Partagez | 
 

 Le Chalet - Home sweet home

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
AuteurMessage
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 23 Avr - 19:07

          William finit ses pâtes en un temps record. Une chance, sinon il aurait sans doute piquer du nez dedans. Le jeune homme, repu, (heureusement qu'elle en avait fait beaucoup), sentait ses paupières se fermer peu à peu, et la chaleur de la couverture n'aidait pas. Il avait juste envie de s'allonger et de dormir. S'il s'efforçait de garder les yeux ouverts, c'était pour passer un peu plus de temps avec Anaïs. A parler. Juste à échanger des banalités des traits d'humour idiots qui ne servaient à rien. Mais qui faisaient tellement de bien. Presque autant de bien que de la sentir tout prêt de lui. Réflexion faite : s'il devait dormir, autant que ce soit avec elle dans les bras. Problème : sur le canapé, ça allait être un peu juste pour s'allonger à deux. Ils avaient l'habitude, mais là, tout de même... Il s'aperçut qu'il dormait vraiment debout quand son bol (vide) lui glissa des mains et il s'appuya un peu trop sur l'épaule d'Anaïs, à côté de lui, et se redressa un peu, et rouvrit les yeux en grand pour s'efforcer de se réveiller. Il avait à peine entendu ce qu'elle avait dit en continuant de manger, et récupéra le bol avant de le poser sur la table dans un bruit mat, il rembobina quelques minutes auparavant. Ah oui, extras, infirmière...

          "A tes ordres, jolie fille. Toujours prêt pour un extra !"

          Juste... Pas maintenant. Il allait gentiment la laisser finir ses pâtes... Et puis après, ils verraient bien. Fallait juste pas qu'il dorme tout de suite.

           "La salle de bains ?.." demanda-t-il.

           Anaïs lui lança un regard interrogateur et puis montra une porte sous l'escalier. Bon, ben, y'a plus qu'à.

           "J'vais pisser, marmonna-t-il avant de se lever en lui laissant le plaid - sans brusquerie, il avait retenu la leçon. Stresse pas, dit-il en voyant son regard, finis tranquillement tes pâtes, je reviens."

          Il lui fit un bisou sur le front et déambula à travers la pièce, nullement préoccupé d'être nu, mais pas très alerte. Il voyait trouble et ce fichu mal de crâne le poursuivait. Il fit une pause en arrivant à la porte, et puis l'ouvrit. Waw, spacieuse, la salle de bains. Victor avait bon goût en ce qui concernait la décoration, ça allait changer des douches presque collectives de la maison de Miss Tit. Après avoir soulagé sa vessie, William s'essuya, tira la chasse, et puis se sentit mal. la pièce tournait dangereusement. Fallait qu'il s'assoit mais s'il le faisait il doutait de sa capacité à se relever. William gémit, tituba jusqu'à la porte, s'appuya contre le mur juste à côté, et attendit que son mal être passe. Quand ça se fut un peu calmé, il ouvrit la porte... Et se trouva nez à nez avec Anaïs. Le cerveau embrumé, il la dévisagea en tentant de comprendre ce qu'elle foutait là.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1114
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 23 Avr - 21:01

William faisait ce que j'avais prévu mais plus vite que prévu, c'est à dire que même en parlant il commençait à piquer du nez. Il s'appuyait un peu plus sur moi à chaque seconde, et son bol lui échappa des mains qu'il avait soit dit tant passant terminé assez rapidement. Il eut la même constatation que moi, et il se redressa soudainement en faisant une tête de hibou, les yeux grands écarquillés. Je souris une nouvelle fois quand il répondit, et gardai dans le coin de ma tête le "toujours prêt". Ah oui ..? J'aimerais bien le voir ça ..! Je me promis à moi-même de le prendre de court un jour, histoire de vérifier ses dires. Puis il me demanda où était la salle d'eau. Je n'y étais pas encore entrée pour le moment, mais Victor me l'avait désigné prestement avant de passer à autre chose comme le compteur électrique quelque chose comme ça. En tous cas je n'y étais pas allée, William allait, disons, l'inaugurer. Il informa du même coup qu'il allait au toilette. Il allait tenir debout ? Enfin, debout et tout le trajet en comptant l'aller et le retour ..? Encore des pâtes dans la bouche, j'allais poser mon bol sur la table pour l'aider à atteindre son but, lorsqu'il m'arrêta à partir d'un "stresse pas". Stresse pas, stresse pas, mon oeil oui, je ne voulais pas devoir le ramasser à la petite cuillère sur le planchet ..! J'avais un très mauvais souvenir de la fois où il était tombé et... Je pris une grande inspiration, et me forçai à obéir, en me disant que s'il avait accepté de rester dans le canapé, je devais faire de même pour lui et donc consentir à rester là à manger mes pâtes. Une petite voix en arrière plan me disait que ce n'était pas la même chose parce que moi je n'étais pas épuisée et ne risquais pas non plus m'écrouler en plein milieu, mais je la fis taire, ne désirant pas braquer William de cette façon. Mon regard ne cachait pas mon inquiétude, mais je lui faisais confiance... Il se leva, me fit un bisou sur le front et marcha d'un air pas très sûr de lui vers la porte qui menait à la salle de bain.
Je rongeai mon frein et tentai de finir mon bol de pâtes le plus calmement possible. Il fut fini, mais pas vraiment calmement, j'avais l'impression d'être un chat qui dressait les oreilles au moindre petit bruit pour vérifier que ce n'était pas lui qui s'était écroulé. Il n'y eut aucun bruit de ce genre, mais ce n'est pas pour autant qu'il revint. Je fis mon choix, et me levai pour décider d'aller le voir, mais avant, je passai dans la chambre pour prendre dans les sacs quelques vêtements. Un caleçon pour lui, un t-shirt et un jean parce que je ne savais pas s'il comptait se rhabiller complètement, et je pris ma part simplement une culotte et un t-shirt, puis je redescendis.
Je m'apprêtais à frapper à la porte pour savoir si je pouvais entrer (précaution inutile non ? Ce n'est pas comme si nous étions tous les deux nus depuis tout à l'heure) mais de toute façon il ouvrit la porte avant et me dévisagea. Surprise, je restai quelques secondes pantelante à chercher quoi faire, puis je tendis les vêtements.

- Je m'étais dit que tu voudrais peut-être d'habiller ou te laver, avançai-je comme information.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 23 Avr - 23:41

         Anaïs se tenait là, un paquet de linge dans les mains et apparemment aussi surprise que lui de la situation. Se laver ? Pas bête, maintenant qu'il était dans la pièce autant y rester, plus besoin de se déplacer. Question rasage ce serait à revoir, il risquerait surtout de s'entailler une veine avec le rasoir. Quoiqu'il en soit, il fallait qu'il la laisse passer. William se décala en ignorant superbement les vêtements qu'elle lui tendait. Elle avança d'un pas, ne sachant pas trop quoi faire d'autre, et le jeune homme, qui avait du mal à aligner deux pensées depuis une dizaine de minutes, décida que s'il devait aller à la douche, ce ne serait pas seul. ça tombait bien, il avait une jolie fille à portée de main, et elle était à à peine deux pas de l'intérieur de la douche à l'italienne. Il lui saisit le bras et l'entraina à sa suite. Une chance qu'elle n'ait pas résisté même par réflexe parce qu'il était loin d'être au meilleure de sa forme. Il l'attira dans la douche, dos à lui, et passa ses bras autour d'elle en l'embrassant dans le cou. Ainsi elle lui offrait un point d'ancrage bienvenue parce que sans le vouloir il tanguait de gauche à droite. Il tremblait, son corps réclamait un repos mérité qu'il ne tarderait pas à dérober sans demander l'avis de sa conscience, il n'avait plus les idées claires... C'est peut-être pour ça qu'il se mit à la caresser partout, ses mains se baladaient sur ses cuisses, ses hanches, ses seins, et dessinaient les courbes de son corps, tandis que sa bouche lui dévorait le cou. Du coude, il déclencha le jet d'eau sans faire exprès, (par chance, il était déjà réglée sur l'eau chaude), ce qui ne l'empêcha pas de continuer son affaire comme si de rien n'était.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1114
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 24 Avr - 8:44

