentais dans les tressautements de son membre. Mon souffle était toujours court lorsqu'il se releva, se débarrassa de sa protection et s'allongea juste là, à côté de moi. Pantelante, mon désir était toujours là, ardent lui aussi, mais inassouvi. Néanmoins, le plaisir ressenti était assez agréable pour que je m'en contente largement. J'allais attendre que mon corps entier se calmer. Je me savais ruisselante, et transpirante aussi. C'était également le cas de William.
Douloureusement, je me mis de côté pour le regarder, et en bougeant faiblement je parvins à me lover contre lui. Autour de nous, volait l'odeur musquée du sexe. Lui se remettait de son orgasme, moi de ces émotions nouvelles et enfin dévoilées de la soirée. Et, pleine d'inspiration (sachant en plus qu'il n'allait pas parler immédiatement) je pris la parole, juste comme ça, en serrant mon corps nu contre le sien.

- Tu te souviens de notre rencontre ? demandai-je en un soupir. Je n'aurais jamais imaginé vivre tout ça, je n'aurais même pas osé imaginer que tu acceptes de rester dans la même pièce que moi plus de trois minutes, c'est pour dire. Tu étais si... indépendant, presque un bohème. (Je souris) . Je ne sais pas pourquoi je t'ai suivi. Je ne sais pas pourquoi je suis venue te voir, encore et encore. Je pense que mon instinct savait déjà que tu serais le seul et unique qui garderait autant de place dans ma vie. Si je n'étais pas tombée amoureuse de toi, je crois que je ne serais jamais tombée amoureuse, et c'est pour te dire, ça faisait presque trente ans que je t'attendais.

Je lui pris la main, même si la mienne tremblante toujours, et était toujours brûlante. En réalité, je tremblais toujours de tout mon corps, et la température commençait seulement à baisser.

- On peut dire que tu aimes te faire attendre... Mais moi aussi d'un côté. Mais après tant de temps, on peut se toucher, et on a pu le faire. On l'a enfin fait, et... je crois que je ne pouvais pas m'offrir à une meilleure personne que toi.

Des mots bien rares, bien sages, mais pourtant signés par de réelles convictions et d'intenses sentiments.

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Sam 29 Juil - 14:02

William, les yeux mi-clos, nageait encore dans les brumes de plaisir. Il ouvrit totalement les yeux quand elle évoqua le chemin qu'ils avaient parcouru. Ils avaient tout de même mis deux à trois ans à franchir le pas. William avait dû régler des problèmes personnels avant de pouvoir envisager de nouveau une relation durable, et son blocage qui empêchait tout contact physique n'arrangerait pas les choses. Pendant ce temps qui avait tout de même duré des mois entiers, ils ne s'étaient pas vraiment côtoyés... Jusqu'à l'épisode du pyromane. William avait continué à remonter la pente, lentement mais sûrement, tout en soutenant Anaïs comme elle le faisait au quotidien pour lui. Il y était encore, d'ailleurs. Il avait encore des progrès à faire. Pour éviter de s'énerver trop vite comme ça lui arrivait très souvent, pour arrêter de faire des cauchemars toutes les nuits où il n'était pas avec Anaïs, pour pouvoir la suivre quand elle voulait être avec d'autres personnes... Il ne parlait pas directement des progrès qu'il faisait, peut-être les remarquait-elle quand il était avec lui. De toute façon, ils se faisaient par à-coups, sans jamais suivre de ligne droite et fluide. Il faisait parfois un pas en avant et trois pas en arrière. Heureusement, c'était l'inverse la plupart du temps, même si lui-même ne s'en rendait pas vraiment compte. Il avait souvent l'impression de faire du sur place. Mais ici, cette fois, c'était plus une démonstration d'amour à ses yeux, ça n'avait pas grand chose à voir avec ce qu'il - ce qu'ils- avaient entrepris. Et c'était Anaïs qui redoutait le plus ce moment.
Sa dernière phrase lui fit plaisir. Elle ne regrettait pas, c'était tout ce qui comptait. Elle vint s'allonger sur son torse. L'avoir nue dans les bras... Encore quelque chose de nouveau. William souffla sur une de ses mèches. Il secoua la tête, content de savoir qu'à ses yeux il était le seul, mais ne croyant pas au fait qu'elle serait restée seule.

