Partagez | 
 

 Le Chalet - Home sweet home

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 14 Mai - 10:45

         Anaïs lui apporta un plaid. William le remarqua après coup car ses tremblements diminuèrent de manière conséquente. Au moins il n'avait plus l'impression d'être atteint de la maladie de Parkinson, et il avait plus chaud. Il venait de se rendre compte qu'il s'était entaillé les paumes en ramassant le verre et que par conséquent mieux valait éviter de salir le plaid. Il referma ses mains sur les entailles dans une vague tentative pour ne pas en mettre partout. Ce que dit Anaïs lui fit du bien. Elle lui parla comme à un gamin au début, mais au point où il en était, ce qui comptait était uniquement ses paroles. Elle disait que la présence de William était indispensable dans sa vie, mais il avait encore du mal à y croire. Pourtant, le jeune homme n'arrivait pas à lui en vouloir, et il sentait que malgré toutes les horreurs qu'elle avait dit - qu'ils s'étaient dits - il était incapable de lui faire la tête, ni de la repousser bien longtemps. Pardonnait-il trop facilement ? Peut-être, peut-être réagissait-il ainsi aussi parce qu'il n'y avait rien à pardonner. Son opinion de lui-même n'avait jamais été au beau fixe depuis la mort de Vince à cause de la culpabilité qui l'avait rongée et mise à mal pendant des années. Il ne voulait pas qu'Anaïs suive ce chemin mais il ne savait pas comment le lui éviter. En ébranlant William de la sorte, elle l'avait fait douter un peu plus de lui, avait appuyé où ça faisait mal en lui annonçant que ses craintes étaient fondées et qu'elles s'étaient déjà réalisées sans qu'il s'en rende compte.
         Mais il avait aussi appuyé sciemment là où ça faisait mal. Il avait évoqué Louis, et Anaïs était incapable de parler du télépathe sans s'en sentir blessée. Malgré ça il l'avait quand même mis sur le tapis. William s'en voulait. Il lui pardonnait parce qu'il ne savait pas comment faire pour être en colère contre elle mais il ne pouvait pas simplement passer l'éponge sur ce qu'elle avait dit. Il y avait trop de réalité là-dedans, et ça lui faisait énormément mal de l'admettre mais c'était la vérité. Par contre, même plus bas que terre, il ne pouvait pas la laisser l'accuser d'avoir laissé tomber dans la jungle. Il comprenait combien ça avait pu être déchirant de le voir comme ça, mais il avait vraiment essayé d'aller jusqu'au bout. Il avait fait du mieux qu'il pouvait, avec les moyens du bord. Ouais, bah c'était pas assez, lui souffla une petite voix tandis qu'il regardait ses mains, une boule dans la gorge. Il avait du mal à reprendre contenance et se sentait plus vulnérable que jamais. Sans s'en rendre compte, il était naturellement venu s'appuyer sur l'épaule d'Anaïs qui s'était installée à ses côtés. Il sentait aussi son regard sur lui et évitait lui-même de la regarder.

         "Je suis désolé d'avoir mis Louis sur le tapis. Et pour dans la jungle, je..."

          Il avait la voix cassée malgré ses efforts. Émotions ou conséquence du plongeon dans le lac ? Il n'aurait su le dire, très certainement un peu des deux.

         "J'ai jamais voulu t'abandonner, je..."

          Il porta de nouveau la main sur son flanc gauche, fit la grimace en se rappelant malgré lui la douleur, le sifflement horrible de ses poumons et secoua la tête en tentant de chasser cette impression encore trop vivace. Il ne trouvait plus ses mots.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1054
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 14 Mai - 13:34

William s'excusait. Ce n'était aucunement à lui de le faire, et cela m'apparut aussi clair que de l'eau de roche. Il n'avait rien fait si ce n'était subir mes horribles paroles. Je m'en voulus encore un peu plus pour sa culpabilité qui n'avait rien à faire là et que j'avais moi-même provoquée. Me yeux brillèrent de tristesse, je baissai les yeux sur mes propres mains que je tenais l'une dans l'autre, sans trop savoir qui en faire. Sa voix était brisée quand il parla. Je déglutis, secouai la tête et le regardai de nouveau. Je découvris une coupure en bas de sa joue, proche du menton. Il s'était rasé, là en était la raison. J'approchai mes doigts de la coupure après m'être levée. William fuyait mon regard. Toujours. Il ne voulait pas me regarder, ou n'osait pas, en déduis-je. Qu'est-ce que je pouvais faire ? Qu'est-ce que je pourrais faire qui aurait plus d'impact que de simples mots ? J'avais beau lui répéter, lui assurer que tout ce que j'avais dit était faut : il resté blessé, et il n'y croyait pas. Je l'avais blessé plus violemment que jamais. Et s'il ne me croyait plus jamais ? S'il estimait que mes sentiments n'étaient rien du tout ..? Je serrai les dents. Lui prouver d'une manière physique, et réelle arrangerait peut-être les choses. Peut-être.
Je levai un peu le plaid pour avoir accès à son visage et lui fis des bisous dans le cou, avec douceur et lenteur en gardant plus longtemps mes lèvres contre lui. Ainsi, mon souffle caressait sa peau, et je respirai un peu plus profondément son odeur, couplée avec l'odeur du savon que ses cheveux mouillés portaient encore. Je passai une main sur son visage pour caresser sa joue et approfondis un peu plus mes baisers, en remontant sur la ligne de sa mâchoire, sa joue et enfin la commissure de sa bouche. J'étais proche de ses lèvres, j'hésitai quelques secondes en le regardant, d'abord observant ces dites lèvres, et enfin ses yeux et son visage tout entier.

- C'est à moi de m'excuser, pas toi.

Une fois ces mots dits je l'embrassai définitivement.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 14 Mai - 15:24

          William aurait pu se dégager alors qu'il sentait le souffle d'Anaïs contre son cou. Il n'en fit rien. Il ne savait pas trop pourquoi. Il avait envie de se laisser tenter, envie qu'elle agisse sur lui comme elle l'avait toujours fait : son toucher l'avait toujours apaisé autant qu'il l'électrisait. Là, en l'occurrence, il attendait qu'elle fasse taire ses peurs et ses doutes, une bonne fois pour toute. Qu'elle les emporte où elle voulait, les enferme à double tour loin de lui, ou, mieux, qu'elle les détruise. Mais il n'était pas naïf : ils reviendront bientôt aussi vifs que la première fois. Immobile, il frémit quand les lèvres de la jeune fille tracèrent un chemin sur sa peau. ça marchait. Il se détendit et était bien incapable de penser à autre chose qu'aux sensations qu'elle faisait naître en lui. Il sentit ses doigts courir le long de sa joue, découvrir sa coupure, et pour finir elle l'embrassa. Par ce geste, elle signait en quelque sorte un amnistie momentané. La guerre couvait toujours, mais le conflit était suspendu. Il avait besoin d'elle pour ne plus penser. Et pour l'instant, il n'avait pas fait de geste pour aller vers elle et lui signifier qu'il passait l'éponge sur ce qui s'était passé. C'était à lui d'aller vers elle, maintenant. Elle l'ensorcelait complètement. Alors qu'elle allait se séparer de lui William la retint, la fixa dans les yeux et l'embrassa de nouveau, lentement, avec une fougue à peine contenue. Il voulait profiter de ce moment avec elle. Fiévreux, il s'empêcha de la déshabiller sur le champs, mieux valait ne pas tenter le diable alors qu'ils venaient tout juste de se retrouver. Par contre, il la hissa sur ses genoux et referma ses bras autour d'elle.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1054
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 14 Mai - 17:58

