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 [RP COLLECTIF : INTRODUCTION DE L'EVENT] En prémice de la bataille pour la boucle de la Tour !

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MessageSujet: [RP COLLECTIF : INTRODUCTION DE L'EVENT] En prémice de la bataille pour la boucle de la Tour !   Mar 30 Aoû - 19:56

         Il était environ vingt heures, les particuliers de la boucle de Miss Tit venaient de finir leurs repas et discutaient entre eux, et certains petits rechignaient encore à aller se coucher, lorsque la porte principale de la maison des particuliers s'ouvrit en grand, laissant l'air de la nuit du 3 septembre 1940 s'engouffrer dans la pièce.
         Toutes les conversations se turent et tous observèrent la scène inédite : une file de jeunes gens qui se soutenaient les uns les autres, avancèrent cahin-caha jusqu'au milieu de la pièce. Quelqu'un chuchota à un gamin de courir prévenir Miss Tit, et celui-ci obéit immédiatement, sentant qu'il se passait quelque chose de grave. Qui était donc ces gens étrangers à la boucle, menés par une femme qui semblait vieillir de seconde en seconde, tant le malheur qui la ravageait était grand ?
Miss Tit descendit les escaliers à vive allure, soutenant sa robe longue, puis parut reconnaître la meneuse de ce groupe bien singulier.

         « Adeline ? Mais que se passe-t-il ? »

         Le visage émacié de la vieille dame sembla retrouver un peu d'éclat pendant un instant.

         « Erin ! Une grande tragédie est arrivée ! Ils nous ont trouvé, ces êtres malfaisants, abominables, je suis partie l'espace de quelques heures, pour aller chercher Sasha, ma dernière protégée, et quand je suis revenue, ils étaient là, partout, en très grand nombre ! Nous avons dû fuir ! Oh mon Dieu, et ceux qui sont encore là-bas, que nous n'avons pas réussi à prendre avec nous !.. Ils sont en grand danger, Erin, tu dois nous aider, je t'en prie !.. »

         Elle éclata en sanglots dans le silence de plombs. Le désespoir de cette femme était palpable, le malheur venait de s'abattre sur toutes les têtes et le mal semblait plus fort que jamais. Miss Tit s'empressa de soutenir la dénommée Adeline, et ordonna rapidement : « Trouvez-leur des chambres, de quoi se nourrir et ce qui leur faudra !.. » avant de s'adresser à Adeline plus bas : « Voyons, voyons, calme-toi, nous allons en discuter et prendre les mesures nécessaires, tu recevras bien entendu toute l'aide disponible... »
         Elles disparurent dans le couloir menant au bureau de Miss Tit. Les particuliers se jaugèrent du regard un instant et puis une fille se leva et fila à la cuisine pour chercher ce qui pouvait constituer un repas chaud, pendant qu'un petit groupe se dirigea vers les naufragés pour leur indiquer des tables et leur demander s'ils étaient blessés. Les plus petits furent envoyés au lit sans sommation ; et les va-et-vient ne se tarirent que lorsque tous eurent quelque chose de chaud dans les mains et une couverture sur les épaules. Quelques temps après, Miss Tit, l'expression grave, revint dans la pièce. Elle s'adressa avant tout à ses élèves :

         « Mes chers enfants, j'ai bien peur de prononcer des paroles que je ne croyais jamais avoir à dire. La boucle de Miss Stork a été attaqué par des estres, et certains de ses protégés sont coincés dans une tour, assez éloignés de l'entrée de la boucle. Je demande à tous ceux qui pensent avoir l'expérience et la fluidité nécessaire en leur don s'ils veulent bien prendre les armes pour aller défendre la vie de ces jeunes gens, en tous points semblable à vous. Vous pouvez noter votre nom sur cette feuille si vous vous engager dans cette bataille. Concertez-vous, et surtout réfléchissez bien avant de vous impliquer, il n'y aura malheureusement pas de retour en arrière. La tour en question est facile à défendre, mais le temps nous est précieux, il leur reste cinq jours de vivres. Il nous faut agir très vite, mais je ne peux vous envoyer combattre à l'aveuglette sans aucune expérience. Je vous laisse donc trois jours pour décider si oui ou non vous êtes prêts à risquer votre vie, et pour vous entraîner. Faites bon usage de ce temps. Bonne nuit, mes chers particuliers. »

         Sur ce, elle tourna les talons, laissant derrière elle la fameuse feuille, posée sur la petite table de l'entrée.

