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 Alwin Rowlands ~ Everything doesn't kill you makes you stronger

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MessageSujet: Alwin Rowlands ~ Everything doesn't kill you makes you stronger   Sam 12 Nov - 0:30








NOM
PRÉNOM
AGE REEL
AGE PHYSIQUE
SEXE
NATIONALITÉ
PARTICULARITÉ

Rowlands
Alwin
106 ans
18 ans
Masculin
Gallois
Création d’élémentaires


MENTALITÉ

Alwin n’est juste qu’un lama coloré qui aime cracher sur les gens parce que c’est tellement fun !

Alwin est difficilement descriptible. Complexe. Paradoxal.
Le secret est, chez lui, naturel. Il le cultive depuis sa tendre enfance, poussé à ne rien révéler de lui alors même qu’il apprenait le sens du mot « mensonge ». Si le particulier a du mal à repenser à son passé sans en pâtir, il n’en montre rien. Il se replie alors dans une attitude fermée pour éviter de s’exposer à la critique.
Pourtant, le jeune homme est loin d’être solitaire. Allant facilement vers les autres, il n’en n’est pas moins cynique et tranchant. Il n’hésite pas à dire ce qu’il pense – évite simplement de s’étendre sur son passé.  Doté d’un tempérament impulsif, le gallois rend plus difficile encore ses relations avec les autres qui sont parfois rebutés par sa facette agressive. Il n’a pas spécialement besoin de la compagnie des autres (en général, celle de ses élémentaires lui suffit) mais cependant, il se voit mal passer le reste de ses jours dans la solitude. Comme il a saisi que rien ne s’acquiert sans rien, le particulier s’efforce ainsi de conserver de bonnes relations.

Même s’il s’en défend, le gallois est très protecteur et n’hésite pas à se mettre au devant de dangers parfois inutiles. Cela fait très chevalier de l’ancien temps, mais c’est un réflexe plus qu’autre chose chez lui. Une habitude difficile à perdre, un rôle qu’il a endossé involontairement après la mort de ses parents. Toujours d’aplomb, il semble doté d’une énergie inépuisable pour ceux qui ne savent pas qu’Alwin puise souvent dans ses dernière ressources, jusqu’à n’en plus pouvoir.

S’il ne semble pas extrêmement réfléchi et mature pour un centenaire, le gallois a tout de même développé une indépendance à toute épreuve, et recevoir des ordres n’est pas quelque chose qu’il accepte facilement. Avec le temps, il s’est de plus en plus détaché des choses et son image n’a pas autant d’importance qu’auparavant. Il n’est pas spécialement susceptible, aussi ne répond-il pas aux provocations aussi facilement qu’un petit nouveau. Mais ne vous trompez pas, Alwin n’hésitera pas à se défendre s’il est attaqué. Un siècle de vie, ça laisse le temps d’y penser…


BIOGRAPHIE

Alwin Rowlands n’avait de loin pas eu une vie que de le commun des mortels qualifiait naïvement d’ « ordinaire ». Et pour cause, il était particulier ; cela rendait soudainement la chose nettement plus hardie. Pourtant, même pour un de ces êtres aux pouvoirs hors normes, son existence avait été assez mouvementée.

Il était né un 28 décembre 1910 particulièrement froid, dans une maison campagnarde dont la structure de bois et de briques inégales donnaient l’aspect d’une bicoque branlante. À peine assez meublée pour une petite famille, à peine assez large pour y caser le couple fermier et leur jeune Alwin. À sa naissance, pas de cadeaux, pas de fête, pas de proches s’extasiant au-dessus du berceau. Juste un nourrisson qui brayait à poumons déployés, une mère exténuée et un père soupirant de soulagement. Un feu brûlait allègrement dans la cheminée, les murs étaient pour une fois bien hermétiques au froid et quatre créatures aux corps inhabituels surplombaient la scène d’un regard curieux et attendri. Bientôt, elles rapetissèrent d’un mouvement parfaitement synchronisé jusqu’à laisser les deux parents en paix savourer leur bonheur.

