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 L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 3 Jan - 16:20

Sa remarque me fit rire, même si je ne comprenais pas le rapport entre le fait qu'il me suive et que je sois intelligente. En toute logique on ne suivait rarement les imbéciles, certes, mais quand même. Il était tout aussi intelligent que moi enfin... Être intelligent ne signifiait pas toujours réfléchir aux conséquences de ses actes. Il pouvait tout aussi bien être excellent en mathématique et pourtant ne pas faire attention à ce qu'il dira ou fera. Ce n'était pas pour ça qu'il était idiot pour autant. Dans les situations critiques c'était la plupart du temps lui qui trouvait comment nous en sortir, au du moins ne cherchait pas mais ce qu'il faisait aboutissait à du positif. Donc il était tout aussi intelligent que moi. M'enfin, le principal était le « j'irai où t'iras » pour le moins réconfortant. Néanmoins j'avais la ferme intention de trouver un endroit où il serait bien. Comme il le disait, la boucle recelait de souvenirs aussi déplaisants les un que les un. Alors il faudrait trouver un endroit neuf, propre, dépourvu de vécu avant nous. Je me doutais que ce ne serait pas une mince affaire.

- Alors j'irai là où tu te sentiras bien. Dis-je avant d'éclater de rire.

Effectivement, le jeune homme était venu s'allonger lui aussi, comme moi, juste à côté. Et après avoir dit ce qu'il avait dit, il s'était retourné pour se jeter sur moi et me chatouiller. Il venait de me prendre par surprise et profiter que je sois allongée pour m'avoir ! C'était de la triche ! Il était rusé et vicieux, il m'avait bien eu. En attendant je ne pouvais pas m'empêcher de rire aux éclats sous ses mains. La dernière fois qu'il avait fait ça, c'était dans la forêt, un moment agréable bien vite coupé par son ancien problème. Mais cette fois il ne se relèverait pas. Pour la première fois j'étais à la merci de son contact. Ah oui, évidement dans le cas présent c'était ballot, j'allais avoir quelque difficulté pour me dégager de là. Surtout que j'étais au bord des larmes tellement je riais. J'essayais de pousser ses mains qui continuaient de s'agiter pour me chatouiller pour qu'il s'arrête, rien que trente secondes, que je puisse au moins reprendre ma respiration ! Mais il n'était pas de cet avis : ses mains demeuraient.

- William arrête arrête ! Criais-je en riant toujours plus.

Ma main effleura l'oreiller du lit, après un petit effort je pus l'attraper et lui balancer dans la figure. Il y eut un moment sans réaction, de la part de nous deux, où je restais à le fixer. Puis contre toute attente, j'éclatais une nouvelle fois de rire. C'était la première fois depuis longtemps que je riais aussi longtemps et autant de fois en une même journée. Je commençais même à avoir mal aux joues, mais cette petite douleur n'était rien face à la sensation de bonheur qui prenait possession des lieux.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 4 Jan - 0:00

        Anaïs se tortillait dans tous les sens pour pouvoir échapper à William qui n'était pas près de la laisser lui glisser entre les doigts. Non, elle méritait cette torture horrible rien que pour s'être moquée de lui alors qu'il était parfaitement sérieux en avançant que d'eux deux, c'était elle qui réfléchissait le plus à ses actes et à l'avenir. Une attitude propre aux filles, peut-être. En tout cas, dans la tête de William c'était bien plus simple, rien ne comptait sinon la faire rire plus, lui faire oublier ce qu'elle avait vécu. Hé, il était là pour ça, pour la distraire. Et il était plutôt doué dans ce domaine, la jeune fille riait et riait encore, jusqu'à en pleurer. Dans une vaine tentative de défense, Anaïs parvint par miracle à saisir l'oreiller bien rangé au bout du lit, et le lui jeta à la figure. William la lâcha par réflexe et saisit l'oreiller, mesurant le sacrilège qu'elle venait de commettre. Il y eut un blanc, durant lequel il fit une tête de hibou aux yeux exorbités, et le rire d'Anaïs vint rompre le silence avec la sonorité la plus délicieuse qui soit. Les yeux de William se plissèrent jusqu'à n'être plus que deux fentes. Ah oui, elle le prenait comme ça, hein ?..

        « Sacrilège... » dit-il d'un ton faussement menaçant, non sans une pointe de malice qui laissait entrevoir la suite.

        Le jeune homme avait toujours été plus doué pour l'action que pour la réflexion. Ça lui jouait des tours dans certaines situations – dans beaucoup de situations – parmi lesquelles il se laissait très facilement gouverner par ses émotions, mais dans d'autres, ça lui avait sauvé la vie. Ça leur avait sauvé la vie, parfois durant des épisodes qu'il ne préférait pas se remémorer durant lesquels il avait fait l'imbécile et agit avant de réfléchir avant de se rattraper in extremis (de les rattraper littéralement in extremis en haut de la falaise). Dans de rares, très rares instants, cette attitude pouvait s'avérer parfaitement adaptée. Il agissait tout le temps comme si sa vie en dépendait, parce que, dans sa tête, c'était tout à fait ça. Sa perception des choses était… Erronée, déformée, et bien souvent si sa raison le savait il suivait automatiquement son instinct, logiquement plus apte à le garder en vie. Malheureusement pour son entourage, enfin, le peu qui risquait encore leur peau à le côtoyer. Ceux qui, comme les infirmiers, avaient interdiction de se servir de leurs dons sur les patients sauf en cas d’extrême urgence (William avait entendu ça lors d'une de ses « sorties ») ne se comportaient pas toujours comme ils le devraient. Les informations avaient tendance à circuler lentement, sauf quand les ordres venaient d'en haut, de ce type qu'il n'avait jamais vu, même entendu, malgré le temps qu'il avait passé dans cet asile de fous. Et sa phobie le conduisait fréquemment à redouter les gens comme cet infirmier mal informé. Il était déjà arrivé que le type qui n'était pas au courant s'en sorte de justesse. Et là, ils avaient compris que la peur n'était pas qu'un prétexte à frapper. Peut-être que William était d'un naturel violent. Il était né pour se battre, il adorait ça. Il arrivait qu'il éprouve une joie mauvaise en faisant mal à quelqu'un. Mais seulement si celui-ci avait touché à un point sensible, comme celui qui venait de lui balancer un oreiller à la figure. Certes, ce n'était pas une raison valable d'un point de vue moral, mais ce n'était pas pour ça que William allait se résonner. C'était un psychopathe, un fou, non, puisqu'il était interné ici ? Si on avait plus le droit d'être vraiment fou maintenant, où allait le monde ?
        Anaïs, tout à son rire, ne s'attendait pas du tout à ce qui allait suivre. Ce n'était pas parce qu'elle ne le quittait pas des yeux qu'elle avait sa chance contre lui. William était rapide et après cet affront, il ne ferait pas de quartiers. Elle avait provoqué une bataille d'oreillers qu'elle était certaine de perdre. Le jeune homme, vif comme l'éclair, lui balança l'objet qu'il avait reçu, et puis avant qu'elle ne le lui relance, disparut et réapparut juste à côté avec un sourire malicieux, pour empoigner l'oreiller du lit d'Anaïs et utiliser son don pour un meilleur angle de tir. La salle était grande, les autres lits étaient cachés par des rideaux entre eux, mais qui furent tiré à la va-vite le temps de se ravitailler en munition. Quant il n'y eut plus d'oreillers, ce fut les polochons qui se mirent à pleuvoir sur la jeune fille.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 4 Jan - 15:37

