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 Tombe, tombe la pluie ♫ {ft. Miss Barn Owl}

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MessageSujet: Tombe, tombe la pluie ♫ {ft. Miss Barn Owl}   Dim 20 Nov - 23:05

Vous savez, Alwin n’a jamais été du genre à se faire remarquer pour le simple plaisir de se retrouver sous le feu des projecteurs. À vrai dire, s’il n’avait pas une trop forte tendance à penser tout haut ce qu’il devrait faire tout bas, ce particulier n’aurait pas fait de vague dans son ancienne boucle. Cela avait l’air plutôt bien parti dans la nouvelle, depuis les trois jours qui s’étaient passés depuis l’attaque. Certes, il faisait tout pour s’occuper l’esprit et ne pas penser plus que nécessaire. Certes, il arrivait à peine à tenir les insomnies à distance de quelques heures de repos volées au passage. Certes, il n’était pas plus aimable qu’auparavant. Mais rien ne le différenciait des autres rescapés. Il se fondait dans la masse, essayait de trouver tant bien que mal sa place au sein des résidents. Dès le premier jour, il avait profité de son temps libre pour fureter un peu partout, s’approprier les lieux, découvrir les petits secrets de cette boucle encore inconnue. Le Gallois se faisait régulièrement accompagner de ses élémentaires qui se donnaient à cœur joie dans ce nouvel endroit. Cela amusait les plus petits qui étaient là avant sa propre arrivée. Ils étaient habitués aux étrangetés de leur monde et voir quelqu’un passer au-dessus d’eux en volant ou s’apercevoir qu’un dinosaure sculpté dans la pierre leur faisait un amical signe de la patte était, somme toute, courant. En revanche, la boucle semblait compter Alwin comme le premier en son genre. Alors, il s’échappait quelques fois et laissait les enfants avec Ventus, dont la voix chantante volait au-dessus de leurs têtes sans qu’ils puissent deviner leur origine. Ou alors Terra, qui les divertissait lorsqu’il se fusionnait avec la terre du sol et la faisait trembler sous leurs pieds.
Cette après-midi-là, Alwin aurait toutefois mieux fait de ne pas s’éloigner de son élémentaire. Le Gallois s’était isolé derrière la maison et avait invoqué Aqua pour la première fois depuis son arrivée. Le particulier retrouva avec plaisir la faible et si familière sensation de picotement dans les doigts lorsque la masse translucide de l’être s’étira dans l’air pour finalement asperger le sol d’eau. Ils prirent du temps pour discuter, comme le feraient deux amis. N’était-ce pas au final ce qu’ils étaient ?
Il y avait cependant une certaine gêne dans l’air. Parler de l’ancienne boucle était délicat pour Alwin, et Aqua semblait visiblement la regretter. L’élémentaire proposait littéralement de retourner dans leur ancien refuge, malgré tous les arguments  contraires du particulier. Ce dernier ferma brièvement les yeux. La discussion prenait des tournures fâcheuses et de plus, les souvenirs allaient finir par briser leur prison encore trop faible et l’envahiraient sans plus de façon. Finalement, il soupira.

« Tu sais quoi ? Oublions ça. Tu veux jeter un coup d’œil à la boucle ? »

Aqua soupira lourdement mais acquiesça. Ils se dirigèrent tous les deux vers le jardin en pleine ébullition. Le soleil brillait haut dans le ciel, assez chaud pour leur éviter les manteaux mais suffisamment parcouru par des brises afin de leur éviter d’étouffer. Les petits particuliers se tournèrent vers Alwin et certains poussèrent des petits cris d’agréable surprise. Certains se précipitèrent vers lui et commencèrent à assaillir Aqua de leurs jeux. L’élémentaire, dont l’expression était difficilement interprétable, restait de marbre, même lorsque les petits se prirent à pointer des doigts curieux et timides dans son corps.
Alwin se dégagea lentement, laissant son ami parmi les enfants. Il venait de repérer un des petits qu’il avait accompagnés durant le siège de la boucle. Lorsque Chess le vit, il sourit de toutes ses dents et se hâta de le rejoindre. Visiblement, le petit prenait du plaisir dans cette nouvelle maison, vu la façon dont il contait ses derniers jours à Alwin. Ce dernier sourit, commenta périodiquement les aventures de l’autre et le taquina gentiment. Le Gallois était soulagé que ce garçon s’acclimate facilement à la boucle. Pour en avoir assez fait l’expérience, il pouvait certifier que vivre dans le remord et la nostalgie pouvait détruire le quotidien. Il fallait de nombreux mois, si pas des années, pour se faire à l’idée que certains étaient restés dans le passé et qu’ils ne reviendraient pas. Il en fallait encore plus pour se défaire de la culpabilité d’être le dernier survivant. Mais visiblement, Chess n’avait pas encore la psychologie pour se tourmenter autant. Il y en ont qui ont de la chance, ironisa Alwin tout bas.

