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 Le Chalet - Home sweet home

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mer 16 Aoû - 23:24

         Anaïs se leva et commença à butiner d'une pièce à l'autre pour prendre ce dont ils auraient besoin lors de cette expédition improvisée. William finir son petit déjeuner et s'étira comme un chat avant des songer à se bouger les fesses pour l'aider. En premier lieu, puisqu'il avait été d'office pour se charger du repas, il allait devoir agir efficacement. S'ils traînaient dans leurs préparatifs, ils n'iraient pas au bout de leur entreprise. Pas question de progresser en terrain inconnu une fois la nuit tombée. Se faire piéger de la sorte ne leur serait pas bénéfique du tout, et il n'avait pas envie que l'idée d'Anaïs tourne au désastre, ni même à la déception. Il se bougea donc les fesses. Il faut dire que ses mouvements gauches et hésitants avaient pris de l'assurance au fur et à mesure qu'il se remettait de tout ça, et qu'il n'avait à présent plus rien qui l'empêchait de se servir de son don. En un clin d’œil, il fut dans la réserve et se décida à sortir de la viande. Séchée, elle durait plus longtemps, fumée aurait été l'idéal mais malheureusement, il n'avait pas le temps... Elle durerait bien jusqu'au soir s'il la gardait au frais. Il ferait du feu en montagne, et il reviendrait (en moins d'une seconde) prendre de quoi cuir si ça ne marchait pas. Il se savait capable d'allumer un feu un peu près partout, sauf peut-être sur la banquise ou sous d'autres climats inhospitaliers. La forêt, c'était encore son domaine. La montagne, par contre, il s'en méfiait. Il découpa la viande, passa les morceaux sur des pics à brochette et commença à faire précuire le tout. Ainsi, il était certain qu'il n'y aurait plus grand chose à faire le soir venu. Pour la garniture, il improvisa, il verrait bien si ça avait porté ses fruits quand il sera l'heure de manger. Il emballa le tout dans une glacière improvisée, qu'il mettra dans son sac, et continua son bref inventaire mental en allant chercher le sac à dos qu'il traînai depuis des lustres dans la forêt de la boucle de la maison des particuliers. Il ne s'en séparait presque jamais et l'avait toujours planqué quelque part, prêt à servir. Et pour cause, il y trimballait tout un attirail de survie, trousse de secours, corde, couverture, canifs, lampe, etc, etc, tout le bordel quoi. Du matos pas tout jeune mais en parfait état. Anaïs le rejoignit et tira la langue au clébard pendant que William passait en revue le matériel. Elle lui demanda ce qu'il avait préparé, enjouée. Le jeune homme arqua un sourcil.

       "Tu verras bien si ça te plaît, sourit-il, on a trop de choses il va falloir en enlever. Au pire, je pourrais revenir chercher. ça pas besoin, dit-il en écartant le gaz. ça, par contre, nickel, ça..."

         Il passa en revue tout ce qu'il y avait dans les sacs et sur la table, un beau bordel soit dit en passant, Anaïs avait déniché tout ça assez rapidement, il lui aurait fallu une journée pour tout réunir.

         "Bon je crois qu'on est bon, dit-il finalement. T'es trop forte pour avoir réuni tout ça."

         William s'aperçut que son esprit pratique avait repris le dessus un eu trop nettement et qu'il avait directement écarté des choses qui n'étaient pas essentielles, mais qu'Anaïs avait tout de même pris le temps d'ajouter. Peut-être qu'elles avaient de l'importance pour elle, ou du moins qu'elle pensait qu'ils devaient les emporter.

         "Mais si tu veux qu'on emporte le reste, on peut aussi," ajouta-t-il.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Jeu 17 Aoû - 21:28

William fit le tri des choses utiles et des choses... moins utiles. Oh, je ne m'en faisais pas trop pour tout ce qu'il enlevait : William je lui avais donné plus que ma confiance il y a deça des années. De plus, j'avais vécu dans la maison pendant quarante ans, lui avait vécu dans la forêt, alors qui serais-je pour prétendre certains objets importants alors que c'était lui qui était rodé à ce genre d'aventure ? Je lui souris en secouant la tête.

- Non non, si tu estimes que ce n'est pas important, on ne prend pas.

Sur ce, je fermai les sacs désormais plein de tout ce que nous avions à prendre. Il avait doublement raison : s'il nous manquait quelque chose, William pourrait toujours se téléporter et revenir ici. Il s'était reposé depuis que nous étions rentrés, avait retrouvé ses forces et son don, ce ne serait donc pas un problème de rentrer ici quelques minutes, prendre les affaires puis retourner au lieu choisi.
Je laissai ma main retomber sur la table, puis je souris une seconde fois juste en le regardant. Et dans un élan surprenant, je passai mes bras autour de son cou pour l'embrasser, parce que j'en avais pas du ce matin et que ça me manquait.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Jeu 17 Aoû - 22:17

       Ok, elle ne l'avait pas trouvé un peu prétentieux à décider de ce qu'ils emmenaient. Elle ferma les sacs et finit tranquillement par s'accrocher à William qui referma les bras sur elle. Ils finirent par s'embrasser, bien évidemment, et le câlin dura un certain temps avant que le jeune homme ne zieute l'heure. Il était midi passé, les préparatifs avaient pris du temps. (En même temps, fouiller dans tous les placards du Chalet, faire la bouffe et passer en revue tout le matériel, étaient des étapes dont ils ne pouvaient pas se passer). L'avantage, c'était que s'ils mangeaient rapidement, ils avaient encore toute l'après-midi pour escalader les sommets. ça allait leur changer un peu des landes plates aux moutons, sur les falaises de Cairnholm, des montagnes pareilles. William avait prévu l'anorak au cas où, Anaïs, elle, pouvait se balader en débardeur si elle le voulait, c'était pas le froid qui allait la gêner... De toute façon tant qu'il l'avait entre les bras difficile de penser à autre chose. Ils finirent par se séparer pour pouvoir respirer. Anaïs avait les joues rosies et William la trouva à croquer.

         "... Bon, c'est pas tout ça mais faut peut-être qu'on se magne."

         Après un repas vite avalé, ils étaient sur le pied de guerre, chacun armé de son sac à dos. Ils s'aventurèrent dans la forêt, (malheureusement, le chien faisait parti du "ils") et après un certain temps de marche, William signala qu'il n'était pas allé plus loin... "En route vers l'inconnu", ajouta-t-il en souriant. Les paroles se firent définitivement plus rare quand ils commencèrent vraiment à monter. Les sommets étaient gigantesques par rapport à eux, tout petits dans l'immensité. William aida quelque fois Anaïs, et ils traversèrent une partie de la forêt en s'orientant grâce à la carte. Après des heures de marche, William, qui était en tête, s'arrêta et souffla :

          "Regarde !.."

