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 [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.

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MessageSujet: [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.    Ven 28 Oct - 22:57

Je n'aurais pas dit non à un dernier bisou, m'enfin, il ne fut pas de cet avis, et ne m'adressa qu'un clin d'oeil et un grand sourire. J'allais devoir m'en contenter. Je lui répondis néanmoins d'un léger sourire à mon tour, et partis vers mon groupe, en me disant que je ne croyais absolument pas à son "strict minimum". William ? Ne pas faire plus qu'il ne le pouvait ? Ça ne serait plus William… Mais bon, avais-je le choix ? Aux dernières nouvelles non, j'allais faire avec. J'avais très clairement entendu ce qu'il avait dit à Louis, et je n'avais pas pu m'empêcher de penser en mon fort intérieur que ce n'était pas à Louis de me protéger, mais à moi. C'était mon rôle de le garder en sécurité, puisqu'il allait servir de liaison entre notre équipe, et celle qui allait entrer dans la maison. Il ne devait en aucun cas être blessé avant que nous soyons retournés au… centre de ralliement. Et puis Louis, il ne savait pas se battre, je ne pouvais pas ne serait-ce qu'imaginer le jeune homme blessé. Il était une des seule personne importante dans la boucle avec William. L'idée qu'il vienne, de base, ne m'enchantait guère. Quand j'avais vu son nom sur sa liste j'avais été réellement hors de moi, et, faute de pas réussir à le faire changer d'avis (avais-je eu une chance ..? Parfois je maudissais les gens aussi têtus que moi, et apparemment lui en faisait parti), je m'étais promise de le protéger contre les estres. Nous nous retrouvions donc dans la même équipe, et c'était tout de même un réconfort. Je n'étais pas seule : il y avait les deux personnes les plus importantes avec moi. Ce qui refroidissait nettement l'ambiance pourtant, c'était que s'ils étaient avec moi, ils prenaient de gros risques, très gros risques… Je pouvais donc me demander si c'était une si bonne solution que ça, finalement.
C'était définitivement fini, William était parti vers son groupe. J'aurais presque été jalouse. Le serais-je ..? De voir les deux autres filles avec lui ..? Non, disons plutôt que je commençais sérieusement à regretter de ne pas avoir été dans son équipe. Au moins nous n'aurions pas eu à nous séparer, nous aurions pu rester ensemble tout le long comme il l'avait voulu… Je fronçais les sourcils. J'étais idiote, complètement idiote à changer d'avis comme ça en quelques heures. Je savais très bien qu'il devait les aider, son don permettait de se déplacer en vitesse, et de rapatrier les particuliers de Miss Stork, blessés au non, de manière simple et rapide en sécurité. Alors que moi, mon don pouvait surtout mettre des bâtons dans les roues des estres, tout en leur servant de gibier de chasse (toujours joyeux d'en venir à se traiter soi-même et tout le reste du groupe de chaire à canon, ce n'était pas réellement le cas, mais un peu quand même, on n'allait pas se le cacher). Ce qui expliquait notre séparation. Je tripotais ma gourmette, en repensant à ce qui nous allions devoir faire d'ici peu. La première chose à faire était de se faire repérer des estres, pour ça, quoi de mieux que nos dons ? D'en prendre le plus possible dans notre course-poursuite (des particuliers allaient se risquer plus proche de la maison, histoire de les faire sortir, mais ça, Louis et moi, ce n'était pas notre travail), et ensuite de s'enfuir dans la forêt, en essayant de un, de ne pas se faire tuer, de deux, de les tuer, et de trois, dans le pire des cas, de les semer dans les arbres et de se cacher. C'était pour le moment notre seule tâche. Après forcément retourner ici et attendre la suite en faisant attention puisque les estres sauront que nous sommes désormais sur les lieux, ou alors aller aider dans la maison. Louis allait sûrement rester à se reposer, car ils allaient sûrement avoir de nouveau besoin de lui lors de l'attaque de la Tour, pour les mêmes raisons que maintenant, alors j'allais rester avec lui, voire aller à la Tour aussi. Peut-être, je n'en savais rien. Je ne faisais pas réellement confiance, pour tout dire. On n'est jamais mieu servi que par soi-même, pas vrai ?

- Ne prend pas ses paroles au sérieux, il est comme ça, si je perds un ou deux doigts en route il sera plus entrain d'essayer de les retrouver plutôt qu'à vouloir t'arracher la tête, tentais-je de rire.

Je savais que ce n'était pas vrai. Pas vrai du tout, qu'il était parfaitement capable de lui découper la tête en rondelle au moindre problème. Mais après la nuit que Louis avait passé à Noël, il fallait bien chercher à le rassurer sur les propos de William. Les miens non plus n'étaient pas forcément rassurants. Perdre un ou deux doigts en route ? Et pourquoi pas un bras et une jambe pendant que j'y étais ? Je me mordais et levais les yeux au ciel. Bon, autant changer de sujet de conversation.

- Sinon tu te sens prêt ? On va bientôt devoir y aller.

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MessageSujet: Re: [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.    Sam 29 Oct - 3:22

[justify]Louis était très, mais alors très loin d'être rassuré. Mais il était un gros atout pour le groupe, et il était fière. Donc cela l'encourageait à rester digne, et à ne pas trembler comme une feuille. Il avait un sourire nerveux qui ressemblait plus à une grimace collé au visage. Il restait près d'Anaïs, il se retenait de s'accrocher à elle. Il avait penser à renoncer mais étant donné qu'il était avec Anaïs, il s'était convaincu qu'il devait la protéger du mieux possible, alors même qu'il n'en avait pas les moyens. Il n'avait pas d'armes, il ne savait pas s'en servir. Il avait juste une sorte de long couteau qui venait de la cuisine. Il en serait le manche tellement fort que ses jointures devenaient blanches. Il parlait avec Anaïs, et laissait échapper des rires nerveux qui paraissaient idiots. Ils partaient se battre, ça n'avait rien d'amusant. Louis n'arrêtait pas de se dire qu'être particulier n'avait rien de bien. Il avait eut du mal à apprivoiser son don, mais avant il lui donnait des migraines horribles ; il a du quitter ses sœurs, ses parents, sa vie entière ; il va vivre le même jours indéfiniment, ce qui promet d'être d'un ennuie mortel ; les particuliers étaient continuellement poursuivis par des estres et des creux ayant pour but de les tuer. Rien de positif. Enfin lui il avait Anaïs. Ainsi que Victoria, avec laquelle il avait un lien... il n'arrivait pas à dire si c'était de l'amour, ou juste de l'attirance. Il y avait aussi April et William, qu'il pouvait considérer comme des amis. Mais c'était tout.
Louis était comme autre part, il se concentrait sur sa discussion avec Anaïs pour ne pas penser au fait qu'ils se rapprochaient dangereusement du lieu où Anaïs et lui vont devoir attirer les estres loin des équipes qui vont tenter de libérer les particuliers.

Louis regarda William s'approcher d'Anaïs et lui et hocha la tête quand il lui emprunta la blonde. Louis se retrouva seul, et tripota son couteau distraitement. Il savait qu'il n'oserait pas s'en servir, mais le contacte avec le métal lui permettait de se dire qu'il avait tout de même un moyen de se défendre. Il s'appuya contre un arbre en regardant les deux amoureux se parler, et soupira longuement pour se détendre. Sans succès. William vint vers lui à grand pas, et Louis ne broncha même pas, il était déjà trop occupé à serrer son couteau. Il le menaça sous une phrase ironique. Louis avait sentit que William disait vrai, que si Anaïs finissait mal il allait s'en prendre plein la gueule. Mais il le savait déjà, et de toute façon il refusait qu'Anaïs ait quelque chose, sinon il allait s'en vouloir à vie. Il hocha de nouveau la tête, avec un sourire qu'il voulait rassurant. Il voulut dire quelque chose, mais de toute façon ça paraissait évidant qu'il n'allait pas la laissait se faire blesser. Alors il le regarda partir et jeta un regard amusé à Anaïs. William était ultra protecteur.

- Hum. Si tu le dis.

Il ne la croyait pas trop, mais de toute façon il n'avait pas envie de discuter de ça. De blessure ou même de mort. De toute façon il fallait qu'ils s'en sortent non ?

- Si je me sens prêt ? soupira Louis. On va dire que oui, mais bon. C'est plutôt non. Et toi ?

Il savait déjà qu'elle n'allait pas dire non, mais c'était juste pour meubler la discussion. Il eut un petit sourire en passant sa main dans ses cheveux toujours en bordel, et jeta un regard aux autres équipes en les survolant, sans s'intéresser aux personnes qui les composaient. Il refusait de retenir le visage des particuliers. Il ne savait pas si Victoria, ou April étaient là. Il avait peur de retenir les visages des particuliers ou en reconnaître. Ça l'inquiéterait beaucoup trop. Parce qu'après la bagarre, il ne pourrait s'empêcher de chercher chaque visage pour s'assurer qu'ils n'avaient rien.

- Juste un truc aussi. Je ne transmettrai les informations qu'à William d'accord ? Au moins je pourrai m'assurer pour toi qu'il va bien ! dit-il avec un sourire fière. Juste que je ne l'ai pas encore prévenu. Je le ferai à l'instant même.

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MessageSujet: Re: [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.    Sam 29 Oct - 17:07

Ouais, bah de toute façon ça n'avait pas marché vu sa courte réponse, et le ton peu convaincu que l'on pouvait discerner. Je n'avais pas grand chose à plus de dire de plus. Je n'étais pas non plus habituée à avoir une conversation normale dans ces circonstances. Si William était capable d'y aller avec un grand sourire et en étant parfaitement à l'aise, ce n'était pas le cas pour moi (d'ailleurs comment il pouvait y arriver merde ?) et  à part essayer de rassurer Louis sur la suite des événements je n'avais pas grand chose à dire. Sa réponse m'étonna à peine. Je savais déjà ce qu'il allait dire avant même de demander. Ça se voyait à sa main crispée sur son long couteau, à son air pas rassuré, au point que j'aurais pu dire qu'il avait blêmi, même peut-être qu'il était las dans un sens. Mais c'était certain qu'il n'allait pas bien, et c'était à moi de le rassurer. De lui dire que tout allait se dérouler à merveille, parce que c'était dans les plans et qu'il n'y avait aucune raison pour que ça change…

- ça va aller, tout ira bien, on est plusieurs, on se protégera tous, assurais-je.

Maintenant il fallait voir si c'était vraiment mon état d'esprit du moment ou plutôt des paroles censées me convaincre moi-même. Disons plutôt que ça commençait à être mon état d'esprit, et que je disais cela pour me le rentrer une bonne fois pour toute dans le crâne. Ouais, voilà, exactement !  Ça allait aller. De toute façon plus les minutes passaient, plus je sentais la panique faiblir. Tout était lancé maintenant, il n'y avait plus de retour en arrière. La peur disparaissait lentement de ma poitrine pour que je respire à nouveau correctement. Et petit à petit, je finis par devenir parfaitement calme. ça va aller Il suffisait d'utiliser son don, de ne jamais trop s'approcher, de toujours rester à côté de Louis, de toujours courir et tout devrait aller pour le mieux. A la fin on se regroupera tous ici en fin de journée. Louis aura fait son boulot, moi le mien, les particuliers seront sauvés et ramenés sains et saufs dans la boucle de Miss Tit. Oui, voilà comment ça allait se finir. Il n'y avait pas d'autre fin possible.
J'esquissais un sourire. Si l'idée de Louis marchait, alors j'aurais toujours des nouvelles à la minute près de William. Que ce soit sur son groupe, que son état de santé, et l'avancée des troupes. Je serai mise en courant en cas de problèmes, et je serai également mise au courant s'il… Nooon, ne pas penser au pire, c'était comme ça qu'il nous tombait dessus, brusquement. Il n'allait pas mourir non, et cette communication nous permettrait de prendre les positions des estres dans la maison et de savoir si les particuliers étaient hors de danger, rien de plus. Rien de plus. Louis savait que ma peur consistait essentiellement à perdre William, et pour ça, il essayait d'arranger les choses. Je crois que ma reconnaissance ne pouvait être plus grande qu'en cet instant.

- Merci Louis, fis-je avec un sourire sincère.