"Non mais tu as vu comment tu es foutue, t'aurais trouvé un autre mec," rigola-t-il.

Il fit une pause, prit le temps de réfléchir à ce qu'elle disait.

"Faut dire qu'on a pas eu vraiment de chance, fit-il remarquer. Ça faisait plus de quinze ans que j'avais pas fait ça... Toujours aussi bien, encore plus avec toi. Tu étais inespérée, j'aurais jamais pensé que je m'intéresserais à quelqu'un un jour... Encore moins que ce serait réciproque," railla-t-il. J'me protégeai en un sens. Y'a encore une grosse marge d'amélioration."

William se mit à jouer avec ses doigts.

"En tout cas j'espère que ça s'est bien passé... Moi j'le refais quand tu veux."

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Sam 29 Juil - 19:39

- Peut-être... Mais je ne l'aurais pas aimé si passionnément.

Je ne me serais pas abandonnée à son étreinte comme je l'avais fait avec toi, je ne lui aurais pas fait autant confiance, je n'aurais pas voué ma vie pour sa survie. Je déposai mes lèvres contre la peau de son torse, et me relevai un peu pour l'embrasser dans le cou, doucement. Moi je n'aurais jamais espéré intéresser quelqu'un, j'étais juste tellement... banale. A vrai dire, j'étais passée de "banale" que ce soit physiquement ou moralement à... différente. Et si c'était dans le bon au mauvais sens, ça, ce n'était pas à moi de juger. Pour être sincère, tant que je ne rebutais pas William, alors ça m'allait. Si mon corps, témoin premier de ce que j'avais vécu et de ce qui m'ensevelissait le crâne parfois, ne le dégoûtait pas alors... tant mieux. Et il l'avait vu, en entier, il le voyait toujours d'ailleurs. Il s'était retrouvé au dessus de moi, il l'avait caressé ce corps, sans gêne, sans pudeur, sans dégoût. Il l'avait embrassé, découvert dans ses moindres recoins, même les plus intimes... Et jamais il n'avait montré un quelconque signe de rebut. Il m'avait aimée, comme si mon corps était aussi propre qu'avant. J'eus soudainement une très très forte envie de l'embrasser. Je libérai ma main qu'il tenait, et je me hissai sur son corps pour me pencher et l'embrasser à pleine bouche, juste pour le plaisir. Sans nous laisser le temps de respirer, je caressai sa peau, mon cœur ayant gagné un rythme plus rapide, et ma langue caressait la sienne.

- Alors on le refera quand tu voudras, murmurai-je en me relevant un peu.



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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Dim 30 Juil - 22:54

          "On verra ça..."

          Anaïs l'embrassa de nouveau, initiative ma foi bien agréable. Et ses mots lui faisaient chauds au cœur. Il était heureux et fier d'avoir eu le privilège d'être le premier - et espérons égoïstement, le dernier - pour elle. William bâilla - elle l'épuisait cette petite. Ce n'était pas souvent qu'il déballait des trucs pareils aussi facilement, ça faisait du bien de s'entendre dire qu'on comptait pour quelqu'un, surtout après ce qu'ils venaient de faire. C'était risqué de mener ça de front tout seul, mais la discussion avant avait mis les choses au clair et Anaïs avait suivi le mouvement. A propos... Maintenant que la tension était retombée, il commençait à faire frisquet. Le lit était fait, il ne manquait plus qu'à se glisser sous les draps. William se déplaça, entraînant plus ou moins Anaïs dans son sillage, il finit par manœuvrer pour soulever la couverture et la rabattre sur eux. Comme ça ils avaient plus chaud. Quoique, pour elle ça n'avait pas grande importance... Et maintenant, que faisaient-ils ? William avait une petite préférence pour l'option dormir pour le moment. Il ne savait pas si Anaïs comptait le refaire cette nuit, ils verraient bien. En attendant... Il fallait se lever, obligatoirement, pour aller éteindre les lampes. Pas d'interrupteur dans une maison abandonnée, malheureusement. Il se fit violence et sortit du lit, avant d'aller éteindre les lampes une à une et souffler les bougies. Bientôt, il ne resta que celle sur la lampe de chevet... Qu'il laissa au bon vouloir d'Anaïs.