J'attendis en le dévisageant, ne sachant pas trop quoi faire de plus étant donné que je ne pouvais pas passer. William se décala finalement et je pus avancer dans la pièce en tendant un peu plus les vêtements qu'il... ignora royalement. Je tiquai, et complètement perdue me laissai faire quand il me tira. Il me tira vers... la douche. Je compris tout aussi rapidement ce qu'il désirait, bien qu'il m'ait plutôt prise de court et que je dus balancer rapidement les vêtements sinon eux aussi seraient venus dans la douche avec nous. William ne me laissa pas le loisir d'avoir mon mot à dire, et tout aussi rapidement je me retrouvai dans la douche. Ses deux bras m'enserraient et il m'embrassa dans le cou et et et... Il passa ses mains sur mon corps tout mon corps déjà nu et ce même corps reprit sa danse effroyable de frisson. Je me mordis la lèvre en sentant ses paumes sur mes seins et ses lèvres ..! Un jet d'eau chaude nous arrosa par surprise et j'en sursautai, avant de soupirer d'aise. Malgré l'eau chaude, je continuais de trembler sous ses caresses, incapable de faire autre chose. Il allait... il allait... J'essayais de combattre l'envie qui revenait au galop, mais il me rendait folle, complètement. Je pris une grande inspiration et me refrénais du mieux que je le pouvais pour ne pas réclamer plus. Pourtant ce n'était pas l'envie qui manquait et ..! Lui ne se retenait pas d'abord non ? Mais c'était tellement agréable ses gestes à peine effleurés, et la tendresse que je ressentais... Je frissonnais un peu plus à chaque fois et, vaincue, posai mes mains sur les siennes.

- Je t'ai déjà dit que je t'aime ..? , soufflai-je juste assez fort pour qu'il entende malgré le bruit d'eau.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 24 Avr - 9:14

          "Oui..." souffla-t-il au creux de son oreille.

           William mordilla la fine peau de son cou, et puis embrassa son épaule. Le jet d'eau chaude était juste au-dessus de lui et dégringolait à moitié sur lui avant de toucher Anaïs. Il ne se posait plus la question si c'était sérieux ou pas de la caresser ainsi alors qu'ils étaient nus dans une douche avec personne aux alentours. Il ne se posait plus la question de savoir si lui-même était dans son état normal, s'il ne poussait pas le bouchon un peu trop loin juste pour oublier ce qui était arrivé. Il s'accrochait à elle comme une bouée de sauvetage avec une fièvre renouvelée en songeant qu'il aurait pu y rester, qu'il aurait pu ne jamais vivre ces moments. Qu'il avait été à deux doigts de crever. Et lorsqu'il se remémora cette sensation horrible d'abîme sous ses pieds, d'un corps cassé sali par le souffle de la mort qui s'insinuait en lui... Il avait besoin de penser à autre chose. Il avait besoin d'elle, bon Dieu, tellement besoin d'elle pour se sentir vivant. Il la sentait frisonner sous lui et c'était tout ce qu'il demandait. Il y avait des petites bouteilles dans la douche, William appliqua du gel douche sur sa main et arrêta le jet d'eau avant de se remettre à la caresser (avec une bonne raison cette fois), il commença par le dos qu'il massa longuement,  puis s'attaqua aux épaules et s'attarda plus que nécessaire sur ses seins, descendant sur son ventre plat puis remontant encore.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1114
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 24 Avr - 19:09

Sa réponse murmurée au coin de mon oreille me fit frémir encore plus violemment que les autres fois. Je réussis à tendre mon bras pour déposer ma main sur son cou, il mordillait d'ailleurs le mien de l'autre côté. Il m'épuisait, après tout ça j'avais envie de dormir tout contre lui, mais il n'était pas de cet avis, non toujours pas. Mais nous étions deux à avoir envie de dormir maintenant...
William s'éloigna, et je pensais que nous allions pouvoir reprendre les choses normalement. J'étais toujours de dos, et comptais me retourner lorsqu'il arrêta l'eau et déposa ses mains devenues glissantes à cause du savon dans mon dos. Et alors, contre toute attente il commença à me masser. J'écarquillai les yeux de surprise avant de me laisser faire, toute contente. J'aurais bien aimé pouvoir m'adosser à lui, mais quelque chose me disait que si je le faisais il allait tomber donc... j'allais rester bien droite sur mes jambes. Ses mains savonneuses montèrent à mes épaules, je ne bougeais pas d'un pouce, beaucoup trop satisfaite par la situation. Et de nouveau, il descendit pour savonner ma poitrine qu'il "nettoya" outre mesure, mais cela ne me gênait pas, pas du tout. Je posai une nouvelle fois mes mains sur les siennes mais cette fois pour qu'il me laisse le temps de me retourner. Je les reposai à leur place une fois face à lui et je ne pus que planter mes yeux dans les siens. Je descendis pour prendre un flacon de shampoing, j'en mis à mon tour dans ma main et commençai à savonner son torse avec douceur, puis mes mains montèrent lentement le long de son cou, puis dans ses cheveux que je shampouinai aussi, mais juste à la base, le reste était trop haut pour ce que j'avais l'intention de faire. Effectivement, je pus avec cette prise le faire s'abaisser un peu et j'approchai son visage de mien pour l'embrasser avec tendresse.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 24 Avr - 20:58

          William reprit discrètement son équilibre en s'appuyant contre la faïence derrière lui sans trop comprendre ce qu'elle faisait. Privé de son occupation, les mains dans celles d'Anaïs, il se demanda dans un brouillard confus si ce qu'elle faisait ne lui plaisait pas, puisqu'elle venait de le stopper dans son élan. Lui, sans elle entre ses bras, se sentait beaucoup trop vide. Il se rendit compte que, plus l'épuisement gagnait du terrain, plus lui-même sombrait dans de bien sombres pensées. Des trucs nuls, des images qui lui revenaient, éparses, de vieux souvenirs sanglants, auxquels s'ajoutaient ces derniers jours passés soit dans un lit, soit à marcher vers un but illusoire, avec cette douleur qui le dévorait à pleine dent, sans jamais s'arrêter. Il s'appuya légèrement contre le mur derrière lui et ses jambes le supplièrent de se laisser glisser contre le carrelage et de simplement fermer les yeux. Seul le contact d'Anaïs le détourna de cette envie pourtant irrépressible. Elle replaça ses mains sur elle, et puis pris à son tour de quoi se laver pour cette fois l'appliquer sur lui. William se laissa faire, de toute façon trop fatigué pour protester, et puis, il y avait pire que de se faire chouchouter par une femme nue. Elle passait les mains sur son torse, sur ses dizaines de cicatrices, auquel s'en était ajouté ces derniers jours, et William eut envie de la sentir plus proche. Pas dans le sens sexuel, ils avaient déjà donné ce soir... Non, juste, plus proche de lui, abroger les centimètres qui les séparaient encore, la prendre dans ses bras et oublier.
           Comme si elle avait lu dans ses pensées, elle combla cette distance et l'embrassa. Il répondit à son baiser comme si c'était le dernier qu'ils échangeaient, ou le premier depuis très longtemps. Il ne savait plus trop ni où il était ni ce qui se passait mais ça n'avait pas d'importance : elle était là, c'était le principal. Il passa ses mains dans son dos et la serra contre lui. Et... C'était pas tout ça, mais lui n'était pas insensible au froid. ça faisait plusieurs minutes que l'eau chaude avait été éteinte et ils étaient trempés. Il aurait bien voulu pouvoir la porter pour qu'elle se retrouve à sa hauteur, mais ce n'était pas possible, alors il choisit l'option se pencher légèrement (tout en s'accrochant à elle pour garder son équilibre) avant de déclencher l'eau, et de sentir avec soulagement la chaleur se déverser sur eux. Ils se séparèrent peu après, à cours d'air... William observa Anaïs avec un amour infini (et fatigué). Ses cheveux avaient pris une teinte plus sombre et étaient collés sur son crâne, l'eau ruisselait sur son visage, des gouttelettes perlaient sur ses sils, glissaient sur ses pommettes et dégringolaient sur la courbe de sa mâchoire avant de se perdre entre eux. Elle avait des yeux magnifiques. Il était amoureux.

           "T'es belle," souffla-t-il, admiratif.