          Devant eux s'étendait l'autre versant de la montagne, un peu plus abrupt, un peu plus rocailleux, mais dont la forêt mangeait les flancs comme aux environs du Chalet. Les montagnes se dressait, énorme, et dévoraient le ciel à pleines dents.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Ven 18 Aoû - 0:36

Bon alors autant marcher en forêt, d'accord, c'était à peu près comme dans la jungle mais en moins humide. Mais quand nous commençâmes à nous attaquer à de vraies pentes un peu raide, je sentis mon petit coeur prendre un violent coup dans ma poitrine. Ce idée n'était peu si formidable que ça, je ne m'étais pas mise à la course comme William, mes activités à l'Institut étaient tout autre, et elles nécessitaient appuie force et concentration, et non pas sueur endurance et respiration. Je n'étais pas entraînée ! Et puis j'avais mal à mon petit coeur. Pourtant, ne voulant pas embêter William à lui demander de ralentir un peu, je fus forcée de chercher un second souffle... qui ne vint pas. Et j'eus l'impression d'haleter comme un chien sur toute la route. Or, pour démontrer le contraire, Orion se portait à merveille ! Il courrait devant puis revenait pour voir si nous prenions bien cette route, parfois il s'arrêtait à nos niveaux, puis repartait. Toujours en mouvement, toujours à courir de tous les côtés... Il ne voulait pas partager un peu de son souffle ? En plus je me sentais transpirer c'était écœurant, je voulais juste prendre une douche. En même temps voilà hein ! À toujours se faire téléporter par son prince charmant on en oublie comment faire des efforts ! (Je disais ça en cet instant, mais avant de connaître William et quand je vivais toujours dans la maison, je n'étais pas plus en férue de sport qu'aujourd'hui. Mais je ne cherchais pas à escalader des montagnes avec mon petit copain ! Je le haïssais en cet instant d'être si endurant et à peine essoufflé quand moi je crachais mes poumons et demandais juste à faire une pause ! Pause que je ne demandai pas d'ailleurs, donc je n'avais pas vraiment le droit de m'en plaindre. Mais bon !
Quand William s'arrêta, je faillis lui rentrer dans le dos. Je relevai la tête au tout dernier moment pour piler net à quelques centimètres de lui. Au contraire de ce qu'il me disait, je parcourus l'endroit où nous étions du regard et tendis une main désespérée vers un rocher avant de m'y asseoir, sans aucune grâce. Quoi ? S'il était avec moi c'était pour le meilleur et pour le pire, alors si le pire était une Anaïs transpirante, hé bien il l'accepterait, y'avait pas de raison ! Je sortis une bouteille de mon sac, l'ouvris, mais pris le temps de lui répondre avant de boire :

- Ouais ouais je... regarde après... laisse-moi juste... faire une pose, lui demandai-je, essoufflée.

Je mis le goulot contre mes lèvres avant de boire l'eau à longues gorgées. Je m'essuyai les lèvres de ma manche et levai la tête vers le ciel.

- Je crois qu'avec tout ce que je viens de boire, je vais avoir besoin de faire pipi très prochainement, constatai-je.

Oui, classe et chic jusqu'au bout.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 20 Aoû - 21:55

           Ok. William n'avait pas remarqué qu'elle avait (un peu) souffert durant la montée, pourtant, ils n'étaient pas allés excessivement vite. Elle était rouge écarlate, des mèches collées par la sueur sur le front, alors qu'ils venaient d'arriver en haut et avait d'autres préoccupations que le paysage dans l'immédiat. Comme, par exemple, essayer de reprendre contenance et son souffle. Et de s'hydrater par la même occasion, parce vu la descente qu'elle eût, elle devait avoir sacrément soif. Elle avait posé ses (jolies) fesses sur un rocher à deux pas et après avoir bu, lui fit part de ses pensées très philosophiques sur le fait de pisser. Pendant tout ce temps, William l'avait regardé faire en tentant de rester sérieux. Il n'avait pas l'habitude de la voir pantelante et presque vaincue par la montagne. Au moins, elle dormirait bien ce soir. Bon, William ne prenait pas de pincettes et n'avait aucune honte à dire ce qu'il pensait en toutes circonstances :

          "Boarf, tant que c'est que ça, ça va. Même chier dans les buissons c'est faisable."

           Amis de la délicatesse, bonjour. Ceci dit, il la rejoignit sur le rocher et enleva son sac à dos. L'air frais était légèrement plus mordant en altitude, il se couvrirait une fois qu'il aurait moins chaud. Orion trottina jusqu'à lui (ils avaient dû l'aider à progresser là où les rochers étaient trop pentus) et William l'ignora superbement. Il s'étira comme un chat avant de se décaler, et de poser ses mains sur les yeux d'Anaïs avant de les écarter lentement en disant :

           "Maintenant... Ouvre les yeux."

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mar 22 Aoû - 12:41

Il me fit rire. Comme quoi, il ne risquait pas d'être gêné par mon manque de délicatesse ou mon état actuel, il pouvait l'être tellement moins que moi, que c'en était drôle. William s'assit à côté de moi. Orion s'approcha un peu et je lui grattai le haut du crâne. Il déposa sa truffe sur mes jambes. Dis donc, j'étais entourée d'homme moi dans tout ça. Mon chien, mon homme, hé, de bons piliers pour une vie. William s'étira longuement à côté de moi, et je levai les yeux au ciel, exaspérée. Depuis qu'il avait repris du poil de la bête, j'avais l'impression qu'il était devenu infatigable. Je lui donnai une légère tape sur l'épaule, rien que pour ça, puis je finis par m'adosser contre lui en rien.
Deux mains se placèrent devant mes yeux. Quoi ? Il voulait me cacher le paysage ? Mais je l'avais déjà vu, et puis il avait fait ça déjà tellement de fois. Dans la boucle surtout, à plusieurs reprises pour me faire découvrir des endroits peu connus de cette maison que j'avais habitée pendant tant d'année. Je secouai doucement la tête.

- Tu me fais ça à chaque fois, tu veux pas qu'on change ..?

Je déposai mes mains sur les siennes, en souriant.

- A la place, je pourrais... Me retourner, te regarder toi et...

Avec mes mots, je m'étais retournée, avais retiré peu à peu ses mains, je lâchai le dernier mot :

- T'embrasser...

Je collai mes lèvres aux siennes.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mer 23 Aoû - 11:33

           On aurait dit qu'elle n'en avait rien à faire de l'endroit où ils se trouvaient, mais était beaucoup plus intéressé par lui. C'en était risible, et ça faisait plaisir en un certain sens, mais il n'y avait pas que William dans la vie ! Elle pouvait profiter de tellement de choses... William se laissa embrasser en souriant à moitié, amusé par sa conduite. Alors comme ça, elle le trouvait répétitif ?.. S'ils avaient été à la plage, il l'aurait volontiers mise à l'eau pour ne pas changer encore une fois. ça faisait parti des choses qu'il aimait faire - la mettre à l'eau et lui faire découvrir des paysages que lui trouvait grandiose. Lui faire partager en quelque sorte ses vagabondages incessants, auxquels elle participait de toute façon parce qu'elle occupait tout le temps ses pensées. Mais ça, elle ne le savait pas. William s'échappa de son étreinte et sauta sur ses pieds en riant.

        "C'est pas moi que tu es censée regarder, mais ça !"

        Il ouvrit les bras en désignant le paysage, puis se retourna, dos à Anaïs. En face du panorama qui s'étalait devant lui, de la pente caillouteuse qui se perdait dans le vert des arbres loin en contrebas, de ces montagnes écrasantes dans leur beauté éternelle. A deux pas du vide et avec une insouciance troublante. Il se fichait bien de tomber, il aurait toujours une porte de sortie avec son don, et il se sentait plus vivant que jamais, dans la nature et avec Anaïs à ses côtés.

         "Moi je changerai pas tant que je serai dans une boucle, c'est d'une banalité affligeante, alors que y'en a toujours plus à apprendre sur la forêt, la montagne..."

         Il lui jeta un coup d’œil, enflammé.

         "C'est ma vie. Toi parce que j'suis rien sans toi et ça... Parce que j'en ai besoin."

         William n'attendait pas forcément de réponse, il n'était en quelque sorte dans son monde, son univers personnel qui n'appartenait qu'à lui mais qu'il voulait quand même faire partager. Peut-être qu'au fond il était resté le même petit garçon d'avant la guerre qui l'avait piétiné et recraché en morceaux. S'il pouvait être aussi innocent, suspendu entre le ciel et la terre, c'était essentiellement grâce à elle.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Sam 26 Aoû - 15:10

William s'enfuit en riant comme un enfant. Je souris, heureuse de le voir de si bonne humeur, heureuse de le voir heureux, tout simplement. Oui bah hein, si j'avais envie de le regarder lui, c'était quoi le problème ? J'avais beau passer tout mon temps avec William, ce n'était pas pour autant que je ne voulais pas l'admirer pour l'éternité. La silhouette de William les bras ouverts se dessina face à l'immensité des montagnes, tout petit. J'aurais aimé juste pouvoir prendre une photo de lui comme ça.  Je me levai à mon tour, et m'approchai. C'est là que je vis que William était très proche du bord. Je pris une grande inspiration et fis les quelques pas qui me séparaient de lui. Je pris immédiatement sa main dans les miennes. Mon regard ne montrait rien de ce petit malaise à être proche du vide, mais la crispation de mes mains contre les siennes si, néanmoins, je n'en parlai pas. Je regardai les montagnes en face de nous. Elles étaient belles, tellement vieilles aussi, et vertes... Faisaient-elles parties de la boucle ? Je n'en savais rien, nous ne connaissions pas les limites de ce Chalet, ni même comment cette boucle fonctionnait.
Je décidai de le taquiner.

