Partagez | 
 

 Perdus dans la jungle

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant
AuteurMessage
avatar
Membre ♫
Messages : 40
Date d'inscription : 02/09/2015
Localisation : Institut des Particuliers, lieu inconnu

Feuille de personnage
Avatar : Léonardo DiCaprio
Âge : 21 ans physiquement, 203 ans réellement.
Particularité : Régénération
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Ven 20 Jan - 23:48

Appuyé contre le mur, j'écoutai d'une oreille les interrogations peu discrètes de l'humaine qui marchait de long en large depuis près - petit coup d’œil discret à la montre - d'une demi-heure. Elle nous demandait respectivement ce que nous faisions là - ce que je pouvais comprendre - comment nous étions arrivé, et comment diable se faisait-il que son patient à deux doigts de la mort ait subitement manqué de s'étouffer cette nuit parce que ses poumons s'étaient remis à fonctionner normalement. Parfaitement calme, je jetai un coup d’œil à Miss Dyron, assise dans un coin de la pièce. Il émanait en permanence d'elle une espèce de retenue aristocratique qui demeurait malgré son état d'épuisement avancé. Stupéfiant. Il était temps qu'elle aille prendre du repos, sinon elle n'allait pas voir la suite des événements. Mon premier choix avait été Isaac - bien plus expérimenté et plus accommodant - mais je l'avais envoyé trop loin, et pour quelque chose auquel il ne pouvait pas dérogé pour le moment. On se contentait donc des talents bruts de Miss Dyron, qui ne serait pas en mesure de continuer les soins avant plusieurs jours. Je n'étais pas hors de cause, je l'avais kidnappé à Miss Tit juste après un épisode fâcheux - le genre d'épisode où les guérisseurs sont mis à contribution.
Birn commençait sérieusement à s'échauffer. Elle ne comprenait pas que ce fut possible. Si elle savait ce que je voyais tous les jours, songeai-je. Les humains ne pouvaient-ils pas admettre un petit miracle, pour une fois ?

"Mais comment est-ce possible ? J'exige des explications ! Répondez immédiatement !"

Il allait falloir intervenir. Inutile que ce sauvetage cause des problèmes. Il ne fallait pas que tout cela s'ébruite. Birn était une bonne chirurgienne, elle avait maintenu le malade numéro trente-trois en vie alors que peu d'humains en auraient été capables. Ce n'était certainement pas pour cela que j'allais lui fournir des explications, mais j'étais impressionné, et...
Quelqu'un fut brusquement irruption dans la pièce. Je la dévisageai. Il s'agissait de Miss Young, habillée dans la tenue conforme. Enfin, plus ou moins conforme, ce costume ne lui allait pas du tout, trop grand. Elle avait l'air encore plus jeune que son âge physique, là-dedans. Voilà qui n'avait pas dû l'aider à s'acclimater.

"Où avez-vous trouvé ces vêtements ? demandai-je aussitôt, avant d'enchaîner : Bonjour, Miss Young, le docteur Birn constatait justement la nette amélioration de l'état de son patient. Nous l'avons pourtant trouver ainsi en arrivant."

Miss Dyron masqua à grand peine un sourire, mais Birn n'était pas en reste.

"Non. Il y a eu une nouvelle opération. Mais qui dans le camps aurait bien pu accomplir une chose pareille ?.."

Birn était lancée sur une fausse piste, il n'y avait plus qu'à attendre qu'elle s'y égare. Elle n'était pas idiote, elle reviendrait certainement au fait que nous étions apparus au moment où le patient numéro trente-trois guérissait miraculeusement. En général, à ce moment-là nous étions loin.

"Prévenez-moi si quoi que ce soit change," marmonna le docteur Birn avant de sortir.

Je la suivis des yeux jusqu'à la porte qui claqua derrière elle. Et mon regard se posa sur Miss Young.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1128
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Sam 21 Jan - 23:05

Je fixai les deux particuliers, la bouche à moitié ouverte, les yeux grands ouverts. Birn n'avait pas l'air aussi enchantée, et ne m'adressa même pas le moindre mot. C'est Victor qui fut le premier à ouvrir à son tour la bouche pour me répondre. Mon coeur sembla se percer de part en part lorsqu'il parla de "nette amélioration". Et Victoria juste à côté… Je ne répondis ni à la question à propos des vêtements, ni au "redressement miraculeux", qui l'était pour un humain comme Birn, mais pour nous. Non, ils l'avaient sauvé… Du moins en parti et… Je lâchai la poignet de porte, et m'avançai lentement vers le lit où William était toujours, inconscient, branché à toutes les machines qui ne s'arrêtaient pas, et montraient une respiration régulière, calme. Ils l'avaient soigné… Alors William n'allait pas mourir… J'aurais pu les remercier, leur montrer toute ma reconnaissance, sourire, et au lieu de ça, je mis ma main devant ma bouche lorsque des larmes de délivrance coulèrent sur mes joues. Après ces deux jours à entendre de partout qu'il allait mourir, j'avais presque la certitude que ce ne serait pas le cas. Bordel, Victoria l'avait guéri ..! Je m'assis sur le bord du lit. Il n'avait plus d'aide respiratoire qui recouvrait en parti son visage et me brisait le coeur dès que je le voyais, ses yeux étaient fermés, mais sa poitrine s'abaissait correctement, normalement, comme elle aurait toujours dû le faire. Je caressai sa joue du bout des doigts, puis sa tempe en me mordant la lèvre. Mon soulagement était tel... Rien que savoir que rien de ce qui avait été dit, ou pensé n'allait se passer. Rien que me dire qu'il allait toujours vivre, qu'il allait rester avec moi, qu'il n'allait pas me quitter… Se dire que ces derniers jours n'avaient été qu'un intense cauchemar et que tout allait revenir à la normal. Nous allions rentrer dans la boucle de Miss Tit, à deux, et nous pourrions nous reposer, tranquillement, parler de tout et de rien, parler à deux, être avec lui, juste… nous allions toujours être à deux. Il n'allait pas mourir, par partir, je n'allais pas être seule. Bientôt il me prendrait sûrement dans ses bras, et même si ce n'était pas le cas, je le verrai vivant, entrain de respirer, proche de moi, c'était tout ce que je demandai. De ma deuxième main, je pris la sienne avec délicatesse, et tournai la tête vers Victoria et Victor, qui m'observaient, silencieux. Pourquoi l'homme de l'Institut avait-il dit que la vie de William ne dépendait plus de lui ? Pourquoi avait insinué qu'il ne ferait rien pour aider William, alors qu'il était parti chercher Victoria ? Sa conscience lui avait-elle joué un tour ? S'était-il senti coupable, la nuit, en se voyant dans un miroir ? Ou alors… Non, je ne savais pas, je ne comprenais pas, et puis je m'en fichais. La seule chose qui comptait en cet instant, c'était mon immense reconnaissance, et ma peur qui refluait lentement, pour quitter mon corps entièrement.

- Merci Victoria, merci Victor…, murmurai-je.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 110
Date d'inscription : 28/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Diane Kruger
Âge : 17 ans
Particularité : Contact curatif
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Dim 22 Jan - 17:13

         Victoria avait la migraine de sa vie. La journée, ou plutôt la semaine (il lui semblait que ça faisait une éternité qu'elle n'avait pas vécu une journée normale, sans douleur à guérir et sans peine) avait été très longue, en plus de la nuit. Victor avait bataillé avec elle pour l'envoyer se coucher (il était rare qu'elle ait en face d'elle quelqu'un de presque plus têtu qu'elle) et ils étaient finalement arrivé à un semblant de compromis. Aussitôt qu'elle s'était allongée, elle avait sombré dans un sommeil sans rêves, mais trop court : son réveil avait sonné beaucoup trop tôt. Après tout, c'était elle qui l'avait voulu, pour montrer à Victor que si elle décidait d'être réveillée, eh bien elle le serait. Stupide fierté, pensa-t-elle en se maudissant d'avoir voulu la ramener encore une fois. Elle ne pouvait pas s'en empêcher, elle était comme ça. Birn voulait des explications et curieusement, Victoria s'en amusait. C'était drôle de voir comment les humains rechignaient à voir les choses comme elles étaient. Victoria était comme elle, il n'y a pas si longtemps... Mais les choses étaient ce qu'elles étaient. Il était guérit. Enfin, guérit, un bien grand mot, il restait beaucoup à faire et rien que d'y penser, son mal de tête redoubla.
         Un fracas vint lui casser les oreilles. Victorira fronça les sourcils. Ce n'était qu'Anaïs qui entrait. Les larmes de joie qui coulèrent sur ses joues mirent du baume au cœur de la Guérisseuse - les gamins de Miss Tit l'appelait ainsi depuis la mission sauvetage, elle s'y était faite - et elle lui répondit avec bienveillance :

         "De rien."