Nous nous étions un peu séparés du groupe, et je vis un des particuliers nous faire un signe de main à ce moment, pour nous dire que c'était l'heure. L'heure d'y aller. Je jetais un regard à Louis, pris une grande inspiration, et regardais un court instant William. Bon, quand faut y aller, faut y aller, pas vrai ? Ceux à la tête du groupe avait déjà pris la route dans les buissons, pour descendre vers la maison, et nous devions les suivre. J'avais l'impression que les yeux de tous les autres étaient rivés sur nous (ce qui était le cas, mais je n'osais pas me retourner pour que cette impression devienne une certitude, je me sentais bien trop intimidée). La seule personne que je pus regarder fut Louis, afin de vérifier s'il suivait, et c'était le cas, à ma gauche. Puis le groupe passa jusqu'à disparaître dans les buissons pour descendre. En premier, se trouvait un particulier possédant la télé-localisation qui allait nous servir à détecter des présences sur notre chemin, mais aussi à nous montrer où se terraient les estres. Et quand ce sera fait, une jeune fille invisible se risquera dans la maison pour appâter les estres dehors, et nous nous serons là à faire plus de dégâts possibles. Le localisateur nous fit brusquement arrêter. Et il désigna un endroit du bout du doigt avant que trois particuliers ne se séparent de notre groupe et s'y dirigent, d'un air décidé. Cet estre n'allait pas faire long feu. Il fit signe à deux autres d'attendre ici, qu'ils reviennent. De notre côté, nous reprîment notre route, en passant derrière la maison. Nous n'entendions que les bruits de nos pas, personne ne parlait. Ou plutôt, personne n'osait parler. C'en devenait pesant. Une florakinésiste fit grandir les buissons autour de nous, et nous devinrent invisibles aux yeux de nos ennemis, cachés dans la nature, et même de leurs fenêtres, ils ne verraient qu'une brise caressant des buissons imposants. Alors que pour nous, c'était comme un tunnel de fougères et de feuilles. Nous n'avions qu'à le suivre et il nous mènerait à la grande maison de Miss Stork, en toute discrétion. Et puis enfin apparût la grande façade. Deux estres étaient plantés devant la porte. Tout allait commencer. La tension était forte, les estres tenaient leurs armes à côté d'eux, adossées au mur de la maison, il allait falloir les faire bouger pour laisser la jeune fille entrer.

- Hé, Lou, je veux que tu restes toujours à côté de moi, on ne se sépare jamais, d'accord ? , chuchotais-je tout bas avant de sentir un violent vent me fouetter le visage.

Des mèches de cheveux se mirent devant mes yeux, et je les remettais en arrière de ma main, tout en tournant mon regard vers l'entrée. Ça, c'était une ou un particulier. Mais je ne sus discerner qui précisément. En tout cas la surprise avait marché, le vent avait fait tomber les deux fusils, que je gelais au sol tandis que les deux estres commençaient à se faire emmêler dans des lianes et des lianes, au point qu'ils finirent par ressembler à deux cocons, qui tombèrent lourdement au sol. Pas un seul cri, juste le bruit des canons heurtant le sol, ce fut tout. La jeune fille invisible était partie vu que la porte s’entrouvrit légèrement. Pendant ce temps, les autres se mirent en place, là où leur don servirait le mieux. Il n'y avait plus qu'à attendre que tout le monde soit prêt.
Je me tournais vers Louis.

- La connexion marche ?

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MessageSujet: Re: [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.    Lun 31 Oct - 23:21

[justify]Anaïs tentait de le rassurer, mais Louis sentait qu'elle n'y croyait pas non plus. Alors il se contenta d'hocher la tête avec un vague sourire. Toute façon il ne risque pas de se passer quelque chose, ils sont tous armés d'une façon ou d'une autre. Ils ne risquent rien, leurs dons sont une arme suffisantes. Alors ils n'ont pas de soucis à se faire. Louis se rendit compte qu'il essayait de se rassurer tout seul, et manqua de soupirer. Bordel, il paniquait vraiment. Plus le moment arrivait, plus il avait mal au ventre. Il se félicitait de ne pas être empathe. Déjà que lui n'était pas du tout serein... Il pensa aux empathes potentiellement présents, et il ne put s'empêcher de jeter un regard circulaire autour de lui pour vérifier que personne ne le regardait bizarrement. Il savait qu'il était un élément important pour cette mission, il n'en était que moins bien.

- C'est normal.

Il lui adressa un réel sourire, ravie d'avoir réussi à en faire apparaître un sur son visage. Le visage du garçon perdit sa joie quand d'autres particuliers leurs firent un signe. Il se racla la gorge, et prit une longue respiration. Il était pas tout à fait prêt mentalement, mais bon. Il n'allait pas ralentir tout le monde. Il devait se montrer à la hauteur des attentes des autres. Il ne devait pas avoir un quelconque problème, ni William d'ailleurs. C'était lui son lien. Il se mit soudain à paniquer. Et si William avait quelque chose ? S'il s'évanouissait ? Comment Louis allait-il faire ? Il n'avait personne d'autre à qui parler, à part Anaïs. Mais elle aussi était séparée du groupe tout entier. Il regarda son amie, prêt à lui dire de partir avec William. Il savait qu'elle en avait envie. Mais qu'elle était partagée entre lui et son William. Il ouvrit la bouche, avant de la refermer aussitôt. Le nom de Victoria était apparue dans son esprit. Que perdait-il à essayer de la contacter elle ? Il savait que s'il apprenait qu'elle était venue ici il allait s'énerver contre elle comme Anaïs s'était énervée contre lui. Il tenait à elle. Vraiment. Mais il ne perdrait rien à essayer, et de toute façon, une grosse partie de lui voulait garder Anaïs auprès de lui. Il était égoïste, mais bon, il se persuadait qu'il arriverait à protéger Anaïs, tout en sachant qu'il n'en avait pas les moyens. Paradoxal. Mais fuck la logique. Louis n'avait pas le cœur à réfléchir.

- Tu restés à côté de moi, râla Louis, tout bas. Mais d'accord, on a pas intérêt à se séparer.

Il n'osait pas lui dire qu'il avait peur. Il savait qu'il allait bientôt le faire. Juste pour en informe la jeune fille, parce que se répéter "j'ai peur. Tout va bien. J'ai peur. Tout va bien" en boucle dans sa tête ce n'était pas sain. Il renifla tristement. La journée promettait d'être très longue.

Il était collé à Anaïs, derrière un buisson. Le trajet s'était passé comme dans un rêve. Il ne n'arrivait pas réellement à réaliser ce qu'il se passait, c'était beaucoup trop bizarre pour lui. Les batailles, les armes, les méchants et les gentils... C'était inhabituel. Et franchement pas rassurant.
Accroupi derrière un buisson, il n'avait même pas encore osé un regard vers la porte. Il n'avait jamais vu d'estre de sa vie. Jamais. Et aujourd'hui il allait devoir. Il savait qu'il y en avait deux devant la porte, mais il n'arrivait pas à regardé. Étrangement, il était limité impatient. Mais tout aussi paniqué. Du vent vient fouetter son visage, et il comprit que les deux estres avaient perdu leurs armes, aux sourires victorieux des particuliers. Il se mordit la langue, et leva la tête pour observer les estres. Il fut déçu de voir que c'était de simples humains. Sans pupilles. La porte d'ouvrit doucement. Tout ce manège c'était fait rapidement. Et sans bruit. Louis se rassura en remarquant l'efficacité incroyable des particuliers. Toute cette histoire allait rapidement se finir. C'était une évidence. Et ça tournait en rond dans la tête du garçon aux yeux bleus.

Il tourna la tête vers Anaïs, presque surprise d'entendre quelqu'un parler dans se calme absolu, malgré la tension palpable.

- Heu non j'ai pas encore essayé, marmonna-t-il, mortifié d'avoir oublié d'essayer.

Il se concentra, ouvrit son esprit tout en bloquant le maximum de pensées, et s'infiltra dans l'esprit unique de William. Il détestait l'intérieur de la tête de William. C'était sombre et inquiétant. Pourtant il fit abstraction de tout en se concentrant sur Anaïs, ce qui fit apparaître plus de lumière, et de gaieté dans l'endroit. Il remercia silencieusement Anaïs de créer autant d'amour chez William.

William ? Désolé si je t'ai fait peur. Hum. Je ne regarde pas tes souvenirs, je ne cherche rien. Ne me casse pas la figure. D'accord ? Donc pour en revenir à la raison de ma... présence ici, je t'informe juste que tu es mon unique lien avec les autres. Et que, comme je suis le meilleur mec du monde, tu seras informé de l'état d'Anaïs le plus souvent possible. Tout comme elle le sera du sien alors fait pas de connerie.

Il marqua une petite pause avant de continuer, après un éclaire de génie.

Ah et pour répondre tu n'as qu'à penser à ta réponse.

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MessageSujet: Re: [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.    Ven 25 Nov - 18:36


(Bon, fuck les gens, fallait répondre, j'en ai marre d'attendre et faut que ça avance '-')

J'observais Louis qui, a ses sourcils froncés, était sûrement entrain d'essayer de parler à William. Au moment  où un cri déchira le silence pesant qui s'était installé une nouvelle fois dans les rangs des particuliers, qui formaient une sorte d'armée retranchée sous les buissons attendant de passer à l'attaque. Il resonnait comme un cri de guerre, un appel au combat, le signal d'alarme pour se lever, sortir de la végétation et aller se battre.
Quelques secondes après jaillirent une dizaine d'estres armés jusqu'aux dents. Les yeux blancs scintillaient de haine, d'une farouche et insatiable envie de se battre, de découper de la chaire de petits particuliers...  Ceux qui le devaient se levèrent en dehors des buissons, dévoilant leur présence aux estres, qui se tournèrent automatiquement vers eux, en brandissant leurs armes. Et débuta la bataille, où les dont fusèrent, et où les autres se mirent à courir dans les arbres pour éloigner les estres de la maison, et laisser l'équipe une, ou deux je ne sais plus, accéder aux étages. Même s'ils allaient devoir eux aussi se battre, car les estres n'étaient pas idiots au point de laisser leur QG sans personne. Je me tournais brusquement vers Louis et lui saisis le bras pour le forcer à se mettre au moins accroupi. Sur le coup avoir une réponse était bien moins important ce qui prenait le pas était de se cacher, de protéger Louis, et de courir. Des estres sautèrent à même les buissons et se retrouvèrent encerclés par des particuliers. Je vis une torche vivante fuir en vitesse en hurlant, avant de s'écrouler au sol. Je grimaçais et détournais le regard, lorsque nous fûmes avec un grand homme, qui nous regardait de haut. Il brandit un couteau qui brilla un instant avec le reflet du soleil, et soudainement, un mur de glace naquit de nulle part bloquant son coup qui vint s'encastrer sur la surface rigide et froide projetant quelques éclats autour de lui. Je lui tirais la langue, et le mur prit de l'ampleur pour se refermer sur l'estre, au point qu'il en devint incapable de bouger : le mur se mouvait pour devenir une prison à forme humaine, dont l'homme ne survivrait pas : il allait mourir étouffé par le manque d'air, en conservant à jamais ce regard brûlant de haine, mais aussi de surprise. Je n'attendis pas de voir son visage se teinter de violet que je me relevais déjà, en vérifiant qu'aucun estre ne nous avait en joue, et voyant qu'ils étaient tous occupés je forçais Louis à se lever aussi, mais devant moi pour éviter tous risques.

- Aller, aller cours ! murmurais-je pour éviter de nous faire repérer une nouvelle fois.

Il détala, merci bon Dieu, et alors que mon coeur commençait à battre à deux-cent à l'heure, je tournais la tête derrière nous pour voir que d'autres particuliers nous suivaient. Nous nous enfonçâmes dans la forêt, poursuivis par les grands méchants estres qui essayaient tant bien que mal de nous tirer dessus. J'eus l'horrible pensée de me dire que si un particulier tombait, je ne savais pas si je retournerais le chercher. C'était un dilemme : soit je ne me séparais pas de Louis, mais vraiment pas, soit j'acceptais de le laisser quelques minutes pour aider un particulier et donc prenais le risque de le perdre de vue après. Je me mordais la lèvre avec violence et sautait au dessus d'une racine d'arbre, en évitant de justesse de me prendre une branche dans le visage. Les bruits de cavales continuaient autour de nous, et les coups de feu avec, ce qui me glaça le sang. Combien de chances avions-nous face à des balles et des fusils ? A moins que j'arrive à geler la chose avant qu'ils ne tirent, le taux de survie était bien minime. La respiration saccadée, je levais les yeux pour regarder le dos de Louis devant moi.