          "Tu éteins quand tu veux," chuchota-t-il en retrouvant sa place.

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Mar 1 Aoû - 23:21

William nous recouvra des draps pendant que je m'étais rallongée sur son torse (non sans me serrer contre lui, la tête dans son cou). Il sentait la transpiration, le sexe, et toujours cette odeur naturelle de forêt. Le jeune homme sentait le plus souvent les arbres, parfois la mer selon l'endroit où nous avions passé notre journée. En somme, il sentait la liberté. À moi que la liberté ait l'odeur de mon William. Une réflexion bien philosophique pour mon état actuel de fatigue.
Je râlai lorsqu'il se leva pour éteindre les lumières, contrariée de me retrouver toute seule dans ce grand lit inconnu et très peu accueillant s'il n'était pas avec moi. Je me couvrais des draps alors que le garçon s'occupait d'éteindre toutes les bougies, lampes à pétrole et tout ce qu'il avait pu trouver pour nous éclairer. La pièce semblait s'endormir à son tour, à chaque lumière qui disparaissait. Mes yeux me piquaient, je retins un bâillement de ma main. La dernière lampe, William la laissa allumée, et il me rejoint dans le lit. Je pus savourer la vue de son corps une dernière fois avant qu'il ne vienne à la rencontre du mien, se glissant dans les draps. Je me remis dans ses bras, trouvant cette place merveilleusement agréable. Mes yeux étaient fixés sur la dernière des lumières tandis qu'autour de nous la nuit était tombée. Ultime source de clarté, elle persistait à se tenir éveillée alors que les autres s'étaient faites soufflées.
Je caressai le torse de William du bout des doigts, y traçant de petits dessins invisibles.

- Tu l'imaginais comment notre première fois ? demandai-je en un murmure. Je veux dire : tu l'imaginais dans un endroit comme celui-ci, ailleurs ? Dans la forêt peut-être ou ma chambre... Ou tu la voyais... comme ça ?

J'avais posé mon menton sur son torse pour le regarder.

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Mer 2 Aoû - 21:16

          William passa un bras derrière sa nuque, l'autre reposait sur les épaules d'Anaïs. De cette manière, il pouvait la regarder s'il soulevait légèrement la tête. Heureusement qu'il avait enlevé les toiles d'araignées au plafond, manquerait plus que des mouches crevées leur tombent dessus pendant la nuit. Anaïs le ramena à un sujet de conversation plus... Conventionnel. Ou romantique ? William n'y connaissait pas grand chose en romantisme, d'où son idée lumineuse "bon et si on allait passer la nuit dans une maison inhabitée hein ?". Tiens, est-ce qu'ils étaient censés fêter leur, euh, "anniversaire de couple" ? Enfin, ils étaient ensemble depuis longtemps, plusieurs années, mais à part l'Institut William était incapable de se situer précisément dans le temps. Il fallait dire, pour sa gouverne, que vivre tous les jours le même jour n'aidait pas. A ceci s'ajoutait le fait qu'ils n'avaient pas été un couple normal, même pour des particuliers, à cause de son problème de contact avant très longtemps, alors il n'aurait même pas su dire à quel moment ils étaient sortis ensemble précisément. Quand ils avaient découverts qu'ils comptaient l'un pour l'autre ? Après toutes leurs mésaventures un peu partout dans la forêt ?.. Impossible de savoir. Pour en revenir à la première fois, il était resté si longtemps sans pouvoir la toucher qu'il avait toujours de la peine à croire qu'ils en étaient arrivés là, alors... Après cette réflexion profonde, William ouvrit la bouche pour répondre :

          "Je sais pas, j'y croyais pas trop, mais en même temps je savais que ça allait arriver à un moment ou un autre... Tant que c'était pas à l'Institut moi je disais pas non. Et puis j'ai eu cette idée et je me suis dis qu'avec un peu de chance, ce serait là. Et toi ?"