Dans le petit village gallois où résidaient Owen et Eira Rowlands, les années passèrent lentement. Pour eux plus vite semblait-il que pour le reste de la population, qui continuaient à les regarder d’un air méfiant, malgré le talent de l’homme pour la forge – un des derniers maîtres en la matière – et la finesse culinaire de la femme. Dans cette bourgade perdue au milieu de la campagne, si vous n’aviez pas six générations enterrées dans le cimetière attenant à l’église exigüe, vous étiez nouveau – fêteriez-vous dans le courant du mois votre soixantième année dans cet endroit. Malgré tout, cela ne semblait que satisfaire ce couple encore jeune. Les deux particuliers s’étaient inventé une vie galloise, profondément ennuyeuse, qui prenait un nouveau tournant dans un nouveau domaine. Ils ne désiraient que l’anonymat, et cela avait été la principale raison de s’enterrer au milieu de nulle part dans un paysage hostile. Cela, et la relative proximité d’une boucle à moins d’un jour de trajet. Un vrai petit paradis terrestre pour l’époque, parfait pour y cacher aussi solidement qu’ils le pouvaient le secret qui alourdissait leurs épaules et empoisonnaient parfois leurs pensées.
Mais à aucun moment ils ne souffraient de leur solitude plus ou moins présente. L’homme avait une femme, un fils, et quatre amis de feu, de terre, d’eau et de vents. Cela leur suffisait amplement. Leur fils était de toute manière encore trop petit que pour se demander si, lui, n’avait pas droit à des compagnons plus ordinaires.

Alwin ne se souvenait que très vaguement du départ en guerre forcé d’Owen à ses cinq ans. Il était accompagné d’un vague sentiment d’abandon et la seule image qu’il évoquait était celle de sa mère cachant avec peine son anxiété, son regard tourné sur le dos de son mari. Ils le savaient, il n’était pas un soldat ordinaire. Il risquait beaucoup moins que les autres de se faire tuer, grâce à son don. Mais même ce dernier ne pouvait pas bloquer une balle perdue, un combat inopiné, un soldat ennemi plus vaillant que le gallois. Alors, il était parti.
Ainsi s’écoulèrent trois ans interminables, durant lesquels Eira menait leur barque, à son fils et elle. Mais cette embarcation semblait si sinistre, si grande, si vide sans Owen pour la diriger. Il arrivait souvent à la femme de s’asseoir le regard perdu le soir, alors qu’elle pensait Alwin endormi, à la lumière chancelante d’une chandelle en fin de vie. Ils s’étaient risqués hors de la boucle sans avoir trop le choix après le drame. Ils se doutaient que sortir et rester dans le continent européen vaudrait un allé – peut-être simple – pour Owen à la guerre. Mais ce n’était pas l’époque des grands voyages, et ils n’avaient surtout pas intérêt à se faire remarquer plus qu’il ne l’aurait fallu. Alors, ils n’avaient pas eu le choix…

L’année de ses huit ans, le souvenir de son père était déjà flou dans la mémoire d’Alwin. Une tignasse de flammes intenses. Une stature haute et imposante, des muscles saillant à force de manier les métaux au quotidien. Des contours vagues, imprécis, qui rappelaient au garçon à quel point sa mère se sentait seule. La guerre usait les nerfs des mégères du village qui en profitaient pour en devenir de plus en plus aigries. Au calme de leur chaumière, Eira serrait son fils et le berçait doucement, d’avant en arrière. On ne savait pas trop lequel des deux avait besoin d’être réconforté. Probablement chacun.