ça sentait pas bon, mais alors pas bon du tout pour moi. Je reçus le cousin dans la figure, simple vengeance après ce que je venais de faire, non ? Quand je relevais les yeux, l'oreiller dans les mains, William n'était plus là, mais à côté de mon lit entrain de prendre les coussins de tous les lits de l'infirmerie. J'avais à peine le temps de le voir que chaque lit était déjà dépouillé. Il avait tous les coussins, et moi j'avais le tout dernier qui n'était pas encore en sa possession. Le lancer ne servirait à rien du tout, il suffirait qu'il se téléporte pour tout simplement l'esquiver et le récupérer par la suite, alors autant le conserver, comme maigre moyen de protection. Je souriais toujours, un sourire qui se désagrégea lentement en voyant le nombre d'oreiller dans ses mains. Je confirmais mes dire : ça ne sentait pas bon du tout, j'étais dans la mouise. Je le fixais un moment, essoufflée d'avoir déjà ri autant. Ce n'était le début, ce qu'il préparait promettait. Il se trouvait désormais en face de moi, là où il était certain de ne pas me rater. Hum hum... Merde. Je remettais en question mon geste de tout à l'heure. Finalement.. Je n'aurai peut-être pas du faire ça... Je criais lorsqu'une pluie d'oreiller s'abattit sur moi, mon maigre coussin au dessus de ma tête, comme s'il pouvait changer les choses. Je descendais rapidement du lit pour m'asseoir au sol, adossé à celui-ci. Seulement, William le vit et changea bien vite de position, sans me laisser de répit. Je tenais toujours mon bouclier au-dessus de ma tête, les autres s'amoncelaient autour de moi, une fois qu'ils m'étaient tombés dessus. A force j'allais en être couverte, enterrée, avec des murs autour de moi, et même un toit au dessus de la tête. Comme les cabanes que l'on faisait avec ma sœur lorsque nous étions plus petites. On prenait toutes les couvertures de la maison, et on se débrouillait toujours pour construire une maison à partir de ça. Après quand les parents entraient dans la chambre, c'était l'horreur. Ils voulaient toujours que nos chambres soient rangées, au moindre grain de poussière, on était bonnes pour passer l'aspirateur dans toute notre chambre le samedi. Donc je vous dis pas leur tête en entrant dans la chambre et qu'il y avait des couettes, des plaides et les cousins de nos deux chambres regroupés dans une seule, et le bazar qui accompagnait autour. Bien sur, nos chambres n'étaient pas immense, alors pour avoir de la place nous poussions tout contre les murs. Il y avait donc un gros tas d'affaires dans un coin, et nos parents ne supportaient pas que l'on fasse ça. On rangeait tout ensuite, nous étions bien obligées, mais nous passions de tout de même des sacrés bons moments. Le genre de chose que je n'oublierai jamais. Je n'étais même pas triste de penser à ça en ce moment, en fait, là, maintenant, ce souvenir ne faisait que m'effleurer l'esprit, le reste était totalement occupé par William et ce qui me tombait encore dessus en ce moment.
A moitié recroquevillée, je relevais lentement les yeux vers lui, en poussant un peu ce qui me recouvrait, et relevais mon coussin en signe de capitulation, un sourire qui ne s'était pas décollé de mes lèvres.

- C'est bon, t'as gagné, je me rends ! Dis-je en riant toujours, et en dégageant la masse de coussin qui me recouvrait les jambes.



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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 10 Jan - 0:13

       Voir Anaïs crouler sous les projectiles était à mourir de rire. Sa proie poussa un couinement de surprise en sentant le premier oreiller toucher son but, prémisse à la catastrophe. Elle tenait un coussin pour protéger son visage, maigre rempart face à ce qui lui tombait dessus – et l'avalanche n'en finissait pas. William rabattait les couvertures des lits alentours sans vergogne, pillaient et dépouillaient les draps de leur gardien de plumes. Les rideaux qui séparaient les couches tremblaient sur leurs tringles lorsqu'il les rabattait, mettant peu à peu la pièce sans-dessus-dessous. Les lumières des néons se reflétaient dans les tables métalliques contenant le nécessaire médical dans un coin, et dans ce lieu austère où il ne devait normalement que régner la souffrance de la maladie et de la mort, ils s'amusaient comme des gamins. Ou plutôt, William s'amusait et Anaïs subissait en riant jusqu'à ne plus en pouvoir. Alors, elle regarda par-dessus l'oreiller qu'elle tenait entre les mains et le brandit comme un drapeau blanc, blanc dont la pièce était imprégnée du sol au plafond, ce blanc qui écœurait parfois William au point d'en avoir la nausée. Il était bien loin de ce sentiment, à des lieux de se savoir confiner entre quatre murs une fois de plus. Non, il était heureux, et s'en donnait à cœur joie, au grand malheur d'Anaïs pour le moment. Et ce bonheur, il n'était pas près de le lâcher, il voulait plutôt l'enchaîner au sol et l'obliger à les suivre partout. Ils en avaient le droit, d'avoir cet instant de répit après autant d'aventures qui auraient pu tourner en la pire des tragédies, non ? Malheureusement, le bonheur était une de ces choses à la fois merveilleuses et insaisissables, de celles qu'il est impossible de retenir quand elles s'envolent. Nul ne peut retenir le bonheur, pas plus qu'on est capable de le programmer. Les machines ont beau être sophistiqué, jamais ces sentiments humains ne pourront être égalés. Ni dans l'Institut, pourtant au summum de la technologie, ni nul part ailleurs. Et ça, William y croyait dur comme le fer. Tout ce dont il avait le pouvoir, ce qui dépendait encore de lui, c'était de vivre ces petits instants à fond, prélude de lumière aux siècles d'obscurité. Une fois que vous avez goûté à la joie d'être ensemble, elle devient votre plus belle émotion et votre plus belle obsession. William n'échappait pas à cette règle universelle. Et il ne voulait surtout pas y échapper, cela lui rappelait que malgré tout, il était bel et bien humain, capable d'aimer. Et il lui semblait que c'était la plus belle chose qu'on lui avait donné.
       Un large sourire fendit le visage du jeune homme lorsqu'il comprit qu'il avait bel et bien gagné. Anaïs rendait les armes ! William, goguenard, avait encore un oreiller qu'il avait récupéré dans les mains, et les cheveux en bataille à force de se téléporter dans toute la pièce. Pourtant, ce n'était pas lui qui devait éviter les projectiles, Anaïs avait été vaincu en quelques minutes et la victoire de William se mesurait avec les oreillers qui jonchaient le sol à ses pieds. Il avait été le plus fort et il le savait, que pouvait lui réserver cette victoire, hum ?.. Il fallait avouer qu'Anaïs dans le rôle de l'infirmière avait été une alternative plutôt séduisante, qu'il rejouerait volontiers sans infirmier parasite dans les parages. En attentant... Elle était belle, même dans ce cas-ci, au milieu des oreillers, les joues rosies par l'action, ses yeux bleus fixés sur lui, à demi-rieurs parce qu'elle n'arrivait pas à cacher tout à fait sa joie, au grand bonheur de William, à demi-suppliants, juste pour jouer le jeu, lui accorder cette petite victoire qu'il avait remporté haut la main. En trichant certes avec son don, mais tout de même ! Maintenant, l'infirmerie était dans un état lamentable, il fallait plaindre ceux qui viendraient remettre en ordre les extravagances du jeune homme. Mais bon, faut bien que son don serve à autre chose qu'à menacer ou à frapper, parfois. Et c'était mieux ainsi. William laissa donc momentanément tomber son coussin et se rendit compte du bazars qu'il avait fichu dans la pièce. A l'Institut, tout était si bien rangé, d'un ordre chirurgical ! Tant pis, ils n'allaient pas leur hurler dessus pour deux-trois oreillers, quand même, et ils n'étaient plus des gamins. Si Vladimir ne disait rien pour un pyromane tué, alors une infirmerie un peu en vrac, c'était rien du tout. Et puis ils pouvaient toujours faire pire, histoire de vraiment mériter les réprimandes... Mauvaise idée, dirait la jolie fille qu'il avait en face de lui, et elle aurait comme d'habitude raison. Anaïs était certainement la fille la plus téméraire et réfléchie de la boucle. Être les deux à la fois, ce ne devait pourtant pas être facile. Un paradoxe à elle toute seule.
       William s'approcha d'Anaïs, malicieux.