           Il l'embrassa de nouveau et, lorsqu'ils se séparèrent, sentit aux points noirs qui dansaient devant ses yeux qu'il avait trop tiré sur la corde. Il fallait qu'il s'assoit, il fallait même qu'il s'allonge. Il ne pouvait pas le faire dans la douche. Il tanguait mais ne s'en rendait pas vraiment compte. Le jeune homme ferma les yeux un instant, les rouvrit et défit la prison de ses bras afin de sortir de la douche. Elle pouvait continuer d'en profiter, lui, il allait juste y aller doucement. William sortit de la douche d'un pas incertain, prit une serviette posée là et... Il se retint au lavabo avant de tomber et s'assit sur le banc où étaient posées les serviettes, serrant les dents pour ne pas gémir. Il s'essuya avec une lenteur d'escargot et se pencha pour ramasser les fringues qu'Anaïs avait apporté, enfila avec la même lenteur caleçon, tee-shirt et jean, avant de s'immobiliser, complètement crevé, la respiration hachée.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1114
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 24 Avr - 22:08

La réponse ne se fit pas attendre et la rendit plus délicieuse encore. Il me prit par la même occasion dans ses bras. Je goûtais ses lèvres, sans jamais m'en lasser, sa chaleur, son étreinte et encore ses lèvres. Il ralluma l'eau, et cela faisait déjà de longues secondes que nous n'avions pas repris d'air, nous le fîmes peu de temps après. Quand il se redressa, je vis son regard, et j'y restai accrochée. Ses yeux s'étaient transformés en deux lunes parfaitement grises et brillantes, qui me fixaient avec une telle intensité... Ils transpiraient d'amour, et j'eus violente douleur me prit au cœur. J'y voyais tous ses sentiments s'y refléter comme un ciel contre la surface limpide d'un lac, bien que le tumulte soit plutôt celui d'une rivière. C'était... Il était, plutôt, magnifique. J'eus aussi l'impression que la rivière se déversa en moi, et si je rougis ce n'était pas à cause de la chaleur mais de l'intensité de son regard. Il débordait d'amour et dire que cet amour était pour moi, envers moi. Jamais de toute ma vie je n'aurais imaginé que quelqu'un poserait un regard si profond sur moi, et qu'il me délivrerait autant de messages en si peu de temps. Je n'aurais jamais seulement espéré que quelqu'un me regarde de la sorte, c'était un rêve éveillé, une douce réalité à peine croyable, et je ne pouvais que prier pour quelqu'un ressente un jour un regard si puissant posé sur lui. Il me transperçait de part en part, me réduisait en miette et je sentais toutes mes forces me quitter, brûlées par la force de ses émotions. Les miennes n'en furent que plus vives, plus ardentes, plus passionnées. Et... Elles redevinrent poussière lorsqu'il me souffla « t'es belle ». Il avait le pouvoir de me briser et de me réparer, mais surtout de me briser un peu plus à chaque fois qu'il parvenait à me sortir ses paroles surprises, et il arrivait à chaque fois à me surprendre dans ces moments. Je l'aimais tellement... Il m'embrassa, j'y répondis à la seconde près, les yeux fermés pour savourer un peu le moment. Il n'imaginait pas le pouvoir qu'il avait ..!
Quand il se redressa, il tangua dangereusement d'un côté puis d'un autre. Je repris mes esprits immédiatement et m'inquiétai. Sans rien dire il sortit, et je me retrouvai là, pantelante, avec encore du savon. Je n'allais pas sortir quand même ! S'il tombait j'allais le voir : je pouvais plus au moins le surveiller au travers de la vitre de la douche, c'est la seule chose qui me poussa à me rincer totalement avant de sortir. J'en profitai pour me laver entièrement les cheveux, me débarrasser totalement du savon, et enfin je sortis. William était alors entrain de mettre son jean avec lenteur. Je saisis la première serviette qui me tomba sous la main, puis mes vêtements avant d'aller m'asseoir à côté de lui. Je me séchai très rapidement en voyant qu'il n'allait plus tenir longtemps, m'habillai en quatrième vitesse (en même temps je n'avais pas pris grand chose), mis mes cheveux trempés dans la serviette. Je me levai, et lui tendis la main en souriant.

- Aller, viens, je vais te présenter notre chambre, je lui fis un clin d'œil en même temps. Tu y seras bien mieux.  


William la prit et se leva maladroitement. Je fis alors en sorte que la trajet soit à la fois rapide mais pas trop pour qu'il ne s'écroule. Je crains surtout cet événement lorsque nous devions monter les escaliers qui menaient à la mezzanine mais grâce au courage (et au *hum hum* désespoir) je parvins à le hisser jusqu'à la dernière marche, en le tenant plus au moins contre moi, en le soutenant de tout mon poids pour ne pas qu'il tombe en arrière. J'avais éteint en même temps les lumières en bas, avais mis les bols dans l'évier. Mais maintenant, nous y étions.
William fut bien rapidement allongé dans le lit, et avant qu'il ne s'endorme je fis un rapide état des lieux et décidai qu'il ne pouvait pas dormir comme ça. Je montai sur le lit, et de nouveau passai au dessus de lui pour lui déboutonner son jean.

- Si je commence à t'enlever ton pantalon tous les soirs on risque de vite repartir comme tout à l'heure, souris-je bien que cela m'était surtout adressé à moi-même.

Il m'aida vaguement en se soulevant, et je pus déposer le jean en bout de lit. Et là, j'hésitai. T-shirt ou pas t-shirt ? Je fis une moue pensive, en pinçant la bouche et fronçant le nez (mon visage n'avait aucune allure de cette façon, mais c'était une manière comme une autre de peser le pour et le contre) et j'en vins à la conclusion que je voulais dormir contre sa peau, pas contre son t-shirt. Ou alors je voulais dormir dans son t-shirt. Mais à tout bien réfléchir, autant que j'enlève le mien et le sien.

- Tu permets que j'enlève ton t-shirt ? lui glissai-je à l'oreille.

Il fit un vague mouvement pour y arriver et son haut fut tant bien que mal enlevé. Je tirai les couvertures et l'en recouvrai. Je retirai ensuite mon propre haut, me mis dans les couvertures et me mis dans le creux de ses bras, mon corps contre le sien, ma tête posée sur son cœur, que j'entendais maintenant battre calmement.

- Je te dérange pas comme ça ? demandai-je quand même pour être sûre.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 24 Avr - 22:37

            Le trajet ensuite fut... Lent, mais beaucoup trop rapide pour son cerveau qui n'arrivait plus à suivre la cadence. La baisse de tension était passée, mais il eut un mal fou à se déplacer rien que jusque la porte, en soufflant comme un asthmatique. Mais il ne se plaignait pas. Ce n'était pas son genre, il ne l'avait pas fait avant il ne le ferait pas maintenant. C'était juste que... Putain, ça tournait, il était une véritable loque humaine et même s'il sentait qu'Anaïs gravitait autour de lui, inquiète, vigilante surtout. Elle avait raison sur un point : si elle s'était arrêtée, à un moment, il n'aurait pas pu repartir. ça il en était sûr, parce que chaque pas était un effort colossal, autant physique que psychique : il devait se persuader qu'il allait dans la bonne direction parce qu'il ne voyait plus correctement, que ses oreilles bourdonnaient et qu'il avait une connaissance très confuse de son environnement. Mais il faisait confiance à Anaïs, il n'avait pas le choix. A un moment, il s'appuya sur elle, se dit qu'il était vraiment dingue - qu'ils étaient vraiment dingues - de continuer dans ces conditions et que ce serait beaucoup plus facile qu'il repasse une nuit en bas, sur le canapé, parce que l'escalier... Il l'avait vu vite fait et ne le sentait pas du tout. Avant qu'il puisse émettre une quelconque protestation - avant que les connexions entre ses neurones se fassent, et, de toute façon, qu'aurait-il bien pu dire ? - Anaïs l'entrainait sur les marches. Mais qu'est-ce qu'elle foutait ? Les marches se brouillaient sous ses pieds, il n'avait plus les idées claires et pouvait à peine faire un pas devant l'autre et elle elle voulait aller là-haut ? Ce qui devait arriver arriva : il faillit s'avachir mais elle le rattrapa, et le força à continuer, le bras de William passé sur ses épaules. Il tenait plus, et, question équilibre, c'était vraiment pas ça. Quand, finalement, ils finirent par arriver en haut, William n'y croyait plus. Il avait l'impression que sa tête allait exploser et tremblait de tous ses membres à cause de l'effort. Anaïs le guida jusqu'au lit et il s'y écroula. A peine conscient de ce que Anaïs lui disait, William se plia à ses désirs comme un automate et eut à peine conscience de la couverture et du corps d'Anaïs qui reposait contre le sien. Il ne désirait qu'une chose : enfin lâcher prise. Il secoua négativement la tête à la question d'Anaïs, et, un instant plus tard, dormait.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1114
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mar 25 Avr - 7:19

J'eus droit à un faible hochement de tête et il s'endormit. Je mis peu de temps avant de faire la même chose, recroquevillée contre lui, la tête lovée dans son cou.