Une liquide glacé percuta violemment son dos et mouilla instantanément ses habits. Surpris, il se retourna d’un mouvement vif. Le spectacle qu’il avait sous les yeux détourna aussitôt le Gallois de sa conversation avec Chess. Aqua en avait visiblement eu plus qu’assez des petits. Faisant apparaître du bout de ses bras une eau dangereusement violente, l’élémentaire inondait à présent littéralement le jardin. Des litres d’eau aspergeaient ses occupants, jaillissant et fusant jusqu’au fond de l'étendue verdoyante, où le potager reçut son compte en eau pour une semaine entière. Alwin fronça les sourcils et jura tout bas, ne pouvant pourtant s’empêcher de ressentir une certaine surprise. D’habitude, l’élémentaire faisait preuve d’une patience et d’une bienveillance à rude épreuve. Pourtant, son irritation était visible et manquait d’en noyer plus d’un. La plupart avaient déserté les lieux, mais les puissants jets continus d’eau en plaquaient quelques-uns au sol.
Le Gallois réagit dès qu’il les aperçut. D’une pensée, il révoqua l’élémentaire. Aussitôt, l’eau dans les airs s’abattit violemment sur le sol. Alwin se rapprocha des particuliers qui s’efforçaient de chasser l’eau de leurs poumons. Après qu’il eût calmé les esprits échauffés, il invoqua de nouveau Aqua. Celui-ci apparut, très mécontent, au désespoir général.

« Tu peux m’expliquer ce qui t’a pris ? » demanda Alwin d’un ton beaucoup trop bas, le genre qui se retient de hurler.

Avant même que l’élémentaire ne puisse répliquer, quelqu’un les interrompit.

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MessageSujet: Re: Tombe, tombe la pluie ♫ {ft. Miss Barn Owl}   Lun 21 Nov - 9:17

On dit que l'homme ne peut dompter la nature, pas vrai ? Pourtant si, les particuliers en étaient capable, dans certaines mesures. Chacun à leur manière, les aquakinésistes, les pyromanes, les florakinésistes, pour ne citer que les plus connus. Chacun avait forcément une particule, une AND fondée avec la nature afin d'en avoir ses capacités. Mais quoi qu'on en dise, leur particularité pouvait à n'importe quel moment faire des carnages terribles. Ce n'était pas un secret : les émotions pouvaient engendrer des tempêtes, la tristesse pouvait faire faner des fleurs, et encore pire pour ceux ne maîtrisant pas leur don. Utilisant leur particularité sans même s'en rendre compte. Et cela arrivait relativement souvent, quoi qu'on en dise. Les tremblements de terre ? Les pluies intenses ? Comment ne pourraient-ils pas être influencés par des dons hors-normes ..? Ils suffisaient qu'ils soient inconscients de leurs capacités, comme la plupart des particuliers naissant dans le présent désormais, et ils se retrouvaient à faire des choses inexpliquées et inexplicable dans un monde qui les prendrait pour des monstres.
Ces particuliers, même s'ils étaient vieux de deux-cent ans, ne dominaient jamais cette nature. Ils sont juste sur un pied d'égalité, où l'homme ne cherche pas à surpasser Mère Nature, et où Mère Nature ne cherche pas à reprendre sa place. Certes ils la maniaient comme ils le voulaient, en faisaient ce qu'ils en voulaient, mais ils tiennent tout d'elle. Pourquoi un aquakinésiste se sent bien lorsqu'il est au bord de l'eau ?  Un florakinésiste dans une forêt ou une serre ? Parce qu'ils sont dans leur élément, tout simplement, qu'ils sont en parfait union avec leur don.
Constance était à la fenêtre de la maison, elle s'apprêtait à aller voir si les chambres avaient été rangées, lorsqu'elle fut arrêtée en voyant une imposante forme liquide se dresser devant les petits. Elle mit un instant à essayer de se remémorer qui avait ce don. Elle ne l'avait jamais vraiment vu dans la boucle de Miss Tit… Zut, elle avait raté une arrivée ? Ou alors… Ah oui ! Voilà ! Ce devait être un particulier de Miss Stork, ceux qu'ils avaient sortis de la boucle cernée par les estres. Bon, rien de plus, Constance reposa la torchon qu'elle avait dans les mains et allait partir vérifier les chambres lorsque les cris de ses pupilles l'alertèrent. Immédiatement elle fut de retour dans la fenêtre, où le géant d'eau était occupé à noyer les petits particuliers. Les yeux de l'ombrune s'agrandirent, et elle partit au quart de tour en ouvrant la porte à la volet.