Le mardi de la première semaine de novembre 1918, Alwin avait créé son premier élémentaire. C’était une nouvelle chose, cette particularité qui se manifestait de cette manière. Pas une chose qu’il pouvait contrôler, juste la capacité de faire venir et partir un être aux pouvoirs hors normes. La naissance de Pyra, l’élémentaire de feu, avait été longue et plus que fatigante, pourtant elle avait semblé si… innée. L’absence d’Owen n’y avait rien changé. Il se souvenait encore de cette drôle de sensation qu’il avait ressentie les jours qui avaient précédé. Une pression tout au fond de lui, un étau qui écrasait ses poumons, un picotement partout dans le corps. Et cette brûlante chaleur qui se diffusait dans tout son corps, toute son âme. Elle emportait tout doute qui aurait pu le faire chavirer.
Cet après-midi-là fut un tournant décisif de sa vie, un peu comme le passage de l’enfance à l’adolescence, le moment où le monde cesse de devenir extraordinaire pour devenir d’une difficulté assez éprouvante. Bien que, dans son cas, l’extraordinaire ne fasse que s’accroître davantage. La situation aurait pu déraper totalement si Eira n’avait pas été là. Si elle n’était pas intervenue auprès de son fils pour enfin lui expliquer les choses. Ce qu’ils étaient, lui, elle, son père, et les autres particuliers. Ce que n’étaient pas les autres gens, dits « normaux ». Ce que signifiait la créature enroulée sur elle-même qu’il venait de faire naître, du même genre que celle que son père avait fait apparaître bien des années avant. Eira lui confia le talent de son père, identique au sien, et révéla qu’elle-même pouvait faire pousser en un rien de temps des plantes – bien que donner le change en en cultivant était essentiel, car la seule forge du père ne suffisait pas, vu le besoin peu présent du village. Elle lui expliqua qu’il ne fallait en aucun cas révéler aux autres qu’ils étaient différents. C’était LE règlement vital, la règle de platine massif à ne pas transgresser.

Les quelques semaines qui les séparaient du retour d’Owen – s’il n’était pas mort – furent passées par les deux gallois à aider Alwin à gérer, dans un premier temps, la créature qu’il venait de prendre forme. Dans un second temps, ils s’attelèrent à continuer une vie aux apparences normales. Parfois, il lui arrivait faire apparaître l’élémentaire tout seul – mais jamais dans la maison, il avait compris que feu + bois = un plus grand feu. Il apprenait à connaître Pyra, son premier vrai ami. Ils avaient une maturité égale, et l’élémentaire était d’une timidité assez prononcée, alors qu’Alwin n’hésitait pas à se laisser aller à ses impulsions.
Un jour vint au village l’annonce de l’armistice. Sept jours passèrent avant le retour des hommes. Eira et son enfant étaient fondus dans la foule compacte et anxieuse qui guettait des silhouettes par-delà les champs. Le particulier arriva parmi les premiers. C’était un mélange de joie intense, de soulagement, de rires incontrôlables et de pleurs hystériques. Ceux dont les maris, frères ou enfants n’étaient malgré tout pas revenu continuaient d’espérer vainement sur le poste de surveillance peu à peu délaissé. À moins qu’ils ne rentrent dans leur maison, le visage défait et le cœur lourd.

Dans le court de l’année qui suivit, Owen et Eira décidèrent d’une chose importante pour leur fils, qui lui sauverait accessoirement la vie plus d’une fois par la suite. Malgré son jeune âge, Alwin commença son entraînement aux armes et au combat – des plus intensifs et secrets, les deux combinés étant une réelle prouesse. L’attitude de son père, si elle restait encourageante, avait changé avec la guerre. Il était ô combien exigeant avec son fils, moins joueur, plus dur. Et cela n’était pas vraiment pour déplaire à Alwin. Il avait une réelle affinité avec le combat, encore plus que son père qui le maîtrisait pourtant aussi bien que la forge.