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« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



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MessageSujet: Re: [RP COLLECTIF : INTRODUCTION DE L'EVENT] En prémice de la bataille pour la boucle de la Tour !   Mer 31 Aoû - 15:40

Louis avait vu les enfants rentrer dans la maison, et avait tout de suite compris que ce n'était pas normal. En même temps il ne se passait presque jamais rien dans leur boucle, alors que des enfants débarquent complétement apeurés, bien-sûr que ça sortait de la normal. Le cœur de Louis avait commencé à battre plus vite, et il avait observé la scène entre les deux ombrunes avec beaucoup d’appréhension, mais malgré ça ses peurs avaient été confirmées. Une autre boucle avait été envahie par les estres. Après ce genre d'évènement, comment réussir à se sentir en sécurité dans sa propre boucle ? Louis n'avait pu s'empêcher de jeter un regard dans le jardin par la fenêtre, un frisson parcourant son échine. Les deux ombrunes étaient parties et la salle avaient était plongée dans un silence pesant. Louis n'avait pas réfléchi plus longtemps et avait bloqué toutes les pensées pour ne pas recevoir celles des particuliers qui venaient tout juste d'arriver. Il avait baissé la tête et fini son repas rapidement, la mine inquiète. À l'instant où il allait se relever pour aller dormir, Miss Tit était revenue aussi vite qu'elle était partie. Louis l'avait observé, silencieux. Les événements prenaient une tournure des plus inattendue. Miss Tit emmenait donc ses "chers particuliers" à la guerre ? C'était que la situation devait être grave, très grave. Louis avait passé ses mains sur ses yeux, avec un soupir silencieux. Tous les particuliers se jetaient des coups d'oeil en coin, peut-être pour essayer de voir qui serait assez courageux pour marquer son nom en premier. Quelques personnes pas rassurées du tout montèrent les marches rapidement, et Louis les suivit après avoir jeter un coup d'oeil à la dérobée à la feuille et au stylo. Une fois dans sa chambre il se changea et s'allongea dans son lit, les mains sous sa nuque. Il resta à observer les murs et le plafond de sa chambre, avant de fermer les yeux. Il était clair qu'aller dans l'autre était effrayant. Mais Louis voulait y aller. Il avait eu le temps d'imaginer ses deux petites sœurs jumelles en danger. Et puis son don était utile non ? Il pouvait déterminer le nombres de particuliers avec une marge d'erreur de deux environs, ce qui n'était pas énorme. Sauf s'il ne restait vraiment plus de particuliers à ce moment là pas d'erreur possible à condition d'être assez près de l'endroit. Et il pouvait aussi trouver la positions des particuliers, il l'avait bien fait avec Anaïs. Il était partager entre l'envie d'y aller et la peur de voir les estres, de mourir, ou bien de voir d'autres particuliers mourir. Il avait justement peur de ne pas être à la hauteur, et que d'autres meurt à cause de son incompétence en matière de tout ce qui est arme, combat, guerre bref tout ça. Il ne savait absolument pas se battre et son don ne l'aidera pas dans ce sens. Mais il pouvait être utile autrement. Il n'avait qu'à localiser les particuliers coincés, leurs nombres, et se démerder pour survivre. OK, dit comme ça, ça ressemblait tout bonnement à une mission suicide. Louis se laissait un jour entier pour choisir si il va devoir écrire son nom ou pas. Ce qui faisait que dans deux jours, sa décision devait être prise.

Louis s'était endormi avec difficulté, mais il était maintenant debout, en train d'essayer de lire sans parvenir à se concentrer. Hier il avait pris sa décision. Il partait dans l'autre boucle. Une image imaginée de toute pièce par son cerveau peut agréable à voir s'était infiltrée dans son esprit : ses deux sœurs mortes, en train d'être dévorées par un estre. Louis était aussi motivé que mort de trouille, ce qui était assez contradictoire. Louis reposa son livre et le ferma. Il poussa un profond soupir pour se donner du courage, et sortit de sa chambre. Il descendit les marches le plus lentement possible, pour éloigner le moment où il ne pourra plus faire marche arrière. Arrivé en bas, il ne croisa personne. Il entra dans la salle à manger, et se dirigea vers la fiche. Quelques noms étaient écrits, et Louis ne fut pas surpris de n'en reconnaître aucun. Il prit le stylo dans sa main et le tapota sur la table, anxieux. Avec une dernière grimace il écrivit son prénom et son nom de famille. Il se redressa, se retourna et se retrouva face à Anaïs.