      « Alors, c'est qui le meilleur ? »

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 10 Jan - 23:20

Je dégageais les derniers coussins autour de moi. Mes yeux étincèlement à sa question. Ah il était fier ! Je n'avais aucune chance dès le début s'il décidait d'utiliser son don, donc évidement qu'il avait gagné ! Bon, en même temps, toute personne sachant se téléporter aurait fait pareil, je n'avais qu'à réfléchir avant d'envoyer un oreiller dans la tête de quelqu'un. Et puis c'était William, il ne raterait jamais une occasion de me titiller un peu. C'était même lui qui avait commencé avec les chatouilles !   On était d'accord sur un point : s'embêter mutuellement était devenue une chose presque naturelle désormais. Si ce n'était pas moi qui le taquinait, c'était lui, et vice versa. À croire que c'était programmé dans nos caractères, et qu'ensemble ça formerait ce résultat : une chose inexpliquée et inexplicable, ce petit truc qui faisait tout. Remarquez d'ailleurs que nous finissions toujours pas sourire au final, c'était justement une chose dont nous avions bien besoin en ce moment même. Après tout ça, rares seraient les personnes à réussir à rire comme nous le faisions. Mais c'était agréable, j'étais moi-même surprise, mais je n'allais sûrement pas m'en plaindre ! Si nous pouvions continuer dans ce sens j'étais tout à fait d'accord !
Je gardais néanmoins dans ma tête l'idée de le faire dormir, je m'étais reposée, moi, en toute logique je pourrais tenir éveillée plus longtemps que lui, jusqu'à ce qu'il accepte enfin de s'allonger dans ce lit, qui était désormais totalement défait.
Je me levais totalement, sans lâcher mon coussin, un regard tout aussi malicieux que le sien. Il ne m'avait laissée aucune chance, hein ? Sans pitié. Je n'avais pu le toucher que lorsque nous étions sur le lit, par surprise et même moi je n'avais pas encore réalisé ce que je faisais. Ça avait été juste un réflexe pour se débarrasser des chatouilles. Donc pour que je puisse l'atteindre, il fallait qu'il ne se doute de rien, ou alors que je sois plus rapide. Niveau rapidité il l'emporterait, c'était certain. Bon bah il ne restait qu'une seule solution. Je fis mine de me relever, normalement, puis je balançais l'oreiller dans sa figure, dans un geste las (qui j'espérais, ne le ferait pas recommencer (même si je n'y croyais absolument pas)). Sans prendre la peine de regarder sa réaction, même si c'était très très tentant, je ne fis que sourire discrètement en lâchant d'un air pensif :

- En partant du principe que tu as utilisé ton don, on va dire que je suis la meilleure pour finir ensevelie sous des oreillers.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Ven 22 Jan - 19:37

Puisqu'elle ne voulait pas reconnaître sa défaite, William savourerait seul sa victoire, en l'asticotant un peu sur son manque de réactivité. Quelle ne fut pas sa surprise de recevoir un oreiller dans la figure en s'approchant ! La fourbe, elle avait profité du cessez-le-feu pour endormir sa méfiance, avec sa tête adorable et son corps tout menu qui à première vue ne pouvait infliger de dégats à personne ! Les yeux de William s'aggrandirent avant de rétrécirent jusqu'à être réduit à deux fentes. Quelle stratégies serait la meilleure pour lui faire payer ça ? Oh, il aurait été facile de la bombarder une nouvelle fois jusqu'à ce qu'elle demande grâce, ou de la chatouiller jusqu'à ce qu'elle le supplie d'arrêter. William adorait avoir le contrôle sur elle et, après avoir découvert ce pouvoir, comptait en user à tort et à travers. Il pouvait peut-être aussi opter pour une autre tactique... La couvant d'un regard qui dévoilait quelque peu ses attentions lubriques, il se mit à la regarder comme il la regardait souvent en douce (ou du moins, quand il croyait qu'Anaïs, elle, ne le regardait pas), à la dévorer littéralement du regard, lui montrait combien elle était désirable, et surtout avec quelle intensité il pouvait le lui faire comprendre. La tension monta dans la pièce, instaurant un courant électrique invisible entre les deux jeunes gens présents. William s'approcha, mesurant chaque geste, chaque respiration, pour la rendre folle. Il ne la touchait pas, il n'en avait pas besoin. William se contenta de s'arrêter à quelques centimètres, soufflant sur ses cheveux, puis sur son front, pour finalement s'arrêter devant ses lèvres entrouvertes sans jamais combler la distance qui les séparait. Le jeune homme reluquait à présent ouvertement sa bouche, ajoutant à la qualité de la prestance en se mordillant la lèvre inférieure. Il faisait tout pour la voir céder... Une nouvelle fois.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Ven 22 Jan - 23:26

J'arquais un sourcil, méfiante, lorsque William s'approcha. A quoi je devais m'attendre maintenant ? Il aurait vite fait de me pousser dans le lit, j'étais juste en face. Mais non, apparemment il ne comptait pas faire ça. Il s'était approché, maintenant il ne bougeait plus, ne me touchait pas, gardait une distance infime mais bien là, entre nous deux. Mon questionnement se termina en remarquant son regard, ou plutôt en voyant se refléter mon propre regard dans le sien. Ah ouais, d'accord, je comprenais ce qu'il cherchait. Alors comme ça, il voulait me faire craquer ? Le pire c'est qu'il était bien parti ! Il mordillait sa lèvre, comme moi lorsque je le regardais mais que je devais m'empêcher de lui sauter au cou. Encore un peu et je commencerai à faire pareil. Son souffle se baladait avec douceur sur ma peau, il me narguait, il voulait m'embêter en faisant ça, et c'était définitif : il y arrivait à la perfection. Je devais me retenir pour ne pas briser la distance instaurée, et lui dévorer cette bouche qu'il mordait doucement. Mes yeux passèrent de ses lèvres, à ses yeux, deux, trois fois. Il voulait savoir combien de temps j'allais pouvoir tenir, ou faisait-il ça avec la seule intention de me faire craquer, et de gagner une nouvelle fois ? William : deux, Anaïs zéro. Je devais essayer de gagner contre lui au moins une fois, j'avais plusieurs tours dans ma poche.
Et si je prenais l'avantage, hein ? Je souriais grandement, décidée à échanger les poids sur la balance.
Bon, pour ça j'allais devoir être malicieuse, et futée. Mon regard devint plus insistant, plus assuré. Il était peut-être très fort physiquement, mais psychiquement j'avais des chances d'avoir le dessus. Tout ce qu'il fallait, c'était que je trouve quelque chose qui ferait le même effet que son regard qu'il avait en ce moment, pour moi. Obnubilée par ces lèvres qui ne demandaient qu'une chose (et les miennes qui les réclamaient farouchement) je mis un certain temps pour trouver. Excusez-moi de craquer, mais là, c'était trop tentant ! Ma main passa derrière son cou, et je l'embrassais lentement, profitant du contact, de lui, qui avait réussi à me faire craquer, après de nombreuses minutes. Mais qu'il ne crie pas victoire trop vite, ce n'était pas fini. Je relevais la tête, et le fixais dans les yeux, un sourire peu rassurant aux lèvres. S'il avait longtemps été coupé du contact, cela voulait dire que ça pouvait être son point faible désormais. Le contact qui aurait un grand effet sur lui. C'était le cas de le dire, avant, trop de proximité le faisait réagir, bien réagir, alors maintenant, si l'on tournait ça dans l'autre sens ? Sachant qu'il pouvait me toucher, j'avais de grande chance pour pouvoir le faire céder à partir de ça. Alors bon, autant essayer.
Ma main descendit de sa joue, en passant pas son cou, jusqu'à son épaule, où mon doigt dessina des traits sans importances. Je le gardais dessus un moment, et relevais les yeux vers lui.