Il n'avait rien dit durant tout le long, mais il ne m'avait pas repoussée lorsque je l'avais embrassé. Un bon point non ? Quand je redressai la tête, il accepta enfin de me regarder. Enfin. Et contre toute attendre il m'embrassa de nouveau, à ma plus grande surprise. Peu de temps après je fus sur ses genoux (et moi qui avais dit que je ne le ferai pas ..! Cette fois c'était indépendant de ma volonté, promis, il m'y avait mise sans demander mon avis et... Certes, je n'aurais pas dit non à une proposition aussi alléchante mais quand même, je tenais à préciser que j'avais presque tenu mes paroles).  Et ses baisers se firent plus ardent, presque... impétueux. Je lui répondis sans aucune hésitation, prenant cette réaction de sa part comme un semblant de pardon. Je comprenais dans ces gestes qu'il m'acceptait toujours malgré ce que j'avais pu dire de lui, que la situation n'était peut-être pas si grave, mais surtout qu'il m'aimait quoi que j'aie pu dire. Il ne savait pas à quel point j'aurais été détruite s'il m'en avait réellement voulu, à quel point ma douleur m'aurait étouffée et assassinée. Pire que quand mes parents m'avaient jetée, pire que quand Louis était mort, pire que tout. Il passa ses bras autour de moi, comme je l'avais tant voulu pour me réconforter tout à l'heure, et je fis la même chose en posant mes bras sur ses épaules, mes mains dans son cou. C'était drôle comment, même lorsque nous étions en froid, je désirais le prendre des bras, réclamer son aide, l'embrasser et chercher du réconfort dans son étreinte à la fois puissante et chaude. Comme quoi, quoi qu'il nous arrive, qu'importe ce qu'il pourrait me dire ou qu'importe la situation il était mon dernier refuge. Une place calme et rassurante, un des dernier endroit où je pouvais encore me sentir chez moi.  
Je fis glisser ma main de son cou à son torse, et retins de justesse le plaid qui faillit tomber. Sans discontinuer notre embrassade, je parvins à le remettre sur ses épaules et repris ma petite affaire en caressant son torse dans sa longueur. Quand j'atteignis sa cicatrice chirurgicale, il y eut une légèrement bosse sur sa peau comme preuve que cette histoire était toujours très très récente. Cela me déconcentra durant un temps, et ma bouche se désynchronisa de la sienne. Je relevai les yeux vers lui.

- Je suis tellement désolée, soufflai-je.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 14 Mai - 19:30

          William respirait plus correctement, et son mal de tête s'était un peu dissipé au fur et à mesure que la pression qu'il s'était mis redescendait. Lui devenait par contre moins réactif à cause de la fatigue qui lui retombait dessus, mais ça lui convenait ainsi. Quand il l'avait dans les bras, les choses allaient tout de suite mieux. Tout ce qui s'était passé, la dispute, les paroles échangées, les peurs qui s'étaient exprimées et le doute qui subsistait encore semblait futiles, sans importance. S'ils arrivaient malgré tout à rester en contact, à s'exprimer, ça voulait dire que le pardon était une option envisageable, qu'ils étaient sur la bonne voie pour rester ensemble. Et William savait qu'ensemble, on surmonte bien plus de drames. Si l'un déviait de la route ou regardait sans cesse dans le rétroviseur à la recherche d'un passé qui n'était plus, l'autre le ramènerait sur les rails. Quelque fois, oui, cette belle équation dérapait, ils se heurtaient et ça faisait des étincelles. Mais, curieusement, leur couple avait tenu. Il continuait à respecter sa force et sa détermination. Il savait qu'elle n'avait pas que des qualités mais ses moments de faiblesse faisaient aussi partis d'elle et il aimait sa personne toute entière... Et il voulait le lui montrer. Pour l'instant, elle culpabilisait surtout de ce qui s'était passé. William ne voulait plus y penser, mais prit tout de même le temps de lui répondre :

           "C'est pas grave, jolie fille. C'est pas grave..."

          Il l'embrassa de nouveau, avec tendresse et douceur, cette fois. Il se sentant plus calme depuis que la fatigue avait repris le dessus sur ses angoisses. Il avait aussi cessé tout à fait de trembler. Par miracle, elle parvint à retenir la couverture qui glissait inévitablement. C'était pas grave, près d'elle il n'avait plus froid. Elle fit glisser ses doigts sur son torse, et il la laissa faire en prenant le temps de détailler son corps parfait et ses formes si sexy, qui se devinaient sous son tee-shirt noir. Celui-ci le gênait dans son exploration, et après quelques minutes, il chercha à le lui enlever. Elle l'aida en levant les bras et le vêtement atterrit par terre. Elle apparut en soutien-gorge devant lui. William la dévisagea avec intensité. Ils étaient presque à égalité. Il parsema son corps de baisers sans lui ôter tout de suite son sous-vêtement. Il lui prit le poignet et l'embrassa doucement, à l'endroit de sa cicatrice, puis remonta progressivement jusqu'à son épaule. Il procédait avec lenteur et minutie, pour découvrir son corps peu à peu, comme si c'était leur première fois. Il ne se lassait pas de ses courbes entre ses mains, de sa peau contre la sienne. Il la regarda en faisant glisser l'une de ses bretelles sur son épaule nue, puis l'autre. Elle l'aida en saisissant ses cheveux pour lui laisser le champs libre et il passa une main derrière son dos pour finalement dégrafer son soutien-gorge qui tomba à son tour sur le sol. Le jeune homme ne chercha pas à s'occuper de sa poitrine mais embrassa à pleine bouche Anaïs, et l'attira contre lui en passant ses bras autour de sa taille, jusqu'à ce qu'elle soit collée à lui, à moitié dévêtue et terriblement attirante.
         C'est à ce moment que quelqu'un entra dans la pièce par la porte qui donnait justement sur la cuisine.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1054
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 14 Mai - 21:43

William mit quelques minutes avant de se dire qu'entre nous trois il y avait un problème. Et quand je parlais de nous trois c'était lui, moi et mon t-shirt, voire nous quatre peut-être s'il comptait le soutien-gorge qui se cachait en dessous. En attendant il m'embrassa avec douceur, et je sentis mon petit coeur se gonfler de bonheur et de quiétude. Quand il eut assez de ce t-shirt, je fis le même mouvement qu'hier pour l'aider : je levai les bras et le tissu glissa sur ma peau. Ses yeux se posèrent sur moi, en partie dénudée, et je me surpris à espérer que ce regard ne change jamais. Que jamais il ne baisse en intensité parce que j'avais merdé d'une façon ou d'une autre. Je priai en cet instant pour que jamais mon amour ne faiblisse et que jamais il ne se lasse de moi. Je voulais sentir ce même regard sur moi pour toujours, je voulais réussir à insuffler tous mes sentiments dans mes yeux, comme il le faisait.. Je voulais qu'en un regard il comprenne toutes les choses que je ne parvenais pas à dire à haute voix, ou qui paraissait totalement futile. Je ne fus plus hypnotisée par ses yeux lorsqu'il se pencha pour embrasser ma peau ; j'en frissonnai. Je fus à la fois surprise et intimidée lorsqu'il me prit le poignet et se mit à embrasser mes anciennes cicatrices. Elles n'étaient plus toutes jeunes désormais, et on peut dire que je m'y étais habituée, même si le souvenir de leur création était toujours douloureux. J'acceptais qu'il les voit, qu'il les regarde, qu'il les touche, et heureusement d'ailleurs, sinon ça voudrait dire que je ne m'en étais jamais remise, simplement que lorsqu'il le faisait, l'amour et le bonheur se confondaient avec les cauchemars et la douleur. Des sensations... grisantes, mais je savais depuis longtemps que tout perdait son sens lorsque nous commencions à aller plus loin, qu'il me chamboulait. Il remonta un peu plus ; je frémis. Ses doigts poussèrent les bretelles de mon soutien-gorge lentement, avec finesse et lenteur. Je l'aidai en relevant mes cheveux pour qu'il atteigne l'agrafe de mon sous-vêtement, il le retira également puis le laissa tomber au sol. A peine fus-je libérée de mes vêtements qu'il m'attrapa par les hanches pour me coller à lui et m'embrasser à pleine bouche. Je ne pus qu'obtempérer, et approfondir le tout en déposant mes mains sur son cou.
Et, à un moment, sans que je ne comprenne pourquoi, un élément perturbateur vint interrompre notre affaire, élément dont je me serais bien passée. Je sursautai en entendant un grincement léger de porte et tournai brusquement la tête vers la porte qui menait à l'Institut. Quelqu'un était entré, et ce quelqu'un était un infirmier. Mon t-shirt ! Bordel mon t-shirt il était où ?! Aucun des deux hommes n'avaient réagi, j'étais la seule à m'affoler. Je tentai de me dégager des bras de William qui me retenaient encore contre lui et m'empêchaient de rattraper mon vêtement qui était tombé. Je voulus passer une jambe au dessus des siennes pour descendre, et je ne réussis qu'à... En fait non, justement, je ne parvins pas à lever le pied assez haut, alors il resta à moitié coincé entre William et la chaise. C'est avec honte et surprise que je tombai au sol. J'eus la pensée pratique que au moins j'étais déjà au sol pour reprendre mon t-shirt. Je cachai ma poitrine de mon bras droit. Il n'y avait qu'avec William que je n'étais pas pudique, et encore, je ne disais pas la même chose la toute toute première fois que je m'étais retrouvée entièrement nue face à lui. Une culotte et un soutien-gorge, ça allait encore, quand il en manquait un des deux je fanfaronnais moins moi. J'étais exactement dans cette situation extrêmement gênante en ce moment même, en étant en face d'une personne tout à fait inconnue. J'attrapai mon t-shirt et mon sous-vêtement afin de les mettre devant ma poitrine, puis enfin je me redressai lentement en dévisageant l'infirmier, encore sous le choc de son arrivée.