La maison de Miss Tit était en feu. Des flammes sortaient par toutes les fenêtres et un halo orange l'illuminait. Comme une bougie sur un gâteau d'anniversaire. Elle n'attendait qu'à être soufflée. Et d'ailleurs... une douce brise venait caresser la charpente déjà enfumée pour accentuer l'intensité du feu. Il redoubla, rugit dans les murs de notre maison, et poursuivit sa course folle, en rongeant et brûlant tout sur son passage. Les enfants criaient, ils criaient et criaient désespérément. Des plaintes et bientôt des gémissements de douleur. Ils volaient, fusaient, comme s'il y avait dans chaque pièce un enfant agonisant. Certains étaient coincés dans la maison, c'était certain, à demander de l'aide d'une voix stridente. Leur don ne pouvait pas les sauver. Le bois crépitait, Miss Tit et Miss Barn Owl volaient au dessus pour essayer de retirer les enfants des flammes, sans y parvenir. Le brasier repeignait l'herbe et toute la forêt de rouge, même le ciel normalement noir semblait être touché par cette torche. Les étoiles avaient une concurrente, un nouveau soleil qui brillait à des kilomètres. C'est ça, la maison était devenue une torche version XXL, et rien ne semblait vouloir arrêter le feu. Pourquoi il n'y avait pas qu'aquakinésiste ?! Il y en avait toujours normalement ! Le teint blême, je fixais, effarée, la maison devenir noir et devenir cendre. Le bûcher grandissait, prenait de l'ampleur et ravageait chaque étage. Où était William ? Et Louis ! J'étais terrorisée par le feu, après l'intervention du pyromane j'avais hérité de la peur incontrôlable de mourir immolée. Peur normalement « normale » justement pour un homme, mais je m'étais toujours dit que  j'avais mes chances avec ma glace. Après tout c'était juste de l'eau gelée donc une fois dégivrée peut-être que... Sauf que l'attaque du pyromane m'avait très clairement prouvé le contraire, et je craignais autant le feu que d'être abandonnée. On ne contrôle pas plus ses peurs que ses doutes.

- LOUUUIS ! WILLIAAAM ? REPONDEZ-MOI !

Les ombrunes criaient elles-aussi en oiseau. Elles ne voulaient pas que j'approche, c'était compréhensible, mais je ne pouvais pas rester là. Je ne pouvais pas rester là, dehors, alors que je n'avais aucune idée de où ils étaient ! Et soudainement, j'entendis dans ma tête la voix de Louis. Louis ! Il paraissait essoufflé, et c'était surprenant en pensées mais... Anaïs ! Je... Je... Je suis bloqué le feu est partout ! Bordel Anaïs j'ai peur ! et je n'hésitai pas plus pour me décider. Je jetai un coup d'œil aux oiseaux puis un regard désolé, avant de m'enfourner dans ce suicide.
Le feu semblait vivant, il se mouvait et dès que j'entrai un bout de plafond tomba juste à côté de moi, me faisant hurlant. Les étincelles vinrent faire des trous dans mes manches et me brûler la peau. La fumée allait me tuer. Si je ne me faisais pas écrasée avant par la maison qui s'effondrait. Que de réjouissances. J'avais terriblement peur, les voluptes de fumée montaient et stagnaient ensuite au plafond. Je devais marcher courbée pour avoir un peu plus d'air et m'enfoncer un peu plus dans ce cercueil brûlant.

- LOUUUUUIS ? LOUIS T'ES OÙ ?

Je n'eus aucune réponse, excepté une violente brûlure au bras qui me fit souffrir et me rappela douloureusement quelque chose. Je serrai les poings et m'élançai dans l'escaliers en flammes. Le feu me brûlait les chevilles et chaque planche risquait de se briser sous mes pas. Mais bordel ..! Je ne pouvais pas laisser Louis mourir là, il ne devait pas mourir ! Je sautais les marches quatre à quatre quand je parvins au premier étage. Je constatai rapidement que l'escalier pour accéder au second était détruit, impraticable, je ne pouvais plus monter. Celui que je venais de monter finis dans le même état un quart de seconde plus tard. Ma peur augmenta d'un cran : j'étais coincée. Il fallait qu'il soit ici ! Nous pourrions toujours sauter sur la serre du salon et ensuite se rattraper plus au moins ! S'il était là tout était bon mais... je n'osai pas imaginer qu'il soit plus haut...

- LOUIS ! LOUIS S'IL TE PLAIT ! S'IL TE PLAIT DIS MOI QUE TU ES LÀ !

Un craquement sinistre accompagné du bruit de bois qui brûle répondit à mes paroles. Le plancher s'ébranla, et moi avec. Le deuxième étage s'effondrait. Le deuxième étage s'effondrait et j'étais juste en dessous ! Je criai et me jetai en avant pour échapper à une poutre à moitié consumée qui risquait et de me brûler et de m'écraser. La panique, la panique ! Je parvins à geler le tapis sur lequel j'étais tombée, mais tout allait trop vite. Le haut partait en cendre mais le bas aussi. Le feu était partout ! J'étais encerclée, je ne savais même plus discerner mon endroit d'arrivé de mon but... Je ne pouvais plus descendre nulle part. Je me mis à pleurer en silence, et je sentis le feu me consumer, moi. Lentement, de nouveau. Louis n'était pas là, mais les flammes étaient partout, partout, partout...


Je criai de douleur dans mon lit. Essoufflée, je me redressai en touchant mes cicatrices. Et le contre coup fut en me rendant compte que Louis était quand même mort, et qu'encore une fois je n'avais pas réussi à le sauver. Je me mis à sangloter discrètement, le visage crispé, secouée de tremblements. Louis allait donc me hanter jusqu'à la fin de mes jours ?

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mar 25 Avr - 8:57

           Quelque chose bougeait contre lui, et le tira d'un sommeil sans rêves. Tout d'abord il ne distingua pas grand chose dans la pénombre de la chambre, reconnaissant à peine le décor. Anaïs s'agitait à côté de lui, il se demanda si quelqu'un était entré dans le chalet et cette idée le réveilla tout à fait. Il se redressa un peu, cherchant par réflexe des armes qui n'étaient pas à portée de main, mais il n'y avait personne, Anaïs faisait un cauchemar. Le jeune homme se rallongea et hésitait à la réveiller quand elle se réveilla brutalement. Il entendait sa respiration saccadée, la vit tripoter les cicatrices de ses avant-bras et se rallonger dos à lui. Puis les sanglots qui traversèrent la pièce lui transpercèrent le cœur. Bon dieu, elle était vraiment secouée, il devait faire quelque chose pour la rassurer, il était incapable de la laisser comme ça, démunie. Ce n'était pas la première fois qu'elle faisait un cauchemar en sa présence, et, malheureusement, ceux qui étaient récurrents n'en étaient que plus mal vécus. Des blessures profondes qui ne se refermeraient jamais tout à fait. William bougea, entoura Anaïs qui lui tournait le dos, toute petite dans ce grand lit, de ses bras. Il la colla à lui et, même s'il ne pouvait pas voir son visage, lui fit des bisous dans le cou.

          "Chut... C'est fini."