- En fait c'est toi qui te rends pas compte du pouvoir que tu peux avoir sur moi.

Mon doigt se releva. Je scrutais en détail son visage, tandis que mon index passa une première fois sur son t-shirt, en esquissant une simple ligne. Il repassa ensuite plusieurs, fois, sur son torse, doucement, en suivant les traces déjà bien marquées. Au final, je ne touchais plus qu'à peine, me contentant de mimer les gestes, à quelques millimètres au dessus de lui. Enfin, elles descendirent jusqu'en bas de ton t-shirt. Mes mains étant à moitié sur sa peau, à moitié sur son haut blanc. Il n'avait pas encore joué à ça avec moi, il ne savait pas encore de quoi j'étais capable. Je ne bougeais plus, mes mains désormais légèrement éloignées, mais pas trop. A mon tour de me mordre la lèvre, à mon tour de le fixer, d'une même lueur vorace, à mon tour de le battre à son propre jeu. A mon tour de lui montrer. Mes yeux dans les siens, avec du défit flagrant une simple question : alors ?        

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 23 Jan - 7:54

Elle l'embrassa. Ainsi donc, cela marchait ? Le jeune homme ne l'aurait pas cru. William sourit contre ses lèvres, content de lui. Il avait encore gagné, mais la victoire avait été criée trop vite. Anaïs s'écarta, et il eut l'envie furieuse de la ramener immédiatement contre lui, où elle était très bien. Mais le regard de sa jolie blonde avait changé : la malice animait ses yeux (qu'elle avait magnifiques, soit dit en passant), en bref, elle préparait quelque chose et elle voulait que William le sente venir.
Merde. Si elle commençait véritablement à jouer, il allait perdre, c'était certain. Le regard d'Anaïs en disait long sur ce qu'elle avait l'intention de faire, hors elle seule le savait et même un glaçon aurait fondu de désir devant elle. Son attitude se mua en celle de dominatrice, et sciemment, Anaïs effleurait sa peau, descendait le long de sa clavicule, puis de son tee-shirt. William frissonnait à chaque courbe, à chaque dessin que ses doigts traçaient contre sa peau. Elle l'allumait et savoir qu'elle s'amusait avec lui et qu'il était censé lui résister le mettait dans un état de frustration intense, beaucoup trop intense. Si ça continuait, son cerveau allait exploser.
Elle ne le touchait même pas directement, c'était simplement ses doigts à travers le tee-shirt ! Et elle arrivait à la ceinture... William respirait par à-coup, beaucoup trop conscient du contact qui l'électrisait. C'était trop, il n'était pas capable de résister, elle exerçait sur lui une attraction beaucoup trop forte pour ne pas céder. Et son regard... Merde, des images beaucoup trop choquantes venaient à l'esprit du jeune homme qui ne pouvait pas empêcher son imagination de travailler. Et il avait une imagination très productive. Il poussa un soupir qui cachait très mal son désir, mi-grognement mi-gémissement. Presque une supplication, elle aurait mis à sa botte n'importe quel homme normalement constitué.

"Putain, Anaïs, si tu veux pas que je te saute dessus tu devrais arrêter."

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 23 Jan - 16:42

Oh, ce n'était pas que la situation m'amusait, mais j'avais bien envie de voir comment il allait se débrouiller en inversant les rôles. La première expérience avait bien montré qu'il avait du pouvoir sur moi, rien qu'en me regardant, sans même me toucher ! Qu'il ne s'en serve pas trop, il saurait à coup sûr me faire craquer, quelque soit la situation, je préfèrerai quand même conserver un peu de mon aplombs sans qu'il ne joue avec son charme pour me faire changer d'avis. Cette fois, c'était moi qui avait prouvé que je pouvais moi aussi avoir un certain... Jeu de regard pour le faire flancher, ce que j'appellerai plus ici un jeu du touché, mais au fond, c'était un peu pareil. J'étais même surprise de l'effet que ça lui faisait, de l'effet que je pouvais lui faire, rien qu'avec ça. Comme quoi, nous pourrions tous les deux utiliser le point faible de l'autre. Mais nous ne le faisions pas, parce que ce point faible résidait dans nos sentiments, et que nous étions tous les deux pris dedans. Je savais qu'il n'utiliserait pas mes faiblesses contre moi-même, tout comme je ne le ferais jamais avec lui. C'était une sorte de pacte, involontaire, dans nos vies, dans la vie de chaque couple : connaitre les faiblesses de l'autre, mais ne pas s'en servir comme arme et lui planter un couteau dans la dos par la suite.
Finalement... Cette situation m'amusait oui, il s'amusait avec mes limites, comme je m'amusais avec les siennes. Mais c'était lui qui l'avait cherché.
J'observais son thorax se lever et s'abaisser de manière saccadée, et relevais les yeux à son ton suppliant. Mon sourire s'agrandit. Alors comme ça je remportais cette manche ? J'avais gagné, il abandonnait ? Mon regard étincela, je ne bougeais pas pour autant. Lui, me sauter dessus ? ça lui donnait si envie que ça ? Pas mal, pas mal... Je pourrais tout à fait aller plus loin... En fait non, vu où nous étions, aller plus loin serait impossible, puis après tout ce qui venait d'arriver, on va dire que j'allais éviter qu'il me "saute dessus". J'avais quand même envie de faire quelque chose, une dernière chose avant de stopper ce petit jeu.
Je passais les doigts dans les passants de son jean, et me collais à lui, avec cet éternel regard coquin. J'approchais ma bouche de son oreille, jusqu'à pouvoir murmurer un dernier mot :  

- Gagné...

