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 Institut - Patient n°33

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MessageSujet: Institut - Patient n°33   Ven 12 Mai - 13:52

Ceci est une histoire. Mon histoire. Comme celle de n'importe qui, elle est parcourue d'embuches, à l'exception près que je vis depuis très longtemps. Il m'est arrivé un jour une chose qui m'a pourri la vie durant des décennies, qui a cassé la personne que j'étais alors et en a fait de la bouillie. Il m'a fallu recoller les morceaux, sortir de cette boucle infernale qui me torturait. Arrêter de m'en vouloir, de me punir inconsciemment en me mettant en danger pour rien. Cela ne s'est pas fait en un jour. Cette histoire est, en quelque sorte, le chemin que j'ai parcouru pour trouver la paix.

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« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »





Dernière édition par William O'Leary le Dim 21 Mai - 21:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Institut - Patient n°33   Dim 21 Mai - 21:02

J41. Essai concluant n°1 : Le sujet semble pour la première fois pleinement en possession de ses moyens psychologiques

"Pourquoi avez-vous tenté de mettre fin à vos jours ?"

William leva les yeux vers le psychologue. Il n'avait pourtant pas l'air stupide. Alors pourquoi cette question idiote ? La réponse coulait de source. Il n'était pas à l'Institut pour rien : s'il avait tenté de se suicider, c'était pour mettre fin à la souffrance qui le rongeait. Sa plus grande faiblesse était de n'avoir jamais pu tourner la page. Comme les imbéciles niais devaient être heureux ! William aurait tout donné pour oublier et effacer cette page de sa mémoire, quitte à y laisser tous ses souvenirs heureux avec ces personnes, à en gommer leur existence même de ses souvenirs. Il était prêt à faire ce sacrifice pour pouvoir enfin sortir de la prison de son esprit, en finir avec les hallucinations perpétuelles et les cauchemars sans fin. Il était arrivé à un point si extrême, ce jour-là sur la falaise, qu'il avait failli entraîner Anaïs dans sa chute. Anaïs... Son image était encore si claire dans sa tête à ce moment précis qu'il préféra ne rien répondre, attendre de l'admirer avant qu'elle se dissolve dans son cerveau abruti de médicaments. Une chance qu'ils aient ajusté les dosages pour qu'il puisse parler et rester conscient, car ce n'avait pas toujours été le cas. Il acceptait les analgésiques car, sans ça, ses peurs devenaient incontrôlables. Et elles lui faisaient complètement perdre les pédales. Ils avaient réussi à ajuster le traitement, mais ils ne savaient pas combien de temps durerait ce compromis trouvé entre la chimie et la violence qui l'habitait. Combien de temps avait-il ? Des minutes, des heures ? Il avait la tête dans les nuages et la bouche pâteuse. Mais il était alerte. Plus qu'il ne l'avait été depuis lui semblait-il une éternité. Pleinement conscient de sa situation.
William leva les yeux vers le docteur. Celui-ci le regardait, attendant effectivement une réponse.
"Parce que je ne voulais plus les voir."
Tous ses fantômes s'étaient fait la malle, pour une fois. Pourquoi fallait-il parler d'eux alors qu'il était en paix ? De plus, il se fatiguait très vite. Il n'avait pas eu une nuit complète depuis très longtemps, comme le prouvaient ses cernes et ses traits émaciés. Si on le laissait dormir, il pourrait...
Il ne fallait pas rêver. S'il dormait, il savait très bien que la réalité et la fiction allaient s'inverser une fois de plus, et qu'il allait se réveiller en sursaut à cause de ses cauchemars. Tant pis. Il prenait le risque : il avait trop besoin de sommeil pour cracher dessus. Un instant, il espéra même ne jamais se réveiller. Ce n'était pas la première fois que ça lui avait traversé l'esprit.
"Qui voyez-vous ?"
William dévisagea le docteur. C'était une question à laquelle il ne voulait pas répondre, et nul doute que son interlocuteur l'avait pressenti. Que faisait-il ? Il tentait de le tester ? Son patient n'allait pas répondre et il voulait savoir comment il allait éviter la question ? Très bien. William décida de rentrer dans son jeu et se renfrogna.