- On va mettre une sonnette, faut vraiment mettre une sonnette, fut la seule chose qui me vint à l'esprit.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 14 Mai - 22:50

           William avait vraiment du mal à suivre. C'était quoi, ce mec qui rentrait dans la maison comme une fleur, et qui en plus n'avait même pas la tête d'une ombrune venue ici pour restaurer la boucle un jour de plus. Non pas que ça aurait été plus acceptable, mais ç'aurait été tout de même moins gênant pour Anaïs qui, à moitié à poil, avait été bien plus prompte à réagir que William. Elle faillit se ramasser par terre et William n'eut pas le temps de faire un geste qu'elle avait ramassé précipitamment finalement ses vêtements et se redressait, rouge comme une tomate de gêne. Le jeune homme avait toujours les yeux fixés sur le nouveau venu. C'était un homme aux traits fins, d'origine asiatique. A sa blouse, William devinait qu'il venait tout droit de l'Institut. Il semblait tout aussi gêné qu'Anaïs, et s'excusa platement :
         "Je suis désolé, j'ai frappé rapidement, je ne pensais pas que vous seriez..."
        A poil ?.. William arqua un sourcil, peu enclin à en entendre plus. Ce mec avait certainement vu la poitrine d'Anaïs et ne faisait aucun geste pour sortir. Lui-même maudit son manque de réactivité, parce que s'il avait été moins fatigué, nul doute que ce mec n'aurait plus de tête à l'heure qu'il était. Il sentit la rage gonfler, prête à exploser. Ils avaient passé une mauvaise journée, et cette espèce d'abruti à lunettes se pointait au moment où ils s'étaient enfin rabiboché ! Il s'était trompé de porte, ce clown, ou quoi ?..
          "T'es qui toi ? Qu'est-ce que tu fous là ?"
        L'agressivité de William fondit soudainement comme neige au soleil et il sentit ses épaules s'affaisser sous le poids de l'épuisement. Quand il n'avait plus ses émotions fortes pour le soutenir, il s'effondrait tout à fait. Il s'accouda à la table et laissa échapper un grognement étouffé sans comprendre ce qui se passait. C'était comme si la pluie s'infiltrait par les recoins de sa tête et étouffait le feu de sa colère. C'était... C'était le pouvoir de ce type ? Si c'était le cas, il faisait en sorte qu'il ressente son intrusion, parce que William avait lu des trucs sur les manipulateurs d'émotions, et fut persuadé il aurait très bien pu l'influencer à son insu.
          "Arrête ça.
          - Je m'appelle Hisoka. Je suis employé à l'Institut et je viens vous rendre une visite car d'après votre dossier - il commença à feuilleter le dossier qu'il tenait entre les mains - vous avez subi une lourde opération il y a peu. Mademoiselle, vous pouvez vous isoler pour vous habiller, tout va bien."
          William avait un mal dingue à garder les paupières ouvertes. Ce type le tenait en son pouvoir et il n'avait même pas envie de se rebiffer. Lassé de la situation, il remarqua à peine la sortie rapide d'Anaïs. Quand le type tira une chaise pour s'asseoir à côté de lui, la peur qu'il ressentit lui donna un coup de fouet et il sentit tout son corps se tendre subitement dans le but de s'éloigner le plus possible de ce mec parce que... Parce que... Il avait oublié.
        "Arrête de jouer avec moi," marmonna William alors qu'il se détendait malgré lui.
          Le type se contenta de lui jeter un rapide coup d’œil.
         "Détendez-vous. Tout va bien. Les émotions fortes, je connais. Maintenant, si vous voulez bien répondre à mes questions et me laisser vous examiner..."
          William ne pipa mot, se contentant de le laisser faire. Il nageait dans le brouillard, et faisait totalement confiance à l'homme. Le type prit sa tension, vérifia la cicatrice, lui mit une lumière dans l’œil et tout le tintouin. Il se mit ensuite à poser des questions :
         "Parlez-moi comme à un ami, cela sera plus simple. Des nausées ? Des vertiges ? Mangez-vous correctement ? Des cauchemars ?"
        Ce à quoi il répondait par monosyllabes, jusqu'au moment où il perdit totalement le fil et où le mec le secoua gentiment par l'épaule.
          "William ?"
          Le jeune homme rouvrit les yeux et se redressa péniblement sur sa chaise.
           "Et comment ça se passe avec Anaïs ?"
          William rassembla plus ou moins ses idées
          "Je... Bien, ça se passe... bien."
          Le médecin eut la présence d'esprit de ne pas insister, même si l'hésitation de William qui disait tout autre chose que ses paroles. Il remarqua les traces de sang et demanda au jeune homme d'ouvrir les mains. Une des coupures saignait encore.

          "Comment vous êtes vous fait ça ? Attendez, je vais désinfecter."

          William ne broncha pas quand il appliqua le produit, et l'homme utilisa une pince à épiler pour enlever un petit bout de verre qui s'était niché dans la plaie. Il lui banda ensuite la paume et dévisagea son patient.

          "Vos accès de colère vous posent-il des problèmes ?
         - Parfois,
" répondit honnêtement William.

         Hisoka sembla réfléchir et sortit de sa blouse deux boîtes de pilules.

          "Celles-ci sont des somnifères. Vous êtes encore très faible. Ce serait bien que vous restiez complètement alité quelques jours, pour laisser à votre corps le temps de se remettre. Celles-ci, quant à elles, soigneront vos angoisses si des crises apparaissent dans les prochains jours. A vous de choisir si vous les utilisez."

          Il parlait plus à l'intention d'Anaïs que de William, parce que celui-ci menaçait de tomber de sa chaise et n'était clairement pas en état de répondre, ni même d'écouter.

          "Bon, je me vois dans l'obligation d'écourter cet entretien. Assurez-vous qu'il se repose et qu'il mange, il se remettra d'autant plus vite. Voulez-vous de l'aide pour l'allonger ?"

          Comme Anaïs acquiesçait, il lui fit signe de l'aider et hissèrent William sur la mezzanine, après quelques efforts dû à l'escalier. Le jeune homme s'assit au bord du lit, pris de vertiges.

           "ça ira mieux dès que vous serez allongé, assura le médecin. Venez, je vais vous faire les dernières recommandations..."

          Les voix des deux personnes s'éloignèrent et William faillit se mettre une claque pour chasser le sommeil contre lequel il avait beaucoup plus de mal que d'habitude à lutter. Il enleva lentement son jean et s'assit contre la tête de lit pour se mettre sous les couvertures - il avait froid et il ne savait pas où était passé le plaid. Il entendit finalement Anaïs revenir et leva les yeux vers elle, abruti de sommeil.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1054
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 15 Mai - 13:09