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 24 Jan - 22:54

        Ses mains sur lui... Il ne pouvait pas penser à autre chose, il en était parfaitement incapable, et, de ce fait, ça tombait bien, parce que ce que lui faisait subir Anaïs était la plus douce torture du monde, et il n'avait aucune intention de s'en soustraire. Tout juste arrivait-il à résister à l'envie folle qui l'attirait vers elle, plus près, inexorablement. En apnée, les pupilles dilatées, il ne demandait qu'à voir plus. Il était à la limite de gémir de frustration à cause de l'interdiction de la toucher. Mais sa fierté était encore plus forte, et le maintenait hors de l'eau. D'un lac de sensations magnifiques dans lequel le jeune homme rêvait de plonger. Anaïs était la sirène qui l'attirait au bord, irrésistiblement, et si elle n'utilisait pas son chant, ni même sa voix, pour le tenter, elle usait de son pouvoir de persuasion bien plus efficacement encore. Ses mains sur son bassin...
          Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. William n'y tint plus et l'attrapa par les hanches, la pressant contre lui. Il était bien parti pour faire beaucoup plus, échaudé par ses gestes. Anaïs le rendait fou, et putain, elle en était diablement consciente. Et ça la rendait sexy au possible – qui a dit pu qu'il était impossible que quelqu'un soit sexy dans un affreux tee-shirt blanc informe ? Détrompez-vous, il suffisait d'être la bonne personne pour que tout vous aille à merveilles – , tout comme ses doigts fins qu'il brûlait de laisser aller bien plus loin que ça. Anaïs exerçait sur lui une attraction énorme qu'elle pouvait utiliser pour satisfaire le moindre de ses désirs. A son contact, tout prenait sens, il n'y avait plus de réflexion possible, se laisser aller, mener en bateau par cette fille si difficile à cerner, entrer dans la ronde en sachant qu'elle mène la danse, était la solution la plus séduisante, celle qui, sans aucune hésitation, le comblerait et le rendrait heureux. Être la seule qui pouvait le toucher sans dommage lui conférait un pouvoir dont elle avait apparemment ignoré l'existence jusqu'alors. Mais Anaïs avait-elle saisi jusqu'à quel point il dépendait d'elle, quels sacrifices il était prêt à faire pour elle ? A quel point il lui appartenait ? Il y avait fort à croire que non. Ce n'était qu'un des aspects sur lequel elle avait de l'emprise sur lui, un sur tant d'autres. Cet ascendant lui donnait tous les droits. En userait-elle dans le futur ? Certainement, mais dans quel but ? S'apercevait-elle des choix qui s'offraient à elle, de combien elle pouvait l'influencer pour tout et n'importe quoi ? Qu'elle pouvait, si elle en avait l'idée, le manipuler comme une marionnette puis le jeter comme un jouet cassé ? Non, et c'était peut-être mieux ainsi. L'ampleur de ce pouvoir sur quelqu'un d'aussi proche aurait effrayé n'importe qui. Anaïs avait déjà beaucoup à faire pour se reconstruire, elle n'avait pas besoin de le savoir. Peut-être qu'un jour, avec le recul, après des années, des décennies de plus, Anaïs mesurera, en faisant le bilan d'une vie, combien leur relation était à la fois dysfonctionnelle et fusionnelle. Dysfonctionnelle, car pour l'instant, William était tombé trop bas psychiquement pour qu'ils puissent être sur une marche d'égalité avec lui. Et, sans s'en rendre compte, une après-midi, alors qu'elle voulait lui rendre visite, elle avait trébuché et glisser légèrement vers lui, qui tentait de remonter, centimètre par centimètre, la paroi glissante qui lui faisait face. Le dernier souhait de William était qu'Anaïs ne le rejoigne, mais, heureusement, elle pouvait retourner à l'air libre sans dommage permanent. En attendant de pouvoir faire de même, il l'encourageait, les yeux lever vers le ciel qui s'ouvrait à lui, encore inatteignable. Espérons-le plus pour longtemps.
        William était à des années lumières de se poser ces questions pourtant essentielles. Là, tout ce qu'il voulait, c'était passer à l'acte avec Anaïs, et sur le moment, après ce qu'il s'était passé, lui faire oublier – leur faire oublier à tous les deux – paraissait la meilleure chose à faire. William l'embrassa, un peu trop intensément, et dans un même mouvement ils basculèrent sur le lit. Son impatience le rendait maladroit, et Anaïs l'aida à retirer son tee-shirt qui finit par terre, avant d'être de nouveau embrassée. Ses mains... Il était incapable de réfléchir, et pourtant son cerveau se mit en marche automatiquement. Non. Il ne devait pas faire ça, pas ici, pas après ça, ce serait juste... Chercher un réconfort, bousiller leur première fois. Et même si William n'était pas mélodramatique comme mec, il savait ce que voulait dire « profiter de quelqu'un » et l'idée d'abuser d'Anaïs lui retournait l'estomac (qu'il avait déjà vide, soit-dit en passant). Cette pensée le refroidit immédiatement, et William recula, manquant de tomber du lit, puis se mit debout.

        « Je... Désolé, on... »

       Il se passa une main sur le visage, nerveux et choqué par sa propre réaction (de là à comprendre pourquoi penser le choque alors que taper un ou deux infirmiers, pas du tout...), ou peut-être par l'idée d'abuser d'Anaïs. William déglutit, sentant le stress grandir à vitesse grand v. Son regard furetait d'un bout à l'autre de la pièce, comme celui d'un animal traqué. Il fallait se résonner... Non, pas de crise maintenant.

       « … On peut pas. »

        Et soudain, parce qu'il ne supportait plus le regard d'Anaïs sur lui, il se déroba à sa vue en s'asseyant à même le sol, contre le pied de lit, frissonnant au contact du métal froid contre son dos.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 25 Jan - 21:39

Peut-être que, au final, ça avait été trop. La chose qui avait brisé ses dernières limites de défense contre moi, et la chaleur qui avait augmenté dans la pièce. J'avais réellement gagné, devais-je savourer ma victoire ? En voyant comment ça tournait, je ne voyais que ça. Je me retrouvais encore plus proche de lui, cette fois on pouvait dire que la distance avait totalement disparu, pas un millimètre me séparais de lui. Ses mains se posèrent sur mes hanches, je me sentis frissonner. Ce n'était pas du tout comme hier, là, le contact était plus doux, plus rassurant, il n'y avait aucune violence dans ses gestes. J'acceptais tout à fait sa bouche contre la mienne, et ses mains sur mon corps. Mes pensées s'arrêtèrent là, lorsqu'il m'embrassa toujours plus, nous nous retrouvâmes sur le lit peu confortable de l'infirmerie. Ce n'était qu'un petit détail sur tout ce que je pourrais dire à propos de ce moment, mais il fallait avouer que les matelas de ces lits n'étaient pas extrêmement moelleux. M'enfin, ce n'était pas ce qui retenait le plus mon attention : au dessus de moi, William cherchait à enlever son t-shirt, avec difficulté. Je l'aidais, avec précipitation, moi aussi, jusqu'à enfin ressentir sa bouche contre la mienne, mes mains entre ses épaules et son cou. J'avais envie de me perdre, me perdre encore plus, sous ses baisers, sous son contact, me perdre contre lui et ne me retrouver que plus tard. Bien plus tard...
Cependant, je fus brusquement séparée de lui. Je rouvrais les yeux, surprise, et vit William se redresser en balbutiant des excuses. Pourquoi ..? Pourquoi maintenant décidait-il se s'arrêter ? Je fixais le plafond, en silence, en faisant une liste des choses qui avaient pu briser ce moment : nous étions à l'institut, il y avait peut-être les infirmiers, il y avait mieux comme endroit pour une première fois, c'était certain, mais il avait dit : « on peut pas », pas « on peut pas ici ». Ce n'était pas le lieu qui dérangeait, alors quoi ?
Je me redressais, remarquais mes manches relevées, me sentis devenir plus pâle. Lorsque je l'avais aidé à enlever son t-shirt, elles avaient du se remonter, alors il les avait vues ? C'était ça la raison de son recul ? C'était moche à ce point ? ça le dégoutait même, donc « on ne pouvait pas » ? William s'était assis contre le lit, loin de mon regard. Avait-il pitié ? Se sentait-il coupable ? Ou justement, il se sentait coupable depuis tout à l'heure, et ce n'était que maintenant qu'il les avait vues d'encore plus près qu'il se rendait compte de ce que le pyromane m'avait fait ? Comment devais-je réagir moi, désormais ?
Je fixais mes manches, qui cachaient de nouveau les cicatrices, mon doigt passant et repassant sur la légère bosse que l'on ressentait, même à travers le tissu. Si il était à ce point rebuté par ces marques, que pouvais-je faire ? Le particulier au contact curatif avait déjà du faire son possible pour m'épargner la douleur, et par rapport à hier, ce n'était plus grand chose... Mais quand même, en voyant se réaction, je ne désirais plus que m'enlever cette peau, et retrouver l'ancienne, sans cicatrice, sans marque, sans brulure. Sans souvenir de ce qui m'était arrivé.
Sauf que William allait mal, je ne pouvais pas continuer à me poser des questions et me préoccuper de ma propre inquiétude alors qu'il n'allait pas bien. Je me relevais, et une fois sûre que mes manches soient bien mises, osais enfin approcher. Assis au sol, contre le lit, il commençait à paniquer. Mais pourquoi ..? Pourquoi fallait-il que nous passions de ... lit à à côté du lit, en pleine panique ? Bon, assez de question pour le moment, je devais arranger les choses à la place de me plaindre, de toute façon ça ne me servirait à rien : lui seul pouvait me donner des réponses, or je me posais des questions sans les dire à voix hautes, je n'aurai donc pas de réponse, c'était donc totalement inutile.
Aussitôt dit, aussitôt fait, je m'approchais pour être en face de lui, je m'agenouillais, puis posais mon front contre le sien, pour être certaine qu'il me regarde.