          Louis ou le pyromane ? Ce fut la pensée qui lui vint naturellement en tête. Il ne demanda pas, si elle ressentait l'envie de lui raconter, il écouterait, sinon il n'allait pas la forcer à replonger dans son cauchemar en l'obligeant à se remémorer des souvenirs douloureux.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1114
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mar 25 Avr - 17:16

J'avais accepté sa mort, avec difficulté, mais jamais je n'eus le sentiment que mon deuil était fini, jamais je n'eus l'impression d'avoir enfin laissé son âme en paix. C'était peut-être pour ça alors qu'il revenait dans mes cauchemars, qu'il venait la nuit pour me certifier qu'il avait un jour existé et n'était plus que trépas désormais, qu'il ne serait plus que trépas. Il n'y avait pas de résurrection miraculeuse, même chez les particuliers, sauf les nécromanciens qui avaient un impact, sauf que ce n'était jamais définitif. Non, il n'y avait eu aucun moyen de le ramener et tout ça part ma faute. Toujours... toujours... Mes pensées assassines ne se gênaient pas pour me blesser un peu plus et je ne faisais rien pour les arrêter. Je ne pouvais pas, après tout elles avaient raison. Pourquoi nier la vérité ? Pourquoi vouloir se cacher ou bien me soustraire de ma faute ? J'étais fautive j'étais fautive, point. Si je l'avais forcé à rester à la maison il serait toujours là en sécurité ! Et je n'avais pas su, je n'en avais pas eu la force, j'étais faible, horriblement faible, ces cauchemars en étaient une des plus grande pièce à conviction, je ne pouvais le nier ça non plus. J'aurais du prendre soin de lui, le protéger, c'était Louis... Je grimaçai, seule, fautive, fatiguée, blessée, faible. Comme toujours.
Pas si seule que ça en fait : un torse se colla à mon dos et des bras m'enlacèrent. Je sursautai de surprise, ne pensant pas l'avoir réveillé. Mais en fait si. Je fermai les yeux et les serrai aussi, en m'insultant moi-même de ne pas avoir réussi à pleurer sans le réveiller. Je savais faire quoi alors, hein ? Créer de la glace ? Waw magnifique ! Exactement ce que mes parents craignaient quand ils l'avaient découvert ! Je pris la main de William et l'apportai à mon visage sans vraiment réfléchir, plutôt en un geste désespéré de me retenir à quelque chose, d'avoir quelque chose de rassurant contre moi, qui pouvait me faire oublier toutes ces mauvaises pensées. Elles étaient bel et bien parties lorsque nous avions fait l'amour, mais elles étaient revenues au galop pendant la nuit, ces vicieuses. Elles étaient parties trop peu se temps, et étaient revenues beaucoup trop vite. Avec tout ça je l'avais réveillé, alors qu'il n'avait rattrapé que très peu de sommeil. Je me sentis coupable, mais je pus faire grand chose. Je reniflai discrètement et séchai mes larmes avec ma main qui ne tenait pas celle de William.

- Désolée de t'avoir réveillé, m'excusai-je en contrôlant ma voix tremblante.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 


Dernière édition par Anaïs Young le Mar 25 Avr - 20:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mar 25 Avr - 20:03

           Comme pour illustrer les propos d'Anaïs, William bâilla. Elle disait des bêtises, elle était loin d'écourter sa nuit puisqu'il se rendormirait très facilement, et elle le savait aussi bien que lui. Elle avait honte d'elle-même, d'être aussi fragile, d'être noyée dans ses regrets. William comprenait cette situation, même si, chez lui, outre l'horreur, c'était surtout la peur qui l'étouffait dans ces moments-là. Heureusement qu'il n'était pas cardiaque, d'ailleurs, mais s'il le devenait un jour,on saurait pourquoi. Elle aussi, elle avait peur, quelque part au fond d'elle. Il ne fallait pas. Elle était forte, il serait là quoiqu'il arrive pour la soutenir... Et il voulait qu'elle se le rappelle, même si elle le savait déjà. Vu le nombre de fois où elle avait été là pour lui, il lui devait bien ça, et énormément plus d'ailleurs. Il ne voyait pas son expression mais elle avait pris sa main pour la mettre contre sa joue mouillée. William ne bougea pas, il sentait le cœur de la jeune fille contre lui, affolé comme les battements d'ailes d'un papillon. Il attendit qu'elle se calme un peu et puis demanda en chuchotant, troublant à peine le silence de la pièce :

          "Tu veux bien me raconter ?"

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1114
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mar 25 Avr - 21:19

Le silence était revenu, entrecoupé seulement à quelques instants par moi qui prenais une grande une grande inspiration en essayant de me calmer, ou bien qui reniflais doucement, pour me calmer aussi en fait. Je fermai les yeux, pour oublier juste les événements, pour me couper un peu plus de cette réalité trop douloureuse et ne plus tenir compte que de la chaleur que le corps de William dégageait dans mon dos, et de sa main que j'avais moi-même déposée sur ma joue. Il ne l'avait pas enlevée, j'appréciai le geste, et il ne bougea pas du tout, au point qu'au bout d'un moment je me demandai s'il était toujours éveillé. Pourtant non, car sa voix s'éleva avec légèreté dans le calme de la pièce. Je pris une nouvelle grande inspiration, et me dis que sa question pouvait être prévisible. Mais malgré tous les cauchemars que j'avais pu faire en sa présence c'était une des rares fois où il me demandait ce que j'y voyais. Je n'étais pas idiote au point de penser que parler pouvait arranger les choses : poser des mots sur des choses ne faisait que les rendre plus matérielles, pas moins pesantes. Mais... Pouvaient-elles être plus pesantes ces choses ? J'en doutais, et elles étaient déjà tellement matérielles, à tout jamais dans ma mémoire, gravées dans mes rétines. Elles étaient plus réelles que n'importe quoi. Alors pourquoi ne pas y poser des mots volatiles ..? De toute façon je n'avais rien à cacher, c'était William. Il m'avait lui-même raconté ses cauchemars il y a bien longtemps, il s'était confié sans douter, et je ferai la même chose, parce que je n'imaginais même pas lui répondre un "non" sec et froid. Il me tenait dans ses bras, il voulait m'aider, et il voulait savoir aussi. C'était son droit, parfaitement son droit. Il devait juste... Me laisser prendre ma respiration, mon courage pour réussir à trouver les bons mots ; me laisser un peu de temps.
Je déglutis, lentement, et rassemblai mes idées d'une manière aussi ordonnée que possible. Quand ce fut fait, je m'assurai d'abord que ma gorge était prête à énoncer des mots qui seraient interprétable ( et donc compréhensible pour William, même avec les draps devant la bouche).

- Il y avait la maison de Miss Tit qui qui... Brûlait. Et Louis m'a appelée, il était à l'intérieur, alors j'y suis allée. Je suis allée dans le feu pour essayer de le trouver, je dus faire une pause, l'image de Louis était imprimé sur ma rétine et je n'arrivais pas à l'enlever. Je suis montée au premier étage, il n'y était pas, alors j'ai voulu aller au second, mais il n'y avait plus d'escalier, et alors... je pris une grande inspiration et grimaçai. La maison a brûlé sans... sans que je... sans que je ne puisse sortir.

J'eus du mal à sortir le grand dénouement de l'histoire et je me mordis le doigt, de nouvelles larmes glissant silencieusement le long de mes joues. Je serrai un peu plus sa main dans la mienne, sans me retourner pour le regarder.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mar 25 Avr - 22:20

            William médita sur ces paroles, tentant d'imaginer la scène. Il y parvint sans trop de mal, mais l'image s'effaça aussitôt de son esprit. Il était en train de se rendormir peu à peu, or ce n'était pas du tout le moment. Il bougea légèrement avant de se soulever sur un coude. Il ne voyait pas grand chose mais de cette manière il manifestait qu'il avait bien tout entendu et que ça l'intéressait. Et, en même temps, il s'empêchait de se rendormir trop vite. La pluie se mit à tomber sur le velux qu'ils n'avaient pas pensé à fermer. Le martellement régulier, au lieu de lui donner envie de fermer les yeux, le réveilla tout à fait : cela lui rappelait les nuits passées en forêt, dans la boucle de Miss Tit, quand une pluie fine se mettait à tomber, à 2h33 du matin très exactement, chaque nuit. La mer était alors parcourue d'aspérités, et continuait son va-et-viens incessant sur la plage, imperturbable. Il pouvait se remémorer une multitude de souvenirs à l'instar de celui-ci, aussi banal qu'on s'y attendait dans un environnement qui ne change pas d'un jour sur l'autre. William se rendit compte que l'extérieur, celui qui lui était familier, lui manquait horriblement. Ce n'était pourtant pas le moment d'avoir un excès de nostalgie... Anaïs avait besoin de lui. Il lui fit un baiser sur son épaule à la lisère de son tee-shirt.
             "T'as pas à t'en vouloir, Anaïs. Il a fait son choix, tu sais... Tu devrais arrêter de te sentir coupable," souffla-t-il.
            T'es mal placé pour dire ça, mon pauvre... Il en avait bien conscience. Il grimaça et se rembrunit : comment pouvait-elle croire quelqu'un qui n'était même pas foutu de suivre son propre conseil ?
          Dehors, la pluie continuait à tomber.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1114
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mer 26 Avr - 22:09