- Salut toi,
dit-il, ne sachant pas trop s'il devait être heureux de la voir ou avoir peur parce qu'elle n'était sûrement pas là pour rien.

Anaïs écarquilla les yeux, avant de se pencher un peu comme pour lire la feuille. Louis fit un pas sur le côté pour l'empêcher de lire. La blonde regarda Louis dans les yeux, avec un mélange de colère et d'appréhension.

- Tu t'es pas inscrit quand même ?!
s'écria-t-elle en pointant le torse de Louis du doigts.

Louis regarda la main d'Anaïs puis sa tête, et déclara :

- Si. Mais toi tu ne vas pas le faire hein ?

- Tu sais te battre ? Tu comptes faire quoi, hein ? Entrer dans la tête des estres ?! Désinscris-toi, barre ton nom Louis
!

Louis sourit intérieurement en voyant comment Anaïs s'énervait. Il était content qu'elle tienne à ce point à lui, mais aussi triste de devoir s'engueuler avec elle pour que son nom reste sur la liste.

- Ça répond pas à ma question. Tu vas pas t'inscrire hein ?
demanda le brun en ignorant royalement toutes les accusations de son amie.

- Si parce que je vais essayer de protéger tous ceux qui ont mis leur nom sur cette liste ! Mais je te jure, si tu ne te retires pas, je te gèle à ton lit et tu ne pourras bouger que quand on sera rentré !

- Mais moi j'ai un don qui peut être utile même si je sais pas me battre, je pourrais rester caché, c'est lâche mais bon. Si on en a vraiment besoin j'irais me battre, mais c'est pas sûr. Mais toi je t'interdis de te battre. Je veux pas qu'il t'arrive quelque chose Anaïs.


- On a déjà eu affaire avec un estre, et je suis pas morte. Et puis à... Enfin, j'ai entraîné mon don quand j'étais à l'Institut ! dit-elle en serrant les dents. Tu me laisses écrire mon nom, mais dans ce cas là, tu restes à côté de moi, tout le temps, je te protégerai, lâcha t'elle à contre-cœur.

- Ana t'es pas ma mère... Mais bon si c'est vraiment ce que tu veux, ça me va. Je te protégerai aussi, enfin du mieux que je pourrais, dit-il avec une grimace.

- J'ai pas besoin d'être ta mère pour savoir que c'est dangereux, grommela t-elle, le regard sombre.

- Justement, tu dis toi même que c'est dangereux et tu fonces tête baissée.


- Je sais dans quoi je m'implique.


Sur ce elle passa à côté de lui pour prendre le crayon et noter deux noms sur la liste : "Anaïs Young" et "William O'leary", coupant ainsi court à la conversation. Louis se retourna et jeta un coup d'œil à la feuille.

- William ? Il est d'accord ?
demanda Louis en se remémorant l'intérieur de la mémoire du garçon en question.

Elle lui répondit d'un simple regard qui voulait dire que oui. Enfin, qu'il n'était pas vraiment vraiment d'accord (voire pas du tout), à en juger par le voile d'ombre sur son regard, mais que ça ne changeait en rien les choses.

- C'est sûrement le seul à être en mesure de revenir entier sur toute cette liste.

Louis n'en était pas si sûr. William était hanté par des démons qu'il peinait à surmonter. Replonger dans ses peurs comme ça c'est pas anodin. Louis s'abstint cependant de faire un commentaire et ne fit que hocher la tête. Anaïs lui adressa un dernier regard et lui passa à côté. Louis la suivit du regard, interdit. La blonde sortit de la maison et Louis soupira. Les voilà tous les deux dans la merde.