Alors que les étés éprouvants se succédaient sans cesse à des hivers enneigés, la particularité du garçon se renforçait au même titre que son habileté au combat et sa relation avec ses élémentaires, maintenant au nombre de quatre – un de chaque. Pyra, l’éternelle lumière soucieuse de la sécurité. Aqua, aussi posé et réfléchi que l’horizon azur. Terra, un solide roc qui trépignait de défouler ses puissants poings de pierre sur le village. Et Ventus, la malicieuse brise  qui s’amusait à soulever manteaux et draps. Il s’agissait du seul élémentaire qu’Alwin pouvait emmener avec lui au bourg, parce qu’il était le seul à pouvoir se rendre totalement invisible – naturel, pour du vent. La seule condition était le total mutisme de l’élémentaire, qui respectait avec bouderie cette règle. L’éreintant quotidien tissé de combats en pleins champs et de labours factices s’était poursuivi lors de l’adolescence d’Alwin, jusqu’au moment où il atteint sa majorité. Ce fut le jour exact de ses dix-huit ans qu’il entra dans sa première boucle, armé d’une solide énergie et d’une impatience trépignante de rencontrer des particuliers. Cette boucle-là était modeste comparée à d’autres, il l’apprit bien plus tard. Nichée en Angleterre, près de la frontière galloise, elle se bornait à une étendue champêtre qui n’avait rien à envier au paysage d’enfance d’Alwin et le laissait de marbre. En revanche, les majestueuses courbes d’un manoir d’une autre époque le ravirent aussi tôt, lui qui était habitué à son petit et modeste cottage. En comparaison, la nouvelle demeure tenait du palais.
Il y passa une trentaine d’années, durant lesquelles il n’eut plus à craindre d’exposer ses élémentaires à la vue de tous. Ce fut une véritable libération, d’autant que le jeune gallois n’avait plus à peser ses mots en compagnie d’autres personnes que ses parents – qui se faisaient d’ailleurs véritablement peu présents. Si l’entraînement quotidien de son père n’avait plus trouvé sa place dans les habitudes d’Alwin, il conservait tout de même une très bonne forme et se prêtait volontiers à l’exercice, dans la mesure où l’Oiseau de la boucle était peu encline à laisser des armes aux mains de ceux qu’elle considérait encore comme des enfants. Certains de ceux-là venaient du futur, et le jeune homme en profitait généralement pour parfaire les compétences sur son sujet favori. S’il se liait très facilement avec d’autres, ces derniers ne comprenaient généralement pas son obsession pour le combat. Ils ne saisissaient pas que toute son adolescence s’était résumée à la culture des champs, la forge, et cet art-là. L’habitude n’en n’était que plus difficile à perdre…

Tout dérapa lors de sa trente-deuxième année dans la boucle – le présent en était donc à l’an 1960.  Plusieurs faits dont il n’avait pas encore conscience sauvèrent ironiquement la vie d’Alwin. Ses liens de parenté avec Owen et Eira Rowlands. Et le fait qu’à cette époque, les sépulcreux n’avaient pas encore accès à l’intérieur des boucles.
Les estres présents cette nuit-là avaient frappé rapidement, sans bruit, presque parfaitement. Presque, car l’Oiseau, avant de mourir, avait eu le temps d’avertir une autre ombrune avant de mourir sous les yeux catastrophés de ses pupilles. Ces derniers, revenus dans un présent qui les affolait, fixèrent longtemps la carcasse sanguinolente de leur directrice. Leur regard mêlait horreur, incompréhension et rage pour les plus grandes qui tentaient du mieux qu’ils pouvaient de rassurer les plus petits – en vain. Le bout de métal froid menaçant collé sauvagement entre les deux omoplates rendait la tâche difficile. La moindre parole trop douteuse, le plus petit geste de réconfort mal placé, et les monstres ne faisaient qu’une bouchée de ces particuliers.
Puis vint le moment où les estres décidèrent de lever le camp. Alwin s’en souvient encore plus précisément que ses trente années dans la boucle, plus nettement même que les visages de ses amis figés dans l’horreur. Les estres commençaient à les emmener de force dans une épaisse diligence dont la silhouette était à peine visible à travers la nuit épaisse. Ils les faisaient tous monter.
À ce moment-là, le gallois se décida à agir. La vitesse et la brutalité de ses gestes n’avait d’égale que la surprise des monstres, qui pensaient probablement avoir à faire à une troupe de particuliers paralysés par la peur. C’était probablement sans compter Alwin. Il vint à bout d’à peu près tous les estres qui étaient là, sans même penser à invoquer un de ses élémentaires. Pourtant, malgré sa force, la bataille était rude. Les quelques sépulcreux présents rendaient sa tâche infiniment plus ardue et, bientôt, il fut proprement assommé. Une douleur fulgurante, un coup sourd, et puis plus rien.

Un seau d’eau glacée lancée à son visage le réveilla en sursaut. Lorsqu’il eut retrouvé suffisamment de contenance pour observer son environnement, il constata avec surprise qu’il était encore dans la boucle, au milieu des larges fauteuils du salon. Avec, à trois mètres de lui, deux personnes solidement attachés et sanguinolents. Il eut du mal à y reconnaître ses parents. Deux estres qui les tenaient en joue. Plusieurs autres se campaient devant les issues et un dernier se tenait près du foyer. Ce dernier, maintenant exposé à la lumière chaude des chandeliers, était d’une frappante ressemblance avec son père, dont le visage abîmé par les ans avait l’expression figée en une moue résignée.
L’estre commença à lui parler, d’un ton froid, posé, et terriblement sournois. Ses yeux – deux trous blancs – le dévisageaient voracement quand ils ne se posaient pas d’un air dédaigneux et conquérant sur ses parents à la limite de la conscience. Eux-mêmes semblaient mortifiés. Et pour cause, le discours de l’estre n’était en rien anodin.