         Il était temps d'y aller. Victoria ne sentait plus ses jambes mais les força à marcher. Un pas devant l'autre, c'était simple. Comme si de rien n'était. Elle quitta la pièce en croisant un militaire qui fit irruption à la suite d'Anaïs et leva les yeux au ciel en entendant Victor lui suggérer de la suivre. Combien de fois devra-t-elle le dire ? Elle n'avait pas besoin de baby-sitter ! La colère lui donna de la force et elle accéléra le pas, sans trop savoir où elle allait. Elle faillit foncer dans un groupe de trois hommes, dont l'un fut prompte à réagir. Il la détailla de haut en bas - elle était en robe des années 40 - et s'approcha d'elle avec un sourire qui lui fit peur.

       "Alors ma jolie, tu es libre ce soir ?"

        La réaction de Victoria ne se fit pas attendre. Elle écrasa son talon sur la botte de l'homme. Et comme il baisait la tête... Lui mit un poing dans la face avec toute sa force. Elle recula en se tenant la main.

        "Aïïïïïïe mais ça fait mal !.."

        Elle n'avait jamais frappé quelqu'un avec son poing, enfin si, une fois mais c'était pour une bonne raison, et elle ne se souvenait pas que ça faisait aussi mal ! L'homme s'était redressé et ses deux caïds n'avaient pas l'air franchement avenants. Victoria releva le menton et leur fit face.
        C'est à ce moment que l'autre ahuri servit à quelque chose.

        "Martins ! Arrête ! C'est une nouvelle, elle a pas fait exprès !
        - Tiens tiens, Jenkins. Elle a pas fait exprès de me mettre son poing dans la figure ?
"

        Le type se trouvait un peu bête, là. Mais Victoria le remercia intérieurement de s'être portée à son secours. Sauf que en reculant, elle ne se sentit pas très bien.
      Oh non, pas maintenant...
Elle tapa sur l'épaule de l'ahuri qui essayait de dialoguer avec les mecs qu'elle avait mis en pétard.

"Pas maintenant, je suis occupé, tu vois ?" lui répondit-il d'un ton sec sans se retourner.

       Bon, tant pis pour lui, il devra la ramasser par terre. Elle tourna de l’œil et s'effondra.

_________________

« Il n’y a pas de faibles, il n’y a que des gens que ne savent pas ce qu’ils valent. » – Daniel Pennac
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 35
Date d'inscription : 30/12/2016

Feuille de personnage
Avatar :
Âge :
Particularité :
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Dim 22 Jan - 18:15

         Kaï ne comprenait pas grand chose à tout ça - une fois de plus. Anaïs avait réagi au quart de tour pour un drôle de rêve et... Il se dépêcha de la suivre. Elle allait certainement voir William, mais alors ça voulait dire que... Que l'opération à une heure du matin s'était bien produite ? Kaî croisa Birn qui marmonnait dans sa barbe que "ce n'était pas possible", ce qui confirma son hypothèse improbable mais pourtant vraie. Et encore, il n'avait pas vu la suite : en entrant dans la chambre, il entendit Anaïs remercier à travers des larmes (de joie ?) et une blonde - la blonde d'hier, celle qui faisait que râler - passa devant lui pour sortir. L'autre - l'homme blond, plus petit que lui, Kaï en conclut que c'était à lui qu'Anaïs avait livré les documents - lui dit en le voyant :

         "Tu devrais la suivre, elle risque de s'attirer des problèmes."

         Kaï avait appris ces derniers jours que souvent mieux vaut agir sans se demander l'origine des choses parce que souvent il n'avait pas envie de comprendre. Il repartit donc et arrivait au coin du couloir quand il vit la blonde - la jolie blonde - mettre un pain à l'un des crétins de sa promotion. Il intervint aussitôt avant que les choses s'enveniment plus. Sauf qu'il ne trouva pas le meilleur argument. Comment on pouvait ne pas faire exprès de frapper quelqu'un ?

        "Écoute, c'est une civile, elle ne sait pas ce qu'elle fait, et..."

       BOUM.
       Le temps de se retourner et la fille était par terre.

       "Oh non, non, non !"

       Kaï s'accroupit près d'elle. Elle ne réagissait pas et lui se disait qu'il ne connaissait même pas son nom. Elle était trop émotive, ou quoi ?

       "C'est normal. Elle est épuisée."

      Le mec blond les avait suivi, il était appuyé contre le mur.

      "Venez, je vais vous montrer sa chambre."

      Ce qui voulait dire qu'il devait la porter. Kaï passa un bras sous ses genoux et l'autre sous ses épaules et la souleva. Elle ne pesait pas bien lourd. Ils plantèrent là Martins et ses potes et montèrent à l'étage. Une fois qu'elle fut allongée sur le lit, Kaï se tourna vers l'homme blond, et remarqua les cartes dépliées, les livres ouverts.

     "Ce n'est pas sa chambre. C'est la votre."

     L'homme reposa ce qu'il avait entre les mains sur la table.

     "Effectivement. On ne pouvait tout de même pas la laisser dans les dortoirs collectifs."

      Kaï déglutit. Il avait la sensation que le blond n'avait pas tout à fait terminer sa phrase. Et ce n'était pas la chambre d'un jeune homme de vingt ans.

      "Et... Vous êtes qui ?"

      L'homme se retourna et sourit.

      "Victor. Juste Victor."

      Ses yeux étaient étranges et ne correspondaient pas à son apparence. Il était encore plus paradoxal qu'Anaïs - qui lui en avait pourtant faire voir des vertes et des pas mûres. Il était comme elle, il en était certain. Mais Kaï sentait qu'il ne devait pas se montrer trop curieux. D'une manière ou d'une autre, ce type, ce Victor avait quelque chose de menaçant. Plus que Anaïs, malgré ses pouvoirs. Plus que le colonel.
       Le jeune homme se leva. Et la tension s'évapora quand Victor se dirigea vers lui et lui serra la main.

    "Bien, enchanté. Vous êtes Kaï, c'est cela ? Celui qui s'est occupé de Miss Young durant mon absence. Allons voir la suite des événements."

     Et il entraina Kaï vers la sortie avant de refermer la porte derrière eux.

**************************************************************

Trois jours plus tard...

Kaî fit irruption dans le dortoir collectif.

         "Anaïs ! Hé, Anaïs ! William va bientôt se réveiller, c'est Victor qui l'a dit ! Et Birn est d'accord avec lui même si elle veut pas trop l'admettre, continue-t-il en parlant très très vite. Bref, tu viens ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1128
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Lun 23 Jan - 8:03

La différence entre les deux jours où William était au bord de la mort, et ces trois jours où nous commencions à avoir la certitude qu'il n'allait pas mourir furent en tout une semaine où j'eus deux personnalités totalement différentes l'une de l'autre. La première froide et retirée, et la seconde disons moins… distante. Cela dut faire bizarre à Kaï, qui finit par découvrir une nouvelle facette de moi-même. Une facette beaucoup plus souriante, où je pus enfin regarder les membres de ce camp dans les yeux, comme pour le dire "quoi que vous aillez pu croire, vous avez eu tord, et vous aurez toujours tord sur notre compte". Surtout celui qui avait dit William ne passerait pas la nuit. Lui, je gardais son visage en mémoire, et mon habituelle rancoeur ne me permettait pas de l'oublier, pas tout de suite en tous cas, et pas avant un long moment en fait. Il n'avait qu'à pas dire que William allait mourir, il n'aurait jamais dû le dire. C'est en énonçant le pire qu'il arrive. Nous avions pourtant échappé de justesse à tout ça, c'était la première fois que nous passions aussi proche de la Grande Mort, la première fois que le risque d'être séparés étaient si grands. Je ne souhaite plus qu'oublier ces derniers jours, cette peur colossale, et toutes ces choses qui m'avaient coupée la respiration, qui m'auraient empêchée à tout jamais de vivre. Je n'arrivais toujours pas à croire que Victor soit revenu (avec Victoria !) pour le soigner, alors qu'il m'avait dit que l'Institut ne ferait rien. Et finalement… les voilà, tous les deux, et…
C'était le troisième matin depuis que j'avais trouvé Victor et Victoria dans la chambre de William. Le temps avait poursuivi sa route, tranquillement, nous laissant le temps de nous reposer avant la suite des événements. Cette suite des événements. Bien qu'ii ne soit pas totalement guéri, il l'était enfin assez pour se réveiller, normalement. Ses poumons avaient repris du poil de la bête, ainsi que ses côtes grâce à Victoria, il pouvait respirer, il pouvait vivre, et il allait enfin se réveiller, c'était ce que venait de dire Kaï, en entrant dans la chambre accompagné d'un débit de parole très élevé. Il était encore tôt, bien que je sois toujours la dernière fille à me lever, ne sachant quoi vraiment quoi faire. Alors j'étais de nouveau seule, à fixer le plafond, quand il entra. Immédiatement, j'enfilai mes chaussures, et le suivis jusqu'au compartiment où il était gardé. Dans la pièce, Birn et Victor étaient déjà posés non loin, et j'hésitai à les saluer. Ce fut pourtant un bref « bonjour » avec un bref sourire qu'ils obtinrent de ma part, et je me rapprochai lentement de William, comme si j'avais peur de le réveiller malencontreusement. Je caressai son front, et remis quelques-unes de ses mèches de cheveux derrière son oreille, en un geste délicat d'une mère prenant soin de son enfant. Et puis au bout d'un certain temps, ses paupières se mirent à papillonner, premier signe de vif depuis quatre jours.