- Héééééééééééééééééééééééé, stop stop stop ! , hurla l'ombrune tout en étant surprise de remarquer qu'aucun enfant n'avait utilisé son don pour arrêter cet… élémentaire d'eau.

Ils devaient être trop perturbé pour ça, ne s'attendant pas à ce que leur jeu se retourne soudainement contre eux. Mais dès qu'elle fut sur place, l'homme d'eau ou quelque que soit sa force disparut, et Constance aida les enfants à se relever, tout en essayant les rassurer. Les jardins étaient trempés, et elle sentait ses pieds s'enfoncer dans la boue dont certains enfants étaient couverts. Constance remit rapidement les cheveux d'une petite fille en arrière pour qu'elle ne les ait plus dans les yeux, et prit un petit qui devait avoir six ou sept ans dans les bras. Il pleurait à chaudes larmes, et elle eut beaucoup de mal à le calmer. Heureusement sa soeur était là et s'en chargea pendant que l'ombrune se mit en quête de celui à qui appartenait cet élémentaire. Ce fut rapide comme il réapparut à côté d'un jeune homme. Les particuliers de Miss Stork me tueront, pensa -t-elle en levant les yeux. Elle regarda une nouvelle fois derrière elle, les particuliers trempés s'aidaient à se relever, et ils s'éloignèrent du terrain boueux.
Miss Barn Owl arriva par derrière un lâcha un : "hum hum", pour attirer l'attention des deux personnes.

- Rowlands Alwin, pas vrai ? , demanda-t-elle avec un calme surprenant . Voulez-vous bien m'expliquer à moi, premièrement ? Vous êtes également prié de faire partir cet élémentaire, vous aurez une discussion avec lui plus tard, pour le moment c'est à moi que vous allez parler.

En fait, ses yeux démontraient tout le calme qu'elle essayait de montrer.

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MessageSujet: Re: Tombe, tombe la pluie ♫ {ft. Miss Barn Owl}   Lun 21 Nov - 17:32

Une jeune femme se tenait fermement devant lui. Ou du moins, aussi stablement que ne le permettait le terrain boueux aux aspérités glissantes. Alwin la dévisagea un bref moment, juste le temps d’identifier sa nouvelle interlocutrice et essayer de replacer un nom sur son visage. Celui-ci ne lui évoquait rien au premier abord, sinon un agacement automatique. Qui était-elle pour le regarder d’une façon aussi sévère ? Non pas que ça ne le rebiffe – il avait depuis longtemps abandonné l’idée d’un quelconque ego, vu la difficulté à le préserver – mais en général, rares étaient ceux qui osaient se poser dans une situation de supériorité volée à l’ombrune, seule véritable personne ayant l’autorité pour cela. Le Gallois concevait cependant que la noyade improvisée n’avait plu qu’à peu de gens. Il savait qu’il avait commis une erreur en laissant son élémentaire sans lui, bien qu’il se serait difficilement douté que de tous, ce serait lui qui lui attirerait des ennuis. Oui, il savait qu’un particulier avait failli se noyer. Alwin l’avait vu, inutile de le rappeler. Et de son plein gré, le Gallois avait aussitôt rééquilibré les choses. Alors, que venait faire cette femme dans l’affaire ? Il avait beau être nouveau, le particulier savait tout de même identifier l’ombrune de la boucle. Hors, la rousse ne ressemblait absolument pas à cette jeune femme et cette dernière se comportait en tant que telle. Alwin hocha la tête d’un coup sec lorsqu’elle énonça son nom, tout de même surpris de l’officialité qu’elle avait mis dans la prononciation de son patronyme. Cela devait probablement être une assistante de l’Oiseau, ou quelque chose comme cela, si elle ne cherchait pas à les mettre sur un pied d’égalité. Croisant les bras, il attendit la suite, et arqua un sourcil irrité.