- C'est que tu peux être poétique, quand tu t'y mets.

Et oui, il me toucha lorsqu'il parla qu'il n'était rien sans moi, parce que je n'étais rien sans lui non plus.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 28 Aoû - 7:55

          Anaïs le rejoignit. Elle n'était pas très à l'aise dès qu'on titillait un peu sa peur du vide, le vertige était toujours un de ses points faibles malgré tout ce qu'ils avaient vécu. La jeune fille ne le laissa pas paraître, mais William la connaissait assez pour savoir que c'était le cas. Il n'allait pas s'amuser à lui faire peur, il avait déjà tenté l'expérience maintes fois (plus ou moins volontairement) et à force, un jour Anaïs en aurait certainement marre de lui et de ses frasques. Il l'entraina plus loin du bord (et faillit marcher sur le chien qu'il n'avait pas vu) pour qu'ils puissent admirer la vue ou discuter sans risquer de tomber ou de se faire une peur bleue. Lui, poète ? Tu parles, il avait juste énoncer des vérités, certes c'était un peu recherché par rapport à ce dont ils avaient parlé juste avant, mais quand même. En plus, ces vérités étaient un peu déformées, c'était plus ce qu'il voulait croire que ce qu'il était vraiment. Il aspirait à devenir seulement ça, sans tout le tintouin qui l'attirait vers le fond, mais on a pas toujours ce qu'on veut du premier coup, n'est-ce pas ?..

          "Tu parles d'un poète, j'suis pas aussi doué que toi pour exprimer ce que je pense."

          Ou ce que je ressens.
          Remarque, je n'ai pas voulu ressentir grand chose avant de te connaître, songea-t-il.
             Là n'était pas la question, il sentait qu'il commençait à être dans la lune, détaché de la réalité, alors qu'il était censé profiter avec Anaïs. Pour se changer les idées, il la fit tourner en l'attirant à lui et la plaqua contre son torse. Il l'entoura ensuite de ses bras.

          "Mais y'a d'autres moyens de le montrer."

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 28 Aoû - 23:02

William me fit tourner avant que je ne puisse répondre, et je me rattachai à sa main, surprise. Avant que je m'emmêle les jambes, il me rattrapa et me serra contre lui. Je mis quelques secondes avant de passer mes bras autour de lui et de rire comme une débile. Je relevai la tête. Je n'étais pas meilleure que lui pour expirmer ce que je ressentais, ça se saurait. Non, la différence est que nous étions tous les deux nuls à ce jeu là, mais que j'avais des cartes en plus dans mon dos qui me soutenaient alors que ce n'était pas son cas. Mais je n'étais pas bonne non plus sinon à ce niveau là. Je ne fis pas de commentaire, prenant en compte sa deuxième phrase bien plus intéressante.
Je caressai le haut de son torse, tout sourire, les yeux brillants de malice.

- Ouais, ça, tu y arrives à merveille, je te rassure.

Je déposai furtivement mes lèvres contre les siennes et me glissai en dehors de son étreinte.

- Bon, on dort où ce soir ?

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Jeu 31 Aoû - 22:11

            Où allaient-ils dormir ? C'était une question à l'aspect pratique indéniable. La véritable interrogation était plutôt : jusqu'où veux-tu aller ? Jusqu'où veux-tu parcourir le monde, ici comme ailleurs, aujourd'hui, demain ou même hier. Ils avaient toutes les possibilités du monde, profiter l'un de l'autre partout et en un seul endroit à la fois. Tout était possible, tout était imaginable, pour eux plus que pour beaucoup d'autres. Certes, il y avait un risque accru à se balader hors des boucles, parce que leurs ennemis jurés rôdaient encore. Cependant, William avait une capacité étonnante à rayer de sa mémoire certains moments désagréables de sa vie, et à faire comme si ceux-ci n'avaient jamais existé, ou pire, étaient parfaitement bénins ou normaux. La plupart du temps, ça ne l'était pas, et il prenait en compte ce paramètre pour calibrer ses paroles à la mesure de ce qu'Anaïs était en mesure d'entendre ou pas. Alors oui, il choisissait de mettre la dernière expérience traumatisante qu'ils avaient vécue au placard, comme il l'avait fait pour les merdes d'avant. L'estre, la fois où Anaïs l'avait transpercé d'un pieu, qui lui semblait à des années-lumière d'ici, la fois où ils avaient manqués finir sous une avalanche, et les nombreuses autres puisque il semblait bien qu'il n'avait pas beaucoup de chance au quotidien, et que lorsque Anaïs le rejoignait dans sa malchance, elle augmentait encore. En tout cas, elle avait vraisemblablement de la mémoire pour deux, et ce n'était pas forcément une bonne chose. Elle avait aussi un de ces dons pour mettre à l'aise William, pour l'apprivoiser... C'en était effrayant, le pouvoir qu'elle exerçait sur lui. Heureusement qu'il était tombé amoureux d'une fille bien, et plus précisément de cette fille bien, sinon il y avait peu de chance qu'il soit toujours vivant à cette heure.
          Elle s'échappa de ses bras, rieuse, et rien que de la voir comme ça lui donnait envie de rire à son tour.

         "Où tu veux jolie fille, tu veux qu'on continue encore ?"

          L'après-midi était déjà bien entamé, ils avaient encore à leur disposition trois, peut-être quatre heures si le soleil s'étirait au-dessus des montagnes. Il était ouverte à toute les propositions, à elle de décider (littéralement) de la marche à suivre.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Sam 2 Sep - 22:57

Nous pouvions reprendre la route et atteindre les hauteurs de la montagne avant la nuit. Histoire d'avoir un plus beau panorama encore, de continuer notre voyage dans ces hautes forêts que nous pouvions voir de la fenêtre du chalet. Je voulais monter encore plus, non pas pour atteindre le sommet, mais pour voir toute cette boucle qui nous appartenait, pour voir les immenses forêts, le brillant lac, et notre petite maison cachée par les pins. Oui, je voulais continuer un peu. J'avais quelque peu récupéré pendant cette courte pause, cela me permettrait de reprendre la route. Alors je repris mon sac sur mon dos et pris sa main dans la mienne. Je regardai autour de nous pour savoir où était Orion. Le chien balançait sa queue de droite à gauche et jappa, toujours autant d'énergie celui-là. Je souris.

- Oui, même si d'ici dix minutes j'aurais de nouveau envie d'arrêter et que tu m'abandonnes sur un rocher, ris-je.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 11 Sep - 21:29

          "Mais non, t'es plus endurante que ça," rigola-t-il.