- William ..?

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 960
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Lun 23 Jan - 9:14

"Bon, j'y vais," fit Kaï avant de sortir, suivi de Victor (qui lui faisait toujours aussi froid dans le dos par moments).

Birn s'attarda une minute de plus.

"Ne le fatiguez pas trop," dit-elle avant de sortir de la pièce.

***************************************************

William était mort. Enfin, c'était ce qui avait été annoncé. Il ne sentait rien du tout, parmi l'air cotonneux qui l'entourait. Il était dans une sorte de cocon, du moins c'était la sensation qu'il avait. Un cocon qui ne le protégeait pas, s'il était mort, c'était irréversible, non ? Alors pourquoi se sentait-il de nouveau entre deux mondes, comme suspendu au-dessus d'une réalité qu'il était censé avoir quitter ? Non pas qu'il en était encore spectateur, non, les fantômes n'existaient pas, mais il avait une petite impression d'arrêt sur image. Etait-il prêt à rembobiner toute sa vie, comme les livres le disaient au seuil de la mort ? Fallait-il vraiment en passer par là ? Il avait vécu chaque seconde, à quoi cela servait-il de s'en souvenir au moment où il ne pourrait jamais plus vivre ? C'était stupide, et tellement cruel. Il fallait croire que tout était comme cela, du début à la fin. Il y avait pourtant eu des bons moments... Et des événements sombres, si sombres qu'il s'était noyé dans l'obscurité. Tout pouvait être résumé en si peu, mais il manquait encore de mots. Pourquoi Anaïs n'était-elle pas là, c'était toujours elle qui savait quoi dire pour rassurer, pour arranger les choses. Pourquoi ?..
William fut aspiré à vitesse grand v vers la réalité et, paradoxalement, s'éveilla lentement. Il avait peine à rassembler ses pensées, tout semblait enchevêtré, complètement hors d'atteinte. Il fronça les sourcils en reconnaissant le visage qui était à ses côtés.

"Oh merde, je suis vraiment mort, c'est le paradis."

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1128
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Mar 24 Jan - 19:54

Ses yeux s'ouvrirent complètement, ses sourcils se froncèrent, et je pus revoir ses pupilles grises. Je repensai vaguement au moment dans la jungle, où il avait voulu que je parte sans lui, où il était tombé face contre terre, et qu'il avait prononcé ces mots... J'allais m'en souvenir, ils ressortiraient dans mes pires cauchemars, j'en étais certaine. Toujours toujours toujours… Mais pourtant je n'allais pas lui en parler, j'allais plutôt profiter qu'il soit là, vivant, à côté de moi. Son timbre de voix était redevenu normal, et si des cernes couvraient toujours les contours de ses yeux, il était enfin revenu, en mesure de parler, de réagir. Il me fit sourire, bien qu'il puisse être assez ambiguë. Plaisait-il ou était -il sérieux ? Non il n'était pas mort, heureusement qu'il n'était pas mort  ..! Ces derniers jours avaient déjà été assez horribles et épuisant comme ça. Mais nous approchions de la fin, nous approchions de ce que j'avais pensé inaccessible à cause de toutes les mauvaises paroles des autres, mais bientôt nous pourrions retourner chez Miss Tit, à deux, et la vie reprendrait son cours. Comme cela aurait toujours dû être. Quelles avaient été les chances qu'il survive en même temps ..? Pour un humain… Inexistantes ? Oui, certainement. Je devais énormément à Victoria (et Victor aussi, de l'avoir amené, mais il m'avait faite une belle frayeur lui). Sans elle, il serait toujours entrain d'agoniser, et moi… toujours entrain de désespérer. Au lieu de ça, j'étais ici, et… Je devais trouver un meilleur moyen pour la remercier plutôt qu'un simple et vague "merci". Mais pour l'instant… J'étais avec William, et Dieu comme c'était bon de sentir son coeur s'alléger de seconde en seconde pour se gonfler de nouveau en le voyant, en l'entendant, en le touchant… Il m'avait tellement tellement tellement manqué… Je passai une main sur son visage, pour caresser son front, et secouai la tête. Un sourire s'étirant un peu plus mon visage, tandis que je ne le quittais plus des yeux, trop occupée à scruter tous les détails de son visage, comme si nous ne nous étions pas vus depuis des mois. J'avais un peu cette impression d'ailleurs, comme une brutale séparation ayant durée, et durée, et durée…

- Tu ne vas pas mourir, soufflai-je en me mordant la lèvre, mes sentiments débordant une nouvelle fois de mon corps.

Comment pouvais-je supporter autant, en étant dans un aussi petit coeur ? Evidemment qu'à un moment où à un autre la pression devenait telle que je craquais ! Cette fois, ce n'était pas de la peur qui me serrait les tripes, c'était un soulagement incroyable, un retour à la vie, comme si nous venions seulement enfin de faire notre arrivée ici, ensemble. Et que ces derniers jours n'avaient pas existés.

- Tu m'as fait tellement peur bon Dieu…

Je sentis mon cœur s'alléger totalement en m'approchant, et je pus l'embrasser avec douceur, en déposant mes mains sur son visage pour effleurer sa peau du bout de mes pouces.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 960
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Mer 25 Jan - 22:43

La référence au paradis, c'était parce qu'elle était là justement (il avait voulu dire qu'il l'avait confondu avec un ange, et que les anges n'existaient qu'au paradis d'après la croyance populaire, ce qui expliquait qu'il ait relié le lieu où ils se trouvaient et le paradis, mais elle n'avait pas vraiment compris le trait d'humour, ou alors n'en avait rien à cirer, se remettant tout juste de sa soudaine résurection. Ils étaient deux, et William, s'il avait vite compris qu'il n'était pas mort n'avait par contre pas saisi les subtilités de ce virement de situation. Il sentait le poids écrasant de l'épuisement peser sur tout son être, autant physiquement que mentalement, bien que, pour le deuxième, ça avait tendance à s'améliorer (savoir que, finalement, on n'était pas condamné à affronter sa fin était mine de rien libérateur). Mais il lui fallait remettre les pendules en marche, il ne savait même pas depuis combien de temps ils étaient ici, et comment il avait survécu - il voyait encore l'expression d'Anaïs à l'instant où il avait compris que l'inéluctable allait se produire et était pressé d'oublier. Ses pensées s'embrouillaient et le fait qu'Anaïs l'embrasse les fit carrément voler en éclats.

"Moi-aussi, admit-il au bout d'un temps, après avoir retrouver ses mots, Tu me fais un résumé de la situation ?"

Pas trop vite où tu vas me perdre pensz-t-il, mais il pouvait s'estimer heureux, après tout, il était censé être mort.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1128
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Jeu 26 Jan - 22:17

- On a trouvé le lieu de rendez-vous, pendant la nuit, tu t'en souviens de ça ? Ils t'ont pris en charge, et j'ai dû donner les documents à Victor, qui les a amenés à Vladimir... Et puis... Après que je sois venue tu as..., je mis quelques secondes à chercher mes mots, puis en sentant mon cœur s'alourdir de nouveau j'abandonnai, Enfin, bref, Victor est revenu, avec Victoria, c'est grâce à eux le « miracle » sinon tu n'aurais jamais survécu... Et... ça fait trois jours qu'ils sont revenus, depuis on attendait que tu te réveilles.