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MessageSujet: Re: [RP COLLECTIF : INTRODUCTION DE L'EVENT] En prémice de la bataille pour la boucle de la Tour !   Lun 24 Oct - 22:55

La lumière vacillante de ta lampe de chevet auréolait le plafond de l’ombre de son abat-jour. La nuit noire au dehors s’incrustait par la fenêtre entrouverte de ta chambre, et une douce fraîcheur régnait dans la pièce. Il y avait étonnamment peu de bruit dans la maison, et l’habituelle rumeur étouffée des chambres voisines d’où s’échappait parfois de solitaires éclats de rire s’était éteinte. À vrai dire, il fallait s’y attendre. Les réfugiés d’une autre boucle s’étaient abrités chez vous, et ce n’était pas parce qu’il y avait un problème de plomberie.
Tes yeux dans le vide fixaient une chimère, un fantôme du passé qui venait te hanter. À vrai dire, ce n’était même pas toi qui l’avait vécu – ce qui rendait la chose, pour ainsi dire, bien sotte. Mais ta particularité t’empêchait d’oublier ce que, eux, avaient vécu. Elle ravivait les moindres instants de leurs souvenirs, plus fortement qu’eux-mêmes ne l’avaient ressenti. Tu humais encore l’odeur putride de ces créatures qui régnait ce soir-là dans le parc, les cris déchirants des particuliers dont la chair se broyait entre des dents monstrueuses.

Cela faisait plusieurs heures que Miss Tit vous avait annoncé la nouvelle, d’un ton qui se voulait posé, réfléchi. Mais tu avais pu sentir le léger tremblement dans sa voix à la toute dernière syllabe, la lueur inquiète qui avait brièvement traversé ses yeux. Tout le monde l’avait senti.
Elle l’avait dit, c’était une mission périlleuse. Proche du suicide, pour tout dire. Les autres s’étaient regardés, consternés. Pas un mot ne sortait de leur bouche, pas même les plus petits. Parmi les moins âgés du groupe d’arrivants, plusieurs avaient les larmes aux yeux. Et puis, comme mus par un besoin irrépressible de quitter la pièce, certains se sont levés et ont quitté la salle. Sans un mot.
Tu crois bien avoir fait pareil, la tête soudain vidée. Aucune émotion, aucune pensée, sinon celle qui te poussait à te réfugier dans ta chambre, accompagnée d’une inquiétude montante.
Arrivée à la rampe d’escalier, tu as soudain monté quatre à quatre les degrés, plus vite et plus bruyamment que tu ne l’as jamais fait. Tant pis pour la discrétion. Tu avais ouvert d’un large mouvement la porte de ta chambre et l’as refermée d’une manière aussi agitée lorsque tu l’eus franchie. Et puis, tu t’étais jetée sur ton lit. Alors que le soleil avait décliné, la noirceur envahissait petit à petit l’atmosphère chargée de souvenirs de ton esprit. Tu t’étais laissée submergée, comme autrefois.
Plusieurs heures avaient passé – ta montre t’indiquait un quatre heures déraisonnable. Les monstres hurlant avaient peu à peu disparu de ton esprit qui s’était calmé, probablement aidé par la fatigue qui rendait les contours de ta vision floue.

Tu n’allais pas y aller. Impossible. C’était comme… comme s’échapper des bras d’un dangereux tueur et revenir en courant vers lui quelques années après. Inimaginable.
Pourtant, pendant les minutes qui s’égrenaient, un sentiment de honte t’a envahie. Il te soufflait : « Tu es faible. Lâche. Miss Hilliger s’est sacrifiée pour toi, tu pourrais au moins tenter d’aider ces enfants. Ils ont besoin de toi. »
Mais non, contrais-tu. Ils n’avaient pas besoin d’une pauvre fille qui ne sait même pas se battre, terrorisée par son propre pouvoir.
« Tu ne l’es pas. Tu as appris à te battre, dans la boucle. À ta manière. Tu t’es exercée des années durant à devenir plus discrète qu’une ombre, à ne pas laisser l’inconnu t’impressionner. Tu pourrais très bien aider l’équipe qui va secourir et évacuer les enfants… Et ta particularité pourrait bien s’avérer utile si tu trouvais un estre ou un creux vivant. Imagine que tu découvres leur repère… »