- Louis ? Tu vois combien il y a d'estre autour de nous ? demandais-je d'une voix forte pour être au dessus de nos bruits de pas sur le sol et pour qu'il m'entende aussi, c'était utile.

Et puis un estre sortit à notre droite du couvert des arbres en tenant dans ses mains une de ces armes. Sur son visage il y avait un sourire vicieux qui disait "hé oui, je vous ai eu !".

-LOUIIIIIIIIIIIIIIIIIS ATTENTIOOOOOOOOON !, hurlais-je à en crever les tympans de quelqu'un.

Mais avant que l'estre n'ait pu faire un pas de plus, il se cassa la gueule, tout simplement, à cause d'une plaque de glace qui venait de le surprendre sous ses pieds. L'estre n'eut pas le temps de tirer que je lui donnais un coup de pieds dans le visage, et qu'un stalactite pointue s'enfonça dans son crâne, faisant gicler du sang sur l'estre. Je grimaçais et détournais les yeux pour m'éviter à moi-même ce spectacle, sachant que c'était ma propre main qui avait lâché le stalactite au dessus de sa tête. Par contre je pris son arme, et le tendis à Louis, qui s'était arrêté. Le message était clair : si je n'étais pas là, il tirait, point final, pas de remord rien. Entendant les buissons frémirent derrière nous, je criais une nouvelle fois d'une voix claire :

-VENEZ LA BANDE DE CONNARDS DE BON PETITS PARTICULIERS A CHOPER PAS CHERS PAS CHERS  !, puis à Louis, on y retourne, aller, ça va le faire.

Ouais, ouais, ça va le faire... Je n'étais pas réellement convaincue de mes paroles...

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MessageSujet: Re: [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.    Ven 24 Fév - 19:14

Le garçon était toujours immobile, et écoutait William lui parler par pensées. Bon finalement ça lui faisait moins plaisir de faire ça, même si c'était pour Anaïs. William n'en avait que pour elle, et lui à côté il était juste là pour faire attention à elle. S'il mourait de toute façon, ça ferait simplement rire William. Ou bien il lui en voudra d'avoir fait du mal à Anaïs. William n'était qu'une boule nullement empathique, colérique, un peu folle aussi sur les bords. Il ne vit que pour Anaïs, mais bordel Louis existait aussi, et demandait un tant soit peu de l'attention. Il écouta vaguement ce que lui dit le garçon, puis ferma son esprit sans lui répondre. Il n'en avait clairement pas envie, et il avait bien compris que William aurait cent fois plus préféré pouvoir parler à Ana et non à lui. Il soupira longuement en désespérant de la manière dont agissait le garçon, toujours sans comprendre comment la petite blonde pouvait l'aimer autant. C'était une chose qui frustrait Louis, ne pas comprendre quelque chose. L'amour était un truc bien trop compliqué pour lui, ça le dépassait complétement. Alors il secoua la tête en évitant le regard d'Anaïs et marmonna un "connard" dans sa barbe. Le temps de sortir ce mot, Anaïs lui avait attrapé le bras et le tirait pour le forcer à s'accroupir au sol, derrière un buisson. Il lui jeta un regard interrogateur, sans comprendre. Quand il remarqua qu'il y avait du mouvement et qu'il s'était passé quelque chose, il paniqua un peu, en se disant qu'il était tellement plongé dans ses pensées qu'il n'avait pas remarqué que la tension dans l'air était maintenant palpable. Louis regarda l'agitation autour de lui sans trop comprendre. Il avait du mal à réfléchir, il y avait trop de bruit, de mouvement. Il entendait quelques cris, tout semblait se mélanger dans son esprit. Un brouhaha, confus et brumeux. Il fixait Anaïs pour ne pas regarder les probables blessés voire morts. Il voyait sur son visages aux traits fins une peur mal dissimulée, malgré toute sa volonté. Il se mordit l’intérieur de la joue. Il ne fallait pas commencer à paniquer maintenant. C'était un peu tard.

Louis n'eut pas le temps de faire redescendre son cœur que, déjà, ce dernier faillit manquer un battement. Un homme qui paraissait faire deux mètres sortit de nul part. Les réflexes de Louis n'était pas à la hauteur, la peur étant pour l'instant plus forte que adrénaline. Alors il n'eut même pas le temps de réellement de comprendre ce qui se passait que l'estre se figea soudain, enfermé dans une sorte de prison de glace. Louis eut un regard effrayé vers l'estre, en se demandant s''il allait pouvoir sortir de là, et son regard resta figé sur le couteau levé de l'homme. Il aurait pu mourir s'en même s'en rendre compte. C'était effrayant. Son regard dévia jusqu'à Anaïs, qui fixait l'estre avec le même regard que ce dernier. Haineux. Louis fut presque autant effrayé par l'estre que par Anaïs. Il n'avait jamais vu cette vision là d'elle.C'en était perturbant.
Il allait la remercier, mais elle s'était déjà relevée, le tirant presque par les vêtements pour qu'il en fasse de même. Louis fronça les sourcils mais se leva en vitesse. Il ne comprenait pas pourquoi elle allait aussi vite. Pour faire les choses bien il fallait rester calme. Si elle continuait à le presser comme ça, il allait finir par ne plus réussir à respirer tellement il se sentait oppressé. Il entendit "cours". Alors il se mit à courir, à sa suite. Elle ne le laissait pas passer devant, et Louis n'arrivait pas à se décider entre râler, ou être content qu'il y ait au moins une personne qui se préoccupe de sa survie. Encore une fois, il ne fit rien. tout se passait trop vite, il était déstabilisé. Comme dire qu'il préférait cent fois plus la bibliothèque calme ? Il courait sans réfléchir, juste il s'éloignait du bâtiment. Là encore il entendait pleins de bruits, sans trop comprendre. Il arrivait seulement à discerner les coups de feu, à son plus grand désespoir. Anaïs pila net devant lui, et il dut faire un effort considérable pour ne pas la bousculer. Il se tourna vers là où elle regardait, et vit seulement un autre estre, déjà au sol. Il s'en voulait à mort de ne rien comprendre à ce qu'il se passait, c'était frustrant de se sentir inutile à ce point. Alors il décida de se concentrer. Vraiment. De se ressaisir et de faire quelque chose pour pouvoir aider Anaïs. D'ailleurs, cette dernière venait de faire pousser un pic de glace, qui vint faire exploser le crâne de l'estre. Le visage de Louis se décomposa, et il resta bloqué sur le sang. Il en avait même sur lui, et Anaïs aussi. Étrangement, ce n'était pas ce qui le dérangeait le plus. Il était plutôt paniqué à l'idée que William le tue en pensant qu'Anaïs était blessée. Il tourna la tête vers Anaïs, et son regard glissa jusque l'arme qu'elle tenait en main. S'il avait été moins glacé par la peur, il aurait fait sept pas en arrière. Il n'était pas courageux. Il était terrorisé. Mais il faisait ça pour Anaïs. Il
devait faire quelque chose pour l'aider. C'était important. Alors il saisit prudemment l'arme, incertain. Est-ce qu'il allait vraiment réussir à s'en servir ? Hmm. C'était peu probable pour le moment. Mais le contact froid (et ensanglanté) avec l'arme le ramenait sur terre, lui rappelait qu'il ne devait pas se déconcentrer. C'était rassurant en quelques sortes.

Cette fois-ci, il entendit clairement Ana crier. Il sursauta presque. Bah putain. C'était pas gagné.
"Ça va le faire". Louis pria silencieusement pour qu'elle dise vrai. Ils se remirent à courir, toujours dans le but d'éloigner le plus d'estres possible. Cette fois-ci, toujours derrière Ana, il se concentra pour essayer de trouver où les estres étaient. C'était légèrement compliqué de courir en évitant de se casser la gueule et en même temps de se concentrer sur les pensées/esprits qui l'entouraient. Les pires c'était surement les pensées. Beaucoup de gens s'imaginaient déjà mourir, c'était pas franchement encourageant. Louis essaya de faire abstraction de tout ça, et localisa les estres. Finalement ils étaient plutôt dur à trouver. Il avait imaginé un "signal" beaucoup plus sombre que les humains, quelque chose d'inquiétant qui attire l'attention. Au contraire, Louis peinait à les trouver. Surement parce que ce n'était pas des humains. Louis regarda Ana du coin de l'œil. Elle croyait en lui, il devrait bien réussir à quelque chose. Il perçut enfin un esprit différent, le "signal" était beaucoup moins fort. Et petit à petit, il en discerna plusieurs autres. C'était comme si une fois qu'il en avait discerné un, il était plus simple de les remarquer. Du coup, il se mit à compter ceux dans leur alentours. Il y en avait un, proche. Trop proche. Louis réalisa un peu tard qu'il y en avait un devant eux.

- Anaïs ! Devant ! hurla-t-il.

C'était clair et rapide. Louis réagit tout de suite. L'este venait d'apparaître devant eux, un homme aux cheveux blancs. Une image du Père Noël venait d'apparaître dans l'esprit de Louis, qui fronça ses sourcils, déstabilisé une fraction de seconde. Il ne perdit pas de temps, et saisit son pistolet. Il tira bien trois ou quatre fois d'affilé avant d'atteindre sa cible, à l'épaule. L'estre fut déstabilisé et tomba à genoux en se tenant le bras. Louis était secoué, il avait du mal à comprendre qu'il venait de tirer avec un pistolet. Il avait agit sans réfléchir, ayant simplement pour but de tuer l'homme Père Noël. Il se sentait un petit peu mal d'avoir voulu le tuer, mais il assimilait petit à petit le fait que ce soit normal, que c'était un méchant. Quelqu'un à éliminer. Pendant son rapide temps d'adaptation, Anaïs avait déjà réussi à utiliser son pouvoir pour bloquer l'estre à terre, en gelant ses genoux. Louis eut un temps de réflexion avant de lever de nouveau son arme. Il la tenait à deux mains, parce que les déflagrations envoyaient sa main en arrière, et finissaient par faire en sorte qu'il visait complètement au dessus de sa cible. Il était bien calé sur ses deux jambes, comme il avait vu dans de nombreux films. Il bloqua sa respiration pour dévier encore moins et tira une fois en visant la tête de l'estre. Il ferma les yeux au moment du "boum" qui résonna encore dans sa tête et fit bourdonner ses oreilles. Il rouvrit les yeux une seconde après avoir baissé son arme, et regarda l'estre qu'il n'entendait plus parler. En effet, il était affalé sur le sol, immobile. Louis soupira longuement et se passa une main tremblante sur le visage. Il venait de tuer un être vivant plus grand qu'une mouche pour la première fois de sa vie. Il ne savait s'il devait s'en réjouir ou pas.

Comprenant qu'il n'avait pas le temps pour réfléchir tout de suite, il s'approcha du corps et se pencha au dessus. Il ne l'avait pas du tout atteint à la tête, mais dans l'abdomen. Avec un peu de chance, il avait atteint le cœur. C'était peu probable, mais Louis était fier d'avoir au moins touché l'estre deux fois. Il ne s'attarda pas plus auprès du corps de l'estre Père Noël et s'en eloigna en trottinant. Au passage, il attrape une des mains d'Anaïs, juste le temps de se remettre en marche, puis la lâcha. Pas le temps de lui demandait si elle allait bien. Louis peinait déjà à respirer correctement, un point de côté le tiraillant déjà. Il se mordit la langue en essayant de faire abstraction de la douleur. Pourquoi dans les films ça semblait plus simple ? C'était de la publicité mensongère.

- Il y en a encore 2 ou 3 derrière, dit-il à Anaïs.