J'avais pris mon temps, en pesant mes mots, parce que les répéter ne faisait que les rendre un peu plus blessant à chaque fois, et si j'avais désormais la certitude qu'il allait s'en sortir, alors je ne voulais plus y penser. Je n'avais qu'à laisser ces dernières images, ces derniers jours derrière nous, comme je l'avais déjà fait tant de fois. J'avais laissé ma famille, j'avais laissé les cauchemars, la nuit dans la cabane, le pyromane, que j'avais essayé d'abandonner à l'Institut (pas une chose facile) puis Louis aussi, que j'avais dû abandonner dans la boucle de Miss Stork, en laissant derrière moi un nouveau pan de ma vie. A croire que je n'étais pas capable de vivre sans me séparer petit à petit des morceaux qui avaient constitué mon monde. Et encore cette fois, j'avais failli devoir partir en laissant le plus important. M'enfin, ne plus y penser, exactement, faire comme si tout allait bien. Sourire, rire, faire comme si plus rien ne m'atteignait, et cacher tous mes sentiments. Si j n'y pensais pas, je n'avais pas à me poser de questions. C'est exactement ce que je devais faire : arrêter de me poser des questions, et vivre au présent, sans penser au futur, ni au passé, uniquement au présent. Et en ce moment, William était conscient, avec moi, il parlait, il respirait, il vivait, il était là, et je devais me concentrer sur ça, et seulement sur ça, pour ne rien penser, pour ne pas l'inquiéter. Il devait se reposer, et en aucun cas je ne devais l'alerter d'une quelconque façon. Juste… se laisser aller, tout laisser couler, ne rien attraper, ne pas s'en faire. Je pris une grande respiration, et esquissai un nouveau sourire en posant mon regard sur lui, puis sur le côté de ses poumons qui, il y a quelque jours à peine, était recouvert d'une couleur un peu bleu foncé, voire violette, sinon pas du tout rassurant, et carrément inquiétante. Alors évidemment que je risquais de m'inquiéter encore, encore longtemps, parce que c'était mon William, et que je savais pertinemment que je n'arrêterai jamais de m'inquiéter pour lui, quelle qu'en soit la raison. Je secouai légèrement la tête, et décidai d'ajouter quelque chose, bien que je ne sache pas encore quoi. Je sortis finalement la première chose qui me passa par la tête :

- Et puis ce matin, j'ai sauté de mon lit quand Kaï m'a dit que tu allais te réveiller.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 960
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Sam 28 Jan - 22:27

     William commençait à avoir mal à la tête à force de réfléchir. Trois jours, plus le temps pour Victor d'aller jusqu'au Pays de Galles récupérer Victoria dans la boucle de Miss Tit... ça faisait combien de temps qu'ils étaient là ? Une semaine ? Plus, moins ? Quand il s'était réveillé la dernière fois, il n'était pas dans son assiette et la situation était désespérée, il n'avait pas demandé quel jour on était - de toute façon, il n'aurait pas su faire le lien, leur arrivée ici était confuse, noyée dans un brouillard douloureux. Tout ce temps, il l'avait passé dans cette chambre ? Mais, et Anaïs ? Il y avait quoi, dehors, qu'est-ce qu'elle y avait fait ? Elle n'avait tout de même pas passé son temps à son chevet ? Non, elle avait forcément dû voir l'extérieur (et il y avait quoi à l'extérieur, en fait ? Il n'en avait aucune idée) et être avec des gens et... Être toute seule entourée de gens, plutôt. Victor avait parlé de camp militaire en leur confiant cette mission, donc ils devaient être humains et...
        William arqua un sourcil.

         "Et tu as fait quoi pendant tout ce temps ?"

         Le jeune homme aurait voulu pouvoir se masser les tempes. Ces derniers jours avaient dû être horribles et lui ne faisait que remuer le couteau dans la plaie, comme un imbécile.

        "Désolé, j'ai un peu de mal à situer les choses."

        Et il avait mal à la tête, aussi. La fatigue, certainement. Si Victoria l'avait soigné, pourquoi n'avait-elle pas fini le travail ? Peut-être y avait-il eu trop à faire. Certainement, en fait. William se rendit compte qu'il avait perdu le fil de la conversation et qu'Anaïs attendait encore une réponse quand il sentit son regard sur lui.

        "
Et, euh, c'est quoi, la suite du programme ?"

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1128
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Sam 28 Jan - 23:08

J'ai attendu, j'ai eu peur pour toi, j'ai fait des cauchemars, j'ai essayé de chasser mes mauvaises pensées, les images de toi, de Louis. Je me suis retenue de tuer des humains, j'ai fait une connerie avec Kaï, j'ai voulu mourir, crever lamentablement, j'ai essayé d'imaginer un avenir sans toi. Et comme conclusion : sans toi je n'ai aucun avenir. Qu'est-ce que j'ai fait d'autre ..? J'ai désespéré, j'ai eu peur, très peur, surtout quand tu as arrêter de respirer, j'ai cru que tout mon monde allait s'effondrer, que tu allais m'abandonner. J'ai vraiment cru que tu allais mourir, qu'il n'y avait pas d'autres solutions, que j'allais me retrouver seule, que j'allais te perdre. Que je n'allais plus jamais te revoir, que notre histoire était finie. Que tout était fini. Il ne me laissa pas répondre qu'il s'excusa rapidement. Il était épuisé. Je n'avais même pas envie de lui parler, juste de m'occuper de lui, de lui faire du bien, pour qu'il aille mieux, qu'il se sente mieux. J'aurais aimé lui enlever tout ce besoin de parler, de prendre des nouvelles de moi. Il n'en avait pas besoin, il devait se préoccuper de lui-même. Je n'étais pas aussi importante, et puis j'allais bien, à part mes bleus et mes plaies, je n'avais rien. Et puis j'avais dormi cette nuit, je me portais presque bien entre autre. Au contraire de lui, toujours aussi fatigué, incapable de bouger. Rien que parler semblait lui demander de nombreux efforts. J'en avais conscience, et c'était pourquoi je voulais lui faciliter la tâche en lui épargnant des paroles inutiles alors qu'il pouvait se reposer. J'allais prendre soin de lui, comme toujours, j'allais le protéger, et l'aider à aller mieux. Je ferai tout ce était dans mes capacités pour le remettre sur pieds. Ainsi, nous rentrerions chez Miss Tit, et nous pourrions enfin nous reposer réellement, à deux.

- Ce n'est rien, et ce n'est pas important de toute façon, souris-je en espérant ainsi changer de sujet.

Je caressai sa main, le regard baissé vers celle-ci, rugueuse et recouverte de quelques plaies datant sûrement de la chute du pont. Puis relevai les yeux pour le regarder. Il intercepta mon regard, et je dus retenir mon envie de l'embrasser. Bordel, j'avais envie qu'il me prenne dans ses bras, j'en avais terriblement envie... Mais je ne pouvais pas montrer mes faiblesses, je devais être forte, encore un moment, comme je le faisais depuis le début de cette aventure. Garder la tête haute et ne pas montrer mes blessures. Je me soignerai intérieurement lorsque nous serons rentrés, lorsque nous serons au calme, et tranquilles. Ce qui n'était pour le moment pas le cas, et William ne pouvait se supporter et supporter mes propres blessures internes. Alors je verrai. Plus tard, beaucoup plus tard.

- Tu te reposes, tu reprends des forces, je t'aide et je t'attends, conclus-je.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 960
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Dim 29 Jan - 22:36

         A présent, William était complètement dans le coaltar, la fatigue menaçait de le happer et il peinait à garder les yeux ouverts, à se concentrer sur quelque chose. Il était inconscient depuis des jours, c'était trop bête qu'après toute cette attente Anaïs n'ait droit qu'à quelques minutes de discussion calamiteuse !.. Mais il n'avait pas le choix, malgré ses efforts, il cédait du terrain. La sensation cuisante de déchirement intérieur perpétuel n'était plus là pour le rendre fou de douleur ni pour le maintenir éveillé. Elle était partie... Partie ! La souffrance, tout son corps qui se décomposait, son souffle qui le fuyait au point qu'il n'en supporte plus le sifflement de sa respiration, le poids sur sa poitrine qui l'enfermait sans un étau et le privait d'oxygène dont il avait désespérément besoin, tout avait disparu. Il était libre. Enfin, pas tout à fait, son corps pesait très lourd et il était pour l'instant incapable de bouger le petit doigt, mais il était délivré de la douleur, à part quelques élancements risibles par rapport à ce qu'il avait enduré. Bon sang, la douleur était partie ! Il en aurait pleurer de joie. Mais pour l'instant, l'épuisement le rattrapait au galop. Il fit un effort pour serrer légèrement la main d'Anaïs qui était dans la sienne.

          "La douleur, souffla-t-il après un temps indéterminé, elle est partie."