- William, calme-toi, s'il te plait.

Je souriais, d'un sourire un peu triste, mais d'un sourire petit sourire quand même.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 25 Jan - 22:35

         William était à deux doigts de péter les plombs. Il avait commencé à se balancer d'avant en arrière, vous savez, comme les timbrés qui balbutient des choses incompréhensibles avec un regard vide voir cruel de fou à lier ? C'était un peu près ça sauf que lui n'avait pas cette lueur destructrice dans le regard, non, il exprimait plutôt une détresse folle. Comme s'il n'arrivait plus à contrôler ses gestes, comme si le mouvement répétitif qu'il produisait pouvait ramener à la normale les bouffées de terreur qui grimpaient de nouveau en lui. Arrivé à un niveau critique, la pression s'exerçait sur tout son être, c'était comme si... Comme si la peur échappait à tout contrôle, et qu'elle s'amoncelait en lui peu à peu, jusqu'à ce qu'il ne soit plus capable de le supporter. En partant de là, la moindre contrariété, le moindre changement d'humeur, comme il venait de se produire, le passage d'un état à un autre, avait bien plus de conséquences pour William. Les émotions fortes, il connaissait, il en vivait au quotidien. Il en avait vécu au quotidien, plutôt. Le bonheur, tout le monde le trouve dans une chose ou une autre. Que ce soit une présence, un lieu familier, un objet, un petit plaisir du quotidien ou la réalisation d'un grand projet, il y avait tant de façon d'être heureux ! William, lui, puisait ce bonheur dans celui d'Anaïs. Si elle était heureux et avec lui, alors il n'y avait pas de raison qu'il ne soit pas non plus heureux. La colère, peu de gens la connaissaient vraiment, hormis ceux dont l'égo démesuré avait été bafoué, et qui était assez cinglé pour se venger sur tous ceux qui passaient à leur portée. La vengeance était une forme de colère, une des plus violentes et des plus destructrices qui soit. Qui veut systématiquement la mort de l'autre, si ce n'est par vengeance ? William ne pouvait se venger de personne, sauf de lui-même. Il s'était engagé dans un mécanisme d'auto-destruction certainement destinée, au début, à faire passer la douleur de survivre avec des images aussi horribles gravées dans le cerveau. Il s'était lobotomisé lui-même, forçant son cerveau à oublier ce qu'il ne pouvait pas accepter. Ça n'aurait jamais pu marcher à long terme. D'ailleurs, ça ne fonctionnait pas du tout. Cette colère le détruisait, mais ce n'était pas la cause de tout, juste, comme sa phobie du contact, une conséquence malheureuse de cette « expérience traumatique ». Peu de gens la connaissait, mais certains hommes la ressentent avec la même intensité que lui.
         Mais la peur... La terreur, l'épouvante, la frayeur, l'horrible impression de s'enfoncer en plein cauchemar sans pouvoir rien faire, c'était... C'était intenable. Peu à peu, William sentait ce monstre vorace, son monstre personnel, ramper vers lui. Comme de véritables sables mouvants, la peur l'immobilisait d'abord, l'empêchait de s'enfuir malgré toutes ses tentatives pour s'arracher à son emprise. Il la sentait imprégner sa peau, entrer dans ses oreilles, dans sa bouche, pour annihiler ses sens afin qu'il lui soit tout à fait offert, et il ne pouvait pas la retenir. Elle se collait à lui, s'enroulait autour de son corps comme un boa, enserrait sa gorge, le privait d'air, l'étouffait peu à peu pour, à terme, ne laissez derrière lui qu'une carcasse vide. Il ne voulait pas... Il ne voulait pas vivre ça, il ne savait pas comment s'échapper.
          Il y avait des moments où il se serait bien arracher le cerveau. Simplement pour arrêter de penser.
         Au milieu du brouillard mouvementé de ses pensées dans lesquelles il sombrait, une main, ou plutôt un contact, vint le tirer vers le haut. L'obliger à ouvrir les yeux, à contempler la réalité. A se raisonner.
William ouvrit les yeux : c'était Anaïs, dont il avait oublié l'existence, enfermé dans sa tête. Elle ne comprenait pas, il était incapable de se calmer, c'était impossible, il avait l'impression que les murs se rapprochaient pour mieux le faire suffoquer. Pour mieux le laisser crever entre quatre murs.

        « J'arrive pas, je... Je... »

        Les mots s'étranglaient dans sa gorge, il ne savait plus quoi en faire. Gémissant sous les assauts de la tempête qui régnait dans sa tête, il enfouit celle-ci dans ses paumes, toujours aussi agité.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 26 Jan - 20:38

Je fronçais les sourcils en remarquant que ça n'avait eu strictement aucun effet, je serais restée sur le lit ça aurait été pareil. Si ça se trouve je n'avais aucune utilité en ce moment. Je pourrais faire tout les efforts du monde, si seuls les infirmiers avaient la capacité de le sortir de là ? Je savais pertinemment que j'avais zéro pouvoir sur certaine situation, mais ici, je devais bien pouvoir faire quelque chose quand même ! Les médicaments pouvaient aider, ça je le concevais, mais il devait bien avoir un moyen pour qu'il s'en passe. Comment allait-il faire dans la boucle ? Avoir constamment son petit pot avec ses médicaments dans sa poche pour s'il y avait un problème ? Se souvenir d'en prendre un tous les soirs - ou un autre moment, je sais pas - pour éviter des crises comme ça ? Mais ça serait invivable. Rien que d'être dépendant à ces choses pour ne pas revivre un enfer serait invivable, comptait-il vraiment vivre l'éternité avec ça ? Je devrais plutôt poser la question autrement : Devait-il obligatoirement vivre ainsi ? Ou bien était-ce juste pour l'Institut ? Je ne savais pas s'il en aurait une fois rentré, mais il y avait fort à parier que oui. Dans ce cas, je devais trouver une solution pour ces moments de panique, quelque chose qui le ferait remonter à la surface... Je n'avais pour le moment aucune idée de ce que j'étais en mesure de faire, puisque tout avait l'air voué à l'échec.
Même en voyant que ça n'avait eu aucun effet, je décidais de continuer, c'était la seule chose que je pouvais faire en ce moment : essayer de le faire revenir à la raison, sans appeler les infirmiers qui me mettraient dehors. Il était hors de question que je me sépare de lui, ou que je quitte cette pièce. Je retirais d'un geste sec ses mains de son visage, et le pris pour planter mes yeux dans les siens. Je tenais toujours ses mains dans les miennes, devenues plus froides, je les serrais, lui montrant ainsi que j'étais là, toujours là.

- Ouvre les yeux, regarde-moi.