« Vous n’avez qu’à lui demander directement. » bougonna-t-il en fusillant des yeux son élémentaire, qui ne broncha pas.

Étrangement, une fois les enfants partis, l’être d’eau semblait se calmer. Pas de la manière soulagée de quelqu’un enfant débarrassé d’une nuée de volatiles ennuyants, mais plutôt comme si la frustration d’Aqua fondait au soleil pour refaire apparaître son caractère paisible. Pendant un bref moment, Alwin eut un doute. Sa remarquable saute d’humeur n’était vraiment pas dans ses habitudes. Alors, quoi ? Se pouvait-il qu’il ait été victime de la particularité mal contrôlée de quelqu’un doté d’une manipulation empathique ? Était-ce seulement possible, ça ? Mais non, bien sûr que non. Il y en avaient eu plusieurs dans la boucle de Miss Stork, et aucun n’avait jamais réussi à se mesurer à ses élémentaires, certainement à cause de leur nature non-humaine.
Le Gallois fut coupé dans ses réflexions par la dame, qui à présent lui demandait de faire disparaître Aqua. Il fronça les sourcils sans pour autant s’exécuter.

« Non, je ne le ferai pas partir avant que vous ne vous soyez au moins présentée. »

Il marqua une courte pause. Reconsidérant le fait qu’elle devait passablement se dire qu’il ne payait rien pour attendre, il enchaîna d’un ton moins agacé :

« Vous savez, juste histoire de voir à qui je dois m’adresser, et si oui ou non je peux vous dire que ça ne vous regarde en rien, mis à part que je suis désolé qu’Aqua ait foutu la pagaille dans le jardin. Mais apparemment, vous n’étiez même pas présente lorsqu’il s’est… disons, laissé aller. »

Alwin jeta un coup d’œil aux vêtements secs de la particulière. À moins qu’elle ne maîtrise l’air et qu’elle s’en soit servie pour se sécher en un rien de temps, elle venait visiblement d’arriver. Agacé de toujours devoir l’appeler « elle », il l'observa, curieux, fourrant mécaniquement sa main droite dans sa poche arrière. C'était là qu'il se rendait compte si, oui ou non, il commençait bien son séjour dans la boucle ou s'il se faisait déjà ficher.

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MessageSujet: Re: Tombe, tombe la pluie ♫ {ft. Miss Barn Owl}   Mer 23 Nov - 19:27

Constance regarda l'élémentaire d'eau qui n'avait pas disparu en arquant un sourcil lorsque le particulier l'évoqua. Son regard demandait s'il était sérieux. Ce n'était pas à elle de se faire obéir par le dons des pupilles, mais à veiller à ce que les dons ne dégénèrent pas comme en cet instant, et en rappellant aux particuliers qu'ils n'étaient pas seuls. Alors non, ce n'était pas à elle de demander directement à l'eau à la forme presque humanisée. L'ombrune fut également contrariée avec le "non" clair et net laissé par le jeune homme. Miss Tit aurait crié pour bien moins que ça, surtout en voyant que ce qu'elle venait de dire n'avait pas eu d'impact : que le don était toujours là. Mais ce n'était pas le genre de Constance, qui le fusilla du regard, et prit une grande inspiration. Une première chose qu'elle avait appris chez les ombres étaient le respects : si tous se respectaient alors il ne devrait avoir aucun problème. Sauf que apparemment ils ne lôgaient pas à la même enseigne, et ne voyaient pas non plus les choses de la même façon. Alwin qui préférait garder son propre avis qu'importe que cela paraisse impoli, il devait être de ceux qui n'ont confiance qu'en eux-mêmes, et Constance à qui l'on avait voulu apprendre toutes les règles de bonne famille pour être une ombrune et prendre soin des enfants. Alors forcément que la rencontre risquait de faire des éclairs.
D'ailleurs elle remarqua tout à fait le regard qu'il passa sur ses vêtements l'air de dire "mais de toute façon vous n'étiez pas là, vous n'avez même pas été une des victimes, alors de quoi vous vous occupez ..?" Mais manque de bol, une ombrune sait tout, entend tout, voit tout, et elle était arrivée pile au mauvais moment à la fenêtre de la cuisine. Elle avait tout vu, et avait évité la sauce de peu. Et puis même, elle était une ombrune, et c'était carrément irrespectueux la réaction qu'il venait d'avoir. Qu'il soit de chez Miss Stork ou non, cela ne changeait rien.