         Il la regarda, il regarda Anaïs au-dessus de lui, puis ferma les yeux et cessa de résister.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1128
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Lun 30 Jan - 17:19

Je sentis sa main serrer la mienne, et je ne pus que sourire un peu plus, soulagée de sentir sa paume contre la mienne. Mais j'avais envie de plus, de beaucoup plus, qu'il me prenne dans ses bras et me serre contre lui, qu'il ne me lâche plus. Et pourtant, ce petit contact serait tout ce que j'aurais avant un long moment. Je regardais nos mains qui se tenaient, et si la tristesse me serra le cœur, je ne montrai rien, peu désireuse d'aborder un tel sujet. Je n'avais rien à ajouter, il n'avait pas répondu et n'avait pas non plus l'air enclin à y répondre. Alors bien, nous n'avions pas besoin de parler, le voir éveillé, et proche de moi me suffirait pour l'instant. En peu de temps et après avoir soufflé quelques mots, ses yeux se fermèrent, et la légère pression sur ma main se relâcha. Il s'était rendormi, de nouveau. Je lui avais parlé une minute trente, tout au plus. Il me manquait... Il me manquait terriblement, j'avais juste envie de partir et de l'emmener avec moi. J'étais donc de nouveau seule, entourée de tout ce monde, à la dérive, à ne pouvoir compter que sur moi-même, sans pouvoir me décharger de rien du tout. Je soupirai et déposai finalement mes lèvres contre son front, puis y déposai mon propre front en fermant les yeux, une longue minute, en profitant au maximum de cette proximité. J'avais besoin de lui, tellement besoin d'entendre sa voix, plus longtemps, de sentir ses mains, de l'embrasser, d'être à côté de lui. D'avoir toute sa présence. Mais de nouveau, je n'avais droit qu'à un maigre bout, et j'allais devoir faire avec. Au fond, il était tout de même là, et j'avais le loisir de l'observer, avec sa moue d'enfant endormi, calme et tranquille. J'y restais un certain temps avant de relever la tête, d'abandonner sa main, de prendre une grande respiration et me me mettre debout, avec un dernier regard vers lui, une dernière douleur au cœur. Je fermai mes yeux, les rouvris, et sortis enfin de la pièce, en refermant doucement la porte derrière moi.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 960
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Lun 30 Jan - 23:39

           William observait. Il était derrière une vitre, et il observait Anaïs à l'intérieur de la pièce. Elle avait un casque pour éviter que ses oreilles ne pâtissent des détonations. A ses côtés se tenait un type assez jeune, moins de vingt-cinq ans à vue de nez. Lui-aussi avait un casque, et lui-aussi ne l'avait pas encore mis et discutait avec la jeune fille. William, d'où il était, n'entendait pas un traître mot de ce qu'ils disaient, mais leur proximité ne plaisait pas du tout au jeune homme. Il n'avait jamais aimé que quiconque s'approche d'Anaïs. Protecteur excessif ou jalousie presque pathologique ? Certainement un peu des deux, mais c'était plus fort que lui, il ne pouvait pas s'en empêcher. Elle avait beaucoup souffert à la mort de Louis - William aurait voulu ne pas avoir eu raison à propos de la tragédie de la boucle envahie - et elle s'attachait à un humain, de surcroit militaire et qui, en plus, ne la trouvait pas mal ? (William remarquait toujours quand quelqu'un matait Anaïs, même si lui s'efforçait d'être discret) C'était complètement stupide et rien qu'à cette dernière pensée (le fait que lui comme les autres humains reluquent Anaïs) William eut envie de lui casser la tête. Pour se calmer, le jeune homme reporta son attention sur Anaïs. La jeune fille tirait à présent. William ne voyait pas son visage mais il l'imaginait très bien, concentrée. Ils utilisaient des armes de poing qui rappelaient des souvenirs au jeune homme. Une fois qu'ils eurent fini, le type enleva son casque anti-bruit et fit signe à Anaïs de faire de même. Ils se dirigèrent vers la cible d'Anaïs et William en profita pour passer la porte. Il n'avait pas récupéré, loin de là - à vrai dire, rien que le trajet pour venir jusqu'ici avait été un véritable calvaire, et c'était pour ça qu'il s'était arrêté derrière la vitre - mais il réussit tout de même à atteindre son but sans se faire remarquer (c'était plus difficile de ne pas faire de bruit, d'habitude il le faisait naturellement, c'était étrange de devoir y faire attention). Il sortit un couteau, le type discutait et était sur le point de retirer la feuille de la cible... Quand un poignard vint se ficher en plein centre, à quelques centimètres de lui.
          Lui et Anaïs se retournèrent vers William, qui constata qu'il y arrivait toujours, y compris de la main droite (son bras gauche était encore en écharpe, Victoria avait réparé l'os mais les muscles froissés, eux, peinaient à suivre le rythme). Il fit un grand sourire à Anaïs :

          "Je vise toujours mieux que toi," lui fit-il remarquer, content de lui.

          Oui, il y avait des chances pour que le type le prenne pour un psychopathe, mais c'était un peu fait exprès, voyez-vous. Il réfléchirait à deux fois avant d'avoir des vues sur la jolie blonde à côté de lui s'il craignait de finir en steak haché.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1128
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Mar 31 Jan - 22:29

Kaï m'avait proposé le tir, comme la dernière fois la salle était occupée. Cette fois, elle était libre, j'avais donc directement accepté. Les seules armes à ma portée étaient ma glace et ma neige, alors si un jour le besoin était de se fondre dans une masse, quoi qu'on en dise, une arme de poing serait quand même plus discrète que de la glace. Alors... apprendre à bien les manier ne pouvait pas me faire de mal. Mes pieds étaient positionnés comme Kaï me l'avait indiqué, pour me permettre de supporter le recul au moment du tir. Le premier fut surprenant, très surprenant. Je sentis très bien l'onde de choc se répercuter sur le moindre de mes os, et je remerciai le casque qu'il m'avait donné. Au moins ça fonctionnait bien, bien que la sensation qui remontait le long de mon bras au moment du tir me donnait un avant goût du boucan que cela provoquait. Mes mains avaient tremblé la première fois, et j'avais failli partir en arrière de surprise. Heureusement que Kaï était là. C'était tellement différent les dons des armes humaines. Le bruit, le choc, et la force à contrer, la concentration à acquérir et la précision. Ce n'était pas du tout la même technique. Je devais m'habituer au poids dans la main, aux gestes, à la posture, au recul lors de la détonation. Tellement de petits détails auxquels je ne prêtais même pas attention en utilisant mon don. Et pourtant... le moindre centimètre pouvait être important, comme la hauteur de main et de mon bras par rapport à la cible, la position de mon pouce et de mes autres doigts... Kaï m'aidait, à côté, un casque sur ses oreilles maintenant, il relevait l'arme quand il le fallait, m'aidait à me placer correctement, et ainsi, face à la cible, je n'avais plus qu'à tirer. Ce qui se fit, trois fois, de nouveau. Mes épaules prirent le plus gros, et j'avais toujours l'impression de me vider de mes forces sur le coup. Je me retrouvais pantelante, les bras étendus contre mon corps, à fixer la cible. Il était temps de se faire un peu de muscles dans les bras, hein, parce que là, elle était drôle là Anaïs avec une arme en main. Je retirai mon casque, et suivis Kaï jusqu'à la cible, où les quelques balles avaient percé le papier. Et soudainement, avant d'avoir vu mes touches, un couteau se ficha sur la feuille accrochée, alors que Kaï tendait déjà les doigts pour la prendre. Je sursautai et je me retournai vers celui à qui appartenait ce couteau. Sur mon visage passa durant un millième de seconde de l'incompréhension, avant qu'il n'y ait de la surprise, et puis un grand sourire en voyant William, debout. William debout ! William en état de marcher ! William ..! Je ne sus comment réagir durant un instant, puis comme si c'était la chose la plus banale au monde, je m'approchai, lentement... avant de passer mes bras autour de son cou, en nichant ma tête dans son cou, les larmes me montant aux yeux. Bordel ..! Il était de debout, face à moi, et maintenant dans mes bras. Je pus sentir son odeur réconfortante, et un soulagement sans nom. J'avais envie de mourir de bonheur, pour ne plus quitter cette place, pour ne plus m'éloigner de lui, et de le garder à jamais contre moi. D'être certaine qu'on ne m'éloigne plus jamais de lui. Je pris une grande inspiration, en lui faisant un bisou dans le cou.