Le débat intérieur a perduré pendant encore au moins une grosse heure. Finalement, n’en pouvant plus, tu t’es propulsée sur tes jambes. Tu avais finalement pris ta décision, excédée par ces arguments si fiables que te procuraient ton subconscient. Tu t’es faufilée à pas de loups jusqu’en bas, dans le grand salon, où certains particuliers réfugiés y avaient trouvé un terrain où dormir – sans doute n’y avait-il plus de chambre libre, pensais-tu.
Tu as trouvé l’objet de ta recherche à l’endroit même où l’Oiseau l’avait laissée. Une feuille esseulée, sans aucun nom inscrit dessus. Génial, as-tu ironisé à voix basse, comme ça, je serai la seule à mourir quand les estres seront à nos portes.
Tu as voulu inscrire ton nom, mais il n’y avait nulle part de stylo. Agacée, tu as commencé à en chercher un, mais une salle à manger n’était pas tout à fait une bonne place pour entreposer des fournitures scolaires. Étant rapidement arrivée à la conclusion que la bibliothèque était l’endroit le plus proche susceptible de te faire trouver ce que tu cherchais, tu y as accouru de pas silencieux. Pas un particulier n’a bougé à ton passage. Une faible lueur pointait à l’aube, et tu as rapidement consulté la pendule. Cinq heures et demie, bien plus que ce que tu n’avais cru. Tant pis. Étonnamment, tu étais bien plus calme depuis la prise de ta décision. Tu n’avais même plus sommeil. Ou plus probablement, ta conviction le tenait éloigné. Tu irais dans la boucle. Un point c’est tout. La honte t’aurait de toute manière submergée si tu étais restée cloîtrée à l’intérieur.

Les traits s’étaient inscrits d’une main adroite sur la feuille, les premiers de la colonne. Décidément, tu devais être vraiment suicidaire. Ou folle. Cependant, tu as ressenti une certaine joie mêle d’appréhension à la vue des petites lettres rondes sur le papier. Robbin Keller.
Et sur ces entrefaites, tu es montée te coucher sans plus de cérémonie.

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MessageSujet: Re: [RP COLLECTIF : INTRODUCTION DE L'EVENT] En prémice de la bataille pour la boucle de la Tour !   Jeu 27 Oct - 14:48

La feuille était posée là, au même endroit que la veille. La seule différence perceptible était que quatre noms étaient désormais inscrits.
Hier, son premier réflexe avait été de se dire qu'elle allait y aller coûte que coûte. Puis, son regard avait croisé celui des autres particuliers ; tout le monde avait peur, c'était une nouvelle menace et elle n'était pas des moindres. S'engager dans cette bataille relevait de la folie, ou plutôt, d'un courage et d'une volonté très grande, peut être trop pour April.
Elle avait déjà vécu tant de choses dans sa vie qu'elle avait peur de s'effondrer devant des corps de particuliers et de se jeter dans les bras d'un Estre. Elle n'en avait jamais croisé auparavant mais on racontait qu'ils étaient infâmes, cruels ; de vrais monstres. Elle s'imaginait être fixer par deux globes oculaires blancs et cette vision lui glaça le sang. Mais, toute la nuit, n'arrivant pas à trouver le sommeil, elle avait vu ces particuliers pris au piège dans leur propre Boucle, assaillis, n'ayant aucune sortie de secours. Elle les avait vu face aux yeux vides et ça la touchait encore plus.
April se tenait donc là, devant cette feuille presque vierge, depuis maintenant quelques minutes. Elle déchiffra deux fois les quatre noms avec difficulté et s'étonna d'y trouver celui de Louis. Elle avait réussi à le plaquer contre un arbre sans qu'il ne riposte et il y allait quand même ? C'était du suicide.
Louis, si t'es dans le coin et que tu m'entends, je te jure que t'es taré.
Elle se promit qu'elle veillerait sur lui si elle se retrouvait avec lui. Elle lui en devait bien une après être partie sans explications la dernière fois.
Puis, sans grande surprise, elle y trouva le nom de William. Elle espérait que c'était ce William là parce qu'après tout elle l'aimait bien et elle savait qu'à deux ils pourraient faire tomber quelques têtes, pensant comme si elle y était déjà. Elle remarquait aussi que le nom du brun et d'une certaine Anaïs étaient orthographiés de la même manière -des lettres rondes, une écriture féminine- et elle s'amusa à s'imaginer qu'il se passait quelque chose entre ces deux là, ce qui la fit sourire légèrement.
A ce moment précis, elle avait moins peur, elle se sentait assez forte pour tout ça et savait qu'au fond d'elle même c'était ce qu'elle voulait réellement. Elle voulait faire quelque chose pour ces particuliers et tuer tout ces monstres horribles. Elle voulait faire quelque chose de bien dans sa vie, quelque chose d'utile et qui lui tenait à coeur. Elle allait s'entraîner pendant ses deux jours de "préparation/réflexion" mais s'il y avait bien une chose qu'elle savait c'était qu'elle avait assez fait face à la douleur et à l'horreur pour les combattre. Mais avant tout, il lui restait une dernière chose à faire. Elle prit le stylo entre ses doigts fins et inscrit son nom et son prénom d'une écriture mal assurée et de biais sous ceux des autres particuliers.
Elle allait y aller à cette foutue bataille faire griller de l'Estre, et elle allait se battre du mieux qu'elle le pouvait pour sauver ce qu'elle prenait désormais comme sa vraie famille, celle des particuliers.
Comme prise d'un courage qu'elle pensait enfoui à tout jamais, elle sortit de la Maison la tête haute, le dos bien droit : elle savait qu'elle avait pris la bonne décision.