"Personne.
- Je répète ma question : qui voyez-vous ?
- Personne, je vous dis !
"

Le jeune homme se leva si brusquement que sa chaise valsa. Le docteur ne broncha pas, leva à peine la tête de ses notes, se contentant de le fixer. Il avait compris son petit manège. Les infirmiers rentraient déjà dans la pièce pour éliminer le malade qui avait fait exprès de manifester de la violence. Quoi de mieux pour éviter sa question ? Le psychologue se leva.

"Vous êtes intelligent, William. N'essayez pas de me faire croire le contraire. Nous nous reverrons sous peu."
William le dévisagea. Il n'en avait pas grand chose à faire, de ce que pouvait croire le spécialiste. Il avait écourté l'entretien comme il le voulait, c'était le principal. Il n'attendait que les calmants qui allaient abréger sa courte période de lucidité.
Quelques instants plus tard, il était allongé sur son lit, complètement abruti de médicaments. Il s'en fichait, il allait enfin pouvoir profiter d'un peu de calme... Jusqu'à la prochaine fois.

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MessageSujet: Re: Institut - Patient n°33   Sam 3 Juin - 12:53

Le Piano




Ils l'ont mis dans ma chambre. Il était d'un noir profond, un noir de jais poli. Un vrai piano, un piano droit je crois, je n'y connais rien en piano. Il me faisait mal aux yeux, noir au milieu de tout ce blanc. Il était éclairé par des néons, parce que, de toute façon, il n'y a que des néons ici. J'ai mis deux jours avant de l'approcher. J'étais complètement perdu, et je n'avais aucune idée de ce que j'étais censé faire avec un instrument, moi qui n'en avait jamais joué de ma vie. Pour moi, le piano comme le violon ou tous les instruments nobles d'orchestre, c'était pour la noblesse. Pour les personnes qui avaient de l'argent et qui pouvaient se permettre de le gaspiller dans autre chose que les besoins quotidiens. Certes, j'avais déjà écouté de la musique, il y avait bien un ou deux de mes oncles qui animaient lors de fêtes de famille avec de vieilles guitares, et puis les chants à l'église. Mais ça remontait à loin : après, il y avait eu la guerre, et alors plus personne ne pensait à jouer de la musique. Lorsque j'avais été expédié hors du temps, j'avais appris que nous avions gagné la guerre et les personnes avec qui j'étais avaient accès à de la technologie que je ne connaissais pas. Les cédéroms, quelques cassettes, et même un tourne-disque, il en venait de partout. Certains nous cassaient les oreilles avec leur musique, ça faisait parti de la vie en communauté. Je ne m'y étais jamais intéressé plus que ça. Il y avait bien quelques mélodies que j'aimais bien, mais je les avais vite oubliées...
Pourquoi avaient-ils mis un piano dans ma chambre ? J'ai eu beau essayer de poser la question à l'infirmier qui venait m'apporter les repas lorsque je n'étais pas trop amorphe, personne ne me répondit. Alors, comme de toute façon je n'avais que ça à faire et de toute façon rien à perdre, je l'ai regardé de plus près. Il était si brillant que j'avais l'impression que j'allais le salir rien qu'en le regardant. Il avait des touches noires et blanches, comme tous les pianos, mais c'était la première fois que j'en voyais un d'aussi près. Une chose aussi belle dans une cellule d'hôpital psychiatrique, ils n'avaient pas froid aux yeux. Je le contemplais pendant des heures, jusqu'à connaître par cœur le nombre de touches, de noires, de blanches... Non pas que ça me servirait plus tard, mais il fallait bien que je m'occupe. Quand je ne parlais pas tout seul, je parlais au piano. Quitte à divaguer, autant voir les choses en grand.
Ils ont dû trouver ça inquiétant, car, le lendemain, un homme habillé en civil débarqua. Assis au milieu de la pièce, je suis resté là à le regarder, en me demandant si oui ou non il était réel. J'en conclus que oui, parce qu'il avait un costume beaucoup trop cher et excentrique que je n'aurais jamais pu imaginer seul. Après avoir détaillé sa tenue, je m'intéressai à sa trogne, et oh surprise ! Il ressemblait comme deux gouttes d'eau à l'un des infirmiers qui venait quotidiennement drogué le pauvre patient que j'étais. Donc, soit il avait un frère jumeau que je n'avais jamais vu, soit il s'était habillé en civil pour prendre le thé avec moi. L'avais-je déjà frappé, celui-ci ? Peut-être. Non, certainement. Il m'était impossible de me faire une idée précise : j'avais quelques petits problèmes de mémoire quand il s'agissait de mes épisodes de crise. Mais que faisait ce type dans ma cellule ?
Il me regardait, je le regardai. On aurait presque pu se méprendre sur notre relation tant le blanc qui suivit fut long.
Et vraisemblablement gênant pour lui, puisqu'il toussota.