Je tenais mon t-shirt contre moi avec une telle force que l'on aurait cru qu'il voulait s'échapper. Je fixai l'infirmer aux origines asiatiques d'un air déboussolée. Il s'excusa rapidement, et je vis distinctement ses joues rosir légèrement puis reprendre leur teinte normale. Il reprenait son air confiant et diplomatique de tout employé travaillant à l'Institut. Sans bouger, je cherchais une échappatoire, une excuse pour pouvoir aller me... rhabiller. Mais j'étais sur le moment beaucoup trop gênée pour parvenir à faire le moindre mouvement. Le jeune homme m'offrit justement cette possibilité en m'affirmant que je pouvais... m'isoler, comme il le disait. Il n'eut pas besoin de le répéter que je m'étais déjà éclipsée par les escaliers menant à la mezzanine. Je soufflai lorsque je parvins tout en haut des marches, les pommettes encore rouges de la surprise et de la gêne. Mes mains tremblaient un peu, je pris le temps de me calmer en remettant mon sous-vêtement avant mon t-shirt. Assise sur le lit, je mis ma tête entre mes mains durant quelques secondes. J'entendais en bas des bruits de discussions, ou plutôt des questions qui avaient peut-être des réponses mais je ne les entendis pas. Je redescendis avec un visage de marbre, en essayant d'essuyer tout ce qu'il avait pu voir, en ayant désormais un pull pour me couvrir.
Les deux hommes étaient occupés à... regarder la main de William ..? Je m'approchai en silence, sans faire de bruit, et me plaçai à côté de William. Un bandage recouvrait sa paume et je fronçai les sourcils. Il s'était blessé ? C'était ça la marque d'eau sur le mur ? Il pouvait pas me le dire non ! Je ne pouvais pas le deviner, s'il ne me disait rien comment je pouvais savoir moi, hein ? Je serrai les lèvres, ne fis aucun commentaire à ce sujet, bien que j'en aie grandement envie. L'infirmier était entrain de lui tendre deux boites contenant des plaquettes argentées de médicaments. Il parla en me regardant, parce que William n'était plus fatiguée. Je mis un certain pour pércuter et me mettre à écouter, parce que jusque là j'avais fixé la main de William en hochant vaguement la tête pour faire acte de présence. Mais c'était bien à moi qu'il s'adressa. Je posai des noms sur les boites ; la blanche : somnifères, la bleue : angoisses. Je collai mon épaule à celle de William du côté où il penchait, au cas où. Et... Hisoka me proposait de l'aide pour monter William. Je n'allais pas rater une si belle occasion. Au moins il ne dormirait pas en bas et aurait plus de facilité pour monter. J'acceptai presque avec précipitation de peur qu'il change d'avis, et je l'aidai à relever un peu William. Je n'eus cette fois pas à soulever la masse beaucoup plus lourde que moi du jeune homme, l'asiatique en tenait la majeure partie. Nous déposâmes William sur le lit, et nous redescendîmes parce qu'il avait d'autres "recommandations à me faire". Par politesse, je me tournai vers lui et demandai :

- Vous voulez quelque chose, de l'eau ?

Il parut hésiter un instant, avant de hocher la tête d'un air plus si sûr que lui. Je nous servis deux verres, il s'assit à une des chaises et me scruta. 

- Comment vous sentez-vous ? J'ai eu écho de votre histoire avec vos dossiers, vous vous en remettez ?

Sa question me surprit, et je grimaçai furtivement. Les mauvais souvenirs, la peur allait revenir et... Au lieu de ça, je les sentis refoulées à l'entrée de ma tête, et elles se dissipèrent dans l'air. Je ne pus que lui répondre avec sincérité, sans trop savoir pourquoi, apaisée.

- J'ai eu peur, et j'ai eu beaucoup de mal à le supporter en voyant son état se détériorer. Je l'ai presque porté durant tout une journée avant d'arriver, et je... je ne veux pas le revoir si proche de la mort, je ferai tout ce que je peux pour l'en empêcher.  

Je fis une pause, l'air ailleurs. Il me faisait dire ce que je n'aurais jamais pu dire à vive voix. Il il...

- Si vous avez quoi que ce soit à me confier pour mettre fin à cette histoire d'estres, je suis là, et je vous aiderai, je le jure.  

Il ne me manipulait pas. Il ne faisait que faire ressortir mes pensées les plus profondes, et encore, les sous-entendus étaient encore importants. Je ne disais pas tout, je ne précisais pas ce que j'étais en mesure de faire. Je fronçai les sourcils. Ce bonheur n'était pas naturel, il n'aurait pas dû être là, il n'y avait qu'une possibilité...

- C'est vous qui me...

À la place il esquissa un maigre sourire, bus et y répondit d'une manière peu habituelle.

- Cette douleur ne vient pas uniquement de la jungle, n'est-ce pas ? Quoi qu'il vous soit arrivé vous ne pouvez pas la garder, elle risque de vous ronger et je n'ai malheureusement aucunes pilules pour ces problèmes.

Perplexe, je compris enfin que soit il était empathe, soit il était à un niveau plus bien élevé de ce don. La manipulation empathique. C'était ça ce bien être étrange qui n'avait rien à faire ici d'après les circonstances ou notre conversation. Soudainement, le médecin changea de sujet.

- Essayez de le convaincre de rester allongé, j'ai compris que ce n'était pas dans ces habitudes mais il mettra beaucoup plus de temps à guérir.

Je hochai vaguement la tête. Il finit son verre, se leva puis de dirigea vers la porte.

- Je vous laisse, j'ai encore du travail, bonne journée.

Il referma la porte derrière lui, et le bien être s'estompa subitement, je descendais de mon petit nuage avec plus de violence que voulus. Je grimaçai et fis tout mon possible pour ne pas trop réfléchir à ma situation. Ne pas y penser. Exactement. Plus facile à dire qu'à faire. J'abandonnai les verres d'eau sans finir le mien, et remontai dans la chambre. William était adossé à la tête de lit, les yeux dégoulinant d'épuisement. Je montai moi aussi sur le lit, à côté de lui, lui pris une main.

- Aller, dors, je suis là.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 15 Mai - 15:35

          Anaïs était là, et il n'avait pas connu une telle paix depuis longtemps. La tête de William dodelina et il s'endormit, toujours assis. Il fit des rêves étranges qui alliaient l'eau du lac qui rentrait dans ses poumons, la sensation de tomber sans jamais s'arrêter, puis les bras d'Anaïs, et sa chaleur. Il ne la voyait pas distinctement, mais il savait que c'était elle. Tout ceci s'enchaînait sans aucune logique, il oubliait les images aussitôt qu'elles disparaissaient. Le jeune homme dormit d'un trait jusqu'à ce qu'on le réveille gentiment. Il émergea lentement et ouvrit les yeux. Anaïs était devant lui et lui parlait, il mit un peu de temps avant de rassembler ses idées et de trouver ce qui clochait par rapport à la dernière fois qu'il l'avait vu. Ses cheveux, jusqu'ici longs et ondulés, avaient été coupé en carré au-dessus des épaules. C'était étrange sur elle, un peu décalé... Où avait-elle eu cette idée ? C'était une coiffure très moderne qui n'avait rien à voir avec les années 1940. William fronça les sourcils en se demandant s'il avait dormi pendant soixante-dix ans, sachant que la seule preuve du temps qui passait était bien la manière de s'habiller ou de se coiffer des particuliers, parce qu'ils se vieillissaient pas physiquement. Mais non, il était toujours dans le même lieu et elle portait les mêmes vêtements qu'avant qu'il ne la déshabille. Il y avait moins de lumière, quelle heure était-il ? William se frotta le visage pour se réveiller, et se rappela qu'il avait un bandage sur la main lorsque celui-ci rentra en contact avec sa joue. Il regarda sa main, puis Anaïs, sans chercher à se redresser :
          "Tu t'es coupé les cheveux," fit-il remarquer très pertinemment.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1054
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 15 Mai - 19:00