Arrêter de s'en vouloir ? "Arrêter de s'en vouloir" disait-il. Mais quel ! Quel ! Je serrai les dents. Que croyait-il en disant cela ? Je ne pouvais pas arrêter de me sentir coupable, pas plus que je ne pouvais pas arrêter de respirer comme ça par magie ! Louis était mort, pour moi, à cause de moi, il avait définitivement achevé sa vie pour que oi j'ai la mienne. Mais que valait ma vie par rapport à la sienne ? Comment savais-je si je profitais suffisamment de cette vie miraculeusement offerte ? Comment savais-je que je ne gâchais pas ma vie ? Lui aurait dû continuer aussi ! Il aurait dû aimer Victoria, être tranquille chez Miss Tit, et moi je serais passée le voir régulièrement pour prendre des nouvelles parler et rire avec lui. J'aurais vécu comme je le voulais, sans un nouveau drame qui m'avait brisée encore. Au bout d'un moment je deviendrai une loque à mon avis. Si William disparaissait à son tour c'est ce que je deviendrai : un chiffon sali et trouvé, un vase écorché puis brisé. Une vague forme sans coeur ni visage, une ombre malsaine et lugubre, qui attendra enfin la délivrance de la mort pour se plonger dans les abymes des enfers pour rejoindre l'être aimé qui l'avait abandonnée.
Je me retournai doucement dans un bruit de draps. William était redressé sur un coude et m'observait. Je priai l'obscurité pour qu'elle cache mes joues rougies et mes yeux gonflés, une larme brillante coula pourtant le long de ma joue, et se fit absorber par les draps sans avoir son mot à dire. Je passai la paume de ma main sur ma joue, et secouai très faiblement la tête.

- Rendors-toi William, s'il te plait, faut que tu dormes.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mer 26 Avr - 22:32

           Elle s'en voulait encore. Et s'en voudrait pendant longtemps. Quelques fois cette pointe de douleur revenait la titiller, réveiller ses vieilles peurs et sa rancune camouflée contre elle-même. Dans ces moments-là, William devinait aisément combien l'avenir devait lui paraître incertain, comment la vie devait perdre ses couleurs. Il avait envie de la serrer dans ses bras et de lui faire oublier toute cette histoire, que Louis devienne seulement un souvenir teinté de nostalgie. Le regret ne s'effacerait sans doute jamais complètement mais Louis méritait qu'on se rappelle du bonheur qu'il avait su répandre et non de sa vision ensanglantée qui surpassait tout le reste. Elle vivait avec la culpabilité de savoir que, sans elle, il ne serait jamais mort, et il était très difficile de passer outre ça. William, lui, ne savait pas ce qu'il aurait fait si Anaïs avait reçu cette fameuse balle et qu'elle en était more - car c'était certain, elle en serait morte. Et il remerciait tous les jours le ciel (et Louis, qui sait, peut-être était-il là-haut) de lui avoir laissé Anaïs saine et sauve. William observait toujours Anaïs sans rien dire. Elle pleurait toujours, même si elle ne voulait pas qu'ils en parlent, comme si elle voulait juste oublier ce moment de faiblesse, ravaler son chagrin et ne plus y penser. Elle savait aussi bien que William qu'il ne disparaîtrait pas si facilement... Elle se cachait derrière le prétexte de son bien-être pour se voiler la face. Mais il voyait bien ses larmes, lui. Il n'allait pas les ignorer. Elle venait de se tourner vers lui.
          William en profita pour se rapprocher d'elle, abandonnant son coude pour se rallonger tout à fait. Il voyait faiblement son visage, ça lui facilitait la tâche. Il passa la main sur sa joue, essuyant les sillons mouillés qu'avait laissés sa tristesse.

         "Pleure pas, jolie fille. Ou seulement parce que tu te souviens de lui en bien. Pour le reste, il aurait pas voulu que t'en tiennes compte. Il a fait son choix et je l'en remercie tous les jours."

           Il ajouta en soulevant un peu son menton pour qu'elle le regarde.

           "J'm'en fous de dormir, je veux que t'ailles bien. Je suis là si t'as besoin de moi."

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1114
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Jeu 27 Avr - 21:19

Je pensais trop trop trop, à trop de choses de trop de manières différentes pour en arriver à des conclusions différentes. Et tout était blessant, j'avais mal mal mal, mal au cœur, j'étais mal dans ma tête, mal dans mon corps. Tout ça à cause de cette histoire, de cette chose qui n'aurait jamais dû arriver, de ces souvenirs, de ces images qui revenaient encore encore encore. Dans ma tête dans mon corps partout et nulle part à la fois. Je voulais les chasser, leur hurler de dégager le plancher, qu'elles n'étaient pas la bienvenue ici. Je voulais qu'elles sortent enfin de ma tête et me laissent en paix, dans le profond silence de ma perte, dans la profonde souffrance de ma culpabilité. Pourquoi n'acceptaient-elles pas ? Pourquoi refusaient-elles de partir, hein ? Pourquoi pourquoi pourquoi ! Pourquoi demeuraient-elles alors que j'essayais depuis toujours de les faire fuir ..? Mais envers et contre tous, elles étaient là, toujours là, à resurgir dans mes cauchemars, la nuit, pour me terrifier et me rendre vulnérable, pour me prouver que je n'étais pas si forte que ce que j'avais l'air. Mais je le savais ça, je le savais déjà, je n'avais pas besoin qu'on me le précise. Je pouvais m'en passer, je pouvais...
Dans l'obscurité, William se rallongea et essaya mes larmes du bout des doigts. J'écoutai ses paroles, même s'il pouvait en douter, et je les gardai comme une leçon dans un coin de mon esprit. Le seul problème était que je n'étais pas capable de lui répondre. Mes lèvres en tremblaient rien qu'à l'idée ; je ne voulais pas entendre ma voix résonner dans cette chambre inconnue des paroles aussi douloureuses que lourdes de sens et de sous-entendus. Contre toute attention, et en ayant assez de me tenir aussi loin de lui, je lovai mon visage contre lui et pris une inspiration tremblante

- Je sais, qu'est-ce que je ferais sans toi ?

C'était une question rhétorique qui ne nécessitait pas de réponse de sa part puisque je connaissais parfaitement la réponse. Et celle-ci était qu'il m'avait rendu irrémédiablement dépendante, il avait absorbé tout mon intérêt pour le monde et se l'était approprié sans que je le remarque. Il m'avait montré que l'éclat dans un regard pouvait être aussi rayonnant qu'un soleil. Il m'avait prouvé que respirer n'était pas l'unique chose dont nous avions besoin pour vivre. Sans lui je ne serais plus rien.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Ven 28 Avr - 22:59

         William sourit dans la pénombre en entendant ses paroles, ravi qu'elle ait décidé de combler la distance entre eux. Blottie contre lui, elle devait percevoir sa respiration tranquille de celui qui attendait doucement le sommeil, en sentant le marchand de sable arriver à grand pas. La torpeur s'emparait de chacune de ses cellules et il plongeait alors avec bonheur dans un état d'inconscience réparateur. Mais il n'en était pas encore là, pour l'instant, il contemplait la cascade de cheveux blond de la fille qu'il aimait, il sentait son souffle encore saccadé lui caresser le cou. Elle retrouvait ce calme aux allures parfois trompeuses qui la caractérisait quelquefois. Il aimait à penser qu'elle retrouvait la paix encore pour longtemps, mais il n'en était pas certain. Au moins pouvait-il le certifier pour cette nuit. Pour la suite des événements, ils verraient bien ce que leur réservera l'avenir. ça ne servait à rien de vouloir tout contrôler, même si William avait tendance à imaginer tous les cas de figure possibles et inimaginables quand il s'agissait de la sécurité d'Anaïs. Un soupçon de paranoïa, une poignée de très mauvais souvenirs, et il en résultait une espèce de sentiment horrible qu'il risquait de la perdre à tout instant. Le temps l'avait aidé pour se convaincre de l'écouter lorsqu'elle disait qu'elle ne le quitterait pas. Faire confiance avait été tout un travail - et l'était encore, d'ailleurs. Ce n'était pas qu'il ne la croyait pas, non, il savait qu'elle pensait ce qu'elle disait, mais il n'avait pas confiance en la vie. Grâce à la présence d'Anaïs, il commençait à y croire, lentement mais, avec un peu de chance, sûrement. Il lui fit un bisou sur le cuir chevelu et lui répondit :

           "Sûrement toutes sortes de choses ennuyeuses," rit-il tout bas.