Il chercha encore les esprits des estres quelques secondes, avant de revenir à la réalité en se prenant une racine. Il tomba à plat ventre, et amortit la chute à l'aide de ses mains. Il se releva la plus vite possible en criant un "ça va" à l'attention d'Anaïs. Il courrait de nouveau, en secouant son bras gauche. Son poignet gauche, en l'occurence, le lançait fortement. Il n'était pas cassé, surement foulé. Mais bordel ça faisait mal. Louis fit encore plus attention où il mettait les pieds, en remerciant le ciel que ce soit son poignet gauche et non droit qui soit maintenant hors service. Il laissa alors son bras gauche pendre bêtement, avant de le coller contre son torse en se rendant compte que les foulées faisaient comme des coups dans son poignet. Il grimaça et rattrapa Anaïs. Merci à son ancienne passion pour les footings.

- Aller. Aller. Ça va le faire. murmura-t-il pour lui-même.

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MessageSujet: Re: [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.    Sam 4 Mar - 14:13

Il y avait du sang, beaucoup de sang. Sur moi, un peu, sur Louis aussi, mais principalement dans l'herbe sous le cadavre de l'estre. J'avais tué, et je le savais. J'avais déjà tué des estres avant, mais dans le feu de l'action, et aussi rapidement...  D'habitude je ne m'arrêtais pas pour regarder le corps ensanglanté, je me contentais de courir, et de sauver ma peau avec William, comme avec Elsa. Alors que là... Je vis bien distinctement, et je fus hypnotisée par la tâche rouge durant un quart de seconde. La glace, transparente, permit de voir - très peu de temps - les vaisseaux et la matière grise qui faisait sûrement office de cerveau avant que je ne lui ôte la vie. Puis le sang inonda le reste. Cela me remmena à la réalité.
Je me tournai. Louis avait l'arme en main, et je sentis le poids sur mes épaules s'apaiser : il avait le moyen de se défendre si la situation commençait à vraiment tourner au vinaigre. Je saisis sa manche, et le tirai. J'avais peur. Terriblement peur. De mourir, que Louis meurt, que William meurt. Que nous nous soyons séparés et que jamais je ne le revoie... Nous avions repris notre course dans la forêt. Je m'essoufflai, je n'étais pas du tout endurante comme William, au contraire. J'allais vite me fatiguer, j'en avais conscience. Mon souffle se faisait déjà saccadé, et une douleur diffuse se propagea vers mes côtes. Génial, pensai-je avec désespoir. Mes cheveux attachés se prenaient dans les feuilles, parfois mes chaussures s'enlisaient sur le terrain dangereux de la forêt : il y avait des branches de partout, des fougères dans lesquelles nous devions courir, des ronces qui déchiraient les vêtements. Je mis un main vers mon coeur qui peinait à maintenir le rythme. Puis, Louis hurla. Je pilai violemment, et il eut le réflexe de sortir son revolver et de tirer. Quatre fois. A coté de moi. Mes oreilles tintèrent, et je portai ma main vers mon oreille gauche. Bordel. J'entendis un bruit strident, et faiblit peu à peu, mais j'avais toujours mal, et j'avais l'impression d'entendre le monde comme si on l'avait étouffé dans un oreiller. Je restai un moment pantelante, à me demander si c'était un rêve, car, sans son, tout prenait une dimension différente. Il n'y avait plus de cris, plus de bruit de course, de respiration saccadée... Je fermai les yeux. Merde merde merde ! Je fis comme si tout allait bien (il le fallait bien, nous devions restés concentrés sur notre but, les désagréments extérieurs étaient à éviter) et quand il s'approcha avec fébrilité de l'estre abattu, je fis de même, silencieusement. Je respirais bruyamment, mais je n'entendais rien. Mes yeux étaient rivés sur le corps qui respirait avec difficulté sur le sol. Il mourrait vidé de son sang, sang qui s'étalait justement sous lui. A croire qu'il fallait toujours que l'herbe soit inondée de sang pour se protéger. Je grimaçai. Ça allait sentir sur nos vêtements. Ayant tout de même un coeur (ou alors voulant être certaine qu'il ne se relèverait pas ..?) et je pris mon couteau dans ma botte et l'enfonçai dans le cou de l'estre. Je n'eus ni le courage de regarder la lame s'enfoncer, ni de la ressortir. Par contre je sentis tout à fait le sang encore chaud se glisser sur mes doigts lorsque ma paume toucha la peau du futur mort. Je me relevai, les oreilles toujours bourdonnante, et Louis m'attrapa pour que nous courrions.
Je ne pris pas le temps de récupérer mon couteau (et même si j'avais eu le temps je ne l'aurais pas repris en réalité). Ça dépassait mes capacités. Je n'en avais pas la force. Tout ce sang commençait à me dégoûter, et j'avais envie de vomir en sentant mes doigts devenus glissants et visqueux. Louis me força à courir, et je le regardai d'un air interloqué quand ses lèvres s'entrouvrirent mais que je ne compris pas distinctement ce qu'il voulait me dire. Il était devant moi cette fois. Je devais faire attention, si un estre arrivait par surprise devant nous, je n'étais pas en état de l'entendre et... J'eus la soudaine impression d'avoir les oreilles bouchées. Cette sensation je ne fus pas très très agréable, et je portai une nouvelle fois mes mains à mes oreilles, discrètement pour qu'il ne voit rien. Bordel. Je serrai les dents, mais... je remarquai en même temps que mon ouïe s'était légèrement améliorée. Et d'un coup, Louis tomba. Je ne pus l'aider à se relever qu'il était déjà sur ses deux jambes, prêt à repartir. Il cria un "ça va" tellement fort que je l'entendis très nettement. Et nous reprîmes notre route. Il secouait son bras gauche, et je le vis. Mais je décidai de ne faire aucun commentaire à ce sujet. Dans tous les cas je ne pouvais pas le soigner, ni l'aider niveau... guérison. Il faudrait voir un guérisseur, ce qui, pour le moment, n'était pas possible. Alors nous continuâmes. Courir, toujours courir, sans s'arrêter, parce qu'il le fallait. Parce que notre vie en dépendant. De nouveau ses lèvres se levèrent un petit peu. Je fronçai les sourcils et ne dis rien. Paraître naturel. La course m'épuisait. J'avais des difficultés à respirer, ce qui n'était pas très étonnant. Mes pas se faisaient plus petits, et je ralentis. Au contraire de Louis. Je levai les yeux au ciel. Je devais vraiment me mettre au footing le matin. Peut-être avec William. Ou Louis quand nous serions sortis d'ici. Ouais, je devais me mettre des buts, et tout irait bien. Je continuerai de courir, et tout irait bien... Si le répéter avait comme objectif de m'y faire croire.... c'était complètement raté. Mes pensées tombaient à l'eau, et je n'étais plus certaine de rien. Au contraire.
Nous sortîmes de la forêt après de longues minutes de course. Mes oreilles reprenaient un état "normal" c'est à dire que j'entendais mieux, beaucoup mieux. Louis pouvait parler que je l'entendrais. Il n'y eut bientôt plus d'arbre au-dessus de nos têtes, mais, face à nous, la grand "plaine" qui nous devions grimper. De là haut, d'après Miss Stork, nous aurions une vue sur toute la boucle. Nous pourrions alors organiser les équipes, leur parler des estres et des particuliers éparpillés un peu partout. C'était notre utilité. Louis devait compter le nombre d'estre dans la Tour aussi. Il fallait y aller. Nous étions proche du but. Tout proche. Sauf que nous étions à découvert, donc très très visible. J'étais occupée à respirer avec difficulté pour reprendre tant bien que mal de l'oxygène dans mes poumons en regardant nos objectifs. Normalement, en haut, il devait y avoir une petite cabane, et si la situation tournait mal, nous pourrions toujours nous y reposer quelques minutes pour reprendre notre souffle. Nous monterions ensuite sur le toit, et nous aurions une vue imprenable sur toute la boucle. Bien, il n'y avait plus qu'à repartir. J'adressai un regard entendu à Louis, qui avait lui aussi les yeux rivés sur le haut de la colline. Je pris une grande respiration -mon coeur s'était un peu calmé- et allais repartir lorsqu'il y eut une détonation derrière nous, et une violente douleur me prit à l'épaule. Une très violente, et très surprenante douleur. J'ouvris la bouche, et gémis. Je ne le voyais pas mais une tâche rouge teinta ma veste, mais quand je mis mes doigts à l'emplacement et que je les regardai, ils étaient rouges. Un liquide vermeil les recouvrait. Sous le choc, je fixai le vide quelques secondes. La douleur irradiait tout mon corps. Elle venait de la plaie en éclairs et faisaient vibrer chaque cellule de mon corps. Des larmes me montèrent aux yeux, et je tentai de me tourner pour regarder derrière moi, mais la douleur m'en empêcha. Bloquée, et perdue, mes yeux se tournèrent vers Louis, larmoyants. Bordel que ça faisait mal. Bordel bordel bordel. L'information mis un temps à atteindre mes neurones. Je venais de me prendre une balle. La première pensée fut "aouch que ça fait mal" et la seconde "tiens, c'est la première fois ça par contre". Le reste fut concentré sur la subite douleur. Aucun organe n'avait dû être touché : j'arrivais toujours à respirer, c'était déjà ça. Enfin, ce n'était pas exactement à ça que je pensais, pour le moment j'étais surtout heureuse de ne pas tomber au sol en essayant de respirer sans y parvenir. Donc, par conséquent qu'aucun organe n'avait été percé. Je fermai les yeux, et serrai les dents, fort, pour ne rien dire alors que j'avais juste envie de crier ma douleur. Je pris une grande inspiration, et sentis que je penchais du côté de la blessure. Mes yeux toujours clos, je me crispai en entendant une nouvelle déflagration, et il eut le bruit d'un corps heurtant le sol. Je les rouvris précipitamment, par peur que ce soit Louis qui ait été touché. Mais non, il tenait son arme à feu en main, et était tourné vers l'estre. Il devait être mort. Je dus desserrer les dents avant de me les briser, et bougeai le moins possible. Mais il fallait avancer bordel, avancer, toujours avancer. Mais c'était dur ! J'avais peur de faire le moindre mouvement et d'avoir aussi mal que que... Louis s'approcha.

- Faut qu'on continue Lou, on est plus proche que... je grimaçai violemment et dus cacher cette grimace brusquement, c'est juste là haut, ok ? On va se... je vais me débrouiller, mais tu dois dire aux autres pour les estres, si tu ne leur dis pas ils ne pourront jamais aller dans la tour ..!

Je fis un léger mouvement pour avancer. Tout ça à cause de cet estre... je ne l'avais pas vu, mais il était maintenant mort, et s'était débrouillé pour nous avoir pas surprise. Et dire qu'il aurait pu tout à faire me tuer... je frissonnai et eus l'impression que mon épaule se déchirait lentement.
Le regard que je posais sur Louis était clair, et en même temps suicidaire : je n'avais rien pour m'occuper de cette blessure, alors je verrai plus tard. De toute façon... je n'avais pas le choix. Il n'y avait pas de guérisseur dans les parages, et nous devions atteindre le haut de la boucle. En cet instant, je n'avais plus rien à faire de me vider de mon sang ici. Je voulais faire ce que j'avais à faire. Ma veste se mouillait de plus en plus, je le sentais, ce n'était pas agréable ça non plus. Je l'enlevai, sans plus aucune considération, et avec beaucoup de difficultés pour lever mon bras droit. Puis il retomba le long de mon corps. J'avais les larmes aux yeux mais je les retenais. De ma main gauche, j'abandonnais ma veste dans l'herbe.

- Bon. Toi, tu... tu... tu restes entier, et on... on monte.