- Miss Barn Owl, ombrune. Maintenant faîtes-le partir, répliqua-t-elle d'un ton froid.

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MessageSujet: Re: Tombe, tombe la pluie ♫ {ft. Miss Barn Owl}   Ven 25 Nov - 0:26

Apparemment, il était bon pour le fichage immédiat. L’ombrune, hein… Rien que ça. Le particulier pensait pourtant que cette boucle n’était que sous la direction d’une seule de ces femmes comme dans la majorité des repères qui parcouraient le monde. Ils restaient rares et en général, les Oiseaux restaient par paire lorsqu'elles étaient deux à diriger une unique faille. Hors, Alwin n’avait pas eu jusqu’à présent l’impression que cette jeune femme ait beaucoup été en présence de sa consoeur. Ni présente du tout, d’ailleurs. Comme si la femme – dont il n’avait aucune idée de l’âge – ne les trouvait pas dignes de son attention, au point qu’ils ne puissent voir son visage qu’en cas d’urgence. Il semblait que la noyade de plusieurs de leurs pupilles soit un prétexte suffisant pour se montrer.
Le Gallois retint un soupir exaspéré. Et voilà… ces trois merveilleux jours d’anonymat relatif étaient déjà passés, fichus en l’air d’un coup. Ou plutôt, noyés sous la frustration d’Aqua. Pour le coup, Alwin l’aurait bien étranglé, bien qu’il s’en tint plutôt à simplement le révoquer d’une pensée. Juste avant que sa surface lisse ne s’évapore, le particulier attrapa du regard la mine stupéfaite de l’être. Il n’était pas difficile de deviner la raison de cet étonnement. L’harmonie avait toujours régné dans ses relations avec ses élémentaires malgré quelques aléas relatifs au caractère fougueux du particulier. Ces escarmouches étaient rares, surtout lorsqu’elles impliquaient une tiers personne.
Alwin, après avoir obtempéré, n’ajouta rien. Mieux valait ne pas trop fâcher Barn Owl, du moins, pas avant d’avoir saisi son fonctionnement. Son degré de sévérité, la patience qu’elle pouvait montrer, l’assurance qu’elle mettait dans ses actes… Ce genre d’informations hautement désagréables à collecter puisqu’il s’agissait généralement d’expérimenter la chose. Ce qui, dans tous les cas, ne représentait que rarement l’amélioration de son estime dans l’esprit général. Le Gallois eut un goût amer dans la bouche pendant quelques secondes. Vivre dans une boucle n’était plus qu’une vaste blague lorsque le présent devenait plus lointain même que son passé, et sa réalité plus irréelle que jamais… Mais il était généralement trop tard pour essayer de partir. Oui, beaucoup trop tard. Alors, il fallait se contenter de ne pas penser. Vivre au jour le jour et essayer de préserver une bonne ambiance, indispensable pour l’équilibre des esprits. En ce moment, la chose était plutôt difficile à gérer, surtout avec sa langue qui brûlait de sortir un « Ne me remerciez pas, surtout, d’être intervenu. » tout à fait inconvenant puisqu’en l’occurrence, c’était le Gallois qui avait provoqué ce tsunami.