- Je n'ai pas des années d'entraînement derrières moi, mais tu pourras toujours m'apprendre quand on sera rentré... soufflai-je

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 35
Date d'inscription : 30/12/2016

Feuille de personnage
Avatar :
Âge :
Particularité :
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Mar 31 Jan - 23:08

          La leçon ne se déroulait pas trop mal, Anaïs était une élève attentive et Kaï se contentait de reproduire les gestes et les paroles qu'on lui avait enseigné il n'y a pas si longtemps que ça. C'était devenu automatique, à la longue, et même s'il avait lui-même encore des progrès à faire il pouvait toujours apprendre ce qu'il savait à Anaïs. De toute façon, ils n'avaient pas grand chose à faire d'autre, ils avaient plus ou moins fait le tour du camps ces derniers jours, et puis Anaïs n'allait pas le regarder monter et démonter des moteurs toute la journée. Alors il avait réussi à trouver ce créneau horaire. Il ne savait pas exactement ce qu'il encourrait en venant ici avec une civil - et il préférait ne pas y penser - mais s'ils ne se faisaient pas prendre et qu'ils remettaient tout en place, il n'y avait pas de raison que ça dérange qui que ce soit. Certes, l'inventaire des armes allaient se faire dans quelques jours mais d'ici-là il aura signaler son incartade.
        C'était la deuxième fois qu'elle tirait, et Kaï s'approcha de la cible en montrant l'impact le plus proche du centre - la plupart n'étaient pas dans la cible, mais c'était normal pour une première fois :

       "Celui-ci est le mieux placé, c'était ton troisième tir je cr..."

       Une lame vint se planter en plein milieu de la cible et Kaï enleva ses doigts aussi sec, effaré. Il avait failli se faire trancher la main ! Le jeune homme se retourna vers l'auteur de cette tentative d'assassinat et découvrit le mec d'Anaïs - William.

      "Non mais ça va pas ! T'as failli me couper la main !"

       Anaïs était déjà dans ses bras. Non mais vas-y, félicite-le aussi ! Putain mais c'est quoi ce mec ? se demanda Kaï en se disant qu'il était encore tombé sur un cas. A propos, il n'était pas censé être dans son lit lui ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 960
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Mar 31 Jan - 23:40

         William accusa le coup quand elle vint se suspendre à lui. Même si elle y mit de la douceur, il le sentit passer. Ça m'apprendra à faire le con, songea-t-il tandis que son flanc se réveillait malgré le traitement analgésique qu'il continuait à prendre. En vérité, il ne devrait même pas être ici. Mais il passa sous silence ce détail, se contentant de profiter de la présence d'Anaïs contre lui. Ça faisait longtemps qu'ils n'avaient pas pu s'enlacer, il lui devait bien ça, même s'il se sentait aussi fragile que du verre, prêt à se briser en mille morceaux. Mais que c'était bon de la sentir à nouveau contre lui !.. Il ne s'était pas rendu compte à quel point son contact lui avait manqué, à quel point son contact lui manquait toujours dès qu'elle était loin de lui. Là, en l'occurrence, c'était lui qui s'était éloigné d'elle, par nécessité. Parce qu'il avait mal, parce que la douleur l'avait remplacé. C'était maintenant qu'il s'aperçut que tout cela n'était pas un rêve, qu'il était bel et bien vivant, et non plus en train d'agoniser. Qu'il était possible qu'il s'en sorte, qu'il fallait juste se laisser le temps de retrouver des forces.

       "Doucement," souffla-t-il pour lui-même comme pour elle.

       S'il allait trop vite, il allait être mal et il trouvait qu'il en avait assez baver ces derniers jours (bien que sa conduite téméraire, à savoir le fait qu'il sorte de son lit alors qu'il ne devrait pas, laissait entendre qu'il avait plutôt la mémoire courte). Il avisa par-dessus l'épaule d'Anaïs que son petit numéro avait fait son effet. Le jeune militaire avait l'air scandalisé, ce qui était le but de la manœuvre. Il avait eu peur, même s'il ne l'admettrait certainement pas. William ne put s'empêcher de sourire, une lueur dangereuse dans le regard. Regard qui signifiait "c'était fait exprès, mon gars", message que Kaï capta très bien. William était doué pour s'attirer les foudres des autres, mais ce qui l'agaçait le plus, c'était quand un autre avait des vues sur Anaïs.

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1128
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Mer 1 Fév - 21:56

J'entendis Kaï crier derrière nous, et William nous sépara, un peu de temps après, par obligation. Ah oui, s'il avait pu se lever et marcher, ce n'était pas pour autant qu'il pouvait supporter mon poids ou un quelconque choc. J'aurais dû y aller plus doucement (bien que j'y sois déjà allée assez doucement sur le coup, mais apparemment il était encore plus faible que ce que j'avais imaginé). En même temps, je ne l'aurais jamais cru capable de se lever et de venir jusque ici et… Il avait déjà retrouvé ses couteaux, oui oui, effectivement. Waw, il était rapide à la réaction. Je le détaillai de haut en bas, pour vérifier qu'il était toujours entier (oui, j'avais de quoi vouloir me rassurer avec ces derniers jours) et en fin de compte, j'en vins rapidement à la conclusion que de un : il tenait debout, et de deux :  il n'avait pas perdu de morceau en route, bien que l'un n'allait pas sans l'autre. Je me tournai vers Kaï, qui paraissait indigné par l'entrée de William. En vérité… Il y avait de quoi, mais j'avais déjà vu plus violente comme arrivée de sa part. Ça, ce petit couteau visé avec une infime précision… ce n'était qu'un avant goût de ce qu'il était vraiment. Et si William avait été formé comme un combattant depuis longtemps, c'était dans cette salle, avec le casque anti-bruit autour du cou, et en voyant l'arme que j'avais tenu, que je me rendis compte que finalement, j'étais devenue moi aussi une combattante, à ma manière. Combien aurait-survécu dans la jungle ? Pourtant, j'avais eu mainte fois envie d'abandonner, et de mourir ici, surtout en sentant William se raccrocher à moi, à peine conscient. Mes nerfs avaient été mis à rude épreuve durant ces jours, et même en ce moment ils étaient tiraillés par d'innombrables questions et d'incontrôlables doutes. Et puis la boucle de Miss Stork, et tout le reste… Et maintenant, j'apprenais à tenir les armes des Hommes, à m'en servir, et j'apprendrai sûrement à tuer avec, si un jour je le devais et que l'Institut nous renvoyait quelque part. Si j'avais su… Si mes parents avaient su qu'en m'abandonnant je finirai ainsi… Etait-ce une bonne chose ..? Je savais très bien que mon petit ami pouvait paraître -légèrement- déréglé par moment, et que ce n'était sûrement pas le mari parfait qu'ils auraient pu espérer de moi. Mais s'ils savaient tout ce que j'ai traversé, et tout ce que je traverse encore. Ces armes, entre mes mains, n'étaient qu'une maigre évolution de ce que j'avais eu en moi. Les demandes de l'Institut fermaient désormais une étape de ma vie, et en ouvraient une nouvelle. Très loin derrière moi, il y avait ma maison, puis ensuite les différentes aventures avec William, la rencontre avec l'Institut, le passage où j'y avais logé, et maintenant, que nous y "travaillons" plus au moins. Et maintenant... Tout ça. Mon regard se voila, et je jouai avec la manche de ma veste. Quand je reportai mon visage sur William, il avait un grand sourire sur les lèvres, et fixait Kaï d'une manière peu engageante. Exaspérée, je levai les yeux au ciel, et ne fis aucun commentaire, bien que je sache que c'était mon devoir de faire bouger les choses, qu'ils arrêtent de se regarder en chiens de faïences. Je pris le casque d'une main, et désignai la cible déjà touchée du menton.

- On continue Kaï ? Ou tu préfères qu'on s'arrête là ?

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 35
Date d'inscription : 30/12/2016

Feuille de personnage
Avatar :
Âge :
Particularité :
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Dim 5 Fév - 22:03

        "Comme tu veux," dit Kaï en haussant les épaules.

          Il faisait peur. Son copain foutait carrément les jetons. Kaï se surprit à le préférer quand il était dans les vapes, sanglé à son lit par des tubes qui le maintenaient en vie - ce qui n'était carrément pas sympa pour Anaïs qui l'avait attendu tout ce temps - mais c'était plus fort que lui : d'abord le couteau, après le regard terrifiant, ce type avait tout d'un fou psychopathe à peine sorti de l'asile. Kaï en dirait bien deux mots à Anaïs, mais il le ferait hors de la pièce, si possible. En tout cas pas avec lui en train de roder dans les parages, menaçant de lui tomber dessus sans crier gare. Euh, du calme, même s'il est là il y a quelques jours il était encore mourant, ce qui signifie qu'il ne serait pas d'attaque pour se battre avant un moment. Alors pourquoi Kaï avait-il l'impression qu'il était tout à fait capable de tuer quelqu'un s'il lui en venait l'idée ? Peut-être bien à cause du poignard planté dans la cible. Il était quoi, artiste de foire ? Qui pouvait bien savoir à son âge viser avec autant de précision ? On apprenait pas ça à l'armée, mais d'où sortait donc ces deux zigotos ? La curiosité était en train de supplanter la peur dans la tête de Kaï, après tout Anaïs n'était pas vraiment humaine et il restait quantité de choses à apprendre sur elle. Elle avait dit que William était humain, mais alors il avait vécu quoi pour avoir des cicatrices partout ? Il en avait sur les bras, elles formaient des lignes blanches sous les néons de la pièce. Et même sur le visage, l'une d'elle traversait l'un de ses sourcils. On aurait dit qu'il avait vécu en zone de combat toute sa vie, d'autant qu'il était lui-aussi plus jeune que Kaï. Avec Anaïs qui sortait d'on ne sait où avec ses pouvoirs magiques, ils étaient des énigmes vivantes. Le jeune militaire avait des questions plein la tête et... Son regard tomba sur une chaîne qui pendait au cou du type. Une plaque militaire... Donc il avait servi, lui ?