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MessageSujet: Re: [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.    Ven 28 Avr - 21:04

Louis était complètement dépassé par les événements. De base, on lui avait promis la sécurité de la boucle comme quoi c'était dangereux en dehors. Meilleure blague jamais faite à Louis. Alors il essayait encore de réaliser ce qu'il foutait avec un flingue à la main, une blonde à ses côtés en état de choc, et lui même pas tout à fait serein. Et le meilleur dans tout ça, pourquoi ils étaient en train de courir, pourchassés par des êtres qui n'ont pour but que de les tuer ? Franchement, Louis voulait juste rentrer demander des explications à l'ombrune. C'était pas sur le contrat tout ça. Puis Louis se demanda si le "dans la réalité tu es en danger" était vrai, alors à quel point était-ce dans la réalité ? Pire que ça ? Il avait beaucoup de mal à l'imaginer. C'était beaucoup trop étrange pour lui, tout ces pouvoirs sortis de nul part, les monstres et le temps infini, le truc du "c'est toujours la même journée en boucle". Boucle. Bah dit donc, en ce moment il était plutôt déçu de tout ça. Avant ok, ça allait, c'était calme. Ça aurait du rester calme, pour le bien mental de tout le monde. Louis se demandait s'il allait s'en remettre un jour, arrêter de s'en vouloir pour avoir tué une personne. Ou même plusieurs, parce qu'au fond il savait qu'il allait devoir recommencer à un moment où un autre. Il restait des gens à éliminer. Plusieurs. Beaucoup trop en fait. Déjà un seul, Louis trouvait ça beaucoup. Un de trop, comme on dit. Alors pour l'instant il courait avec Ana, à perdre haleine, comme deux lapins prient en chasse par des chasseurs. Des putain de tueurs. Alors oui, il paniquait. Il en avait bien le droit. Qui ne l'aurait pas fait ? Il jeta un coup d'oeil à Anaïs, pour se rassurer un peu. Sur le fait qu'il n'était pas le seul qui commençait sérieusement à désespérer. Il fut vaguement rassuré par un profil d'Ana qui lui brisa le coeur. Elle paraissait tellement effrayée. À cause de la poussière sur son visage, on voyait parfaitement les traces de sang. Le regard de Louis passa en vitesse sur tout son corps, puis se reconcentra sur la route. Anaïs était pleine d'éclaboussures du liquide pourpre. Alors Louis s'en voulut de lui faire subir ça et de pas avoir pu la convaincre de rester dans la boucle de Miss Tit. Puis il pensa à William. Au fait qu'il allait devoir la protéger contre tous les dangers du monde. Il expira longuement pour réguler sa respiration qui commençait à s'emballer. Il était prêt. Il était prêt à perdre sa vie pour la sienne. Il ferait tout pour elle de toute façon. La vie de Lou s'annonçait longue. Très longue. Mais il n'avait pas réellement de but pour cette vie justement. Celui d'Anaïs était d'être heureuse jusqu'à la fin, en quelques sorte. Avec William. Son but était aussi que William soit heureux et en vie. Elle donnerait sa vie pour lui. Elle avait un but, et pleins de moyen d'y parvenir. Louis n'en avait pas. Il vivait pour vivre. Sinon il n'avait aucun but réel, rien à quoi se raccrocher. Alors au fond, mourir pour sauver la vie de quelqu'un d'autre, c'était une jolie mort.

Louis réalisa qu'ils sortaient enfin de la forêt. Dans d'autres circonstances il aurait été heureux de sortir de l'oppression de tout ces arbres. Il finissait par avoir l'impression de s'étouffer. Il suivit Ana sur un kilomètre, et ralentit un peu jusqu'à s'arrêter. Ils étaient en bas d'une colline. De la colline. Celle qui allait les sauver en quelques sortes. La colline sauveuse. Merci aux cabanes construites au milieu de nul part. Au final c'était pas si inutile que ça. Il hocha la tête à l'intention d'Anaïs et commença l'ascension qui s'annonçait longue, vu leur état. Ils étaient crevés, terrorisés. Armés. Pourchassés. Et ils n'était plus à l'abris de l'ombre protectrice des arbres. À cette pensée, Louis se sentit soudainement épié. Il eut un éclair de pensée qui lui dis : "eh t'as pas regardé les pensées depuis longtemps. Erreur." Et effectivement, c'était une erreur. Que Louis regretta en entendant une détonation forte, qui le fit sursauter violemment : il manque de s'étaler sur le sol sous le coup de la surprise. Cette fois il réagit plus vite et dégaina son arme en se retournant rapidement. Il vit du mouvement vers la droite, et tira deux fois. Sa cible s'écroula au sol, et Louis se félicita une nouvelle fois, sachant à quel point il était dur de tirer à l'arme normalement. Il en déduit que ça devait être un résultat de l'adrénaline, ou alors il avait juste un don avec les armes. Il se tourna vers Ana avec un grand sourire du style "t'as vu je l'ai tué !" et se figea en voyant sa tête. Son regard glissa sur son épaule, qui devait écarlate. Louis panique. Il se rendit compte qu'il oubliait de respirer et inspira longuement.

- Ah putain merde.

Il ne savait même pas s'il devait prévenir William. Il va me tuer. Il va venir m'étrangler pendant que je dors. C'est obligé. Il s'approcha de la jeune fille sans oser la toucher, et resta à quelques centimètres, de peur de lui faire encore plus mal.

- Eh Ana pleure pas. Tout va bien se passer.

Imbécile.

- Bon en vrai j'en sais rien. Mais c'est l'épaule. Ça devrait aller. Si la balle est bien placée tu retrouveras l'usage de ton bras sans que l'omoplate ou autre chose soit abîmé.

Imbécile.

- Ok je me la ferme.

Il passa une main dans ses cheveux. Putain mais merde c'était pas prévu que quelqu'un soit blessé. Il l'écouta parler, et sa respiration se bloquait à chaque fois qu'elle semblait se rattraper de justesse pour pas se casser la gueule, ou quand sa voix se brisait à cause de la douleur. En plus il ne comprenait pas. Dire quoi à propos des estres aux autres ? Il paniquait complètement, et finit par le réaliser. Alors il se cala bien sur ses deux pieds, et tenta de calmer sa respiration au maximum, ainsi que les battements de son coeur. Il fallait qu'il se calme, ses pensées tourbillonnaient dans son esprit et il avait l'impression d'être plus proche de l'évanouissement qu'Anaïs. Ce qui n'étais évidement pas normal.
Il comprit enfin ce qu'il devait faire. Il ferma ses yeux non sans un dernier regard vers Anaïs. Elle ne devait pas mourir. Elle n'aurait pas dû se faire toucher. Il aurait dû faire beaucoup plus attention et ne pas se laisser distraire. Mais bon. Trop tard. Il soupira et se concentra. Alors où est-ce qu'ils étaient tous ces trucs immondes ? Il les compta et les situa le mieux qu'ils pouvaient et souffla.

- Ok. C'est noté. Maintenant William.

Hey. Bon il y en a encore 3 dans la forêt faire attention mais normalement ils nous suivent. Et il y en a environ 5 autour de la tour. Bonne chance, j'y vais j'suis pressé pas besoin de répondre.

Il priait pour que William n'ait pas entendu sa panique, et rouvrit ses yeux.

- C'est fait, lança-t-il en s'approchant d'elle juste pour la protéger au cas où. Il se sentait plus rassuré maintenant qu'elle était plus proche. Ok go.

Il marcha rapidement, non sans vérifier chaque seconde qu'Anaïs tenait le coup. Il s'était mis à gauche d'elle au cas où elle voudrait s'agripper à lui pour éviter de tomber. Il hésitait à lui dire qu'elle avait le droit de pleurer mais sorti de nul part c'était étrange. Et connaissant un minimum Ana, elle l'enverra boulet.

Ils arrivèrent en haut. Enfin. Il regarda la cabane en reprenant son souffle. Putain les collines sauveuse ça craint. C'est chiant à monter. Surtout avec une partenaire qui s'est prise une balle et qui pisse le sang. Il soupira. Quelle journée de merde. La cabane leur faisait de l'ombre et ça faisait du bien. Il en pouvait plus du soleil, ses yeux clairs le rendaient aveugle. Il se mordit la lèvre en se tournant vers Anaïs.

- Merde comment tu vas faire pour monter sur le toit ?

Il réfléchit quelques instants. Il pouvait toujours essayer de l'aider à monter sur le toit. Heureusement c'était une vieille cabane, avec une seule étage, et qui avait l'air solide. Un bon point. C'était toujours ça de prit. Lou leva soudainement la tête vers Anaïs.

- Je suis con merde. On peut entrer dedans regarder si y a une table, une chaise ou un truc du style non ?

Il n'attendit pas plus, et ouvrit la porte un peu trop violemment. Il jura entre ses dents, mais vite qu'il y avait quand même quelques trucs dans la cabane. Il jeta un coup d'œil circulaire et fut déçu de ne pas trouver d'outils susceptibles d'être jeté sur un estre quand ils seront sur la cabane. Il aperçut une table et se précipita vers elle. Il la porta facilement : c'était un vieux truc, valait mieux éviter de taper dedans. Il l'a sorti, la pose contre le mur et retourna dans la cabane en se souvenant d'une caisse.

- Parfait.

Il la porta un peu plus difficilement, ce truc devait peser 3 kilos. Il ne chercha pas à l'ouvrir, le cadenas était bien trop imposant, et ils étaient un peu pressé. Il réussit à déposer - enfin plutôt lâcher - la caisse sur la table et regarda Anaïs tout souriant. Pour essayer de remonter le morale de la jeune fille tout autant que le sien.

- A toi l'honneur la blonde.

Il verifie une dernière fois que tout était stable, et qu'elle n'aurait pas à faire trop d'effort pour monter sur le toit. Et il se rendit compte que sans table lui-même aurait été incapable de monter sur le toit.

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MessageSujet: Re: [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.    Sam 29 Avr - 14:20