William dormait de nouveau, paisiblement. J'avais attendu qu'il soit plongé dans un sommeil profond pour enlever ma main de la sienne. Je n'allais pas réussir à l'allonger, par conséquent je ne pus que le laisser à moitié assis pour dormir. Je remis correctement la couette sur lui et descendis. J'étais de nouveau seule. Le silence avait repris sa place de suzerain et je le sentais dominée au point que j'osais à peine respirer par peur de faire du bruit.le soleil était caché par les nuages et les grands pins avaient mis la maison à l'ombre de l'astre lumineux. Je cherchai l'interrupteur, et appuyai dessus. Les lumières murales imposèrent alors une douce ambiance. Elles permettaient de voir clair sans qu'elles ne soient trop voyantes. La lumière était tamisée, délicate, et elle permettait de voir certains détails auxquels je n'avais pas fait attention jusque là. Le piano était d'une propreté impeccable, les fenêtres aussi. Chaque meuble s'accordait avec les murs décorés par des planches en bois. Une autre lampe se tenait, droite et fière, à côté du canapé. Sûrement pour lire le soir. Je gardai ma main quelques secondes sur l'interrupteur, en admirant notre... « maison » puis me retournai pour aller vers la cuisine. Je pris le sachet de pâtes entamé d'hier, en me préparant mentalement à devoir cuisiner une nouvelle fois. L'horloge indiquait seulement quinze heures trente pourtant, j'avais encore du temps. J'avais toute une après midi à tuer, et je ne savais pas vraiment comment. Je n'allais pas déranger William, mais je n'avais rien à faire. Peut-être aller voir la bibliothèque dans la chambre... Elle ne serait certainement pas aussi remplie que chez Miss Tit, mais il y aurait sûrement certains livres qui attireraient mon attention.  Il y en avait toujours. C'est ce que je fis, je remontai, fis glisser mon doigt sur la tranche des livres et parcourus les titres qui s'y trouvaient. Je piochai un livre plutôt ancien, à la couverture rouge et parsemée de décorations dorées. Pour le lire, je me mis dans le renfoncement, en bas, qui offrait une magnifique vue sur le dehors, avec un coussin, le plaid, et mon verre d'eau que je n'avais pas fini tout à l'heure.
Le soleil descendait lentement au centre des deux montagnes qui nous bordaient, et l'eau du lac se teinta  de couleurs chaudes. Les sapins amenaient des ombres sur la surface et créaient une barrière de bois sur la rive opposée. C'était beau. Bientôt le soleil laissa place aux étoiles qui se reflétèrent dans l'eau, comme une mine de diamants incroyablement brillants. J'avais peu à peu abaissée ma lecture pour assister d'un peu plus près à ce spectacle. 
Mes pensées douloureuses se firent plus discrètes et elles disparurent entièrement, remplacée par un doux sentiment de plénitude. Alors c'était ça ma vie maintenant ? Les voyages tant désirés ? À mon avis oui, c'était mieux que rien. Je caressai les rebords du verre et mes yeux montèrent vers la voûte celeste. Allions-nous rentrer chez Miss Tit ? Normalement nous étions là juste pour nous reposer, donc je retrouverai mon chez moi dès que William serait remis. Sauf que cela s'annonçait long, très long. J'avais décidé, avant de finir mon verre d'une traite, de me doucher. La salle de bain était derrière une porte sous les escaliers. Je m'avancçai vers les deux grands éviers blancs reposant sur un grand meuble d'olivier, sur le côté la grande douche,  que nous avions déjà inaugurée, qu'une plaque de verre protégeait d'un côté et de l'autre côté de la pièce : une baignoire dont je ne retiendrai sûrement jamais l'utilisation. Je me déshabillai lentement, entrai dans la douche et ce fut une affaire de huit minutes et demies. Je ressortis avec une serviette propre et... je fis quelque chose que je n'avais pas prémédité. J'attachai mes cheveux en une queue. Ils me pendaient dans le dos, encore mouillés de la douche. Puis je sortis, pris les ciseaux dans le tiroir de la cuisine et revins dans la salle de bain. Face au miroir, je tins mes cheveux d'une main et coupai la plus grosse partie, qui tomba au sol. Sans plus de considération, j'avais décidé de me couper les cheveux. Ils n'étaient maintenant plus longs, mais plutôt court ; ils m'arrivaient au cou. Je ramassai les restes et les jetai à la poubelle, avant de reposer les ciseaux sur le meuble de la salle de bain, lentement. Je tremblais doucement, les yeux dans le vide. Ce geste ne m'avait pas choqué, mais j'observais avec appréhension mon reflet dans le miroir. Plus de cascade blonde mais un carré fait à la va vite qui demanderait bien des retouches. Je m'en occupai, coupant les mèches trop longues pour égaliser le tout. Et quand cela fut fini je me sentis... étrange. J'avais eu les cheveux aussi longs pendant plus de trente ans, et les voici considérablement raccourcis. Je pinçai les lèvres et détournai les yeux. C'était comme voir une inconnue, une imitation de ce que j'étais, comme si... ce n'était pas totalement moi. Et pourtant si, simplement avec une sorte de renouveau, une fermeture direct entre ce que j'avais été durant des années.
Munie d'une serviette enroulée autour de mon corps je sortis de la salle de bain, posai le verre dans l'évier de la cuisine. L'horloge sonna les dix-neuf heures, le soleil était presque couché. Je repris des vêtements propres dans la chambre, m'habillai, et pris les sales (ceux de William et les miens) et me plaçai devant la machine à laver. Mh mh. Trop de programme, trop de choses trop de... Des degrès ? Comment je pouvais savoir à quelle température je devais les laver ? Je mis le savon adéquat dans le... "truc" et cherchai durant ving bonnes minutes comment la mettre en marche. Quand j'y parvins, j'eus soudainement peur d'avoir faire une énorme bêtise. Mais en suivant les maigres explications qui étaient résumées sur un papier (oui Victor y avait pensé, et heureusement) tout paraissait être correct. Je la laissai tourner, en me préparant à devoir les étendre demain. Le manège d'hier se répéta alors, je fis bouillir les pâtes, découpai du jambon en carré pour le mettre avec, et du beurre. C'était un plat simple, très simple, mais je me souvenais très bien que c'était mon préféré lorsque j'étais chez mes parents. Ils en faisaient souvent, je n'en avais pas mangé depuis des années.
Elles furent de nouveau mises dans des bols, que je montai ensuite, en éteignant les lumières. Je n'avais pas l'intention de redescendre ensuite. William dormait toujours, sans surprise, je le réveillai doucement, les bols posés sur les tables de chevet. Quand il s'éveilla, son premier commentaire fut par rapport à mes cheveux. Ça n'allait peut-être pas lui plaire. Ça n'allait pas lui plaire ? Et si ça ne lui plaisait pas, je faisais quoi ? Je me mordis la lèvre, et lui tendis le bol en m'asseyant à côté de lui.

- Ouais, j'avais besoin de changement. Je pourrais couper les tiens aussi si tu veux, proposai-je en m'inventant coiffeuse pour un temps.


_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 15 Mai - 21:51

William, ankylosé, s'étira un peu afin de faire passer son mal de dos passager et bougonna :

"La prochaine fois, rappelle-moi de m'endormir allongé, comme tout le monde," râla-t-il pour la forme, avant d'accepter son bol et de se décaler en manquant mettre des pâtes partout sur le lit, emmêlé dans la couverture.

Il se rattrapa néanmoins assez adroitement avant de saisir les oreillers pour les mettre contre la tête de lit. Comme ça, ils pouvaient tous les deux être assis, et ce n'était pas la place qui manquait pour s'allonger. Le jeune homme regarda d'un peu plus près les cheveux d'Anaïs. Après l'avoir connu des années les cheveux longs, il allait mettre un peu de temps à s'habituer à sa nouvelle silhouette. Cette coiffure correspondait peut-être mieux à une part de son tempérament qui ne se voyait pas au premier coup d'œil : celui qui, quand elle était en colère, faisait des étincelles et aurait réduit n'importe qui au silence, ou encore la force de sa détermination quand elle défendait farouchement ce qui lui était cher. William se rendit compte qu'il était en train de philosopher sur la signification des cheveux alors qu'il n'y connaissait rien du tout, d'ailleurs, c'était loin d'être le domaine le plus intéressant du monde. Il s'aperçut aussi qu'il était resté à fixer les cheveux d'Anaïs en commençant à manger, et que c'était une attitude plutôt bizarre parce que la jeune fille, elle, attendait qu'il lui donne son avis - il le vit à son regard mi-inquiet, mi-interrogateur.

"Ça te va bien," se rattrapa-t-il plus ou moins.

Ce qui ne voulait pas dire grand chose vu qu'il aurait dit la même chose si elle avait changé de vêtements ou de chaussures. William avait un savoir limité en matière de coiffures féminines. Il ne tarda pas à tourner la chose en dérison :

"C'est plus moderne, ça fait bizarre. Mais tu sais ça fait pas grande différence, même la boule à zéro avec un sac à patates sur le dos tu me paraîtrais sexy et attirante, alors mon avis n'est pas très objectif, sourit-il. Même si je dois avouer que je te préfère toute nue."