          "Tu es dans l'armée ? demanda-t-il en désignant la plaque. Quel régiment ? Et où t'as appris à lancer des couteaux ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 960
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Dim 5 Fév - 22:28

          Anaïs leva les yeux au ciel, et si William savait qu'il se comportait comme un imbécile en se faisant passer pour un fou dangereux - enfin, se faire passer, c'était vite dit, il était possible qu'il ait de nombreux points communs avec les fous dangereux - mais il n'allait certainement pas arrêter. En tout cas, il était content de la voir sourire, il le fut moins quand elle s'adressa à l'autre. Le militaire qui avait prit son éducation des armes en mains s'appelait Kaï, un nom que le particulier allait s'empresser d'oublier. Elle lui demandait son avis, et il haussa les épaules. Seulement... William tiqua. Quelque chose ne collait pas, il n'avait pas assez peur, d'habitude les gens le fuyait du premier coup, parce qu'il incarnait une sorte de bizarrerie dangereuse qu'on ne cherchait pas à comprendre. Mais lui... Il avait peur, c'était certain - le petit numéro du couteau dans le mur avait fait son effet - mais pas assez. Il n'avait pas envie de fuir à toutes jambes, même si c'était certain que l'idée lui avait traversé l'esprit à un moment ou à un autre. Donc soit il était habituer aux choses inhabituelles, soit... William jeta un coup d’œil à Anaïs, elle lui avait parlé de ?.. Non, c'était pas son genre de faire confiance au premier abord, elle ne se serait pas mis en danger. Mais pourtant, le doute subsistait. En plus, William sentait les questions arriver, et il détestait les questions. Le jeune homme recula jusqu'au mur et s'y appuya.
          Il avait vu juste. Kaï avait remarqué sa chaîne et sa plaque. Par habitude, William les avait remis par-dessus les affaires qu'on lui avait prêté. Il n'aurait pas dû. Tout cet environnement lui rappelait des événements qu'il fuyait tout le temps. Le visage de William se ferma et il fit glisser la plaque sous son tee-shirt afin qu'elle ne soit plus en vue. C'était Vince qui lui avait offert, le même Vince qui avait été vidé de ses entrailles un peu plus d'un an plus tard. Malgré ses efforts, des images passèrent à travers la barrière qu'il avait construit autour de ce souvenir, qui de toute façon n'était jamais bien fermée. Il fallait répondre. Le plus naturellement possible, pour ne pas trahir le secret des particuliers. Et surtout, surtout, ne pas plonger dans ses souvenirs. Ne pas paniquer, même si le sol se dérobe sous vos pieds.

          "En quelque sorte. Il y a longtemps," répondit William, laconique.

           Il ne désirait pas s'attarder sur le sujet. Pitié, tout mais pas ce sujet-là. Personne n'était au courant, personne ne s'y intéressait jamais, alors pourquoi maintenant ?..

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 35
Date d'inscription : 30/12/2016

Feuille de personnage
Avatar :
Âge :
Particularité :
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Dim 5 Fév - 23:17

          En quelque sorte ? C'était quoi ce charabia, comment pouvait-on être "en quelque sorte" dans l'armée ? Soit on y était, soit on y était pas, c'était un engagement, Kaï était bien placé pour le savoir ! Et comment ça, "il y a longtemps" ? Il n'avait même pas vingt ans, bon sang ! Il n'était pas censé être ici, tout comme Anaïs n'était pas censée se balader en forêt et arriver dans un camp militaire alors qu'elle n'avait jamais reçu de quelconque préparation à tout cela. Ce n'était pas non plus normal qu'Anaïs soit capable de produire de la neige avec ses mains et que William guérisse comme par magie alors que la veille encore il était sur le point de mourir. Tout ceci n'était pas normal, et il voulait des réponses à ses questions, c'était légitime, non ? Tout ce qu'il trouvait à dire, c'était "il y a longtemps" ? Comment Kaï était-il censé se contenter de si peu ? Le jeune homme avança vers eux, cherchant à comprendre.
         "Comment ça, "il y a longtemps" ? Tu es plus jeune que moi ! Comment t'as pu avoir ça, c'est pas logique !"

         Sauf que, le seul truc qu'il lui répondit fut "reste où tu es", chose que Kaï ne comprit pas. En tout cas, il n'avait plus l'air du tout dans son assiette.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 960
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Dim 5 Fév - 23:46

          Ok, il fallait vraiment qu'il s'assoit. A quelques vertiges s'ajoutaient une vague envie de vomir, et se sentir nauséeux n'était pas la meilleure sensation du monde. Il était juste très fatigué - quoique faible serait le mot plus approprié dans le sens où son corps avait déjà du mal à supporter la station debout - et les questions du type n'arrangeaient pas la situation. Surtout qu'il commençait à avancer dangereusement. William sentait sa vieille phobie se réveiller - elle avait tout de même la moitié de son âge, soit près de quinze ans, et n'était toujours pas résorbée. Il avait presque oublié son existence, en fait. Rien de tel qu'un bon vieux rappel à l'ordre quand il n'était pas sous sédatif et presque sans défense. Presque parce qu'il avait toujours ses couteaux sur lui et qu'il venait de montrer qu'il savait s'en servir. Sauf que, si un accident arrivait, Anaïs le prendrait mal, et son cas n'allait pas s'arranger, donc William allait s'efforcer de se calmer.
         "Reste où tu es," lança-t-il d'un ton sec à son interlocuteur qui était à côté d'Anaïs, c'est-à-dire beaucoup, beaucoup trop prêt.
         Avant que ses jambes ne flanchent totalement ou qu'il ne tombe dans les pommes - ou les deux, qui sait ? - William se laissa doucement glisser jusqu'au sol. C'était la meilleure alternative qu'il avait trouvé pour le moment, hormis eux et la petite pièce d'à côté, il n'y avait qu'une table dans le stand de tir. Sinon, ce n'était que des cibles et une vitre qui donnait sur le couloir peu fréquenté. Le tout insonorisé, l'idéal quoi. En attendant, en position assise ça allait un peu mieux - il ne risquait plus de tomber - mais ça tirait sur ses points de suture. Mieux valait ne pas y penser. William fit un effort - un gros effort - pour passer outre le fait qu'il était trop prêt de lui et répondre.
        "C'est un souvenir de famille," dit-il.

         ça, c'était plausible au moins non ?

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 1128
Date d'inscription : 02/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Emma Louise
Âge : 16 ans
Particularité : Maîtrise de la glace
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Lun 6 Fév - 19:26

Kaï ne vit pas, ou alors ignora parfaitement mon regard qui l'implorait d'arrêter ses questions. « Toute vérité n'est pas bonne à dire », il connaissait ? C'était exactement la même chose. Premièrement parce que je lui avais dit que William était humain alors que ce n'était pas le cas, deuxièmement parce que les réponses ne lui plairaient pas, et engendreraient encore plus de questions. Et troisièmement parce que William et l'armée... c'était LE sujet à éviter, toute la boucle avec les estres, le massacre, et le reste... Kaï était soit très courageux soit suicidaire de s'avancer sur un tel chemin mais... il ne pouvait pas savoir. Par contre moi si, et je devais tout comme je devais reprendre les bons vieux réflexes en société : essayer de faire passer le message quand un tiers était trop proche de William et que cela pouvait vite mal tourner. Je n'avais plus fait ceci depuis très longtemps. Bon, certes, dans la forêt quand nous n'étions qu'à deux, il n'y avait pas vraiment de problème à ce niveau là, si des personnes avaient approché c'étaient des pilleurs et c'était de moi, qu'ils s'étaient approché, pas de William. Quoi qu'il en soit, Kaï était proche, trop proche et... William venait de se laisser glisser le long du mur. La fatigue avait repris le dessus, et l'épuisement allait le faire regretter d'être venu. Il ne pouvait pas rester dans la salle de tir, ce n'était pas bon, il n'aurait même pas dû venir en fait. Il allait s'affaiblir encore plus et... et si ses blessures se rouvraient ? Si son état se dégradait une nouvelle fois et que Victoria ne pouvait plus rien faire ..? Et si... stop stop stop. Je pris une grande inspiration. Ok, nous n'étions plus dans la jungle, il y avait des soins, même une particulière guérisseuse à disposition, donc aucune raison de s'en faire. Tout allait bien se passer, il n'y avait aucun risque pour que toute la situation dégénère une nouvelle fois et que je me retrouve les bras ballants sans savoir quoi en faire. Je pris l'avant bras de Kaï pour le faire reculer, la tête basse pour lui montrer qu'il valait mieux ne pas parler trop fort pour ce que j'allais lui dire :

- Kaï... Parfois les questions, il ne vaut mieux pas les poser, avec moi tu peux demander ce que tu veux, n'importe quelle idée qui te passe par la tête, mais avec lui... Evite, d'accord ? Et surtout, évite d'approcher de trop près, on ne ressort jamais indemne de ce qu'on a vécu.