Si j'avais pu, j'aurais hurlé en faisant un pas. Mon corps, en faisant le mouvement, avait emmené tout mes membres avec lui pour faire l'effort, beaucoup trop brusquement. Vous alliez me dire, quand on marche, on bouge forcément son corps et mais là... J'avais des conséquences atténuantes non ? Louis s'était approché, mes yeux criaient de douleur et je me mordis la lèvre pour me taire. L'adrénaline me courrait dans les veines, et elle me permettre d'avancer encore, au moins le temps de finir notre mission, enfin, tant que je ne m'arrêtais pas en cours de route pour prendre gardes à à à... Ces détails qui me pousseraient à arrêter. Comme toujours, je devais me caler des buts, et j'y arriverai. Enfin... la tâche semblait plus ardue cette fois-ci, et je me demandai durant un quart de seconde si j'allais revenir vivante. Louis devait-il prévenir William de ma situation ..? Je pinçai les lèvres en fermant les yeux. Non. Non il n'allait pas le mettre au courant sinon il voudrait que j'arrête. Or, il était hors de question de laisser Louis seul, ou de faire capoter ce que nous avions prévu. Nous devions arriver à cette cabane, informer le groupe du nombre d'estres présents, blessée ou pas. Le jeune homme approcha un peu, avec hésitation, et s'arrêta comme s'il n'osait plus aller plus loin. Je prenais mon temps pour respirer, histoire de ne pas m'étouffer avec ma salive et ma douleur. Je portai une main à mon épaule, une voix fluette me soufflait que je devais empêcher l'hémorragie et la seule technique que je connaissais était celle que William m'avait apprise : mettre sa main sur la blessure pour stopper le maximum de sang. Mais quand on avait un trou dans le dos et dans l'épaule, on faisait comment ? Je ne pouvais pas à la fois passer une main dans mon dos et là c'était pas possible ! Je pris une grande inspiration, fis mon choix, et pressai la plaie de ma main droite. Des larmes parlèrent sur mes yeux, j'eus envie de hurler et ne laissai échapper qu'un faible gémissement aiguë entre mes lèvres. La douleur était intolérable, je n'avais pas les capacités pour la supporter très longtemps. William y arriverait, j'en étais certaine. Mais moi... Je n'aurais jamais cru arriver un jour à une telle situation en entrant dans la boucle, je n'aurais jamais cru que je me viderai de mon sang sur un champ de bataille ..! Louis tenta de me rassurer. C'était gentil de sa part et... Je trouvais cela... fortement rassurant. Ce qui me rassura encore plus fut de le voir se mettre à paniquer. Bon Dieu de bon Dieu ! A ce rythme nous n'y arriverions jamais ! La fin du voyage devenait de plus en plus floue pour moi... Que dirait William en m'entendant penser ça ! Il me forcerait à avancer, oui c'est certain...  J'observai Louis malgré le voile de douleur : il avait fermé les yeux et je reconnaissais la petite ride qui se formait sur son front qu'il était en pleine concentration. Il m'informa bientôt qu'il avait donné à William de la localisation des estres, le prochain arrêt était la cabane... tout en haut de la colline. J'étais essoufflée rien qu'à regarder tout ce que j'avais à gravir, ça me paraissait insurmontable. Mais, hors de question de se plaindre. J'adressai un regard sûre de moi à Louis - bien que je ne le sois pas du tout - et me demandai durant un instant si je ne dramatisais pas la situation. Après tout ce n'était qu'une belle dans l'épaule, n'est-ce pas ..? Un petit projectile de fer qui m'avait traversée de part à d'autre... Ces pensées n'étaient ni réconfortantes ni trop trop douloureuse, je devais juste arrêter d'y penser (difficile avec toute cette douleur et ce sang que je sentais couler dans mon dos).
Comme il le fallait : nous commençâmes à monter. Louis s'était mis à ma gauche, à l'opposé de mon épaule touchée dont le bras pendait mollement contre moi. J'essayais de le faire bouger le moins possible, mais ce n'était pas gagné. Surtout en montant, nous étions à moitié penché pour nous faciliter l'ascension ; ça ne me la falicitait pas vraiment. Ma main était déjà rouge, et je grimaçai un peu plus à chaque pas. Je trébuchais sans qu'il n'y ait quoi que ce soit sous mes pieds et trouvais cela ridicule. Je perdais aussi ma confiance en moi et m'approchais un peu plus de Louis en comptant sur lui pour me rattraper si je finissais au sol. Le sang tâchait mon t-shirt et le liquide chaud coulait dans mon dos. Les larmes de douleur perlèrent au coin de mes yeux sans jamais glisser le long de mes joues. Combien de temps allais-je tenir dans cette situation ? Allais-je perdre beaucoup de sang ? Oui, c'était la chose la plus logique dans cette situation, je n'allais pas soudainement m'arrêter de saigner comme ça. Et si c'était le cas, combien de litre ? Allais-je réussir à rentrer ..? Nous étions loin d'avoir terminé et nous étions maintenant loin de notre coin de ralliement, voire de l'autre côté de la boucle. Je fus prise d'un tournis rien qu'en y pensant et finalement, l'esprit brumeux, nous arrivâmes en haut.
Louis était essoufflé, je l'étais encore plus, et je gémis à plusieurs reprises lorsque j'expirai. Mes pensées s'améliorèrent un peu dans le sens où voir la cabane me mit du baume au coeur. Nous avions fait... La moitié du voyage, plus qu'à refaire ce que nous avions fait précédemment, du gâteau ! Mh mh. Mon partenaire me posa une question à laquelle je n'avais pas de réponse. Parce qu'il voulait que je monte sur le toit ? Je voulus lui dire que ce n'était pas la peine, mais je fus trop occupée à reprendre ma respiration et à sursauter violemment en entendant de nouveaux coups de feu, mais qui venaient de bien plus loin. Ce n'était pas pour nous. Heureusement. Pendant ce temps, Louis s'était tourné vers la cabane et avait ouvert la porte en un bruyant claquement. J'aurais pu le prévenir : un estre aurait très bien pu se cacher dedans, mais il y était déjà, et j'entendis un raclement contre le plancher. Le jeune homme en ressortit avec une table qu'il déposa contre le mur du cabanon, et peu après une malle. Il fit de même et nous eûmes un escalier sur mesure, quoi qu'assez grand, mais qui ferait l'affaite dans tous les cas. Il se retourna vers moi en souriant, et je parvins presque à y répondre, avant de lui désigner l'amoncellement de meuble du menton. Il me devança une nouvelle fois et m'incitant à monter. Restée jusque là, je le gratifia d'un "merci" et m'assis sur la table pour y aller à l'envers : c'était une méthode comme une autre pour éviter un maximum la douleur en utilisant les bras. Je montai sur la caisse simplement, mais pour atteindre le haut du toit je dus me hisser à partir de mes bras. Le côté blessé céda en plein milieu, alors que mon visage était crispé de douleur, et je me retrouvai à plat ventre en essayant de ne pas tomber. Je le forçai à supporter mon bras, et cette fois la larme de douleur caressa ma joue pour glisser sur mes lèvres crispées et je gémis en utilisant mon second bras avec desespoir pour arriver à monter. De nouveau essoufflée, je m'assis sur le toit en attendant que Louis monte. Il le fit aisément, sans toutes les difficultés que j'avais rencontrées en chemin. Chanceux.
Je me levai quand il fut là, ma respiration s'était un peu calmée, pas la douleur. Ma main tenait toujours mon t-shirt à l'endroit de la plaie.

-Enfin arrivés, soufflai-je.

Je regardai la Tour. Elle était bien plus claire de la là où nous étions, c'était certain. Maintenant, trouver les petits estres cachés dans le décor ! Je plaissai les yeux pour mieux voir - parce que c'était loin quoi qu'on en dise - pour aider Louis.

- J'en vois trois en bas, qui surveillent, et... y en a un quatrième qui vient de sortir de la forêt, tu le vois ? (je pointai du doigt l'endroit en question) Dans les tours... Je vois pas, mais y en a sûrement, ils ne peuvent pas être que quatre, tu les détectes ?

Et pendant que nous étions entrain d'observer la Tour en question, aucun de nous deux ne vérifia les alentours. C'est ce qui changea tout, c'est ce pourquoi je m'en voudrai à jamais.

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MessageSujet: Re: [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.    Jeu 1 Juin - 14:17

Louis l'observa monter avec une certaine pitié. On voyait que si elle le pouvait elle se serrait roulé en boule et aurait pleuré toutes les larmes de son corps. Elle était épuisée. Chaque effort qu'elle faisait semblait la consumer petit à petit. Lou comprit que si elle forçait trop, ou refaisait un effort trop intense, elle tomberait dans les pommes. Et qu'il serait totalement incapable de la sauver. En y réfléchissant, Louis se trouvait incapable pour énormément de chose.
Il soupira doucement. Elle prenait du temps à monter, ce que Louis comprenait sans problème. Il avait juste peur de se faire attaquer pendant qu'il faisait attention à elle. Alors il jetait des coups d’œil perdus autour de lui, sautillant légèrement sur place. Il priait, demandait à n'importe qui sur cette terre de les épargner le temps qu'ils s'occupent de monter en haut de la cabane. La blonde arriva enfin sur la cabane et Louis laissa s'échapper l'air qu'il gardait dans ses poumons depuis quelques secondes déjà.

- Une bonne chose de faite, marmonna-t-il en veillant à ce qu'elle ne l'entende pas.

Il s'approcha du meuble, et monta dessus sans la moindre difficulté. Encore une fois il eu un pincement au cœur en sachant qu'elle l'observait. Il n'avait rien lui Juste un poignet un peu amoché, qu'il prenait soin de ne pas utiliser pour monter. Mais deux jambes et un bras valide lui suffisait amplement. lui ne se vidait pas de son sang. Une fois en faut, il regarda Anaïs quelques secondes. Il eut le temps de voir son teint blafard. Ses joues creusées par les larmes silencieuses. Ses cheveux en bataille. Ses yeux qui reflétaient toute sa douleur, tout son désespoir. Ils étaient tout embués de larmes.
Louis détourna le regard. Putain, il se sentait vraiment comme un fragile. Il n'arrivait même pas à la regarder plus de cinq secondes sans avoir envie de vomir à la vue du sang, et envie de pleurer en se sentant inutile vis à vis de sa douleur. Il l'écouta parler qu'à moitié, les yeux dans le vide. Quelle journée de merde. Il se tourna aussi vers la tour, dans des mouvements saccadés. Il commençait à se sentir réellement fatigué. Louis soupira tristement et se ressaisit en entendant Ana lui parlait. Il devait absolument rester concentré. Pour ne pas reproduire deux fois la même erreur. Alors il suivit son doigts et regarda où elle pointait. Après un petit effort de concentration il remarque enfin l'estre qui sortait de la forêt.

- Je le vois, souffla-t-il.

Louis hocha doucement la tête. Bien-sûr qu'il était capable de les détecter. Il fronça les sourcils. Quelque chose n'allait pas. Pourtant, il avait beau réfléchir, il ne trouvait pas. Il avait l'impression que son cerveau essayait de lui envoyer un message, mais il ne comprenait rien. Alors il haussa les épaules pour lui-même. Ce qui n'allait pas c'est que tout le monde allait mourir s'il ne se bougeait pas pour trouver les estres. Il ferma ses yeux et se concentra sur la tour.

- Alors. Il y en a un tout en haut. Et deux au centre. Les particuliers son majoritairement en bas, mais il en reste en haut.

Il soupira et rouvrit ses yeux doucement.

- Et maintenant Ana ? demanda-t-il en se tournant vers elle. On fait qu-...

Louis se figea. Il mit son bras devant Anaïs pour la protéger et lui dire de ne pas bouger. Un mouvement avait attiré son regard sur la colline. Au moment où il comprit qu'un estre avait monté la colline en les suivants, Louis se plaça immédiatement devant Anaïs. Elle était déjà blessée, elle ne méritait pas de se faire encore emmerder par d'autres estres. Seulement, maintenant qu'il voyait l'estre clairement, Louis hurla. Fort. Mais juste quelques secondes. Juste après, le cri se coupa. Et Louis fronça les sourcils. Pourquoi n'avait-il pas à crier ? Avait-il perdu sa voix ? Il cligna des yeux, et sentit des larmes glisser contre ses joues. Putain mais pourquoi il pleurait ? Le temps semblait ralenti, en suspend. Louis se sentait légèrement perdu.
Il s'écroula au sol. La douleur lui fit perdre connaissance quelques secondes. Et là tout se mit en place dans sa tête. L'estre avait un pistolet pointé sur eux, c'est pour ça qu'il avait crié. Et il avait arrêté de crier parce qu'il s'était pris la balle. Lamentablement. Il avait été une cible facile. Louis se demanda pourquoi il faisait noir. Puis il se rendit compte qu'il était incapable d'ouvrir ses yeux. Il sentait la douleur arriver par vague, tandis que l’adrénaline s'en allait de la même façon.
Louis venait de se prendre une balle dans l'abdomen. Il n'avait qu'une envie : se torde sur le sol, hurler, pleurer. N’importe quoi pour que la douleur s'en aille. Il perdit connaissance plusieurs fois rapidement, mais rester éveillé. Pour Anaïs. Il devait à tout prix s'assurer qu'elle allait bien. Louis fit un effort considérable, immobile sur le sol. Il souleva ses paupières. La lumière l'aveugla, et les larmes larmes, qui n'étaient plus retenues, se mirent à couler, puis s'écrasèrent au sol.

- A... ?

C'est tout ce qu'il avait réussi à dire. La douleur compressait ses poumons. Louis ne voyait rien, tout était double, triple, avec des énorme taches noires et blanches en plein milieu de son champ de vision. Il abandonna. Il était incapable d'esquisser le moindre mouvement. Il resta alors étalé sur le toit de la cabane, les yeux vides mais ouverts vers le ciel. Il attendait quelque chose. Sans trop savoir quoi. La mort sans doute. Il voulait que tout s'arrête. Il souhait réellement mourir. Il avait de plus en plus de mal à respirer, et luttait pour garder les yeux ouvert. Il eut juste le courage de monter sa main jusqu'à la plaie et la sentit immédiatement s’enfouir sous une vague de sang. Il n'eut pas la fronce de faire une grimace écœuré. Il n'était même pas écœuré. En fait, il ne ressentait que la douleur. Elle était là, constante. Et petit à petit, elle faisait tomber les défenses de Louis. Bientôt, il n'y en aurait plus aucune. Et Louis serait alors incapable de respirer par lui même, il n'aura plus assez de sang dans ses veines, ses yeux se refermeront tout seul. Et alors, le cœur de Louis ralentira jusqu'à s'arrêter. Et Louis mourra. Étrangement, il sourit à cette pensée. Mourir signifiait l'arrêt de la douleur. Ça semblait être une bonne option.
Il se rappela de la blonde sur laquelle il devait veiller. Non. Il ne devait pas mourir. Il devait vivre et la protéger. Ça allait être plus compliqué qu'avant, effectivement. Mais il devait le faire. Sous peine de mourir à cause de son copain... Will quelque chose. Il devait absolument vivre.
Sauf qu'il ne pouvait rien faire. C'est avec l'espoir qu'Anaïs ait tué l'estre et qu'elle s'occupe bientôt de lui que Louis continua d'attendre.
Et il avait aussi espoir qu'elle lui enlève la douleur qui le rongeait petit à petit.
Mais qu'elle revienne c'était bien aussi. Un bon début. Simplement entendre sa voix qui lui montre qu'elle était là. Parce que pour l'instant, il n'entendait qu'un vague bruit de fond, étouffé par la douleur. Ses oreilles sifflaient. Louis était perdu. Ça ne faisait que dix petites secondes que Louis était au sol, mais il avait l'impression d'avoir mal depuis une heure. Il se demandait ce qui prenait autant de temps à Ana, alors que cette dernière venait juste de réaliser que Louis s'était pris une balle. Tout tournait dans la tête de Louis. Tout allait beaucoup trop vite. C'était tout à fait déroutant.