Merci William pour ce verdict tout à fait pertinent qui changera la face du monde à jamais.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1054
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 15 Mai - 22:04

Oui bah hein, t'étais trop lourd pour que j'arrive à t'allonger et je n'avais pas envie de te réveiller pour te le dire de le faire. William faillit faire tomber son pot, que j'essayai vainement de rattraper en un ultime réflexe inutile parce qu'il le rattrapa de lui-même comme un grand, sans que je n'ai à intervenir. Je gardai un œil sur lui pour vérifier qu'il ne fasse pas d'autres bêtises et à la place il saisit les oreillers pour les caller dans son dos ; moi je calai mon épaule contre la sienne. Quand je sentis son regard me scruter plus intensément ma première pensée fut « ça va pas lui plaire » quand il se mit à manger ce fut « il cherche une réponse pour ne pas me blesser » et quand il répondit son « ça te va bien » hé bien... je ne sus plus trop quoi penser. C'était un compliment simple et direct, qui n'éclairait pas vraiment sur le royaume de ses pensées, seulement en partie me diriez-vous. Je ne trouvai pas quoi répondre non plus, alors je me mis à manger. Les pâtes étaient moins cuites qu'hier, c'était déjà mieux, peut-être qu'avec le temps je pourrais vraiment cuisiner. Il le faudrait bien, parce que je n'avais pas envie de manger des pâtes pendant deux semaines, et à mon avis William réclamerait du changement pour plus tard. Donc... il me prit de court en approfondissant son analyse de mes cheveux. Cette fois il poussa l'argument jusqu'au bout, au bout du bout du bout. Il me fit sourire, je trouvais bien mon William dans ces mots et... surtout la dernière phrase qui, au contraire de me faire simplement sourire, me fit rire... Tsss, j'vous jure ! Comme quoi les compliments les moins subtiles pouvaient peut-être être les plus touchant, en connaissant la personne en face évidemment, sinon ça serait surtout... bizarre. Or, là, William, c'était parfaitement dans son humour, c'était à la fois amusant, et touchant le début de sa phrase. Je lui lançai un regard malicieux, me retins de l'embrasser parce que nos bols allaient vraiment tomber (et là, la machine à laver était occupée donc pour laver les draps plein de beurre bonjour). Nan, je lui réservais une réponse beaucoup plus... pimentée. Je m'assis en tailleur et mis mon bol entre mes jambes, puis ma main glissa sous la couverture pour jouer avec la base de son boxer, en me rappelant que nous avions brusquement été stoppés tout à l'heure.
Néanmoins, je n'avais pas réellement dans l'idée de refaire l'amour ce soir, simplement de l'amuser un peu en le titillant. J'étais très bonne à ce jeu.

- Et après quand je te dis que je te dis que je te préfère sans t-shirt tu te fiches de moi, quelle injustice !

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 15 Mai - 23:08

          William arqua un sourcil en la voyant poser son bol entre ses jambes pliées en tailleur et glisser sa main sous la couverture. Il fit une drôle et tête et grogna en la sentant jouer avec l'élastique de son sous-vêtement - actuellement la seule chose qu'il portait. C'était quoi, son but ? De le faire réagir ? C'était réussi, il était incapable de penser à autre chose qu'aux insinuations à peine masquées d'Anaïs. De lui montrer qu'elle avait envie de lui ? Le moment était mal choisi, ils avaient des pâtes - encore des pâtes, mais à la cuisson moins ratée cette fois - dans les mains et il allait vraiment finir par tout renversé si elle continuait sur cette voie. Et d'abord, si ça se trouve il n'était pas assez alerte pour faire l'amour avec elle, quelle serait sa réaction s'il s'endormait pendant l'acte, hein ? William voudrait bien l'y voir ! En attendant, le jeune homme se racla la gorge et s'efforça de faire abstraction de la main qui s'était dangereusement approchée de son entrejambe. Une de ses mains abandonna sa fourchette dans son bol pour aller arrêter l'aventureuse et la ramener à l'air libre.

          "Vous laissez traîner vos mains sous la table, jeune fille. C'est plutôt inconvenant, certains pourraient penser que vous avez des intentions peu catholiques."

          En plus, qui sait ce que vous pourriez y trouver, songea-t-il sans l'énoncer à voix haute. Ils déraperaient vraiment s'il s'engageait dans ce chemin-là.
          Il se prêta un peu plus au jeu en ramenant ses deux mains à son bol après avoir déposer celle d'Anaïs sur les couvertures.

          "En plus, vous nous empêchez de savourer ce succulent repas."

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1054
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mar 16 Mai - 14:08

William fit une tête qui provoqua chez moi un plus grand sourire encore. Ce n'est pas pour autant qu'il laissa ma main, il passa à son tour la sienne sous la couverture et la retira doucement en me reprenant tel un père désirant faire de son enfant mal élevé un être admirable. Mais je ne serais jamais admirable sur ce point d'abord... Si nous nous retenions aux règles catholique nous ne pourrions rien faire avant le mariage. Et les mariages chez les particuliers, ce n'était pas vraiment habituel. De plus, physiquement je n'avais que seize et tout au plus dix sept ans, ce ne serait peut-être pas bin vu non plus de faire ça si tôt doooooonc ! Tant pis pour les choses peu catholiques, si je pouvais m'amuser un peu, après quarante ans de vie j'en avais le droit, non ? Et de tout façon je ne demandais des conseils à personne, je faisais ce qui me tentait, ce qui m'avait plutôt bien réussi jusque ici. Certes, certaines choses étaient à revoir, mais je ne pouvais plus rebrousser chemin et modifier mes choix. C'était trop tard. Je lui fis une moue toute triste et remis ma main sur le bol, tout en amenant des pâtes jusqu'à ma bouche, et de l'avaler. Je créai alors sciemment un fossé entre nous deux, en faisant mine de bouder.
Adossée à la tête de lit, je fixai la bibliothèque en face de nous, sans m'arrêter de manger mais sans pour autant reposer mon regard sur lui, d'un air vexée.

- Très bien, mes mains ne viendront plus jamais vous importunez si elles vous déplaisent tant, rétorquai-je avec une fausse fierté.

Je ne fis néanmoins pas de commentaires à propos du « succulent repas ». Il aurait connu mes parents il saurait qu'elles étaient bien meilleures, les pâtes, lorsque c'était eux qui les faisaient.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 


Dernière édition par Anaïs Young le Jeu 8 Juin - 20:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mar 16 Mai - 16:44

Anaïs se plaça en retrait et fit mine de bouder. William savait très bien qu'elle le faisait exprès, et c'était drôle de se dire qu'à plus de cinquante balais, elle ne sache rien faire d'autre que des pâtes. Bon, d'accord, elle ne les faisait pas, et, certes, elle avait vécu dans la boucle de Miss Tit pendant très longtemps, et avait donc en quelque sorte des circonstances atténuantes mais c'était quand même drôle. Quoique, peut-être qu'il y avait aussi le fait que la cuisine d'ici était beaucoup plus moderne que celles qu'elle connaissait. A voir si William serait capable de faire mieux, peut-être de comprendre le fonctionnement du micro-ondes et du four en puisant dans ses souvenirs. Mais bon, ça ne devait pas être bien compliqué. Avait-elle saisie l'ironie du "succulent repas" ? Peut-être pas, mais ça n'avait pas d'importance. William continua à manger en regardant l'évolution de la situation, en regardant Anaïs sans pouvoir s'empêcher de sourire. Elle s'entêtait dans la voie de celle qui fait la tête. Il posa finalement son bol sur la table de chevet et vint l'embêter en la prenant par les hanches, il l'attira vers lui.

"Finalement je crois que je ne pourrais pas m'en passer," rit-il en résistant à la tentation de la chatouiller.

Elle en mettrait partout sur les draps, ce ne serait pas des plus pratiques pour nettoyer ensuite.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1054
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mar 16 Mai - 20:38

William comprit que je n'allais pas changer d'attitude tant qu'il ne réagissait pas. J'entendis le bruit mat du bol posé sur la table de chevets, et alors deux grandes mains m'attrapèrent par les hanches. La mine boudeuse disparut à la seconde près, et je tournai la tête pour attraper ses lèvres entre les miennes en l'embrassant. Je posai mes mains sur les siennes, mais dus serrer les jambes pour éviter que les pâtes ne se renversent. Oui, effectivement, il valait mieux y faire attention. Après avoir terminé ce supplément fort agréable et délicieux qui permettait de saler un peu les choses, je le regardai, contemplant sans me laisser son visage souriant. Je voulus l'embrasser un peu plus mais... à ce rythme là nous ne parviendrons jamais à finir un plat sans avoir été interrompus. Je calmai alors les choses en m'appuyant de nouveau sur la tête de lit, tout en lui signifiant très clairement qu'il faudrait cesser immédiate pour ne pas aller trop loin ensuite.
Et le mieux pour ça, était de me mettre à râler.

- Bon, finis de manger toi, après tu vas tomber de fatigue encore !

Et en accompagnant mes paroles je pris des pâtes avec ma fourchette et la tendis vers sa bouche. Il ne voulait pas que je lui fasse l'avion comme les enfants aussi ?