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MessageSujet: Re: [RP COLLECTIF : INTRODUCTION DE L'EVENT] En prémice de la bataille pour la boucle de la Tour !   Jeu 18 Mai - 0:00



Event - En prémice de la bataille

pour la boucle de la Tour !
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‘’Holmes : People gonna die.
Moriarty : That's what people do !‘’

Sherlock
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‘’ Mes chers enfants, j'ai bien peur de prononcer des paroles que je ne croyais jamais avoir à dire. La boucle de Miss Stork a été attaqué par des estres, et certains de ses protégés sont coincés dans une tour, assez éloignés de l'entrée de la boucle. Je demande à tous ceux qui pensent avoir l'expérience et la fluidité nécessaire en leur don s'ils veulent bien prendre les armes pour aller défendre la vie de ces jeunes gens, en tous points semblable à vous. Vous pouvez noter votre nom sur cette feuille si vous vous engagez dans cette bataille. Concertez-vous, et surtout réfléchissez bien avant de vous impliquer, il n'y aura malheureusement pas de retour en arrière. La tour en question est facile à défendre, mais le temps nous est précieux, il leur reste cinq jours de vivres. Il nous faut agir très vite, mais je ne peux vous envoyer combattre à l'aveuglette sans aucune expérience. Je vous laisse donc trois jours pour décider si oui ou non vous êtes prêts à risquer votre vie, et pour vous entraîner. Faites bon usage de ce temps. Bonne nuit, mes chers particuliers. ‘’


--

Un discours concis et précis, sans émotions artificielles ou jeu théâtral d’orateur, un discours qui fait confiance à son public et qui l’enjoint à bien peser le pour et le contre, sans impulsivité, sans actes irréfléchis. Ce sont les mots d’une femme tiraillée entre son désir de sauver des enfants en danger dans une boucle lointaine et celui de ne pas mettre ses propres protégés face à un danger qu’ils ne sauraient surmonter. Des mots qui ne me touchent pas.
Mes sentiments m'étonnent, pourquoi donc cette absence d'empathie, où est passé mon envie d’aider mon prochain ?
Ses longues années dans la boucle m’ont usé, m’ont érodé. Je suis encore jeune à l’extérieur, je n’ai pas même un corps d'homme, mais mon esprit a vieilli, a mal vieilli ; tel un vin, qui si le bois de son fût est trop vert, tourne au vinaigre, je suis devenu aigri au cours d’un temps qui ne suit pas son cours.
Mais ai-je réellement tort de ne pas être prit de compassion pour des personnes dont le destin déjà scellé est de mourir ?
La mort fait son œuvre, mais les ombrunes rusent contre elle, quoi de plus étonnant qu’elle tente de retrouver ses droits, de se libérer des chaînes temporelles que lui ont lancé des femmes oiseaux ? La nature de tout être vivant est de périr,
est-ce donc un mal que de ne pas vouloir interférer dans ce processus millénaire ? Car oui, mourir, c’est ce que les gens font.
Cette question profondément immorale, laisser les gens périr ou non, commence à prendre forme, à se vêtir de mots dans ma pensée. Quel droit à la vie peut-on donc prétendre avoir ? Si j’allais me battre, ce serait pour défendre un cet hypothétique droit qu’auraient les êtres vivants, les humains, les enfants, mais en quoi auraient-ils plus de privilèges que cette dialectique qui pousse tout humain un jour ou l’autre dans la tombe ? Laisser la mort faire son œuvre n’est pas immoral, finalement, c’est simplement accepter de vivre dénué de toute considération éthique inculquée par la société, rester inactif, en retrait, c'est amoral.

Pas de morale.

Rien.

Vide.