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MessageSujet: Re: [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.    Ven 2 Juin - 21:32

- LOUIS !, ce fut un cri bref, brut, désespéré

Le garçon en question resta durant quelques secondes debout, droit. Une tâche rouge se formait déjà sur son t-shirt. Louis s'écroula, dos à moi, sur le toit de la cabane. Quand il tomba, je pus voir l'homme qui nous tenait en joue, d'un air menaçant. Il avait blessé Louis. Blessé. Louis. Boostée par cette nouvelle, je créai une barrière entre mon corps et mon esprit. Mon épaule douloureuse ne fut qu'un lointain, lointain souvenir. Mon sang bouillait dans mes veines, je tremblai et ma fureur faisait miroiter mes yeux. Il avait touché Louis. Qu'un estre me touche était une chose, qu'un estre ose s'en prendre à Louis ou William en était une autre. Il n'aurait pas dû... Il n'aurait jamais dû faire ça. Je me redressai de toute ma hauteur, en foudroyant l'estre de mon regard à peine bleuté, la lumière du soleil qui s'y reflétait les rendait blanc. Clairs, trop clairs pour être normaux trop clairs pour ne pas être habités par une incommensurable haine. Je dépassai Louis, et d'un geste une traînée de glace brûla toute l'herbe de la colline, jusqu'à l'ennemi, violemment. Nullement surpris, il releva son arme vers moi. Je le défiai de tirer, je le défiai de finir son mouvement. Fais-le. Essaye un peu, disait mon regard si expressif, je ne cherchai même pas à cacher la tempête qui se déroulait en mon être. Nous nous fîmes face, moi sur mon toit, lui dans ses buissons dont il sortait à peine. Aucun de nous deux ne bougeait. D'un accord commun, il s'apprêta à tirer. Il le fit. La balle partit. Elle m'aurait atteinte, c'était sûr et certain si plusieurs murs de glace ne s'étaient pas brusquement interposés ralentissant du même coup sa puissance. La balle censée me toucher resta coincée dans le dernier mur. Face à sa surprise, je n'attendis pas plus longtemps. Ma main tendue vers lui se referma brusquement, poussée par la rage et l'adrénaline ; je n'avais aucune idée de ce que je faisais. Mon don ne s'était jamais dévoilé de la sorte, mais sur le coup je n'y pensais pas : je voulais juste le voir mourir. L'estre hoqueta d'abord et porta une main à sa poitrine.
Un rictus mauvais assombrit mon visage. Un sourire effrayant, que je n'avais jamais porté auparavant. Cette aventure me changerait à tout jamais, je le savais maintenant. L'estre tomba à genou, perdit son arme, et apporta sa seconde main à son coeur. Je raffermis ma prise, heureuse, sans me l'avouer, de le voir souffrir. Alors que son faciès devenait blanc, une couche de glace passa au dessus de ses vêtements, elle monta, monta, monta... Son cou devint de glace. D'une dernière pression, je sentis son coeur, son organe vital se briser réellement. A ce même moment, le monstre se tordit de douleur, et s'écroula au sol. Je ne remarquai qu'en cet instant les pleurs qui secouaient ma poitrine. J'avais glacé son coeur, j'avais glacé son corps entier, et je n'avais plus eu qu'à faire fissurer la glace pour l'achever... Je ne pris pas le temps de réfléchir à cette nouvelle utilisation de mon don. J'abandonnai mes murs de glace et le cadavre sans rien penser de tout ça. Au contraire... J'étais obnubilée par Louis. Le jeune homme était au sol. Je ne compris la gravité de cet instant qu'en voyant le sang qui coulait sans s'arrêter. La blessure n'était même pas visible. Trop de sang, tellement de sang... J'avais le sentiment que si je l'avais voulu, j'aurais pu me noyer dedans. Et tout ça, tout ce rouge était son sang. Je répétai inlassablement des "non non non" à qui voulait l'entendre, tombai à genoux à côté de lui. Les sensations de mon propre corps ne m'étaient toujours pas revenues, bien que quelque part, mon cerveau et mes nerfs durent détecter la douleur. Je ne fis aucunement attention. Au lieu de ça, je pleurais, comme je le pouvais. Je pleurais en les combattant les larmes. Elles étaient inutiles, non ? Comme Louis n'allait pas mourir. Bien sur que non il n'allait pas mourir, c'était une blessure comme moi mon épaule : y avait beaucoup de sang, c'était surprenant, mais rien de grave. Nan, rien de grave. Fallait-t-il penser qu'une balle dans l'épaule c'était grave ? Je n'avais plus vraiment conscience de rien. C'était peut-être grave ? Et si moi c'était grave alors lui ..? Je soutins que ce n'était pas grave. Pas important pas.. pas...
Je m'approchai de lui, les mains tremblantes. Malgré mes efforts les larmes dévalaient mes joues comme un torrent. Elles, elles le savaient ce qui allait arriver. Elles le savaient alors que moi je ne l'acceptais pas. Je l'accepterai jamais. Je mis ma main sur la plaie, une tentative inutile et désespérée pour stopper l'hémorragie. Et alors, une cuisante pensée s'imposa : s'il mourrait ..? Je la repoussai le plus possible. Non ! J'allais l'aider, le porter s'il le fallait, et le ramener en lieu sur. En parlant de ça... j'érigeai deux imposants murs de glace autour de nous pour nous protéger. Pas deux fois la même erreur, or de question. Son sang coula sur mes mains, sur mes habits. Il se mêla au mien, et mes vêtements finirent de la même couleur rubis. Je n'en avais rien à faire. Je voulais juste... Juste arrêter tout ça... Tout arrêter. D'une main, je saisis son visage pour qu'il me regarde, pour être certaine qu'il reste conscient. J'avais besoin de voir ses yeux ouverts, de me dire qu'il n'était pas mort. Non, il ne mourrait pas aujourd'hui.

- Louis, Louis, re...regarde-moi d'accord ? Respire Louis... ça va aller, je... je, je vais te ramener à la colline et le particulier guérisseur te guérira, d'accord ? Reste avec moi, on va... on va y aller, tant que tu le peux,n'est-ce pas ? Bien sûr que tu peux te lever !

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Louis, pour rester éveiller, se forcer à compter. Il en était à 49, mais il savait que ses capacités diminuaient petit à petit. Il avait oublié des nombres, répétait plusieurs fois les mêmes. Il finissait par penser qu'Anaïs était morte aussi. Il n'avait pas était à la hauteur pour la protéger. Louis était empli d'un vide phénoménal. Il se sentait comme un petit trou noir. C'était comique quand on prenait en compte le fait qu'il avait vraiment un trou qui laissait échapper tout ce que le corps de Louis contenait. Mais il se sentait pareil mentalement. Il revoyait des passages de sa vie. Ses petites sœurs, ses parents, sa vie d'avant, ses amis. Tout. La rencontre avec Anaïs, le Noël dans la boucle, April, William. Victoria. Il avait peur de trop leur manquer, leur faire du mal en partant. Alors il luttait de toute ses forces. Anaïs n'allait jamais s'en remettre. Louis savait qu'elle faisait semblant de paraître forte tout le temps, qu'elle cachait au mieux sa tristesse. Sauf qu'on ne la fait pas à un télépathe. Louis avait fini par s'attacher à sa tête blonde, et ses histoires délirantes à propos de William et elle. Anaïs était loin d'avoir une vie plate. Cette dernière était toujours pleine de rebondissement. Louis priait pour ne pas être son prochain rebondissement. Il voulait être celui qui sèches ses larmes, pas celui qui la fait pleurer.

Il cligna des yeux plusieurs fois des yeux. Il avait l'impression de sentir l'air se rafraichir. Il espérait que ce soit grâce au don d'Ana, et non parce que son corps se vidait petit à petit de tout son sang. Ou bien c'était les deux. Quelques secondes plus tard, il perçu du mouvement à côté de lui. Il essaya de parler mais aucun son ne sortit. Il avait l'impression de s'être fait voler sa voix. Il se contenta d'attendre qu'Anaïs fasse quelque chose. Il savait que c'était elle grâce à sa chevelure blonde. Il était incapable de tourner la tête pour pouvoir la regarder, incapable d'utiliser son pouvoir pour lui parer. Louis était un incapable. Il se contenta d'émettre un long râle quand elle pressa ses mains contre sa blessure. Bordel il avait mal. Il fronça très légèrement les sourcils. Il sentit les mains trempées de sang d'Anaïs se poser sur son visage. Enfin, il pouvait la regarder. Heureusement qu'elle était intelligente cette petite. Il l'entendait parfaitement marmonner "non" en boucle, inlassablement. Ça ressemblait à une litanie, une formule magique qui allait guérir Louis. Il n'osa pas lui dire que ça ne marchait absolument pas et que ça lui donnait juste encore plus l'impression qu'il allait mourir dans la seconde. Toute façon il ne pouvait pas parler. Incapable. Il avait la respiration sifflante, et il gémissait presque à chaque inspiration qui faisait bouger son côtes. Parfois, Louis sentait une ou deux larmes s'écraser sur son visage, pour se mêler aux siennes. Il voulait qu'elle arrête de pleurer, ça le rendait beaucoup trop triste. Anaïs ne méritait pas de pleurer. Elle devait être heureuse. Il fallait qu'elle arrête de pleurer. Alors Louis fit un effort, sourit, grogna de nouveau à cause du mouvement.

- Ç-ça va.. aller, chuchota le garçon d'un voix éraillé.

Louis se sentait cassé de partout. Sa voix, son corps, son esprit. Plus rien n'était fonctionnel. Ses fonctions s’éteignaient petit à petit. Lou n'arrivait plus à lutter. Il se demandait s'il ne devait pas abandonner maintenant, là tout de suite, laisser ses yeux se fermer et attendre que la Mort vienne le chercher. Parce que oui, maintenant il en était certain. Il allait mourir. On ne survivait pas à une telle hémorragie, sans médecin, sur le toit d'un cabane perdue au milieu de nulle part. Louis s'était pris une balle, et il allait mourir devant les yeux et dans les bras d'Anaïs. En plus, il s'en voulait de lui avoir menti. Ça n'allait pas aller du tout. Pour aucun des deux. Enfin Louis légèrement plus. Il n'allait plus avoir mal. C'est ce qu'il souhait le plus en ce moment, avec le fait qu'Ana arrête de pleurer. Elle aussi était blessée, elle devait se soigner. Il ne fallait pas qu'ils meurent tous les deux. Il fallait absolument qu'elle aille rejoindre William, qu'elle ne reste pas seule avec un cadavre. Il ne fallait pas qu'elle s’apitoie, ou pleure ici. Il fallait qu'elle reste forte le temps de retrouver William, puis qu'il l'amène en sécurité. Louis ne doutait pas de William sur ce point là. Et ensuite, Anaïs pourrait pleurer toutes les larmes de son corps. C'est ce que tout le monde fait quand quelqu'un de proche meurt non ? Alors Anaïs pourra le faire. Puis elle devra s'en remettre. Ça lui passera, elle devra arrêter d'être triste, et vivre heureuse, même s'il ne sera plus là. comme quand il n'était pas encore dans sa vie.