          Du moins pour faire autre chose... Ok, on arrête là les pensées salaces, William chargea de nouveau son sac à dos sur son dos et invita Anaïs à passer devant lui. S'il s'adaptait à son rythme, peut-être souffrirait-elle moins de l'ascension, bien qu'il n'eût pas l'impression qu'elle soit si fulgurante que ça. Mais en altitude, il dût se couvrir avant d'attraper la crève, même s'il n'avait jamais attrapé le moindre rhume dans les boucles, ce n'était pas le moment de tenter le diable. Il jalousa à voix haute la faculté d'Anaïs à s'habituer aux températures très basses, juste pour ronchonner pour la forme. Même le chien était mieux loti que lui, avec sa fourrure. William ne savait pas quel jour ils étaient précisément, mais l'hiver était permanent tout en haut des sommets. Eux n'allaient pas s'y aventurer, c'était trop loin et trop long. Non, ils restaient en lisière de forêts de pins dont les cimes culminaient très haut au-dessus d'eux, et qui leur offrait des trouées magnifiques. Mais gare à ne pas glisser, car les crevasses étaient profondes.
Ils finirent par s'arrêter quand William trouva le soleil trop bas à son goût pour continuer. Surtout qu'ils étaient tombés sur une petite enclave formée par les rochers et pas trop mal exposée qui allait parfaitement convenir à un bivouac.
       En plus, la lumière se faisait magnifique au fur et à mesure que le soleil se couchait. Ils allaient pouvoir admirer le coucher de soleil ! William plissa les yeux sous la brise plutôt froide et se délesta de son sac avant de désigner le ciel.

        "On va avoir un beau coucher de soleil... ça te va là ?"

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 17 Sep - 21:32

Nous arrivâmes dans un creux dans la montagne, une petite plate-forme face au soleil, protégée du vent pas les rochers. Ils servaient également à ne pas trop voir le bas de la montagne, bien que des bords de l'enclave menaient directement au vide. J'allais juste éviter de m'y approcher. William déposa son sac, et je fis de même. La fin du voyage avait été moins épuisant, il s'était placé derrière moi, et j'avais pu garder mon propre rythme. Orion, lui, n'avait pas arrêté pour autant de courir, de monter, puis redescendre. Une fois mon sac posé au sol, je pris sa gamelle, et y versai de l'eau. A peine fut-elle au sol qu'il lapa avidement sa surface. Je lui grattai le haut du crâne, en souriant.

- C'est parfait !

Je me tournai vers nos sacs, les mains sur les hanches. Mouais, bof bof. Je fis une moue peu convaincue avant de regarder William.

- Bon, j'veux rien dire, mais moi ça me va pas deux sacs de couchage, je vais avoir besoin de te réchauffer cette nuit, sinon tu vas attraper froid, et je peux pas faire ça en étant dans un autre sac de couchage...

Je lui fis les gros yeux de chien battu, parfaitement conscience de mon excuse minable.



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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 15 Oct - 22:24

          William observa Anaïs s'occuper du chien. Elle s'y était vraiment attaché, et agissait comme si elle s'en était occupée toute sa vie... Avait-elle possédé un animal, dans le passé ? Il ne se souvenait pas avoir entendu quoi que ce soit de sa bouche qui corrobore cette hypothèse, mais après tout peut-être aimait-elle simplement les animaux, trait de caractère chez elle qu'il découvrait. Le jeune homme leva les yeux au ciel en souriant, puis se mit carrément à rire en entendant sa seconde proposition. Tu parles d'une logique ! Le moins qu'on puisse dire, c'était qu'elle avait de la suite dans les idées ! Il ne savait même pas comment ils avaient fait pour tenir dans un sac de couchage à deux la dernière fois, mais apparemment ils allaient éclaircir ce mystère ce soir.

           "Si tu le dis, c'est que c'est une nécessité, dit-il en lui faisant un clin d’œil. J'vais chercher du bois, installe-toi."

          Bah oui, il avait apporté des brochettes, il fallait bien les cuire quelque part.

           "Et toi, t'avise pas de me suivre !"

          Évidemment, qu'est-ce que ce fichu clebs fit ? Il se leva en trottinant, tout content, langue pendante, et le suivit. William râla tout haut en s'éloignant, et ne revint qu'une bonne vingtaine de minutes plus tard, des branches dans les mains. Il confectionna un feu de camps en deux temps trois mouvements, avec des pierres trouvées sur place. Avec des gestes précis, il entrechoqua ses pierres à feu qui provoquèrent une étincelle sur les brindilles qu'il avait réunies. Il les protégea de ses mains, souffla tout doucement et les déposa à la base du tas de bois sec. Il attendit ensuite que le feu prenne, en tailleur, en regardant la nuit s'installer. En montagne, ça allait très vite.

          "On a eu chaud, dans dix minutes je parie qu'il fait noir," dit-il à Anaïs qui s'était déplacée pour venir se blottir contre lui.

          Il lui fit une place entre ses genoux, elle en débardeur, lui en doudoune. Il commençait d'ailleurs à vraiment faire frisquet, il rentra la tête dans son col tout en regardant le soleil terminer sa course derrière les sommets avec une avalanche de rouges et d'orangés. Devant eux, les flammes étaient maintenant bien plus hautes. William sortit les brochettes, en passa une à Anaïs. Il regarda le poulet cuire et se délecta de l'odeur en se moquant gentiment d'Anaïs qui s'en était mis sur le menton (un prétexte pour l'embrasser, pensez-vous). Ils en étaient à la dernière fournée quand Anaïs se leva.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mer 18 Oct - 13:07

Nous étions encore entrain de manger, nous aurions dû être collés par le chien. Or, Orion ne donnait aucun signe de vie depuis tout à l'heure, ce qui n'était pas rassurant. Habituellement, je sentais toujours son museau sur ma jambe pour recevoir de l'argent, et là, même avec les brochettes sous son nez... Il n'était pas là. Je partis d'abord d'un simple constat, avant de déposer ma dernière brochette et de me lever, me séparant de William du même coup. Je lui fis alors part de mon inquiétude.

- Il est où Orion ?

Mais il était évidemment que le jeune homme ne savait pas non plus. Je pinçai les lèvres et fronçai légèrement les sourcils. On était juste en pleine forêt en pleine montagne, et nous venions de perdre un chien... C'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin bon Dieu !

- Orion ? Oriooooooon ?

Et évidemment, il ne répondait pas ! Je renvoyai un regard inquiet à William. Il faisait noir maintenant. Le feu était la dernière source de lumière. Je pris une lampe torche dans le sac et la dirigeai vers les fourrées. Mais il n’y avait rien d’autre... que des fourrées.

- Orion reviens-là ! Brocheeeette !

Je marchai plusieurs minutes dans le noir, seule, peu rassurée. Oui non, marcher en pleine nuit seule, ce n’était pas mon kiffe. Peut-être avais-je vaguement peur du noir et des espaces trop grands. Ce qui était le cas, et je n’avais qu’une envie : prendre mes jambes à mon cou et retourner voir William. Mais avant ça je devais retrouver Orion. Oui Orion, j’allais l’engueuler quand il allait revenir, oh oui !
Un grognement. Je me retournai brusquement et braquai la lampe torche sur l’origine du bruit. Là, devant moi, un museau gris aux babines retroussées laissant apparaître des dents jaunies par le temps. Un loup. Un putain de loup en face de moi. Un. Loup. J’écarquillai les yeux, morte de trouille et tétanisée. Le loup s’approcha, aboya. Pendant ce temps, je fis des pas en arrière, pour finalement me trouver au bord du précipice de la montagne. Plus moyen de faire de retour en arrière. Si je faisais un geste brusque, il allait me sauter dessus, c’était certain. Mais... Ne me sauterait-il pas dessus quoi que je fasse ? Je déglutis, et essayai de m’enfuir sur le côté. Peine perdue, le loup grogna de plus en plus fort et se plaça devant moi avant de me sauter dessus, sans demander son reste.

- WILLIAAAM !

Mon cri se perdit dans l’immensité de la nuit alors que je fus projetée au sol par la carcasse du carnivore. Mon bras était le seul repart entre sa gueule et ma gorge et... Oh bordel. Je ne me rendis pas compte immédiatement que j’avais interposé mon avant bras entre le loup et moi en un réflexe de panique. Mais maintenant je le sentais parfaitement, tout comme ses crocs qui me rentraient dans la chair. Ses grognements sourds, sa pression qui s’accentuait, il se débattait pour me m’atteindre tandis que je lui donnais des coups de pieds dans le ventre. Les larmes me montèrent aux yeux, je sentais mon coeur battre fort, trop fort, mon bras faiblissait. Je cris une nouvelle fois. J’avais mal, la bave du loup me coulait dessus tout comme le sang que je sentais glisser le long de mes bras.