Pourtant…

Pourtant, cette sensation de vacuité me laisse un arrière-goût amer, emplit ma gorge d’un poids éthéré. Car là est le problème, la vacuité, la viduité, la stagnation, la raideur, le froid, le vide. Ne pas vouloir sauver une vie sous prétexte​ qu’il est naturel pour elle de mourir, c’est nier le fait que son existence n’est pas neutre, qu’un être humain a des choses à accomplir.

‘’réfléchissez bien...‘’
D’où vient ce malaise, croire que la vie nous revient est d’une arrogance absolue, si c’est ainsi où est le problème d’assister passivement à la mort d'autrui ?
Vivre implique l'idée de l'action, et c'est peut-être pour cela qu’il faut tenter de secourir son prochain.
Peut-être n’avons nous pas le droit à la vie, peut-être en avons nous seulement le devoir. Le devoir de vivre, d’avancer, de construire, d’aider. J’ai toujours prit ma vie pour un droit, je n’ai jamais compris les obligations qui vont de pair, ce devoir primordial, essentiel, je l’ai trop négligé. Rester stagnant sans rien parfaire durant près de soixante dix ans, me soûler pour faire passer cette inaction, je n’ai pas réalisé mon devoir de vivre, de créer. Il a fallu tant de temps pour comprendre que c’est au nom de ce devoir que nous avons le droit à la vie, et puisqu'il en est ainsi, je dois aller de l’avant.

“...avant de vous impliquer...”
S’impliquer, agir, il temps que je prenne le cours de ma vie en main. Oui, je vais m’impliquer, oui je vais me battre pour des inconnus. Il est temps pour moi de quitter la morbide routine qui s’est établie, de quitter la boucle, de me libérer de ses entraves.
Ma décision est prise, je vais aller dans cette boucle, je vais tenter de libérer d’autres syndricasti et par là-même, me libérer moi-même.
Je vais me battre.
Cette idée naît comme une évidence, le combat m’attend, m’a toujours attendu. Je m'étais psychologiquement préparé, avant que Miss Tit ne me sauve la vie, à être enrôlé pour combattre l’Allemagne Nazie ; les longues journées qui se sont depuis écoulées n’ont fait que repousser l’instant de ma confrontation avec l’ennemi. Comme tous ceux qui sont nés dans les années vingt, je suis venu au monde pour être soldat.

Il m’a toujours paru évident que seules trois particularités font la différence​ sur un champ de batailles, une organisation parfaite, une détermination de fer, et la supériorité technologique. Ce sont ces qualités que je veux, que je vais, mettre au service de notre conflit, ce qui fait de moi un syndricast ne peut en aucun cas m’aider dans cette épreuve. Une idée floue commence à germer, pour prendre forme et finir par devenir un plan. Nous n’allons pas être envoyés immédiatement dans la boucle de Miss Stork, j’ai donc du temps pour étudier la configuration des lieux, pour élaborer une stratégie, l'organisation n’est donc pas un problème, il en va de même pour ma détermination, j’ai décidé de me battre, ma décision est prise, je vais la suivre jusqu'au bout. Mais cela ne suffit pas, nous sommes démunis de toute technologie. Or sur l'île se trouve une base militaire, et celle-ci est bombardée tous les soirs, il est peut-être possible d’y subtiliser de quoi faire de réels dégâts dans les lignes adverses.

‘’... il n'y aura malheureusement pas de retour en arrière.‘’
Faire des dégâts… une arme peut aider, quoique je n’ai jamais utilisé le moindre fusil, mais combien d'estres pourrais-je tuer ainsi ?
J’ai déjà marché dans les hauteurs  avoisinant le terrain militaire, je suis même venu quelques fois admirer le macabre feu d’artifice engendré par les bombes qui pleuvent sur les canons britanniques ou sur les blindés modernes. Un blindé… un véhicule capable de semer le désordre, qui de par son poids et sa vitesse permet d’écraser les monstres aux yeux blancs. J’ai appris à conduire une automobile alors que j’habitais encore Londres, je ne devrais pas avoir de mal à manoeuvrer un véhicule militaire, assez solide pour résister aux assauts les plus violents, un temps du moins.
Et quand bien même mes ennemis​ se montreraient assez acharnés pour vaincre mon bunker mouvant, et bien… mourir dans une carcasse de métal est également une forme de libération.

Je signe.
Edward Spencer Brokenshield, autoguérison.




Edward S. Brokenshield



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"Il n'est pas nécessaire d'avoir fait quelque chose pour mourir. "
Albert Camus, Caligula
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