         Aller, dors, jolie fille, t'en as besoin, songea-t-il en se taisant pour lui laisser tout le temps qu'il faut pour se rendormir. Lorsqu'il fut sûr que ce fut le cas, il se laissa aller lui-aussi au sommeil et s'endormit en quelques secondes.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1114
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Sam 29 Avr - 17:35

Je me sentis mal à l'aise, perdue. Le brouillard du sommeil commençait à disparaître doucement, et sans lui je me retrouvais dotée des habituels sensations qui m'entouraient. Enfin, habituelle, justement. C'est ce qui me sortit un peu plus rapidement du sommeil : j'étais où ? Ce lit ne me disait rien, ce sens pour dormir non plus, ces draps encore moi. La seule chose que je connaissais était l'odeur qui je retrouvais un peu partout autour de moi. William. J'ouvris les yeux, et ils se posèrent sur son visage encore endormi. Son souffle venait caresser mes joues avec douceur, et je jetai un regard sur la pièce. Ah ouais, le Chalet. C'était tellement incongru comme situation, j'avais complètement oublié les derniers événements. Même le cauchemar, je me demandai si c'avait été un rêve plutôt étrange ou... Je ne doutais plus de sa vivacité lorsque tous mes neurones revinrent à leur place originelle. Et magrè cela, je décidai de rester encore un peu au chaud, contre lui. Je regardais son visage sans m'en lasser, passais mon pouce contre ses joues et remis les mèches de cheveux qui lui passaient sur le visage derrière, bien que certaines le refusent. Ses cheveux avaient poussé durant ce mois dans la jungle, c'était amusant de constater cela. Allait-il les couper ?
Je posai mes lèvres contre sa tempe en un baiser, puis retirai les couettes qui me recouvraient en les remettant ensuite correctement sur lui. Je repris mon t-shirt au bout du lit que j'avais abandonné là hier, le mis, et descendis sans avoir beson d'allumer de lumière. La grande horloge indiquait qu'il était déjà 11 heures 25 et dehors le soleil rayonnait. Je n'avais aucunement besoin d'allumer mes lumières. Je tenais toujours la rampe des escaliers en main, et contemplai la pièce, victime de nos ébats d'hier. Nos vêtements étaient restés là avec mon t-shirt et mon soutien-gorge plus proche de la table à manger. J'entrepris de les ramasser, tous, et de les mettre dans la linge-sale de la salle de bain. Je revins cela une fois fait, pris cette fois les bols et les déposai dans le lave-vaisselle. Avec ça, j'allais avoir besoin de William, parce qu'ils avaient beaucoup trop évolué pour moi : je n'avais aucune idée de comment le mettre en route. Et je ne voulais pas le casser, aussi. L'esprit un peu ailleurs, je pris une baguette de pain et du beurre dans le frigo, en coupai un morceau et commençai à le tartiner avec un des couteaux du tiroir. J'avais devant moi les verres d'hier, toujours vides. Je pris une bouteille d'eau, en remplis un et me réassis en mangeant mon petit pain au beurre en me demandant ce que j'allais bien pouvoir faire ici.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Sam 29 Avr - 18:13

         William, plongé dans un sommeil qu'il ne voulait pas quitter, s'aperçut malgré lui de l'absence du poids familier jusqu'ici appuyé contre lui. Il fronça les sourcils, les yeux toujours clos, bougea un peu pour chercher ce qui était censé combler ce vide et... S'écrasa par terre dans un bruit sonore. Le jeune homme grogna en s'apercevant qu'il était bel et bien sur le sol dont le confort n'avait rien à voir avec le bon matelas sur lequel ils avaient passé la nuit. Il ouvrit les yeux, les referma bien vite, ébloui par la luminosité ambiante. Par la lucarne, le ciel était d'un bleu limpide et, tout en se remettant lentement de ses émotions, il s'assit par terre en se frottant le visage pour se réveiller un peu. Sa chaîne militaire cliqueta en reprenant sa place sur son torse et il avisa vaguement qu'il était en boxer, et qu'il allait devoir se raser d'ici peu avant qu'Anaïs lui refuse ses lèvres parce qu'il pique trop. A propos, où était Anaïs ?.. Plus en haut, en tout cas. William put apprécier le décor : la mezzanine était spacieuse sans s'étaler sur des kilomètres et offrait juste l'intimité dont ils avaient besoin, toute de bois vêtue. Mais le mieux, c'était la vue des baies vitrées qui remontaient très haut et diffusait la lumière avec une facilité déconcertante. Ce ciel donnait à William des envies de sortie irrépressibles. L'air marin lui manquait terriblement, il sentait encore la moiteur de l'atmosphère de la jungle lui coller à la peau, et cette putain de chaleur... William sentit sa respiration se bloquer et se concentra pour ne plus y penser. ça va, c'était qu'un passage obligé, une sorte de sas, un passage obligé pour revenir à la normale parce que le corps ne suit plus les idées et que, par instant, il a encore l'impression d'agoniser dans une jungle. Il avait d'une douche froide pour se remettre les idées en place, ou, mieux... De l'air frais.
Rendu nerveux, William enfila un jean et un tee-shirt, et, en voyant les sacs qui le rappelaient à son bon souvenir, fouilla dedans jusqu'à sentir le poids rassurant de ses couteaux. Bien, maintenant, il se sentait entier. Il ne manquait plus qu'Anaïs pour parfaire ce tableau. Et de l'air, bon Dieu, de l'air.
         William marqua une pause, en haut de l'escalier. Il savait qu'il n'était pas remis. Il savait aussi que la remontée risquait d'être aussi pénible que la veille, mais il ne pouvait pas rester immobile une seconde de plus. C'était au-dessus de ses moyens, il avait envie de se retrouver, de se convaincre qu'il était toujours vivant, d'évacuer cette tension qui le rongeait, celle d'avoir été le jouet du destin, d'avoir dépassé la ligne noire et d'avoir failli ne jamais en revenir. Il ne savait toujours pas s'il pouvait se téléporter normalement, et il en doutait sérieusement.
        Il voulait juste sortir.
         Après avoir descendu - lentement - l'escalier, il jeta un coup d’œil dehors, distrait, avant de trouver Anaïs dans la cuisine, attablée. Sa nervosité s'apaisa un peu rien qu'en la voyant.

          "Bonjour," fit-il en s'asseyant près d'elle.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1114
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Sam 29 Avr - 20:14

Il y eut un gros "boum". Je cessai de mastiquer mon pain au beurre et levai les yeux vers la mezzaine, bien que d'ici je ne puisse pas voir ce qu'il s'y passait. William était tombé du lit ? Parce que vu le bruit... Moh, il était costaud cet enfant, ce n'était pas une petite chute comme ça qui allait lui briser les os. Ce n'était pas non plus la première fois. Je repensai avec nostalgie à notre rencontre, lorsque je le découvrais peu à peu et que je l'avais maladroitement fait tomber de mon lit en essayant d'en sortir. En même temps, il m'écrasait, et j'avais fait tout mon possible pour ne pas le réveiller ; je n'avais donc pas vérifié si la fin du lit était proche ou non. Et puis c'était un lit une personne, désormais nous avions un lit double avec de l'espace... Y penser me mettait toujours du baume au coeur : me dire que nous partagions des choses que personne d'autre ne connaissait, que ces petites choses étaient à nous, et rien qu'à nous, me dire qu'il m'avait acceptée dans sa vie et son lit. C'était peut-être futile, mais tellement réconfortant dans un sens d'avoir une petite routine, de pouvoir compter sur quelqu'un. Je pouvais me reposer sur lui, lui faire confiance. Quelque chose qui m'était refusé avant son arrivée. Je continuai de mâchonner mon petit déjeuner en laissant mon regard posé sur l'étage supérieur, puis il divagua doucement vers la baie vitrée avec la vue sur le lac. Le soleil y brillait tranquillement et se reflétait sur l'eau, j'avais presque envie de m'y baigner. Je pris mon verre d'eau et l'apportai à mes lèvres pour en boire.
Bientôt William apparût dans l'escalier, pieds nus mais habillé (pourquoi toujours se rhabiller, hein ? Il pouvait pas rester, je sais pas moi, simplement en jean à la rigueur ? Rien que pour le plaisir des yeux !). Il descendit ces mêmes escaliers avec lenteur, et je l'observai durant tout le voyage pour vérifier qu'il ne tombait pas en route. Il n'avait pas l'air vraiment rassuré lui non plus. Il arriva pourtant à destination en posant ses deux pieds sur le sol plat du salon, puis il regarda vers la fenêtre avant de se tourner vers moi et de s'approcher. Il prit cette fois la chaise à côté de moi, s'y assit. Je lui fis alors une mine indignée, déposai mon morceau de pain pour le dévisager.