- WILLIAM WILLIAM  !

Ce n’est pas William qui répondit mais un second aboiement. En tournant la tête, je vis Orion qui, montrant les dents, venait de sortir de la forêt. Le chien se mit à courir et fonça dans le loup, l’obligeant à me lâcher. Le poids de la bête s’en alla, et je pus me lever un peu. Je ramenai mon bras dégoulinant de sang contre moi, le visage déformé par la douleur. Je tremblais de tout mon corps, et fixais avec des yeux ahuris Orion qui se débattait contre la bête sauvage.

- ORIOOON ! ARRÊTE IL VA TE TUER !

Mais il ne risquait pas de comprendre et il continuait sa lutte acharnée. Mes yeux étaient rivés sur la masse de poils qu’ils formaient, et je mis un moment à distinguer qui était qui. C’est à ce moment que William arriva enfin, je le dévisageai avec de grands yeux désespérés.

- Aide Orion, je t’en supplie William...

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mer 18 Oct - 22:26

          Anaïs s'inquiéta de l'absence du chien et se leva. Il y eut un instant d'attente, durant lequel elle l'appela, à l'affut de tout bruit qui signalerait sa présence, mais rien. Rien que le silence noir, et les bois creux. Rien que sa voix qui semblait se répercuter sur les feuilles sans jamais obtenir de réponse. Elle s'enfonça dans les bois, non sans avoir jeter un coup d’œil anxieux à William. Celui-ci qui avait à peine fini sa brochette se leva pour lui emboîter le pas, quittant à regret l'aura du feu qui diffusait une certain chaleur. Il enfila son anorak à la va-vite, l'oreille tendue au cas où Anaïs aurait besoin d'aide, mais il s'agissait juste de retrouver ce fichu cabot. S'il se perdait ou mourrait, Anaïs serait triste et c'était seulement pour éviter ça qu'il finit par pénétrer lui-aussi dans la forêt. Deux sensations le traversèrent sur l'instant : en premier lieu, l'impression très désagréable d'être épié, et ça faisait longtemps qu'il n'avait pas senti cette décharge électrique remonter le long de sa colonne vertébrale. Il n'y voyait goutte et pas de chevelure blonde à l'horizon, le jeune homme s'aperçut qu'il n'avait aucune idée de la direction qu'elle avait prise. Il hésita à appeler Anaïs, autant pour la localiser que pour la prévenir, c'était peut-être d'ailleurs ce qu'il aurait dû faire. Il n'aimait pas cette sensation, il n'était pas dans son élément et elle non plus. Un bruissement de feuilles se fit entendre, et l'instinct de William lui disait de ficher le camp, de retourner au feu où il serait en sécurité. Mais il ne pouvait pas, pas avec Anaïs dans la nature (littéralement).
Il oublia tous ses principes de prudences en l'entendant hurler. Merde, ça venait d'où ? Il se précipita au hasard vers ce qu'il croyait être l'origine de ce cri qui l'appelait désespérément à l'aide, sauf que quelque chose le percuta au vol. William, heureusement protégé par son anorak à demi fermé, fini dans un buisson, des branches lui griffant les mains et le visage. Un peu sonné, dans le noir complet, le grognement qu'il capta tout prêt de lui lui fit reprendre ses esprits très vite et il se redressa, accroupi, un de ses couteaux dans la main. Qu'est-ce que c'était ? Ses yeux s'acclimatèrent un minimum au peu de luminosité qui régnait et il distingua une bête qui lui semblait énorme et très proche. Du calme, William, ton imagination et ta peur déforment la réalité. C'était... Un loup ? Il avait de la peine à le croire. Les loups n'attaquent d'habitude jamais les hommes ! Celui-là avait la peau sur les os, et grondait dangereusement. Il lui barrait la route ! Anaïs, pour hurler ainsi, était forcément en mauvaise posture ! Il devait absolument la rejoindre !

         "Va-t'en ! VA-T'EN, PUTAIN !"

         William rechignait à tuer les animaux quand ce n'était pas pour se nourrir. Pour lui, c'était eux qui s'étaient aventurés sur un territoire qui ne leur appartenait pas, il n'avait pas le droit de les tuer. Surtout que... Pourquoi ce loup s'acharnait-il ? Tant pis, trop peu de temps. Il devait tenter le coup, il fallait absolument qu'il passe, et... Il esquissa un geste et la bête chargea. Ses griffes eurent à peine le temps de lacérer son manteau que le poignard se planta dans son crâne. William s'extirpa de sous le loup (le poids lui avait coupé le souffle), marqué moralement, quand il entendit un petit jappement. En plissant les yeux, il découvrit trois boules de poil qui sortaient de dessous une souche. Merde, merde, MERDE. C'était une mère qui protégeait ses louveteaux !.. William avait envie de pleurer devant sa propre cruauté. Il ravala ses sentiments, laissant sa peur de perdre Anaïs étouffer tout le reste lorsqu'il l'entendit crier de nouveau. Elle était toute proche.
          Le jeune homme déboula finalement dans un endroit éclairé par la lune, juste au moment où une bestiole noire et blanche - le cerveau de William mit quelques fractions de secondes que c'était Orion - se jetait sur un loup qui lui-même était sur Anaïs. Ils roulèrent plus loin et disparurent de son champ de vision - ils avaient tous cette manie, ce soir. William ne pensa pas à ramasser la lampe qui avait roulé par terre, se contentant de faire obéir ses jambes aux ordres directs que lui avait donné le regard suppliant d'Anaïs. Les deux adversaires avaient roulé plus loin, il courut dans cette direction sans réfléchir. Un jappement aigu se fit entendre, William espéra brièvement que ce n'était pas Orion. Où étaient-ils ?.. William finit par s'approcher d'une crevasse et jeta un coup d’œil à l'intérieur. Il ne voyait pas le fond, et ne pouvait pas du tout évaluer la distance qui le séparait du sol. En tout cas, il entendait un gémissement diffus. Pourquoi n'avait-il pas pris cette putain de lampe ?

           "Orion ?"

          Ce nom sonnait étrangement lorsqu'il le prononçait à voir haute. Il ne l'avait jamais appelé, ni même pensé. Pour lui, c'était toujours "le foutu clébard", le "clebs", ou "le chien", à la rigueur. William se passa la main sur le visage, hébété. Il avait envie de se gifler pour se réveiller. Il fallait qu'il trouve une solution pour descendre. Si le chien avait survécu, ça ne devait pas être très profond. Le jeune homme n'y alla pas par quatre chemins. Il identifia plus ou moins le lieu d'où provenait le gémissement, balança ses jambes dans le trou et se laissa glisser en s'appuyant sur ses bras. Il se laissa tomber quand il ne put pas aller plus bas, et rencontra le sol, ou du moins de la pierre environ un mètre plus bas. Il appela encore le chien, troublé par le manque de lumière. Une bête noire et blanche, ça ne pouvait être que lui, de toute façon, non ?

           "Panique pas, j'vais te remonter," marmonna-t-il.

           Il réfléchit quelques instants au meilleur moyen de le faire, et se rendit compte avec horreur qu'il avait laissé Anaïs toute seule. Quel con ! Et s'ils y en avaient d'autres ? Le jeune homme utilisa son don et les fit apparaître à côté d'Anaïs. Celle-ci était pâle comme un linge. William s'accroupit près d'elle, et remarqua la tache rouge qui gouttait sur le sol. Putain, Ana !.. Il croisa son regard. Elle savait très bien ce qui lui arrivait, et le jeune homme était prêt à parier que ça saignait depuis tout à l'heure. Il serra les mâchoires.

           "Je te ramène."

           Il la téléporta près du feu, scrutant brièvement les environs malgré l'éblouissement occasionné. Ils devaient faire un état des lieux.