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mar 16 Mai - 21:25

     William était content de lui, il venait de faire tomber le masque grincheux d'Anaïs. Il profita du fait de la tenir contre lui avec une furieuse envie de l'embrasser. Elle fit remarquer qu'ils ne finiraient jamais ce repas à ce rythme, et le jeune homme dû admettre qu'elle n'avait pas tort. Les pâtes étaient déjà froides, c'est ce qu'il constata en reprenant son bol. Il dut se décaler pour manger parce qu'avoir Anaïs sur lui n'était pas super pratique. Et effectivement, la fatigue commença vraiment à se faire sentir à la fin du repas, et Anaïs le remarqua inévitablement car il était en train d'essayer de ne pas s'endormir quand il s'aperçut qu'elle avait dit quelque chose - qu'un coin de son cerveau avait vraisemblablement entendu mais pas écouté. William se passa une main sur le visage en posant son bol pas terminé. Il n'avait plus faim et était légèrement à côté de ses pompes.

         "Désolé, j'ai pas écouté ce que t'as dit," s'excusa-t-il platement.

          Il s'allongea sur les oreillers en mettant ses mains derrière sa tête, et regarda le plafond, dans la lune. Il pensait à la boucle, à ce chalet, à ce qui s'était passé ces dernières années, à la vie en générale. Il s'endormait, aussi par moment, mais finissait toujours par rouvrir les yeux. Il finit par jeter un coup d’œil à Anaïs, en se demandant si elle voulait le rejoindre et si elle avait fini de manger.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1054
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mer 17 Mai - 21:41

Après avoir fait la remarque, le bol commença à se vider beaucoup plus rapidement, et au bout d'un moment il ne resta pour lui, comme pour moi, uniquement les dernières survivantes de notre dîner. C'était triste, séparées de leurs compères à jamais ! Je fronçai les sourcils. D'accord, philosopher sur des pâtes au beurre, n'était-ce pas un signe de fatigue ..? J'en déduis que si, et quand je tournai le regard vers William, lui non plus n'était pas dans un meilleur état. Ses yeux étaient lourds de fatigue, il peinait à les garder ouvert, comme un enfant épuisé mais qui essayerait toujours se tenir éveillé pour le simple plaisir d'embêter ses parents. Il allait tomber d'un coup, c'était certain. William abandonna son bol sur la table de chevet, et quand il eut fini son geste, je lui conseillai de s'allonger en me disant intérieurement que je devais peut-être insister pour qu'il finisse son dîner. D'un côté l'infirmier avait dit qu'il devait se nourrir, mais d'un autre je refusais de le forcer et donc de l'agacer. S'il s'était arrêté c'était parce qu'il n'avait plus faim, en toute logique, donc insister de la sorte serait tout simplement inutile. Alors il s'allongea enfin, et me demanda ce que j'avais dit. Je souris, amusée.


- J'ai dit que tu devrais dormir, répétai-je.

Je mis à mon tour mon bol sur ma table de chevet, et me levai. Parce que oui c'était plus pratique pour me déshabiller. J'enlevai mon pantalon, et mon soutien-gorge en gardant tout de même mon t-shirt par dessus, puis profitant du fait d'être debout, je partis éteindre la lumière et fermer les volets. Nous fûmes alors noyés dans l'obscurité de la pièce et je dus tâtonner pour retrouver ma place dans le lit.
Je m'allongeai contre lui, tout en savourant le contact avec sa peau, et sa présence rassurante.

- Bonne nuit, murmurai-je sans savoir s'il dormait déjà ou non.

*****

Je me réveillai en sursaut. Cette fois ce n'était pas à cause d'un cauchemar, loin de là. En bas, j'étais presque certaine d'avoir entendu du bruit. Dans cette maison encore inconnue, je ne pus que prendre peur. Qu'est-ce ça pouvait être ? Les infirmiers ne venaient pas la nuit, et si c'était une bête sauvage ? Venue de la forêt et qui était rentrée d'une manière ou d'une autre ? Ça pouvait être un estre aussi, ou pire ! Mon imagination dérivait vers des possibilités de moins en moins possibles mais qui, dans le noir et avec la fatigue devenaient de plus en plus effrayantes. Sans aucun doute, j'aurais pu me mettre à imaginer bigfoot vivre dans cette forêt et s'introduire ici pour chercher de la nourriture. Me sentant comme une enfant ayant peur du noir, je m'agrippai à William, en le secouant pour le réveiller et ne pas être seule à me faire un sang d'encre. Mon coeur battait de plus en plus vite, et je commençai à avoir chaud, avec qu'une envie : mettre la tête dans les draps et ne plus en ressortir.

- William ? William ! Il y a quelque chose en bas, j'en suis sûre ! William, je sais pas ce que c'est...

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mer 17 Mai - 22:52

William ouvrit les yeux. Il faisait noir dans la chambre et il mit un peu de temps à se souvenir qu'ils étaient dans le Chalet, la boucle où Victor les avaient conduit. Pourquoi Anaïs l'avait-elle réveillé ? Elle faisait un autre cauchemar ? Il y avait peu de chance que la jeune fille le réveille sciemment pour ça, même s'il aurait voulu qu'il en soit autrement. William fit un effort pour ne pas se rendormir sur le champs. Qu'est-ce qu'elle lui disait ?.. Du bruit en bas ? Il tendit l'oreille, subitement beaucoup plus attentif. Ce n'était pas le genre d'Anaïs de le faire marcher sur l'intrusion d'un intru ches eux, surtout au beau milieu de la nuit, donc c'était une alerte sérieuse. L'imagination de William se mit à galoper et il était plutôt doué pour tout de suite penser aux pires scénarios qui pourraient s'orchestrer. Dans tous les cas l'inconnu était soit ignorant, soit complètement stupide : le bruit reprit, et il faisait un de ces boucans ! Ceci vint corroborer les dires d'Anaïs. William savait qu'elle ne mentait pas mais elle aurait très bien pu être à moitié dans son rêve et imaginer des choses. Ça venait d'en bas, et il se demandait bien quel était l'abruti qui s'était trompé d'adresse et s'amusait à jouer avec les casseroles à deux heures du matin. On ne savait jamais, cela pouvait être un abruti dangereux.

"Tu veux que j'aille voir ?" demanda-t-il d'une voix encore ensommeillée.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1054
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Jeu 18 Mai - 14:16

Et si c'était le pyromane ? Un brusque frisson me traversa le dos, je pâlis. Non, non, ça ne pouvait pas être lui, comment saurait-il que nous étions ici ? Que nous étions revenus à l'Institut ? Je fis tout mon possible pour me calmer, mais l'idée n'en demeurait pas moins effrayante et malheureusement : possible.
Si William allait voir, je me retrouverai toute seule dans le noir, comme une souris face à une chouette chassant la nuit. Je serai aussi faible et sens défense, car même si mes yeux étaient habitués à l'obscurité, celle-ci était encore trop profonde pour que je puisse y voir distinctement ce qui m'entourait. Le fracas recommença ; la peur redoubla. Je m'accrochai un peu plus à William, même si cette fois sa présence ne m'aidait pas tant que ça à me rassurer dans la pénombre de la chambre. Bordel, qu'est-ce que c'était ? Deux intrusions en une seule journée, ça commençait à faire beaucoup quand même. Une sonnette, et un verrou, ajoutai-je intérieurement. Comme je savais à l'avance que je j'allais répondre, je fus contrainte et forcée de me décrisper un peu pour qu'il puisse sortir du lit. J'allumai avec hésitation la lampe sur la table de chevet en ayant quelques difficultés pour trouver le bouton. La lumière éclaira soudainement en partie la pièce et la lumière me piqua les yeux qui perlèrent. Je me retournai vers William, peu rassurée.

- Oui, s'il te plait...

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 21 Mai - 20:04

Le jeune homme attendit la réponse d'Anaïs dans le noir. Celle-ci alluma la lumière et les yeux de William rendirent l'âme. Lui qui s'était redressé pour sortir du lit se prit le faisceau en pleine tronche. Il s'empressa de refermer les yeux, ébloui.

"Ah bordel ! Éteins ça, Ana ! Tu veux que l'intrus voie qu'on est réveillé ou quoi ?"

Le jeune homme se leva, et quand ses yeux furent un minimum habituer à la lumière ambiante, jeta un coup d’œil vers l'escalier qui menait en bas, et marmonna en même temps :

"De toute façon faut pas s'inquiéter c'est un vrai crétin vu le boucan qu'il fait."