Et si ça ne servait à rien ? Mais si, il avait dit tout à l'heure que je l'avais aidé, même inconsciemment, alors pourquoi là je n'en serais plus capable ? Je devais persévérer, me convaincre même que j'avais les capacités, le pouvoir pour le sortir de là. Si moi-même je doutais de pouvoir y arriver, comment ferais-je ? Comment ferions-nous ? Serais-je oublier d'appeler les infirmiers ? C'était déjà un miracle qu'ils ne soient pas entrés en voyant son état... Peut-être ne l'avaient-il pas encore vu. Alors je devrais essayer de lui faire trouver la raison avant qu'ils ne s'en aperçoivent et débarquent. Avant qu'ils ne nous séparent, encore une fois, ce que je supporterai très mal après tout ça. Ce qui me faisait revenir à cette question : où allais-je aller ? Pourrais-je voir William ? Que ferait Vladimir après tout ça ? Qu'est-ce qu'on allait faire, nous ? Pour le moment, personne n'était venue nous déranger, c'était le calme le plus complet. Le calme avant la tempête ? Avant les foudres du directeur ? Trop de questions. Trop de question alors que je devais me concentrer sur William, pour le sortir de là. Je fermais les yeux un court instant, et les rouvrais pour fixer de nouveau les prunelles grises du jeune homme.

- Respire William, calme-toi, tu es plus fort que ça, tu peux lutter, t'en as les moyens, tu dois juste te calmer. William...

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 7 Fév - 23:37

       Regarde-moi. Ces mots avaient sonné comme un gong, l'avaient frappé comme une gifle. Ce n'était pas une demande, pas même un conseil. Non, c'était un ordre, implacable et sec, ampli d'une autorité qu'il était impensable de contester, ni même d'y songer un seul instant. Alors oui, William lui obéit, et son regard rencontra,  à quelques centimètres de lui, des yeux qu'il connaissait bien pour les avoir si souvent contemplés et, parfois même, craints. D'ordinaire, ils étaient habités par la joie, plus communément par l'inquiétude, et selon les instants, par une détermination sans faille. Lorsque la terreur avait pris place, quand William avait vu l'immensité de la peur qui s'y reflétait, celle d'une proie sans défense, il n'avait plus pensé à rien d'autre que de frapper l'ordure qui l'avait fait souffrir à ce point. Maintenant, ce devait être les yeux du jeune homme qui étincelaient de terreur. Anaïs l'avait déjà vu si mal en point, mais ça devait toujours être aussi dur pour elle. En tout cas, si elle avait été dans son cas, William aurait pété les plombs. Même maintenant, alors qu'elle avait vécu une tragédie, elle restait son amarre dans le monde des vivants. Comment faisait-elle pour être aussi forte ? Comment pouvait-elle supporter une telle pression sans lâcher prise, pour parvenir à remettre en état les derniers morceaux de lui qui ne cessaient de se faire la malle ? Anaïs était un véritable roc, alors que William était une épée effilée qui tentait désespérément de ne pas lui faire de mal. Et si c'était sa destinée ? De justement, être seul ? Lui faire mal, encore et encore ? L’entraîner dans sa déchéance ? C'était là une de ses plus grandes craintes. Il préférait la voir partir avec un autre plutôt que de l'envoyer droit aux enfers y vivre la même galère que lui. Et les conneries « d'être ensemble coûte que coûte », c'était pour les gens non informés qui coulaient des jours heureux entourés de leurs bambins dans la prairie, pas pour le monde réel. Et encore moins pour son monde à lui.
Regarde-moi. Ces mots étaient gravés dans la tête de William, et il ne risquait pas de quitter des yeux les prunelles d'Anaïs. Il n'était pas assez lucide pour réfléchir, mais il voyait bien qu'elle faisait tout son possible, qu'elle cherchait la solution miracle. Ne voyait-elle pas que cette solution, il l'avait devant lui ? Il fallait juste qu'il l'écoute. Il fallait juste qu'il nage vers la surface. Si seulement... Si seulement l'air pouvait de nouveau s'infiltrer dans ses poumons normalement,  lui redonner vie peu à peu, comme une plante qui se redresse vers le soleil... Le souffle, c'est la paix. Le calme intérieur. Ses poumons voulaient-ils absolument suivre la cadence de ses pensées affolées qui partaient dans tous les sens ? Il était assez écartelé comme ça par ses émotions contradictoires sans qu'on le prive d'oxygène ! Bon sang, mais où Anaïs puisait-elle sa force, qu'il s'en abreuve lui-aussi ? Elle te touche, William. Elle te touche, elle en a le pouvoir. Et la sensation glacée que les mains de la jeune fille diffusait dans ses paumes en était la preuve incontestable. Elle peut te toucher, merde. T'es pas un paria, t'es juste un mec paumé. Maintenant, fais quelque chose, ordonne à ta tête de reprendre le contrôle, à ton corps de se remettre à fonctionner. Mais rien à faire, c'est comme si les commandes ne répondaient plus, comme si sa volonté n'avait plus prise sur rien. William entendait son nom sans cesse entre les lèvres d'Anaïs, mais son esprit mélangeait les mots jusqu'à ce que plus rien n'ait de sens.
       William attira Anaïs contre lui, précipitamment mais sans brusquerie, et l'encercla de ses bras. Le nez dans ses cheveux, il ferma les yeux, sentant la tension se relâcher à son contact. Tant qu'elle serait là, tout irait bien. Sa respiration finit par ralentir jusqu'à se calquer sur celle d'Anaïs. Cela lui sembla une éternité, mais il reprenait vie peu à peu. Au fur et à mesure qu'il reprenait les commandes, son emprise sur elle se relâchait, si bien qu'au bout d'un moment, elle eut la place de s'installer un peu plus confortablement entre ses genoux.

"Pas ici, pas maintenant... J'veux pas profiter de toi," chuchota-t-il finalement.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 8 Fév - 23:28

Je me retrouvais contre lui, un peu surprise, je mis un certain temps avant de l'enlacer à mon tour. Mon nez sur son épaule, je soupirais longuement. Était-il définitivement calmé ? Sa respiration avait repris un rythme normal, il ne se tenait plus la tête entre ses mains (compliqué puisqu'il me tenait dans ses bras) et ne se balançait plus d'avant en arrière. Il avait repris le contrôle, et espérons-le pour un bon moment. Je me rendis alors compte, que ce n'était sûrement pas la première, ni la dernière. Il avait du en faire des centaines des crises comme ça depuis le temps qu'il était ici. Comment le calmaient-ils ? Le gavaient-ils de médicament jusqu'à ce qu'il s'endorme et que ses pensées s'effacent ? C'est à ce moment que je me rendais compte d'à quel point il me manquait des informations. Je ne savais pas grand chose de sa vie ici, si ce n'était qu'ils essayaient de le soigner depuis bien un an, et que seulement maintenant, ça avait l'air de porter ses fruits. S'il avait de telles crises relativement souvent, ce n'était pas étonnant qu'il soit devenu fou. Je ne savais donc réellement rien de ce qu'il faisait ici, ou du moins son état. Victor me donnait des informations que je tentais d'attraper au vol, et qui se complétaient sans jamais être très précises, et lorsque j'avais William en face de moi, je ne pensais pas forcement à ça.
Coulait-il un peu plus à chaque fois que cela arrivait ? Comment pouvait-il supporter ça encore et encore ? Enfin, il n'avait pas le choix. C'était comme ça, il devait faire face. Comme moi. En réalité, je n'étais que faiblesse et fragilité. Je ne demandais qu'à retourner dans la boucle, couvrir mes blessures et ne plus y penser. Pourtant je n'avais pas le droit, ni même la possibilité de décamper. Je ne savais pas me téléporter pour fuir moi. J'étais dans l'obligation de faire face, coûte que coûte, continuer à avancer. Dans la rue ? Mais croyez-vous sincèrement que j'avais encore le courage de faire un pas, alors que mon monde venait de s'écrouler ? Que, en manque de nourriture, d'eau, en vivant dans la rue, j'allais chercher à retrouver le ciel, qui était inaccessible ? Personne ne m'avait tendue une main pour m'aider à revoir le soleil. Ils m'enfonçaient plutôt vers les enfers, sans scrupule ni rancœur. Ce n'était pas par envie que je m'étais levée jour après jour pour essayer de survivre,  mais pas nécessité. Le second échappatoire, après se relever donc, était la mort. Et franchement, qui voudrait mourir dans la rue ? Je n'étais pas la petite fille aux allumettes. Alors envers et contre tout, j'avais continué à avancer, en espérant trouver quelque chose, jusqu'à ce que Miss Tit croise ma route.
Pas de force cachée, même pas que j'étais tout aussi buté avant. La simple obligation de survivre. Cette obligation, je la retrouvais ici : je ne pouvais pas abandonner, pas maintenant alors qu'il avait besoin de moi pour revoir le ciel. Encore une fois, j'étais obligée de résister à la peur, même si j'avais perdue une bataille tout à l'heure, je devais m'éloigner d'elle, avant de faire des ravages. Pour lui, pour pouvoir être avec lui, réussir à l'aider. Etre à ses côtés malgré tout.
J'écarquillais les yeux. C'était ça l'explication... Pas les cicatrices, pas un dégout pour moi, simplement une certaine peur que... De profiter de moi, pour reprendre ses termes. La pression de ses bras se desserra, ce qui me permit de me mettre dans ne position plus confortable que la précédente. Comme sonnée, je fixais un moment le vide. Je venais de faire fausse route, je me tromper du début à la fin. Il n'avait pas reculé à cause de moi, mais pour moi. Suite à un silence qui commençait à s'étendre de plus en plus, je relevais les yeux vers lui. Que dire après ça ? Je devais bien répondre quelque chose !