           "ça risque de faire mal," prévint William en auscultant avec le plus de douceur possible le membre mutilé.

           Il confectionna un garrot, avec des gestes rapides et précis. Il ne verrait rien tant que le sang coulait autant. Un brusque élan de rage le secoua tandis qu'il se disait que ce loup aurait pu arracher le bras d'Anaïs, qui s'évanouit dès qu'il pensa à la louve qu'il avait tué dans les bois. Assez d'états d'âme. Il s'agissait d'Anaïs. Il fallait rentrer, et vite. L'idéal serait d'aller directement à l'Institut, mais William n'était pas capable de le faire à moins de finir malade à la fin, et il voulait être en pleine possession de ses moyens. Pas question de laisser Anaïs toute seule. Mais une fois au Chalet, l'Institut était la porte à côté.

         "On rentre, dit-il à Anaïs. On nettoie puis on va à l'Institut, il faut que tu te fasses recoudre le bras. Voire soigner si Isaak est là."

         Et ils les téléporta à nouveau, sans oublier le chien. Direction le salon du Chalet.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Jeu 19 Oct - 22:47

William réagit rapidement et s’approcha de l’endroit où Orion avait disparu. Difficilement, je bougeais pour atteindre la lampe torche qui avait roulée un peu plus loin. Je sentais la morsure sur mon bras dont les éclairs de douleur me remontaient jusque dans la nuque. Mais... Je ne m’en rendais pas totalement compte, j’étais comme ailleurs, encore sous le choc de cette attaque si brusque et rapide. Le rythme de mon coeur ne faiblissait pas, frappant ma poitrine frénétiquement. Je tremblais encore un peu quand William revint avec Orion. Je soupirais de soulagement avant de pincer les lèvres en voyant le regard de William et de regarder à mon tour mon bras. Les dents du loup étaient imprimées dans ma chair mais la blessure était difficile à voir à cause du sang qui recouvrait tout. Je laissai tomber la lampe que j’avais tenue de ma main gauche pour caresser le museau de Orion, que je découvris couvert de sang lui aussi. Effectivement le chien avait une vilaine griffure sur le museau, et son pelage empêchait de voir le reste des dégâts. Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, William nous téléporta au camp. J’eus un sursaut de surprise avant de me frotter le visage (en levant ma main droite je constatai que c’était douloureusement alors je dus faire cela de la main gauche). Le garçon attrapa mon bras en question pour voir l’étendue des déchirures et j’eus un nouveau sursaut de douleur cette fois. Je détournai le regard, la mâchoire serrée et le visage partiellement caché par la nuit. Il s’occupa encore de me faire un garrot sur le haut du bras, tandis que je regardais le poil abîmé d’Orion, que je tentai de rassurer d’une caresse maladroite. Celui-ci lécha ma main et je souris faiblement. Mes pensées tournaient à vide, j’avais juste... juste mal, c’était tout. J’essayais de bouger mon bras le moins possible. J’étais plus spectatrice qu’actrice maintenant que l’adrénaline avait déguerpi de mes veines. Et puis j’étais fatiguée de la marche, de cette montée, de ces efforts pour retirer le loup, de la peur, de la douleur... Je grimaçai à de nombreuses reprises en regardant William. Celui-ci se leva, et en quelques secondes nous téléporta dans le salon. Oula. Ces voyages et ces téléportations commençaient à me retourner l’estomac et les brochettes. Orion paraissait lui aussi, mal encaisser le voyage. Je n’avais pu lui répondre, bien que ses paroles ne m’enchantèrent guère. Je relevais les yeux vers lui, un sourcil arqué.

- Y a pas besoin, y a pas besoin... ça va William, ça va...

Je le fixai avec ce regard qui n’attendait contradiction. Mais en même temps... Je faisais passer une morsure de loup pour une bénigne comme une coupure ou une blessure, ce qui n’était pas le cas. Mais je ne voulais pas aller à l’Institut, j’en avais assez d’être dépendante de leur bon vouloir et de leurs capacités comme lorsque Victor m’avait dit qu’il ne ferait rien pour William. Je reculai jusqu’au canapé et m’y assis, contrôlant faiblement mes tremblements de douleur.

- Tu sais le faire, non ? Recoudre ? Il serait temps qu’on se débrouille par nous-même. Arrêter de supplier à genoux l’Institut, alors fais-le. Recouds-moi.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Ven 20 Oct - 21:47

         Tu parles que ça allait, bah oui elle avait l'air parfaitement dans son assiette tiens. Confuse, des mèches blondes devant les yeux, sa nouvelle coiffure qui lui donnait l'air encore plus jeune qu'elle ne l'était à seize ans, et le teint aussi pâle que le mur avec lequel on aurait pu la confondre, s'il n'y avait pas le rouge de son bras qui détonnait sur le tout. William ne dit rien, brûlant de juste la trainer hors de cette pièce pour qu'elle se fasse soigner de gré ou de force. C'était fou de voir que lorsqu'il s'agissait d'Anaïs, ça changeait la situation du tout au tout. Mais non. Il devait respecter son choix, et effectivement, il savait le faire. Sauf que ce ne serait pas aussi efficace ni radicale que n'importe quelle intervention d'un guérisseur, aussi minime soit-elle. William passa en pilotage automatique, comme s'il n'allait pas charcuter Anaïs, abordant pragmatiquement les choses. Il décida que le canapé était loin d'être l'idéal pour faire ce genre d'opération, et qu'il était hors de question de l'effectuer sans anesthésier un minimum la zone.

           "D'accord. Mais pas n'importe comment. Viens, on sera mieux sur la table."

          Ce ne serait pas cool qu'il se loupe à cause du manque de lumière ou parce qu'il était mal installé. William l'accompagna jusqu'à la table de la cuisine, prenant garde de ne pas toucher le bras blessé. Il ne fallait pas qu'elle garde le garrot trop longtemps. Il enleva son anorak qui ne ressemblait plus à rien, pour être plus libre de ses mouvements.

           "Je vais chercher ce qu'il faut, je reviens."

           Le jeune homme alla dans la salle de bains, trouva une petite bassine dans un des placards, sortit des comprimés du même type que ceux qu'il avait pris dans la jungle, et une autre boîte. Il allait falloir faire gaffe avec ceux-ci, ils étaient capable d'assommer un éléphant. William mit de l'eau dans la bassine, prit des serviettes propres, revint dans la pièce, posa le tout devant Anaïs.

           "Tiens. Mets ton bras dedans, on va nettoyer avant de désinfecter... Tu me dis si ça va pas bien," s'inquiéta-t-il en s'asseyant près d'elle avant d'évaluer le nombre de comprimé adapté à son poids.
           Elle pesait quoi, une cinquantaine de kilos toute mouillée ? Soixante, maximum, enfin bref, au moins vingt kilos de moins que lui, quoi. Il coupa un comprimé aussi précisément que possible, avec les gestes de celui qui faisait ça souvent et s'en aperçut. Il leva les yeux vers Anaïs et se racla la gorge, un peu gêné.

          "ça m'est arrivé de doser à l'Institut," expliqua-t-il.

          Inutile de s'étendre sur le sujet, après tout ce n'était pas de sa faute si son traitement n'avait pas été dosé correctement. L'addiction à certains produits était vite apparue et vu le mal qu'il s'était donné pour se sortir de ce genre de problème (et le très mauvais souvenir qu'il en avait), il espérait bien ne jamais retomber là-dedans.

           "Tiens, bois, dit-il en lui tendant un verre d'eau avec les deux comprimés sélectionnés. ça agit très vite, ça fait bizarre au début, mais j'ai pas mieux en stock, prévint-il. ...Y'a pas d'alcool dans cette baraque ? se demanda-t-il tout haut, pour désinfecter," précisa-t-il devant le regard d'Anaïs.