Owen et Eira Rowlands n’étaient pas, en fait, Owen et Eira Rowlands. L’un était l’Anglais James Northon, l’autre l’Allemande Maria von Orelli. L’orateur et le père d’Alwin avaient la même mère et tous deux venaient de la même boucle, dans laquelle Maria les avait rejoints quelques mois après. Les deux frères n’étant pas spécialement proches, quelques se succédèrent sans que le père d’Alwin ne se doute de rien. Certes, il savait son frère frustré de n’avoir pas autant de puissance qu’il l’aurait voulu. Certes, il le savait assez vindicatif. Certes, il connaissait l’ampleur de ses ambitions. Mais il était loin de se douter qu’un membre de sa famille participerait au carnage de Sibérie, ni qu’il en ressortirait aussi invisible que sauvage. Alwin écouta avec dégoût le récit détaillé de l’estre – Thomas, semblait-il – racontant avec des détails sanguinolents sa longue transformation de simple sépulcreux en estre. Lorsqu’il en devint un, laissant définitivement derrière lui les carcasses rongés jusqu’à l’os, il se mit en tête de retrouver son incapable de frère.
C’était sans compter que lui et Eira, qui développaient depuis longtemps une relation amoureuse, s’étaient exilés au-dehors de la boucle de 1901, beaucoup trop honteux de n’avoir su prévoir les agissements d’Arthur. N’y étant resté que sept ans, les deux jeunes gens ne pâtirent pas du départ et du brutal vieillissement. Ils avaient fui, sans même prévenir qui que ce soit. Thomas mit longtemps à les retrouver. Lorsqu’il retrouva leur trace, ils étaient alors vieillissants et leur fils séjournait depuis longtemps dans une autre boucle. La vigilance d’Owen qui l’avait entraîné à surentraîner son fils et tous les cacher prenait enfin du sens.
Capturer ce couple pourtant loin d’être aussi fringuant qu’autrefois ne fut pas aisé – deux des élémentaires du vieux en avaient payé le prix –, et retrouver cette fameuse boucle encore moins. Pourtant, il y était parvenu. Et le voilà. Prêt à tuer celui qui avait osé être plus puissant que lui, ainsi que sa traînée de femme et son tocard de fils.

Alwin ne garde, à vrai dire, que très peu de souvenirs du moment qui ont suivi le discours enflammé et conquérant de son oncle. Il se souvient du fil de la soirée, mais pas comme s’il avait été présent. Plutôt le résumé d’un fait historique sans émotion, intercalé entre d’autres paragraphes écrasants d’un livre d’Histoire. Sa mémoire avait probablement occulté cet épisode de sa vie, mais le jeune homme ne doutait pas de la facilité à se rappeler de toute l’ampleur de la situation s’il fouillait un peu.
Le jeune gallois avait intercepté le visage fermé de son père qui lui intimait muettement de se servir de sa particularité. Alwin avait donc invoqué simultanément deux de ses élémentaires, un petit miracle qu’il n’avait jamais vu se produire auparavant. Pyra et Terra avaient fendu l’air tendu du salon. Le temps qu’ils prennent conscience de la situation, et les corps sans vie d’Owen et Eira s’écroulaient au sol, abattus par les estres. Un combat s’en était suivi, durant lequel un Alwin déboussolé et loin d’être au milieu de sa forme fut gravement blessé au ventre et au bras droit. Il dut rappeler Terra, dont la présence lui coutait trop d’énergie. Au milieu de la cohue, Pyra brûla vif l’oncle et fut tué sans plus de cérémonie par les énormes seaux d’eau que les estres ramenaient de la cuisine. Alwin réussit à s’enfuir par la fenêtre. La dernière image qu’il emporta avec lui – et la seule dont il se souvient maintenant aussi clairement – fut le cadavre calciné de son oncle, tombé à moins d’un mètre de son père et de sa mère. Tout ce qu’il restait de sa famille. Déchiré par leur propre particularité.