"Bien, William, je suis ici pour vous donner des leçons de piano."

J'attendis qu'il ajoute quelque chose de censé pour rattraper cette proposition complètement loufoque. Rien ne vint. D'où ma réaction parfaitement justifiée :

"Hein ?
- Vous avez très bien entendu. Ordre de Vladimir, comme essai thérapeutique.
"

"Essai thérapeutique" de mes fesses, mais je le découvris plus tard. Toujours était-il que je suis resté à le regarder comme s'il était une créature exotique incompréhensible. Pour moi, c'était tout comme. Il ne plaisantait pas.

"Veuillez vous lever, s'il vous plaît. Nous allons commencer."

J'obéis lentement parce que je n'étais pas en très grande forme. J'étais dans un bon jour, ce jour-là, car sinon j'aurais tout envoyé valser. Mais pas aujourd'hui. Je ne sais pas pourquoi. Je m'assis sur le siège, m'attendant à ce que tout disparaisse d'un moment à l'autre. Je me souviens avoir pensé que ce n'était pas tout les jours qu'on faisait un rêve aussi bizarre. L'infirmier se tint à distance de moi, il était au courant depuis le temps. Il me fit me décaler jusqu'à ce que je sois au bout du piano, du côté aigu. Ainsi il pouvait se placer du côté grave, avec quelques précautions en observant mes réactions. Il avait raison, parce que je me tendis : c'était très limite question distance. Je ne savais pas quoi faire ni pourquoi Vladimir voulait me faire apprendre le piano. Sérieux, il m'avait bien regardé ?

"Nous parlerons français à partir de maintenant," dit-il le plus naturellement du monde.

J'eus du mal à le comprendre, le temps de mon cerveau fasse la relation entre la langue qu'il avait utilisé et ses paroles, cent ans s'étaient écoulés. Je savais qu'il m'arrivait de jurer en français ou de parler français à mes fantômes - le psychologue m'avait fait voir une vidéo de moi en train de délirer, c'était assez déroutant - mais ça faisait très longtemps que je n'avais pas eu de discussion dans cette langue. Je restai à le dévisager encore une fois, dépassé par la situation. Il dût me prendre pour un arriéré mental, mais à vrai dire, je m'en fichais. Quand est-ce que quelqu'un allait enfin m'expliquer pourquoi un infirmier en costard débarquait soudain avec l'idée saugrenue de m'apprendre le piano ?

"M'avez-vous compris ?" demanda-t-il, certainement en songeant que tout ceci n'était qu'un ramassis de stupidités.

ça se voyait sur sa tête.

"Oui, prononçais-je avec un peu d'hésitation. Vous êtes sérieux ?
- Tout à fait. Observez, s'il vous plaît."

Sans me laisser le temps de réagir, il me nomma les notes en illustrant ses propos en appuyant sur les touches l'une après l'autre. Je restai à l'observer. Comment se faisait-il qu'il parle français ? Bon, d'accord, je ne devais pas être le seul français ici, mais tout de même...

"William ? Qu'avez-vous retenu ?
- Euh...
- Eh bien allez-y, faites-le, le piano ne va pas vous mordre.
"

En posant mes doigts sur les touches, je me rendis compte de deux choses : tout d'abord, je n'abîmais pas le piano en posant mes mains impies dessus, et ensuite... Ce que venait de faire M. French avec tant de facilité était en vérité rudement dur pour moi qui n'avait pas l'habitude.
Il me montra à distance comment positionner mes doigts correctement, et après des efforts acharnés, je réussis à faire sonner quelques malheureuses notes. Elles me semblèrent rudes, elles s'entrechoquaient entre elles alors que les siennes s'élevaient dans l'air et s'assemblaient harmonieusement. Mon orgueil mis à mal, je me surpris à être jaloux de sa technique. ça semblait si facile quand on le regardait ! Il me montra toutes sortes d'exercices destinés à m'habituer à jouer. Je l'écoutai attentivement, décidé à prendre ma revanche. Ce n'était pas une boîte de bois poli qui allait avoir le dessus sur moi. Même si j'étais habile de mes doigts pour grimper, lancer des couteaux, sculpter et même tresser, cela n'avait rien à voir.
J'avais mal aux poignets et aux doigts lorsqu'il me laissa en tête-à-tête avec le piano.