          En fait si, il lui semblait bien avoir vu de la vodka au fond d'un placard de la réserve. Il ne savait pas de quand datait la bouteille, mais peu importait. Il fouilla dans son sac pour trouver de quoi recoudre et bander la plaie, et stérilisa l'aiguille en utilisant un briquet, cette fois.

           "ça va ? ça agit ?" demanda-t-il en revenant à son chevet.

       Il se lava les mains, prit doucement son bras dans la bassine et finit de le nettoyer, avant de le soulever de l'eau, de déboucher l'alcool et de prévenir.

        "Attention, ça va faire mal. Je verse à trois. Un..."

       Et il versa tout de suite, veillant à ce que toute la plaie soit désinfectée. Il lui tenait le bras, pour être sûre qu'elle ne recule pas par réflexe. Puis il prit l'aiguille, et s'appliqua à recoudre correctement la plaie, puis la banda, ôta le garrot et essuya le sang qui avait coulé un peu partout.

          "J'ai fini... Ou pas, fit-il en voyant le chien qui gémissait, le museau à terre. Repose-toi, d'accord ? dit-il avec douceur à Anaïs, en lui faisant un bisou sur le front. Je m'occupe de tout."

         Et effectivement, il se téléporta d'abord, sur ses gardes, jusqu'au lieu du feu de camps pour récupérer leurs affaires et ramena tout au Chalet sans rencontrer de problèmes, heureusement. Il sentit sa gorge se nouer en pensant à la louve, mais balaya sa peine en se concentrant sur les tâches à exécuter. William commença par soigner le chien, qui montra d'abord les crocs, blessé qu'il était, puis lui permit de l'examiner. Le jeune homme fit de son mieux, malgré le fait que sa connaissance anatomique des animaux soit purement pratique. (Il savait par exemple comment les dépecer, charmant). Il rafistola au mieux le chien qui s'était tout de même interposé entre Anaïs et un prédateur, et le chien se coucha sur le tapis. Par la suite, William rangea tout, comme s'il ne s'était rien passé, sauf l'anorak, dont il ne savait que faire. Il fila ensuite vers le canapé, auprès d'Anaïs qui peinait à garder les paupières ouvertes. Elle était adorable comme ça. Bon, sauf les vêtements tachés de sang. Il lui enleva son pantalon, découvrant ses jolies jambes, et elle frissonna.

          "Je t'emmène en haut."

         Il la souleva et la porta dans les escaliers (en faisant attention, manquerait plus qu'il tombe avec elle) et la posa dans le lit, dépliant les couvertures sur elle. Il lui fit comprendre qu'il fallait qu'elle enlève son tee-shirt qui était dégoutant, et lui décrocha son soutien-gorge avant de l'aider à enfiler un autre tee-shirt. Décidément, ça devient une habitude, se dit-il en souriant. Il redescendit, éteignit les lumières, vit le chien lui faire les yeux doux, soupira et le fit grimper à l'étage. Heureusement qu'Anaïs n'avait pas les idées très claires, elle n'avait peut-être pas remarqué ce qu'il venait de faire. Et pas un mot, toi, songea-t-il en fusillant du regard Orion. Il se déshabilla, changea de caleçon et se glissa dans le lit avec Anaïs, en prenant garde à ne pas toucher son bras blessé.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 22 Oct - 20:15

A partir du moment où les médicaments commencèrent à faire effet, je me sentis complètement défasée. Ailleurs, à peine consciente, je peinais à aligner deux pensées. Quoi que, ils n'agissaient pas encore totalement quand William versa l'alcool sur les plaies, et mon corps s'arqua. Heureusement qu'il tenait mon bras.  Mon bras tremblait encore plus, et mon visage était contracté par la douleur. Je finis par respirer bruyamment, histoire d'extérioriser la souffrance, vous voyez ? Même si ça ne fonctionnait pas vraiment. Comme... Pas vraiment pas vraiment. Je gardai mes yeux rivés sur le visage de William pour éviter de regarder l'aiguille qui me traversait la peau. Oui non, ce n'étit pas vraiment mon spectacle favoris, voir ma peau se faire transpercer, dégouliner de sang à cause d'un loup... Bref ! Ce n'était pas agréable, mais les médicaments finirent par faire effet totalement et je me sentis... bizarre. Comme, vivante, mais en même temps pas vraiment. Etre entre le ciel et la terre. Mes pensées se perdaient dans un gouffre sans fond, comme la douleur dont je n'avais plus conscience. Je peinais à garder les yeux ouverts et à rester droite sur la chaise. Vite William, je vais m'endormir avant que tu aies terminé. J'entendis uniquement son "j'ai fini" quand il se leva, posa un bisou sur mon front et commença à ranger les affaires. Moi, sur des jambes tremblantes, je parvins à me traîner jusqu'au canapé et m'y effondrer dessus. Attends... Attends... Qu'il revienne... Et je combattis la fatigue et les médicaments simultanément. Je ne pensais à rien, je n'y arrivais pas. Le temps passa... Oui, le temps passa, mais je n'avais plus non plus une notion du temps exacte, et quand William revint, je m'apprêtais à abandonner ma lutte contre le sommeil. Il me souleva, ma porta, essentiellement. Je ne saurais dire grand chose de plus de ce trajet, excepté que mon bras reposait mollement contre mon ventre.
Le lit apparut, je sentis vaguement les draps, et William me fit savoir que je devais enlever mes vêtements. Ok ok du calme, j'allais j'allais... Non, je n'allais rien faire. Je peinais de nouveau à lever mes membres et c'est lui qui fait presque tout. M'allonger fut signe d'une grande délivrance : plus besoin de lutter ! Tant mieux. Mais il partit. Bordel ! Pourquoi il était parti ! Je ne voulais pas... pas quoi ? Et euh, je... Perdue, je gardais les yeux ouverts, en attendant. T'es où, reviens William, pourquoi... Pourquoi tu es parti ..? Pourquoi partent-ils tous ..? Pourquoi ne restent-ils jamais avec moi et... Mes pensées perdaient le fil conducteur, du sens, et la logique, et je ne m'en rendais pas compte. Tant pis.
William vint finalement se mettre dans le lit à son tour, je le déduis par l'affaissement du matelas de son côté. J'ouvris les yeux avec difficulté, et cherchai sa main, avant de l'apporter à mon visage, comme si elle n'était plus qu'un doudou. J'aurais voulu me serrer contre lui, mais mon bras aurait été en contact avec son corps et...

- Et... Et toi... Et Orion, ça va ..?

Je n'entendis pas sa réponse, quelques secondes après, je dormais d'un sommeil profond.


*****


Je ne sais pas les médicaments continuèrent de faire effet durant la nuit -sûrement - mais je ne fis aucun rêve, rien. Juste un sommeil sombre et froid. C'est le matin, vers six heures, que la douleur m'en tira. J'émergeai lentement, de mauvaise humeur dès le matin. Non, je n'aimais pas spécialement ressentir une vive brûlure dans mon bras qui me remontait jusqu'aux épaules. Et puis je n'étais pas tout à fait réveillée, alors bon. Je me redressai, grimaçante, retirait les draps qui couvraient mes jambes. William ne bougeait pas, alors j'en déduisais qu'il dormait encore. Orion, lui, releva son museau strié de griffes, et je sentis la blessure se faire plus lancinante. Je serrais mon bras contre moi, et me retins contre la barre de l'étage. Bordel. Doliprane. Fallait que je descende pour en prendre... Prendre toute la boite même, tant que ça faisait effet, ouais... Je m'apprêtais à prendre l'escalier quand j'entendis William. Il était réveillé ..?