Il sortit de la boucle aussi vite qu’il le pouvait, mais n’eut pas le temps d’errer longtemps entre les champs de maïs. Il s’écroula à bout de forces sur le sol dur, le bras lacéré posé à côté de lui comme un gourdin. Lorsqu’une ombre surgit derrière lui, il pensa tout d’abord qu’il s’agissait d’un sépulcreux – ayant totalement oublié leur invisibilité. Mais non, ce n’était que l’oiseau et quelques autres particuliers. Mais ils arrivaient trop tard. Tellement tard…


Miss Stork accueillit le dernier rescapé de la boucle des Champs sans hésiter. Les quelques estres ayant survécu à l’attaque furent impitoyablement décimés par les pupilles de l’ombrune, bien maigre consolation pour Alwin. Il apprit par la suite que tous ses anciens compagnons avaient disparu, et conclut avec amertume qu’ils étaient morts.
La vie dans cette nouvelle boucle lui parut difficile, au début. Déboussolé, égaré, errant dans les larges couloirs de ce château. Sa magnificence, bien supérieure à celle de ton ancien refuge, le laissait de marbre. Cela n’avait pas d’importance, si ? Tout son monde s’était écroulé, à cause de lui. Il avait assisté, passivement, à sa chute lente, vertigineuse, cacophonique et qui s’était conclue en un final inoubliable. Et tout ça était de sa faute, semblait-il. Ses parents n’étaient plus. C’était sa faute. Ses amis avaient fini dévorés. Sa faute. Pyra restait sourd à ses invocations suppliantes et désespérés. Tout était de sa faute.


Au fil du temps, pourtant, les choses se tassèrent. Bien malgré lui, sa tendance protectrice prit le dessus sur sa culpabilité. Il l’avait compris lorsque des nouveaux particuliers franchissaient le pas de la boucle, et qu’ils étaient parfois bien mal en point. C’était comme cela, il ne pouvait pas rester abattu pendant le reste de sa vie – dont la fin pouvait bien ne jamais arriver. Alors, il la reconstruisait, cette vie. Pierre par pierre, avec à chaque fois une solide couche de mortier pour être bien sûr que cette construction ne s’effondre pas même sous la pression d’une tempête. Le mur, au final, servait surtout plus à protéger ceux qui en avaient besoin qu’à lui-même. Alwin en était le garde, bien décidé à ce que jamais cette tragédie ne se répète. Et si elle se répétait ? Si tout son monde s’écroulait à nouveau ?
Eh bien… ma foi, il était prêt.

Je me suis retrouvée ici parce que Google est mon ami, et Robbin aussi. Je suis âgé(e) de 15 ans et tu peux m'appeler Emily. Je trouve vraiment que ce forum est :bébé: . Mon avatar est Keegan Allen.



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Dernière édition par Alwin Rowlands le Dim 4 Déc - 0:46, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Alwin Rowlands ~ Everything doesn't kill you makes you stronger   Sam 12 Nov - 0:51

Ouiiiiii le lama coloré 8DDD

Re-bienvenue

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MessageSujet: Re: Alwin Rowlands ~ Everything doesn't kill you makes you stronger   Sam 12 Nov - 0:53

Merci, Miss l'ombrune pas très sérieuse

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MessageSujet: Re: Alwin Rowlands ~ Everything doesn't kill you makes you stronger   Sam 12 Nov - 0:56

Mouhaha j'assume (g)

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dispersant dans les cieux des morceaux de soleil éparpillés partout. »




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MessageSujet: Re: Alwin Rowlands ~ Everything doesn't kill you makes you stronger   Sam 12 Nov - 12:50

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MessageSujet: Re: Alwin Rowlands ~ Everything doesn't kill you makes you stronger   Sam 12 Nov - 13:06

Merci

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MessageSujet: Re: Alwin Rowlands ~ Everything doesn't kill you makes you stronger   Sam 12 Nov - 15:46

Re bienvenue petit lama ! o/
Btw j'adore la partie histoire en plus court xD

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MessageSujet: Re: Alwin Rowlands ~ Everything doesn't kill you makes you stronger   Sam 12 Nov - 16:09

Merci ::3:
Tellement de badassitude en Alwin (a)

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