- J'ai même pas droit à un bisou ..? Déjà que tu te rhabilles sans même me demander si j'en ai envie, et tu me fais même pas de bisou en arrivant !

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 30 Avr - 0:56

           Anaïs tira une de ces têtes, du genre "eh dis donc t'aurait pas oublier quelque chose ?". Exact, William avait bien pensé à l'embrasser direct sauf que petit détail technique : quand il était arrivé, elle avait ce qui ressemblait à du pain-beurre dans la bouche et comme il l'avait dit plus tôt, il n'était pas rasé. Apparemment, ce n'était pas ça qui allait la rebuter, et il mit un peu de temps à comprendre en ce qui concernait les vêtements. Il arqua un sourcil surpris en la regardant, comme pour dire "euh, t'aimes tant que ça me voir nu ?". Il se pencha pour l'embrasser et accéder à sa requête. Il se rassit sagement sur sa chaise et commença à jouer avec le verre qui se trouvait sur la table. Il s'aperçut qu'il avait faim, en plus de l'idée de goûter l'extérieur de cette boucle qui ne l'avait pas quitté. La vue était superbe d'ici, il voyait le lac en contrebas de la petite terrasse en bois du chalet, et les arbres aux alentours. Les arbres... Il y avait une éternité qu'il n'avait pas senti l'odeur caractéristique de la résine et entendu le bruissement des arbres. La tête ailleurs, William répondit tout de même à Anaïs et finit par reporter l'attention sur le semblant de repas qu'elle avait improvisé.

            "Désolé, j'suis juste pas rasé. Et je me suis habillé pour aller dehors, à la base."

          Et parce que c'est ce que les personnes normales font, en général.

          "Je peux ?" demanda-t-il en désignant le pain qui traînait sur la table.

          Un truc bien français, la baguette. Étrange qu'il y en ait ici.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1114
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 30 Avr - 12:31

William se pencha alors vers moi, et j'accueillis ses lèvres contre les miennes avec une grande satisfaction. Je continuai juste après de grignoter mon pain en appréciant parfaitement la vue. Pas celle de dehors, hein, celle là je l'avais déjà bien observé, je parlais des traits coordonnés et soignés (certes, sa barbe avait poussé depuis le temps, et alors ? C'était toujours mon William aux dernière nouvelles) qu'avait le visage à côté de moi. Lui était occupé à scruter les derrières de la fenêtre. ça faisait maintenant presque deux mois que nous étions partis de la boucle de Miss Tit, soit deux mois qu'il avait quitté sa forêt. Je compris en voyant son regard hypnotisé qu'elle lui manquait. C'était son chez-lui après tout. Moi, mon chez-moi, c'était là où quelque chose m'attendait. Quand j'ai été jetée dehors, j'ai alors pris ma maison pour celle de Miss Tit tout simplement parce qu'il y avait ma chambre. C'était un lieu rassurant intime où personne ne pouvait rentrer parce que c'était chez-moi justement cette chambre. Mais il n'y avait que des choses matériels, les derniers vestiges de mon passé, de mon arrivée. Et puis il y eut ensuite William et Louis qui me permirent de voir la boucle entière comme ma maison parce qu'ils étaient là, toujours quelque part. Puis Louis partit, et jamais je ne quittai William. Plus rien ne m'attendait là-bas, uniquement de vaporeux et mauvais souvenirs. Ma maison, elle était avec lui, et ça me suffisait. Mais lui avait besoin de sa forêt.
Il demanda s'il pouvait prendre le pain, je lui tendis avec le beurre et le couteau, et la bouteille d'eau, au cas où. Puis je sourcillai. Il s'était habillé pour aller dehors ? C'était une bonne idée ? Vue toutes les précautions qu'il avait pris pour simplement descendre les escalires je me disais que non. Mais... Je ne pouvais pas lui refuser ça, j'avais envie de sortir, mais avec lui cette fois. Hier tout avait été trop silencieux, trop inconnu, j'étais trop seule et je n'avais pas osé m'aventurer trop loin. Je finis rapidement mon pain, vidai mon verre après m'être levée.

- Attends-moi, je vais m'habiller, l'informai-je.

Je montai les escaliers rapidement. William avait pris des affaires dans les sacs qui étaient ouverts et toujours au sol. Je saisis ce dont j'avais besoin, et m'habillai, et redescendis moins de quatre minutes plus tard, entièrement habillée.

- Si t'as encore faim on a sûrement d'autres choses dans les placards, ou dans la réserve.

Je me rassis à côté de lui.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 949
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 30 Avr - 18:16

           Anaïs se leva prestement et partit s'habiller. William, pensif, croqua dans son pain fraîchement tartiné et laissa son regard dériver sur le mur en face de lui. Elle avait réagi très vite à sa requête et il l'en remercia intérieurement. En un éclair elle était revenue à sa place, comme si elle n'était jamais partie. Dommage, il n'avait pas eu le temps de profiter de la vue de ses jambes découvertes. C'était trop tard maintenant, il aurait tout le loisir de le faire dans un futur prochain... Puisqu'ils étaient seuls ici. Anaïs était prévenante... Était-elle déjà sortie, d'ailleurs ? Peut-être, on faisait vite le tour de l'intérieur du chalet, quand on était valide et bien portante. Jusqu'où était-elle allée ? Jusqu'où la boucle allait-elle, avalait-elle feuillus et conifères sur des kilomètres, comme la boucle de Miss Tit ? Ou bien s'arrêtait-elle dans un rayon de cinq cent mètres autour du Chalet ? Y avait-il des tailles de boucles, d'ailleurs ? Les ombrunes les renouvelaient très souvent, il y était donc logique que l'une d'elle se pointe ici tous les jours. Il ne l'avait pas vu, et ne savait pas si c'était le cas, étant donné qu'il passait la plupart de son temps allongé dans les vapes. Peut-être entrait-elle quelques instants pour repartir ensuite. Si elle ne venait pas, que devenait la boucle ? Que devenaient-ils ?
          William se gifla mentalement. Qu'est-ce qui lui prenait, à avoir des idées pareilles ? A douter de leur sécurité, il allait finir par se persuader d'être en danger et... Enfin bref, ses pensées n'avaient ni queue ni tête et, d'ailleurs, il en avait marre de penser.

          "Pas besoin, te dérange pas," fit-il à Anaïs.

           Il finit son petit déjeuner sans un mot, dans la lune, et nettoya la table avant de se diriger vers la baie vitrée sans attendre Anaïs. Il l'ouvrit et sortit, respirant à pleins poumons l'air de la montagne. Le panorama était magnifique. Les montagnes les surplombaient, il voyait des arbres, et, au bout de la pente, un lac dont la surface se gondolait légèrement sous la brise qui lui chatouillait les jours. Cette espèce de tension dans ses muscles se relâcha et il se détendit un peu, appuyé contre la balustrade.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Chalet - Home sweet home
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 8Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
 Sujets similaires
-
» Fan club Chi sweet home ! SWEEEEEET ! =D
» Home Sweet Home [pv Bonnie]
» [Kawa - Ishigaki] Home, sweet home...
» 07. Home Sweet Home
» Home sweet home. — Heaven & Tala

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PECULIAR WORLD ::  :: Autres boucles :: Institut-