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Ven 4 Aoû - 11:06

- Peut-être dans ma chambre, c'était l'endroit le plus probable, le seul où on pouvait être à deux en toute intimité... Même si je ne pensais pas devenir...

Ce que je suis devenue. Que mes peurs prendraient à ce point le dessus comme elles l'ont fait. Je me serrai un peu plus contre lui et soupirai bruyamment, sans le cacher. L'Institut n'était pas le meilleur endroit, ça c'était certain. Très peu d'intimité, de liberté, beaucoup de caméras, d'infirmières et d'infirmiers. Et puis... pas de protection. Mais au fond était-ce important d'avoir une protection si nous étions dans des boucles ? Une drôle de question qui nécessitait tout de même réflexion pour ceux désirant une vie sexuelle malgré la jeunesse qui vivait le plus souvent dans les boucles. Pouvions-nous avoir des enfants dans les boucles ? Y avait-il un réel risque ? Pourquoi cela devait-il être dangereux de s'aimer ? Vraiment, pourquoi s'aimer devait-il conduire qu'à différents problèmes d'une gravité étonnante ?
William avait trouvé une protection d'ailleurs, et je doutais fortement qu'il en ait gardé pendant plus de quinze ans dans ces coffres. Avait-il demandé à quelqu'un de la maison ? Je souris intérieurement en me disant d'à quel point ça devait être gênant. Mais au moins, tout « danger » était évité non ?
C'était étrange de se dire que nous avions enfin passé un cap. Tout le chemin que nous avions déjà fait, alors qu'au début je ne pouvais même pas l'approcher alors que là j'étais dans ses bras. Mes efforts avaient fini par payer, et toute ma vie, tous mes actes passés prenaient enfin un sens lorsque je voyais là où j'en étais. Dans ses bras, en vie, avec lui. Je fourrai mon nez contre lui.

- Je m'en doute que tu n'allais pas dire non, qui dit non à avoir une fille nue dans son lit et offerte ? ris-je malgré moi.

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Ven 4 Aoû - 22:42

          Quand la fin de sa phrase se perdit dans le silence, William la sera un peu plus contre lui et lui fit un bisou. Ce qu'elle "était devenue" comme elle disait, n'était pas une fin en soi, même si elle-même avait l'impression de perdre pied, au fond il subsistait toujours une trace de ce qu'elle avait été, et c'était à elle que revenait la lourde tâche de choisir qui elle allait devenir. Si elle voulait redevenir la Anaïs d'avant Louis, c'était malheureusement impossible et elle allait devoir se faire une raison. Mais quelque part, cette expérience l'avait grandie même si la douleur était encore vivace et risquait de le rester un certain temps. Elle n'était plus la même après avoir subie les aléas de la vie, et ils étaient nombreux dans son cas. Quelque part, être particulier et vivre très longtemps sans prendre une ride augmentait grandement les chances de souffrir. Qui, dans une vie aussi longue, aurait eu la chance inouïe de ne pas vivre d'échec ni de deuil ? Y avait-il simplement une chance pour que cette personne existe ? Pour William, même malgré la protection que leur fournissait les boucles contre le temps et le reste du monde, c'était impossible. Un autre problème moins conséquent était que la mémoire s'effilochait avec le temps, et les contours des visages des êtres aimés devenaient de plus en plus flous. Le jeune homme ne possédait pas de photos de sa famille, s'il en avait eu une, peut-être qu'à un moment, en bout d'un certain temps, leurs visages fixés dans le papier glacé n'aurait plus rien signifié pour lui.

          "Tu peux choisir qui tu seras, tu sais, chuchota-t-il avant de prendre part à la blague. Pff t'y connais rien la déshabiller c'est encore mieux !"