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 29 Oct - 20:31

         Elle s'inquiéta de l'état d'Orion, et avant que William ait pu la rassurer d'une quelconque façon, elle s'endormit. C'était mieux comme ça, elle avait besoin de repos. Pour William, la nuit fut mouvementée. Il se demanda si aller faire du piano ne l'aiderait pas à décharger ce trop-plein d'émotions, la bizarrerie de cette soirée, la peur qu'il n'avait pas eu le temps d'exprimer et la honte refoulée qui ne cessait de refaire surface. L'image d'une Anaïs déchiquetée lui vint en tête et il maudit son esprit d'avoir une imagination aussi fertile dès qu'il s'agissait de corps décharnés. Ses idées noires étaient comme des corbeaux carnassiers qui s'acharnaient sur quelqu'un de vivant, en l'occurrence, lui-même. Malgré la présence d'Anaïs, il eut un mal fou à s'endormir et lorsqu'il ouvrit les yeux, les heures qui s'étaient écoulées étaient risibles. Trop tôt pour se lever, et il n'avait pas envie de quitter Anaïs qui dormait toujours, de peur qu'elle disparaisse quand il avait le dos tourné. C'était risible mais tant pis. William la contempla pendant un temps indéfini, puis ferma les yeux pour tenter de trouver un peu de repos quand il entendit les draps se froisser. Il ouvrit les yeux : Anaïs était debout, dos à lui. Il était à peine six heures, que faisait-elle ?



        "Tu as mal ?" demanda-t-il, immédiatement en alerte malgré lui.



       De toute façon, vu comment sa nuit était partie, autant l'abréger tout à fait et être utile à la personne qui comptait le plus pour lui était une occupation plus qu'acceptable.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Dim 29 Oct - 21:31

William me demandait si j’avais mal. Franchement... À peine ! Je sentais les éclairs de douleur remonter le long de mon bras et en agiter les moindres cellules dans un tourbillon très désagréable de douleur. Donc oui, oui putain j’avais mal. Les cachets ne faisaient plus aucun effet, et je sentais la brûlure qui se propageait dans tout mon bras. Je me retournai lentement pour le regarder. Que devais-je faire ? Lui dire la vérité et l’inquiéter, ou alors mentir en sachant pertinemment qu’il ne me croirait pas ..? Oh, je pouvais facilement faire un petit mélanges des deux. Je tenais toujours mon bras droit contre moi, ma main gauche crispée dessus à cause de la douleur. J’avais connu des réveils peu agréables, mais lui, il était carrément catastrophique.
Je fixai William un long moment, l’air un peu hébétée malgré moi, et mis du temps, trop de temps pour répondre à une si simple question.

- Un petit peu...

Même ma tête montrait que ce « petit peu » était un bel euphémisme pour dire « carrément bordel j’ai l’impression que mon bras va tomber et l’épaule avec ». Et comme je n’étais pas en pleine possession de mes moyens, ce mensonge se voyait comme un nez au milieu de la figure : j’avais mal.

- Mais... Reste-là, je vais me débrouiller, rendors-toi ça va aller...

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 30 Oct - 18:08

         Question inutile, pour une réponse tout aussi inutile. En fait, William n'avait pas attendu son semblant de réponse pour enfiler un pantalon et descendre en passant devant elle. Il fallait croire que son corps était plus rapide que son cerveau niveau réflexion. Il lui suffisait de rejouer au petit chimiste pour la soulager, non ? A partir de là il agissait sans réfléchir, la question de se lever ou non ne se posait même pas. Le soleil n'allait pas tarder à se lever, ils verraient bien ce qu'ils feraient de leur journée. Il fit son affaire et découpa les comprimés en songeant qu'il se débrouillerait pour lui trouver un traitement vraiment adapté. Même s'il avait désinfecté la plaie, il n'était pas certain qu'elle ne courre aucun danger. Les loups n'étaient pas vraiment connus pour se laver les dents quotidiennement. Pas sûr que ses vaccins soient vraiment à jour. Risquait-elle le tétanos ? William espérait que non, et se servit un verre d'eau avant de le boire, appuyé contre l'évier. Il retint une demande du genre "tu es sûre que tu ne veux pas qu'on aille voir à l'Institut" ?

           "T'as réussi à dormir quand même ?" demanda-t-il tout en pensant que cette question était très conne parce qu'il l'avait regardée dormir pendant un truc comme deux heures et demie.

          Question conne. Encore. M'enfin, il avait mieux dosé qu'hier, elle devrait être plus lucide.

           "Tu veux un truc chaud ? Chocolat, lait, thé ?.."

           Il ne savait même pas ce qu'elle préférait. Il avait l'air malin, pas tout à fait réveillé, les cheveux en pétard et un verre d'eau à la main.

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Lun 30 Oct - 20:42

William s’habilla en quatrième vitesse et descendit les escaliers. Je le suivis peu après, beaucoup plus lentement et avec Orion à mes côtés. Il avait déjà cassé plusieurs comprimés censés calmer la douleur voire carrément la faire disparaître, dans le meilleur des cas. Sagement, je m’assis sur la chaise. William m’apporta un verre et je bus rapidement les pilules. Mon bras était posé sur la table, je le bougeais le moins possible, en attendant la libération. Pendant ce temps, il se prit également un verre, se servit et s’appuya sur le rebord de l’évier. Je l’observais. Il était torse nu, n’ayant pas pris la peine de mettre un t-shirt tout à l’heure, et je me surprise alors une nouvelle fois à le trouver horriblement beau. Je lui souris alors faiblement avant de rire toute seule, stupidement.
Sa question me surprit un peu. Je n’étais pas habituée à profiter de quelque chose de chaud le matin, mais pourquoi pas ce matin... un chocolat chaud comme quand j’étais petite, ça ne me ferait pas de mal.

- Ouais, un chocolat chaud s’il te plaît.

C’était étrange de demander ça, tout de même. L’idée d’un chocolat chaud me ramenait à de vieux souvenirs d’enfance où j’étais encore avec Maman, Papa et Camille... Et c’est ce genre de pensée qui me donnait envie d’être avec ma famille, mais pas celle-ci, parce que je la savais trop loin et désormais détruite. Non, j’avais besoin de ma famille d’aujourd’hui. Je caressai Orion, mon sourire déjà peu lumineux faiblit en intensité une nouvelle fois.
Ensuite, je laissai le verre d’eau sur la table pour m’avancer vers William. J’avais l’impression d’être une enfant perdue, et c’était un peu l’image que je donnais aussi. J’attendis devant lui avant de me coller contre son torse à la recherche d’un câlin. Une fois entre ses bras, je relevai légèrement la tête pour le regarder.

- Dis, ça va mon William ?

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MessageSujet: Re: Le Chalet - Home sweet home   Mar 31 Oct - 12:56

         William sortit le lait du réfrigérateur, mit une casserole sur le feu et appuya sur un bouton pour que ça chauffe. Il allait falloir éviter de le faire cramer, c'était chiant à nettoyer après. Anaïs s'approcha de lui, jusqu'à se blottir dans ses bras. William accueillit ce geste avec surprise et plaisir. Il n'osait pas trop s'approcher d'elle de peur de la blesser ou de heurter par mégarde son bras déjà durement éprouvé. Elle avait comblé cette distance et il en était très content. Il referma ses bras autour d'elle, prenant garde de ne pas lui faire de mal. Comment ça allait ? Physiquement, à part des égratignures dues aux buissons, il en était sorti indemne c'était la parka qui avait tout pris, et heureusement. Émotionnellement... Il ne savait pas. ça lui faisait encore mal de savoir qu'il avait tué un animal sauvage qui ne cherchait qu'à protéger ses petits. Les animaux n'étaient pas comme les humains, ils ne tuaient jamais pour le plaisir mais toujours par nécessité. Ils attaquaient s'ils se sentaient menacé, ou pour manger. Il y avait une période où lui aussi avait été un animal, il comprenait parfaitement ce point de vue. Et c'était pour cela que ça le peinait tant d'en avoir tué un alors qu'il ne se retournait pas sur ses victimes humaines. Il tentait pourtant de se racheter depuis toujours, mais ne plus céder à la violence est un art difficile. Dans tous les cas, leur petite expédition avait tourné court.

           "ça va. Je suis content que tu ailles bien. Trop de sentiments bizarres, la situation était vraiment cheloue hier... Mais on pouvait pas prévoir."

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