Louis l'écouta parler, et se força à garder son sourire, qui sonnait faux. Non. Il n'allait pas se lever. Personne n'allait le soigner. Il allait s'en aller. Louis voulait lui dire tellement de chose, mais il n'avait pas assez de temps. Ses yeux se fermèrent sans qu'il puisse y faire quelque chose, et il n'arriva pas a les rouvrir. il savait que ça allait beaucoup inquiéter Anaïs, mais ses gémissements prouvaient qu'il était toujours en vie. Même si ce n'était plus pour longtemps. Anaïs pensait encore qu'il allait s'en sortir, elle en était persuadée. Elle n'osait pas voir la vérité en face. Cette dernière devait sonner faux à ses oreilles. Ce que Louis pouvait comprendre. Alors il n'essaya pas de lui faire comprendre qu'elle était pleine d'illusions. Il était lâche, Louis. Mais il n'avait pas le courage de lu briser le cœur en étant là. Il préférait partir, et l'abandonner pour ne pas la voir brisée. On pouvait le lui pardonner, Louis essayait de mourir le plus heureux possible.

Sa respiration devenait beaucoup trop difficile, saccadée, bruyante. il n'avait même plus la force de respirer. Son sourire s'était évanouie il y a longtemps.
Plus jamais quelqu'un ne le verra sourire. Plus personne ne l'entendra parler. Louis était en train de se transformer en souvenir, petit à petit. Il coulait, sombrait, disparaissait, s’effaçait. Sa respiration se bloqua, la douleur s'en alla pour de bon. Tout son corps se relâcha, sans prévenir, sans un au revoir. Mais comme Louis l'avait dit, tout irait bien pour Anaïs. Elle était en vie, Louis était heureux pour ça. Il avait réussi sa mission non ? Il resterait toujours auprès d'elle maintenant.

Et Louis s'en alla.



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Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: [EVENT : EQUIPE TROIS] Je n'étais pas prête. Pas prête à te perdre maintenant.    Dim 4 Juin - 1:48

Louis ne se leva pas. Il ne bougea même d'un poil. Sa poitrine se relevait à intervalles irréguliers, il gémissait à chaque fois qu'il devait respirer. Mon coeur se pinçait, mes pensées s'embrouillaient, mes larmes m'empêchaient d'y voir clair. Qu'est-ce que je devais faire ?! Je devais l'aider, je devais le sauver ! Je devais... Je... Plus rien n'avait de sens. Plus rien. Je tentai de chasser les gouttes salées de mes yeux, mais au lieu de ça je ne fis que me mettre le sang de Louis sur le visage. Je vis le sourire, son sourire d'ailleurs, celui qu'il fit naître avec foule d'efforts. Je n'y crus pas, pas un seul instant. Je savais ce qu'il essayait de faire, il voulait me rassurer, même là, alors qu'il.. Non, il n'avait pas mourir bordel ! Il n'avait pas à me rassurer, tout allait aller, il allait vivre ! Ce n'était pas parce que Willam avait dit que j'allais perdre quelqu'un en venant ici que ça se passerait ! Cette pensée ne m'aida pas du tout. Elle me fit plonger dans un gouffre de remords. Les regrets. Louis avait absolument voulu venir, j'avais cherché à l'en dissuader, mais mon entêtement n'avait pas eu gain de cause ce jour là. Alors le nouvel argument de ma venue était : je devais le protéger. J'avais promis, j'avais juré de le protéger. Depuis quand ne tenais-je plus mes promesses ? Hein ? Et là... Je ne l'avais pas protégé, sinon il ne serait pas là, à se vider de son sang sur le toit. C'était lui qui... J'avais envie de le gifler, de frapper son torse, encore et encore en lui hurlant qu'il n'aurait pas dû faire ça. Parce que malgré toutes mes pensées, une petite voix s'était faite plus forte, et m'avait susurré : "il est trop tard. Il n'est plus temps de rire avec lui, de passer du temps avec lui. J'espère que tu as bien profité, parce que tu ne le verras plus jamais. Il est mort, pour toi. Tu l'as vue, cette balle, tu aurais dû l'avoir. Tu aurais dû mourir. T
u le sais, n'est-ce pas ? Tu as ruiné sa vie, Anaïs, tu as ruiné tous ses espoirs en le tuant. Oui, tu l'as tué." Mes sanglots redoublèrent. Je voulais retourner à la maison, avec lui. Qu'on retourne dans le jardin après avoir mangé pour parler de tout et n'importe quoi, pour rire de nos bêtises et de nos instants de gêne. Je voulais qu'il me parle, qu'il me raconte sa vie, que je l'écoute, que j'entende sa voix. Mais plus jamais... Plus jamais je ne pourrai l'entendre. Il murmura pourtant un "ça va aller" qui au lieu de me rassurer, me brisa définitivement. Voilà, la dernière fois que sa voix s'élèverait dans le ciel.  Non ça n'allait pas aller. Disait-il cela parce que sa mort était proche et donc rapide ? "ça va aller, j'arrêterai bientôt de souffrir" ou "ça va aller, tu y arriveras sans moi". Parce que, que ce soit l'un ou l'autre, je ne pouvais l'accepter. Il ferma les yeux. Ses yeux à la fois gris et bleu se fermèrent, scellant à tout jamais un monde de paix. Si Louis mourrait, un pan entier de ma vie s'envolait. Je perdais la sérénité que j'avais enfin réussi à trouver après le pyromane, je perdais une accroche je perdais... Je perdais un morceau entier de mon coeur. Les larmes dégringolaient de mes joues tandis que je caressais son visage avec douceur en serrant une de ses mains. Ils étaient où ces Dieux de la miséricorde hein ? S'ils étaient si bons que ça, ils ne pouvaient pas le ramener ? Louis n'aurait jamais fait de mal à une mouche, il s'était même sacrifié ! Sacrifié ! Pourquoi ils étaient pas foutus de ce montrer ?! A quoi ça servait de croire en eux s'ils ne venaient jamais nous aider hein ?! Je hurlai intérieurement, insultant toutes les divines puissances que je connaissais, tout en les suppliant de faire quelque chose. Au point où j'en étais, cela ne changeait plus grand chose. Et c'est avec ironie que Louis toussota, encaissa la douleur, et sa poitrine s'abaissa sans jamais plus se relever, sous mes yeux humides.

- LOUIS ! LOUIS REVEILLE TOI ! OUVRE LES YEUX LOUIS! LOU... Louis, s'il te plait, Louis non, ne me laisse pas, Louis, reviens, finis-je par gémir, en le secouant, comme si ça allait le ramener à la vie.

Je m'étouffai dans mes sanglots quand je compris qu'il était... Qu'il était... Non non non, ça ne devait pas se passer comme ça, il ne pouvait pas mourir ! Il ne pouvait pas m'abandonner lui aussi, il n'avait pas le droit il... Ma douleur, ma peine se fit si puissante que couplée avec tout ce sang, je finis par rendre tout ce que j'avais déjeuné ce matin, dans l'herbe. Je portai mes mains à mon coeur affolé, et le sentais se crisper à chaque hoquet qui me foudroyait. Louis avait fermé les yeux, il ne... ne respirait plus. Définitivement plus. Comment était-ce possible ? Comment avais-je pu être aussi imprudente ?! Pourquoi n'avais-je pas réussi à le forcer chez Miss Tit ?! J'étais pitoyable. Mon chagrin débordait, et me tuait. Mes yeux n'étaient plus capable de regarder autre part que le corps de Louis, qui s'était soudainement affaissé. Je voulais arrêter de respirer moi aussi. Je n'avais pas le courage de faire tout le chemin inverse, chemin que j'avais fait avant avec Louis, alors qu'il était... vivant. Je ne voulais pas, je ne voulais pas rentrer sans lui, je ne voulais pas devoir partir et le laisser là, je ne voulais pas me dire qu'il était mort. Je gémis une nouvelle fois, désespérée, incapable de supporter la pression de cette souffrance qui m'écrasait.

- Je suis... Je suis tellement désolée Louis, je suis tellement... J'aurais dû... j'aurais dû...

J'aurais dû savoir te protéger, j'aurais dû faire plus attention, j'aurais dû m'y attendre, j'aurais dû te pousser pour pas que tu t'interposes, j'aurais dû tuer l'estre avant qu'il ne tire, j'aurais dû faire tant de choses que je n'ai pas réussi à faire. J'aurais dû être là, là pour toi comme tu as été là pour moi. Je suis désolée, j'ai pas été la meilleure des amies, j'ai pas réussi à même te sauver. Mes mots moururent dans ma gorge douloureuse.

- Pardonne-moi... suppliai-je dans un sanglot.

Je savais qu'il ne m'entendait plus, qu'il était passé dans l'haut delà. Mais peut-être pouvait-il m'entendre quand même, de là où il était. Peut-être... Je serrai la mâchoire, en passant mes mains sur son visage pour en retirer mes larmes qui étaient tombés. Va te faire foutre Dieu, t'es même pas capable d'être là quand on a besoin de toi, juste... Va te faire foutre, et prends ton monde avec toi, j'en veux plus. Pour l'instant, je voulais juste mourir. Je voulais qu'un nouvel estre sorte des bruyères et me tire dessus, une nouvelle fois, mais qu'il vise bien cette fois-ci. Qu'il m'atteigne en pleine tête ou en plein coeur, qu'importe, je n'étais pas difficile, mais je n'avais pas la force de me relever. Partir en abandonnant Louis ici n'était pas possible, inimaginable et...
J'abandonnai son visage, pour rapprocher mes genoux de ma poitrine et les retenir de mes bras. J'étais pleine de sang, j'en avais sur tous mes vêtements. Le mien n'état plus différentiable du sien, et c'est à ce moment que mes sensations revinrent à la normale : ma blessure à l'épaule me déchira un peu plus. En un faible gémissement, je m'écroulai, faible, sur le toit. Avec un peu de chance, on me penserait morte, et moi aussi je me penserai morte, alors je mourrai, tout simplement.
N'était-ce pas la plus belle chose qui pouvait m'arriver ? Je fixai le ciel, ces nuages inconnus, cette boucle inconnue. C'était donc ici que j'allais finalement mourir ..?

Au loin, une brusque explosion me fit réagir. Enfin "réagir" était un bien grand mot : je reconnectai mes neurones avec la réalité, tout en me disant que si je me souvenais bien des plans, il ne devait pas avoir d'explosion. Et William, qui était là-bas. William devait être à la maison, et si c'était là l'explosion. S'il était mort, lui aussi ? Si, finalement, ils m'avaient tous les deux abandonnée ..? A cette pensée, j'eux un haut le coeur, et je crus vomir une seconde fois. Mais je devais savoir. Je devais savoir si lui aussi avait succombé, si j'avais tout perdu dans une seule journée. Avec difficultés, je me redressai. Louis était toujours là, allongé, comme pour me dire que rien n'avait été rêvé ; tout était réel. Mes larmes coulèrent de nouveau. S'étaient-elles à un moment arrêtées ..? Je ne savais pas, je ne savais plus rien du tout.  Je déposai mes lèvres sur son front, incapable d'articuler le moindre mort. Ce monde était trop violent pour toi... J'espère que tu te trouves parmi les anges, tu le mérites plus que quiconque.
Je restai là, de longues minutes, à fixer son visage pour ne pas l'oublier. Pour qu'il ne devienne jamais une forme floue et indistincte. C'est la fumée que je voyais d'ici, qui me fis lever la tête. Je devais y aller, mais abandonner Louis... Je grimaçai et me retournai, violemment, en gémissant de douleur et de détresse. Je descendis de la cabane, perdue dans mes sanglots qui ne voulaient plus s'arrêter. Je marchai sur les morceaux de glace, les murs étaient tombés, comme les barrières de mon esprit. La seule pensée qui demeurait était "Louis est mort". Et c'est à peine consciente, que je pris le chemin du retour, passant du pâle au blanc. Mon épaule saignait toujours, était toujours douloureuse, aussi. Je titubai, sans savoir si je prenais le bon chemin. Et puis au fond, tant pis. Que pouvait-il m'arriver ? Mourir ? Très bien, que la mort vienne, je l'attendais. Je n'attendais plus que ça. Je voulais certes voir William, mais si la Faucheuse se mettait sur mon passage : je ne chercherais pas à l'éviter. Grande Mort, tu m'avais ; corps et âme j'étais tienne.

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