« Chose faite. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse dorénavant ? Vous dire ce qui lui a pris ? Aucune idée. Et si vous voulez que je nettoie ce beau bordel, il va me falloir l’aide de mon élémentaire d’air ou de terre. Peut-être pas la chose la plus indiquée me direz-vous… »

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MessageSujet: Re: Tombe, tombe la pluie ♫ {ft. Miss Barn Owl}   Sam 28 Jan - 15:02

Miss Barn Owl haussa les épaules. Elle n'en avait pas grand chose à faire en réalité de l'état de la boucle. C'était plus la sécurité de ses particuliers qui l'inquiétait. Ils savaient se protéger, les petits particuliers, évidemment, certains don venaient et agissaient sous l'emprise de la peur, c'était d'ailleurs souvent de cette façon qu'ils découvraient pour la première fois leur don. Comme quoi, un enfant de six ans pyrokinésiste pouvait être très très dangereux. En même temps… les enfants étaient souvent moins dangereux que les adultes. Ils avaient peur de leurs capacités hors normes, et craignaient d'être craints. Alors que les plus âgés… Ils avaient conscience, étaient capable de choses plus subtiles. Un homme ne né pas mauvais, il le devient à cause de son milieu de vie, de son histoire, et du développement de son caractère, de son tempérament. Si un enfant utilise son don, c'est surtout pas inadvertance, ou par instinct. Quand l'instinct crie de déguerpir, de fuir, ou de se protéger, automatiquement le corps prend la relève. Ce n'avait pas été le cas cette fois-ci, et le jeune Alwin pouvait s'en estimer heureux de ne pas avoir fini scié en deux, ou alors ensevelit sous quelque chose. Constance l'observa de haut en bas, avec une mine perplexe faisant tourner un petit peu ses lèvres. Elle était un peu mouillée, et elle préféra alors détacher ses cheveux pour les laisser retomber dans son cou. Elle se frotta la main pour retirer la terre qui s'y était mise en relevant les enfants, puis elle se dit que, de toute façon, elle ne pourrait rien faire de plus pour son état, à part se sécher correctement dans sa chambre. Ce qui pour le moment n'était pas vraiment possible. Et puis bon, ombrune était un travail salissant. Un travail dans lequel il fallait se donner à deux cent pour cent, jour et nuit, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, même pas payé... Pour être ombrune, il valait mieux avoir de la patience, et aimer les enfants, sinon on ne s'en sortait pas. Constance avait les deux, bien heureusement. Elle n'avait pas peur de se salir, juste de ne pas paraître présentable, et de ne pas être une "bonne ombrune". Mais ça, personne ne le savait, et personne n'avait à le savoir.
Constance releva les yeux vers Awin, et se décida enfin à lui répondre :

- ça partira ce soir, au renouvellement de la boucle, inutile de se faire du soucis pour le jardin.

Puis elle commença à s'éloigner un peu de la zone inondée, en lui faisant signe de le suivre.

- Vous êtes un particulier de Miss Stork, cette boucle vous plait-elle ? Vous avez trouvé votre chambre, êtes-vous à l'aise ?

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MessageSujet: Re: Tombe, tombe la pluie ♫ {ft. Miss Barn Owl}   Ven 3 Fév - 1:10