Il descendit l'escalier sans regarder si Anaïs le suivait, à l'affut. Il avait repris ses anciennes habitudes et ne faisait aucun bruit. Le souffle d'Anaïs sur les marches derrière lui lui indiqua qu'elle lui avait emboîté le pas. Pour quelle raison ? Elle avait trop peur toute seule ou elle avait peur qu'il lui arrive une tuile ? William penchait pour la première option, mais sûrement y avait-il un peu des deux. L'obscurité régnait en bas. Le jeune homme tendit l'oreille, le bruit se répéta. Il venait de la porte par laquelle ils étaient entrés ici. Il ne se souvenait plus trop d'à quoi ça ressemblait de l'autre côté mais ça voulait dire que ça pourrait être n'importe quel inconnu. William n'avait pas d'armes sur lui, mais il pouvait faire sans. Il devina la silhouette d'Anaïs et lui fit comprendre qu'il allait ouvrir la porte. Enfin, il ne sut pas si elle avait compris parce que vu le peu de luminosité, elle devait à peine deviner où le jeune homme se situait. Un... Deux... Trois ! William ouvrit la porte et une masse non-identifiée se précipita de lui et avant qu'il ait pu faire quoi que ce soit, il se retrouva par terre avec un truc poilu sur lui qui le... Léchait ?




_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1054
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 21 Mai - 21:05

Euh, non, je n'allais pas éteindre. De un parce que je préférais voir ce qui se passait autour de moi, et de deux parce que s'il voulait descendre, il valait mieux voir où poser ses pieds. Je gardai ces arguments au fond de moi, consciente que les dire à haute voix n'arrangerait pas les choses et serait inutile.  Donc, au lieu de l'écouter, je ne fis aucun mouvement pour éteindre la lampe, même si la lumière me brûlait les yeux à moi aussi. William se leva, je sortis moi aussi des couvertures pour le suivre, sans trop savoir pourquoi, pour être sincère. Ma conscience se scindait en deux : à la fois je voulais me cacher sous les couvertures, mais en même temps je ne voulais pas être seule, ou laisser William seule. Alors je pris mon courage à deux mains pour le suivre dans les escaliers, que je descendis dans son dos, lentement, en essayant vainement de scruter l'obscurité. La capacité de voir dans le noir devait être utile n'empêche, pas dans la vie de tous les jours (surtout de jour), certes, mais quand même ! ça ouvrait plein de possibilités comme, pouvoir se balader dans la forêt de nuit sans avoir peur de se perdre ou de se prendre un arbre, pourquoi se battre qu'importe l'heure, et pouvoir voir l'ennemi dans la pénombre... William avait atteint les dernières marches car il n'y avait plus personne devant moi. Or, j'étais restée sur la toute dernière, sans bouger, pas du tout à l'aise dans cette situation.
Je sursautai à moitié en entendant la porte grincer, il eut un bruit mat et... de griffes ?

- William !

J'allumai la lumière - l'interrupteur était juste à côté de moi - et le lustre ainsi que les lampadaires finirent de me brûler les yeux. Je mis une main devant, et les plissai pour pouvoir vérifier si William allait bien. Ne fut pas ma surprise en voyant une masse poilue sur le jeune homme, entrain de lui lécher le visage, au sol. C'était donc ça, ces griffes sur le carrelage ? J'en fus estomaquée, et mis quelques secondes pour reprendre contenance.

- Hé mais ! je restai silencieuse, encore surprise, Un... Chien ? William, c'est juste un chien !

Et incontrôlablement, je fus prise d'un rire à la fois réel et nerveux. Réel parce que... quelle était la probabilité qu'un chien vienne gratter à notre porte ? Comment s'était-il retrouvé à l'Institut ? Miss Tit avait des livres qui parlaient d'animaux particuliers, en était-il un ? ça remontait à de lointains souvenirs, mais j'étais presque certaine qu'ils vivaient eux aussi dans les boucles. Donc, quelle était la probabilité qu'un chien particulier de l'Institut vienne nous réveiller en pleine nuit ? Et nerveux parce que je fus rassurée : ce n'était pas le pyromane ou un de ses sbires venus chercher vengeance.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 21 Mai - 21:52

La chose lui léchait frénétiquement le visage, il allait être couvert de bave ! William, complètement dépassé par les événements, mit un temps fou à réagir et tenter de se débarrasser de ce truc encombrant. La situation était incompréhensible. Il était dans le noir et une espèce de bestiole le plaquait par terre. Tout à coup, la lumière s'alluma et le jeune homme s'aperçut que la chose qui l'attaquait n'était autre... Qu'un clébard à la langue pendante qui le fixait avec de petits yeux joyeux et s'empressa de continuer à lui démontrer son affection en lui léchant le nez. Comme tout à l'heure, William tenta de se protéger de son amour débordant de lui avec ses mains, pendant qu'Anaïs lançait une remarque très pertinente. Un chien ? Non sans blague, comme s'il ne l'avait pas remarqué à l'instant où elle avait allumé cette putain de lampe ! Dans l'histoire, c'était lui qui était coincé sous ce machin noir et blanc sorti d'on ne sait où ! Il avait des envies de meurtre.

"Putain, arrête de rire et enlève-moi ça !"

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1054
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 21 Mai - 22:18

La tête de William était... à mourir de rire. Enfin, lui ne me dirait pas la même chose, c'était certain. Il voulait retirer la boule de poil qui s'amusait à repeindre son visage de bave, mais c'était tout de même très très drôle. Je cachai mon sourire pour ne pas le vexer, je n'en pensais pourtant pas moins. Je passai au dessus d'eux en lui lançant un regard qui voulait dire "ça va, c'est confortable ?" puis je me dirigeai vers la cuisine. Les tranches de jambon reposaient toujours sur le plan de travail, j'en saisis une et m'accroupis, dos aux placards. Le chien redressa ses oreilles. Il était noir et blanc, propre et ne portait avec lui aucune odeur désagréable. Il rejoua de nouveau la petite mélodie de ses griffes contre le carrelage, qui me rappelaient énormément la maison, quand Maman, Papa, Camille et moi avions notre chien. Grand, poilu, blanc. Il faisait le même bruit quand il réclamait à manger et se mettait à sauter devant ma mère pour réclamer. Ou alors quand il se préparait à sauter pour aller dans le canapé et prendre toute la place. Mon regard se teinta de nostalgie, et je ne réagis que lorsque le chien prit la tranche de jambon entre ses crocs. Je posai mes mains dans ses poils à la recherche de son collier qui comportait une médaille gravée. Orion, était-il écrit. Je le grattai derrière l'oreille, il tourna la tête vers moi, sûrement avec l'intention de me lécher, ayant déjà terminé la tranche de jambon. Avant qu'il ne le fasse je me levai, pris un bol dans le placard, le remplis d'eau pour finalement le mettre à sa hauteur. Il but avidement, je l'observai.
Je me dis seulement maintenant que je n'avais pas vu William se relever. Il l'avait pourtant fait, je lui souris, et ris en voyant son visage brillant de bave canine. Par contre, lui, ne paraissait pas de si bonne humeur.

- Tu ferais mieux d'aller te laver le visage, tu vas sentir le chien après, conseillai-je.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 896
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 21 Mai - 22:48

Anaïs eut la brillante idée de l'appâter avec de la viande tout droit sortie du réfrigérateur et William se releva prestement, aussitôt débarrassé de ce cabot trop entreprenant. Il en avait partout, bordel ! Il voyait bien qu'Anaïs se fichait de lui mais il en avait gros sur la patate et évita de regarder le foutu clébard pour ne pas être tenté de faire des brochettes de chien grillé et mettre à profit ses connaissances en anatomie pour le dépecer. Il jeta un regard noir au chien, placé momentanément sous la protection d'Anaïs. Il ne perdait rien pour attendre. Quant à la suggestion... Non, franchement, aller se laver, il n'y avait pas pensé ! Il avait envie de se désinfecter oui, après la douche forcée que ce truc venait de lui faire prendre. C'était dégueulasse ! William entra dans la salle de bain, se passa de l'eau sur le visage, prit un petit temps pour se calmer et éviter de passer ses nerfs sur Anaïs dans la prochaine conversation ou sur le clébard. Il ressortit de la salle de bains et trouva Anaïs en train de caresser ce fichu chien.

"Il vient d'où ce clébard ? On va en faire quoi ?"

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Chalet - Home sweet home
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» Fan club Chi sweet home ! SWEEEEEET ! =D
» Home Sweet Home [pv Bonnie]
» [Kawa - Ishigaki] Home, sweet home...
» 07. Home Sweet Home
» Home sweet home. — Heaven & Tala

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PECULIAR WORLD ::  :: Autres boucles :: Institut-