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MessageSujet: Re: Institut - Patient n°33   Ven 4 Aoû - 23:44

Il y avait... Comme un bourdonnement incessant dans ses oreilles, et au loin des voix qui se rapprochaient doucement.
- Non mais ça va pas ? T'aurais pu le tuer ! J'étais à deux doigts de t'entendre lui exploser la tête !
Non, elles ne se rapprochaient pas, c'était lui qui revenait à lui. Maintenant il sentait la douleur, vraiment bien. Il était passé sous un camion ou quoi ?
- J'y peux rien, j'contrôle pas toujours ma force, on combat pas quand on est dans la lune aussi, et puis...
- Chut, il se réveille ! ça va William ? Tu te sens bien ?
Le jeune homme ouvrit les yeux à demi, et porta la main au côté droit de son visage qui le brûlait.
- Oooh merde, fit-il (en s'asseyant, il vit trente-six chandelles). J'ai le visage en steack tartare, il s'est passé quoi ?
Une fille très jolie, aux traits fins qui laissaient deviner des origines asiatiques, venait de reporter son attention sur William après avoir engueulé la montagne de muscle qui faisait trois fois sa taille et quatre fois son épaisseur, un black impressionnant qui avait toujours la banane... Sauf à cet instant, il avait l'air plutôt ennuyé et penaud. La mémoire revint à William, il était en plein combat avec , (c'était son nom), mais était ailleurs mentalement quand il avait fait une erreur. Il avait entendu le sifflement caractéristique d'un poing qui fend l'air, puis plus rien. Chilla se dressait de sa (petite) hauteur, mais elle paraissait bien plus grande que d'habitude quand elle était en pétard. La brave jeune fille timide se transformait alors en molosse. Ah, et une autre précision : elle était aveugle.
- Il s'est passé que cette espèce de demeuré t'a frappé comme un taré et que j'ai hésité à appeler Fred, on se serait bien fait engueulé.
Ils étaient toujours dans la salle d'entraînement, sur la partie tatami qui résiste à un peu près tout. On l'avait allongé sur un banc un peu plus loin. Ils tenaient leurs distances de trois bons mètres de lui, au courant de son... Problème.
- Excuse mec, t'es tellement difficile à choper que quand je t'ai eu j'ai pas réfléchi. Tiens, ça fera moins mal, dit-il en lançant un sac de glace sur le banc à côté de lui.
William haussa les épaules. C'était de sa faute, il savait à quoi s'en tenir quand il rentrait sur le tatami. Mais on lui avait appris qu'Anaïs allait venir lui rendre visite et c'était plus fort que lui, il ne pouvait pas s'empêcher de penser à elle. Apparemment, on lisait en lui comme dans un livre. Chilla croisa les bras sur sa poitrine en marmonnant quelque chose qui ressemblait à "on aurait dû te faire examiner directement", mais William voyait à sa mine que sa colère retombait peu à peu. Tant mieux, il valait mieux qu'elle ne lui en tienne pas rigueur. Par contre, William aurait sans doute l'obligation de voir Isaac et il se raidit à cette mention. Eh merde. Il détestait qu'on le touche. Il ne le supportait pas. Enfin, il verrait bien. En attendant, la glace lui faisait un bien fou. Il posa sa tête contre le mur derrière lui, la glace dans une main et le regard dans le vague. Anaïs allait bient...
- Tu penses à ta copine, hein ?
William jeta un coup d’œil à la ronde. Chilla s'était absentée, il ne restait plus que le black bon enfant.
- Ouais. ça se voit tant que ça ?
- T'es beaucoup plus concentré d'habitude, et y'a pas beaucoup de choses qui te font dévier du "droit chemin". Tu me la présenteras, un jour ?
William reposa la tête contre le mur et sourit.
- Ouais. Tu verras, elle est géniale.

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