L’ombrune haussa les épaules dans une attitude très désinvolte, vraiment éloignée de la rigidité professionnelle de ses consœurs. Ce genre de réaction relevait du miracle, venant d’une de ces femmes. Non pas qu’Alwin ne les juge et ne les critique, au contraire. Depuis le temps, il avait saisi que diriger cet endroit correctement n’était pas une mince affaire. Tout de même, ça faisait assez plaisir d’en voir une qui ne tenait pas plus que ça à l’entretien maniaque de la boucle. Miss Barn Owl le jaugea un moment du regard sans chercher à se cacher. Le particulier vit une petite moue perplexe et inexpliquée se peindre sur ses traits. Qu’y avait-il ? Le bas du pantalon maculé de brun ? Une feuille de chou dans les cheveux ? Un vêtement déchiré ? Plus vraisemblablement la première option, vu l’état quasiment liquide du sol.
Puisque la jeune femme ne daignait répondre, le Gallois en vint à supposer qu’il n’aurait pas à rappeler un de ses élémentaires. À vrai dire, cela l’arrangeait plutôt bien à la vue du caractère impétueux de Ventus. Ceux qui ne connaissaient pas bien ce don ne saisissaient pas que ces êtres avaient une volonté et une personnalité totalement indépendantes. Or ce n’était pas faute d’avoir essayé de réguler leur tempérament.
L’Oiseau finit par céder que le jardin s’en porterait très bien ainsi. Ce qui laissa le jeune homme d’autant plus étonné. La brune conjoignit le Gallois à la suivre, et il lui emboîta sagement le pas. En fait, il était plutôt curieux de la suite des choses et ne voyait pas de raison pour lui opposer quelconque refus. Les deux particuliers louvoyèrent un moment entre les grosses flaques fangeuses, évitant çà et là des gerbes de fleurs piteusement délogées. Leur progression ne fut laborieuse que l’espace d’une vingtaine de mètres, et bientôt ils se retrouvèrent sur un sol d’une dureté acceptable. Ils continuèrent de marcher dans le silence relatif de la boucle, et Alwin n’eut pas besoin de baisser le regard pour se rendre compte qu’il lui faudrait d’autres chaussures. Miss Barn Owl lui posa alors plusieurs questions qui l’éloignèrent de ses préoccupations ennuyées. Au moins semblait-il que l’incident de l’inondation était clos. Et pour changer de sujet, c’était réussi.
Se plaisait-il dans cette boucle ? Il ne savait pas trop. Il fallait attendre pour le dire. De nouveaux lieux, de nouveaux visages, une nouvelle époque, de nouveaux repères. Ce n’était pas vraiment les changements qui le dérangeaient, plutôt l'impression de ne plus avoir emprise sur rien. L’incertitude du futur. Le souvenir cuisant de l’attaque. La crainte sourde que tout s'envole encore une fois.
Cependant, se plaindre n’était pas son fort. Le particulier se contenta donc de résumer, avec un haussement d’épaules :

« Ca va. Je m’habitue. Et oui j'ai trouvé la chambre. Vous l’auriez remarqué, si je passais mes nuits dans le salon. »

Manquerait plus que ça. Alwin eut une brève vision de sa chambre, petite et encore très impersonnelle. Remarque, elle le resterait probablement – il n’était pas du genre à étaler sa vie sur ses murs, surtout lorsque ceux-ci étaient accessibles à beaucoup trop de personnes. Mais il y avait un lit, une armoire, une fenêtre et pas de colocataires gênants. C’était tout ce dont il avait besoin. Alwin avait tendance à s’absorber dan les bruits environnants pendant ses longues heures d’insomnie – presqu’aussi familières que les cicatrices qui couraient le long de son bras ou la fatigue des longues heures d’entraînement. Tant de choses à remarquer. Les murmures enfantins étouffés, le craquement indiscret d’une latte du plancher, le froissement de ses couvertures, de l’eau dans les tuyauteries. Le silence qui s’installait progressivement, au fur et à mesure que les lampes s’éteignaient dans les autres chambres. La nuit blanche, propice à beaucoup trop d’interrogations pour sa santé mentale.
En ce moment, ces pensées résonnaient de la même manière, comme si la simple question de l'Ombrune en avait été la vanne qui leur avait ouvert le passage. C'était un mélange hétéroclite de souvenirs sanglants, de suppositions foireuses et de questionnements sans valeur. Spontanément et sans transition, l’un d’entre eux lui vint aux les lèvres :

« Les bombardements de fin de soirée… Qu’est-il advenu de cette maison ? Je veux dire, a-t-elle été détruite la nuit du 3 septembre ? »

La porte d'entrée se tenait à présent là, ouverte, accueillante. Alwin se représenta brièvement ce même battant, tout de bois massif et élégant, charrié par le passage des années, délogé de sa place, jeté à même le sol sans considération. Écrasé sous le poids des étages qui s’effondrent. Telle était peut-être la revanche invariable du temps sur les particuliers, ravageant sans pitié aucune ce qu'ils lui avaient dérobé.
Le jeune homme se prit à distraitement se frotter le bras gauche à travers sa chemise, là où les Sépulcreux et les Estres avaient laissé leur griffe sur sa peau. Une vieille habitude marquant sa gêne, qu'il avait délaissée au fur et à mesure que les années émoussaient sa peine et sa culpabilité. Il arrêta dès qu'il s'en aperçut, en espérant que la femme ne s'en apercevrait pas.

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SURVIVE. EAT. SHIT. FUCK. BUY A HOUSE and DIE. It's all been scripted. But there's no need to see the second act. You already know how the play ends, don't you?
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Tombe, tombe la pluie ♫ {ft. Miss Barn Owl}
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