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Sam 5 Aoû - 12:40

Je savourai les quelques instants où William resserra ses bras autour de moi, et qu'il me fit un bisou sur le haut du crâne. Ce n'était pas grand-chose, certes, mais ça avait au moins le mérite de me calmer et de m'empêcher de penser à autre chose. Parfois les choses les plus simples (comme un bisou de sa part, quoi que à une époque, ce n'était pas une chose simple, m'enfin) pouvaient soigner tout autant que rassurer qu'apaiser. William avait entre ses mains des dons qui œuvraient sur moi et dont il n'avait pas idée. Je souris.
Qui je serais, disait-il ? Mais qui suis-je au fond, à part une pauvre gamine paumée qui est attaché à un William comme une moule à son rocher ? J'avais besoin de lui et de sa présence, mais ses traits plus sauvages me faisaient surtout penser que, parfois, il désirait être seul, qu'il en avait assez d'avoir un poulpe accroché à son dos qui refuse de le lâcher. J'aime le comparer à des crustacés, ça pose un problème ? Mais maintenant que j'avais répondu à la question "qui suis-je ?" je devais répondre à "que devenir ?". Est-ce que je voulais perpétuer mon rôle d'huître ou est-ce que je voulais évoluer, sincèrement ? C'était une drôle de question. Je voulais vivre avec William, devenir quelque chose avec lui, ne plus m'effondrer pitoyablement, je voulais devenir la traqueuse et non la traquée, celle qui se débat et non celle qui subit. Je n'avais jamais été celle qui subissait réellement, mais disons que le pyromane, sur l'instant, ce n'était pas moi qui lui mettais la misère, l'estre qui a tué Louis je n'avais pas immobilisé immédiatement. J'avais toujours eu un train de retard, et je ne voulais plus avoir de train de retard, je voulais être celle qui en avait un d'avance. Je pris la main de William qui se trouvait au dessus de mes épaules, et formulais une réponse à moi-même, à voix basse, choisissant de ne pas lui en parler tout de suite.
Alors comme ça, la déshabiller, c'était mieux ..? Mh mh, d'accord.

- Tu veux que je me rhabille pour que tu me déshabilles ?

C'était une question à première vue stupide et qui n'inciterait que du rire. Pourtant, je ne savais pas si c'était la fatigue ou le fait d'avoir fait l'avoir fait juste avant, mais cette question était dégoulinante de sérieux. Je relevai les yeux pour voir sa réponse.

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Mer 23 Aoû - 11:49

          Anaïs voulait déjà partir du lit ? Elle n'était pas bien, là ? En fait, William se demanda si sa question était vraiment sérieuse et si elle était capable de simplement se lever pour se rhabiller. Ce genre de question était quand même ambigu. Elle avait envie qu'ils fassent de nouveaux des câlins, ou ?.. Ou alors c'était juste un défi qu'elle lui lançait en écho à ses paroles, sans arrières-pensées. Mais il doutait qu'Anaïs n'ait pas d'arrières-pensées sur ce coup-là.

          "Non... J'préfère te garder pour moi tout seul dans ce lit..."

         Il préférait l'avoir contre lui c'était tout de même bien mieux. Et puis il avait la flemme de quitter le lit de nouveau, même pour faire une chose aussi plaisante que la déshabiller.

          "On peut dormir si t'es fatiguée," proposa-t-il à tout hasard.

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MessageSujet: Re: Juste pour une nuit...   Sam 26 Aoû - 23:36

Pas de souci, pensai-je intérieurement. Je fermai les yeux quelques secondes et respirai calmement son odeur. Rester là, sur lui, n'allait certainement pas me déranger. J'y étais tellement bien. Je retins à bâillement et je souris. Je caressai sa peau du bout de mon pouce, puis relevai les yeux vers lui, un léger sourire planant au coin de mes lèvres. La lampe projetait sur lui une lumière orangée, chaude, qui brillait dans ses pupilles. Il était beau mon William. Je l'adorais, tout simplement. Je me redressai, et me retrouvais à quatre pattes au dessus de lui pour l'embrasser doucement. Puis je relevai un peu la tête pour planter mes yeux dans les yeux.

- Quoi ça t'en tant épuisé de me faire l'amour ? Je pensais que tu aurais plus d'énergie en stock, murmurai-je à quelques centimètres de ses lèvres.

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