Je le fixai dans les yeux, sérieuse au possible, mes yeux clairs cherchant à le convaincre le plus possible. Je n'étais pas entrain de plaisanter, et si un ton si sérieux pouvait faire peur... c'était peut-être une bonne chose. Au moins Kaï ne se mettrait pas en danger en approchant William de trop près, et William ne serait pas mal non plus à cause de Kaï. Les choses allaient dans les deux sens, comme ce n'était certainement pas William qui allait s'approcher du jeune militaire. Je lâchai son bras, et esquissai un sourire pour paraître moins froide (oui manquerait plus qu'il commence à avoir sérieusement peur de moi, sachant que c'était déjà un miracle qu'il me fasse toujours confiance après avoir vu mon don), et me retournai vers William. Il était toujours assis au sol, et n'allait pas bouger si je ne disais rien. Sauf que bon, rester là, contre un mur dans une salle de tir, ce n'était pas forcément la meilleure des choses. Je m'accroupis à côté de lui.

- On sort non ? Ça sera mieux dehors, et puis on te trouvera quelque chose pour t'asseoir vraiment. Sinon on peut peut-être aller manger non ? proposai-je aux deux garçons.

_________________




♥:
 

Les clubs du soir, avec Chaty ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 35
Date d'inscription : 30/12/2016

Feuille de personnage
Avatar :
Âge :
Particularité :
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Lun 6 Fév - 21:46

         Kaï le regarda se laisser glisser par terre. Apparemment, ses jambes ne le portaient plus (bonne ou mauvaise chose ?) il avait l'air d'un animal blessé et traqué, c'était bizarre. Tout était bizarre, décidément. Il ne pouvait juste pas répondre à une question ?.. Qu'est-ce qui clochait avec lui ? A part qu'il faisait moins le fier, Kaï n'avait pas remarquer le malaise profond que ses questions provoquaient, et menaçait de mettre les pieds dans le plat. Mais Anaïs le prit pas le bras et l'entraîna en arrière. Il fit quelque pas et l'écouta, tentant de lire entre les lignes... Ce "on ne ressort jamais indemne de ce qu'on a vécu", une bien belle phrase et selon Kaï la plus pertinente. William avait vécu quoi, au jute, qui justifie qu'"on ne l'approche pas" et qu'une simple question rendait fiévreux ? Kaï n'avait eu qu'un semblant de réponses mais Anaïs faisait suffisamment peur pour qu'il n'ait pas envie de se frotter à elle dans l'immédiat. Il n'avait pas oublier ce qu'elle était capable de faire et ne tenait pas à finir en esquimau, et remit à plus tard ses interrogations. Manger ?.. Quelle heure était-il, treize heures ? A cette heure-ci, il n'y avait pas grand monde, mais pourquoi pas. Il fallait bien qu'ils mangent à un moment. Il donna son assentiment, même si la réponse ne dépendait pas vraiment de lui, mais de William.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Membre ♫
Messages : 960
Date d'inscription : 03/01/2015

Feuille de personnage
Avatar : Hayden Christensen
Âge : 18 ans
Particularité : Téléportation
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   Lun 6 Fév - 22:30

Elle voulait bouger... William se leva. Difficilement, en s'aidant du mur. est-ce qu'aller manger était une bonne idée ? Le type - Kaï - s'était éloigné, c'était déjà ça, mais William allait avoir du mal à ne pas être perpétuellement sur les nerfs quand il était aussi crevé. Mais il avait envie d'aller dehors, cela faisait trop longtemps - combien de temps ? - qu'il était enfermé, il avait envie de voir l'environnement dans lequel Anaïs avait évolué pendant son absence, lui qui avait été enfermé dans son propre corps pendant un moment. Il n'aimait pas sa chambre, elle lui rappelait en quelque sorte l'Institut, excepté que la sécurité était beaucoup moins rigide parce que les humains n'avaient aucune idée de ce qu'il était capable de faire. Pourtant, Victor était toujours dans les parages, alors comment se faisait-il qu'il le laissait ainsi évoluer librement ?.. Qu'avait donc raconté Vladimir pour justifier leur présence, et que savait le chef de tout ce camps - parce qu'il y en avait forcément un - sur les personnes qu'il accueillait ? Avait-il une vague idée de ce qu'étaient les particuliers ? William évalua ses capacités physiques et décida qu'il pouvait faire le chemin jusqu'à là où ils mangeaient. Il en avait ras-le-bol que son corps lui dicte sa conduite, il voulait être avec Anaïs et s'il devait morfler un peu pour ça ça ne le dérangeait pas. La présence de Kaï semblait obligatoire, bien que William l'eût volontiers éliminé de l'équation. Un chaperon humain n'était vraiment pas ce qu'il avait souhaité. Comment allaient-ils parler librement avec lui ?.. En attendant, mieux valait se mettre en route, maintenant que William était debout.

"Je vous suis," dit-il.

Kaï ouvrit la marche. Ils descendirent un escalier et ils étaient dehors. William se dit que, décidément, ça ne ressemblait en rien à ce qu'il avait vu pour l'instant. Il ne sera pas fâché de quitter ce fichu climat étouffant. Mais au moins, il était dehors ! Il ne mit pas longtemps à capter les regards inquisiteurs de tout ceux qu'ils croisaient sur leur passage. Anaïs et lui étaient zieuter comme deux animaux de foire et William ne fut pas mécontent d'arriver à la tente cantine. Autant parce qu'il avait pris sur lui pour marcher un peu près normalement et qu'il crevait de chaud sous l'effort que parce que le fait d'être dévisager sans cesse avait quelque chose de gênant. Non mais oh, ils n'avaient jamais vu d'étrangers ou quoi ? William se laissa tomber sur un banc auprès d'une table vide et grimaça, avant de regarder autour de lui. Tout ceci lui faisait l'effet d'un théâtre absurde où les sensations de déjà-vus se pointaient à la pelle. C'était beaucoup à supporter pour sa petite tête. Lui, il n'avait connu l'atmosphère militaire que pendant quatre ans - et quelles quatre années ! Mais c'était loin, et il avait voulu enterrer tout ça. C'était une sensation étrange. William se passa une main sur le visage, cherchant à mettre de l'ordre dans ses idées et à ne pas regarder partout sans passer pour un dingue qui se remémore des faits datant de plus de quinze ans en arrière. Il profita du fait que Kaï soit parti "chercher à bouffer" pour s'adresser à Anaïs.

"Non mais ils n'ont jamais vu d'étrangers ou quoi ?..", fit-il avant de se dire qu'il devait certainement passer pour une espèce de miraculée et que Anaïs, hé bah... C'était Anaïs, elle était trop jolie pour qu'on ne la remarque pas, même dans un uniforme trop grand pour elle.

Il marqua une pause, la tête ailleurs, avant de continuer :

"Tu lui as dit quoi ? A Kaï, tu lui as dit quoi ?"

_________________

« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Perdus dans la jungle   

Revenir en haut Aller en bas
 
Perdus dans la jungle
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 7 sur 10Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant
 Sujets similaires
-
» Dans la jungle, terrible jungle [pv Elkim]
» Cachés dans la jungle [PV Tore Ae]
» Dans la jungle, terrible jungle...
» (kopa) dans la jungle, qui pue qui schlingue, le lion est mort ce soir.
» « Les yeux perdus dans l'vide. » ft. Dougal Wennolds.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PECULIAR WORLD ::  :: Autres boucles-