- Merci.  

Je me redressais, pour le reprendre dans mes bras et nicher mon visage dans son cou. Prenez-moi pour une cruche si vous voulez, beaucoup ne se serait pas arrêté. Et il avait raison, entièrement raison.
Je serrais un peu plus mes bras autour de lui, avant de me relever pour pouvoir le regarder. Je le connaissais assez bien pour savoir qu'il ne tiendrait plus longtemps, autant qu'il se mette dans son lit, au lieu de dormir sur le carrelage froid.

- Mets-toi dans le lit, William, je vais rester avec toi.

Au cas où il penserait que j'allais le lâcher.    

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Ven 12 Fév - 21:32

        Pourquoi le remerciait-elle ? C'était plutôt à lui de la remercier par sa présence même. Et de remercier le ciel, si quelque part Dieu existait comme le disait sa mère, de l'avoir conduite à lui. Toutes ces pensées semblaient bien solennelles, mais elles étaient malgré tout amplis de sens, d'une force que William leur prêtait, et dont il n'avait même pas conscience. Agissait-il par amour ? Par désespoir ? Un peu des deux, souvent. Mais quel rôle l'amour avait-il véritablement dans toute cette histoire (leur histoire) ? Etait-ce l'amour qui avait mené les pas d'Anaïs dans cette forêt ce jour-là, le jour de leur rencontre ? Non, sûrement pas. Pourtant, quelque chose l'avait bien poussé à s'enfoncer dans les bois déserts un peu plus que l'ordinaire, était-ce l'instinct, une quelconque émotion, un chant d'oiseau qui lui avait soufflé d'avancer vers lui ? Ou alors, était-ce ce qu'on appelle le destin ? Le destin du monde, fait de rencontres, une étoffe tissé à partir de milliers d'existences, de fils de vie si facilement coupés ? Certains hommes ont l'arrogance de soutenir que ce destin n'existe pas, que chaque choix nous appartient. Ont-ils tort, ont-ils raison ? Cela a-t-il de l'importance, tant que les hommes puisent dans cette croyance la volonté de mener leur vie, de tracer leur chemin dans l'immensité du monde ? Si ce n'était ni l'amour, ni le destin qui avait guidé Anaïs vers lui, peut-être était-ce le hasard. Ils auraient pu s'éviter, William aurait pu arriver quelques heures plus tôt ou plus tard, s'éviter de quelques minutes, de quelques secondes à peine, et rien de tout cela ne se serait alors passé. Il n'aurait jamais accorder sa confiance à personne, elle serait restée seule. Parfois, les rencontre dues au hasard donnent naissance à de grandes choses.
        L'amour. Un bien grand mot qui ne signifiait rien. Qui coulait entre les doigts comme l'eau d'une source, revigorante et téméraire. Après tout, c'était cet amour qui avait conduit Anaïs vers le drame de feu, sans lui elle ne se serait jamais trouvé là. C'était ce même sentiment qui l'avait tellement blessé lorsqu'il l'avait abandonné cette nuit-là. Mais l'amour pouvait revêtir diverses formes. William, quant à lui, n'avait jamais vu vers qui il se tournait, ne s'était aperçu de l'importance de ce joli brin de fille que lorsqu'il avait failli la perdre une première fois. Il n'avait jamais appelé ça de l'amour, à vrai dire, il ne s'était jamais posé la question. Il y avait juste ce besoin impératif de la garder en vie, en sûreté, près de lui, et surtout, heureuse, qui le tenaillait dès qu'elle était loin de lui. Ce besoin qui naissait d'un profond attachement, d'un lien indestructible qui les attirait l'un vers l'autre en une alchimie explosive. A chaque fois qu'ils s'entrechoquaient, c'était quitte ou double, la nuée d'étincelles que provoquait leur rencontre pouvait tout détruire ou tout reconstruire. A chaque déchirement, ils se retrouvaient à nouveau indubitablement. Pour le meilleur ou pour le pire ? L'avenir nous le dira peut-être.
Elle lui parlait comme à un enfant, mais William était trop las ou trop fatigué pour le relever. Après tout, il n'avait rien à perdre et tant que la fille qui se tenait à côté de lui restait, il voulait bien qu'on le traite en gamin.
        William gémit en s'appuyant sur le lit pour se redresser, et tendit la main à Anaïs pour l'aider à se relever. Il lui sourit en la remettant sur ses pieds, résistant à l'envie de l'embêter en déclenchant de nouveau je ne sais quelle bataille d'oreiller. Il s'assit sur le lit, dos à la tête de lit, et invita Anaïs à le rejoindre. Une fois qu'elle fut entre ses bras, il parut s'apercevoir du bazar qui régnait dans la pièce.

       « J'crois qu'on est pas doués pour rester tranquille, » se moqua-t-il avec un sourire narquois à l'oreille d'Anaïs.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 13 Fév - 22:03

William se leva, en s'aidant du lit, puis il m'aida aussi à me remettre debout. Je scrutais son visage où se reflétait la fatigue. Ce n'était pas comme la dernière fois, lorsque son visage était ravagé, tellement il était exténué. Cette fois, c'était différent.
Il souriait, un sourire de la part des "patients" se trouvant ici devait être rare. Voire un miracle. ça faisait du bien, de voir son visage décoré d'un sourire comme celui-là. Surtout après sa crise, il était la preuve que William n'était pas devenu totalement fou, que son humanité n'avait pas disparu, qu'il avait encore toutes ses chances se sortir, de revenir avec moi. Quelqu'un proche du fond, n'essayerait même plus de témoigner ce simple geste. Je lui rendis son sourire, il s'assit sur le lit, en me montrant clairement la place libre entre ses bras. La commissure de mes lèvres s'étira encore plus, je me mis contre lui, il referma ses bras autour de moi, je déposais ma tête contre son torse, et fermais les yeux. Il n'avait pas remis son t-shirt, je me retrouvais à même sa peau, que je n'avais pas pu approcher pendant longtemps. Et dire que là je me retrouvais on ne peut plus proche de lui. Une chose que j'osais à peine imaginer avant l'Institut, de peur de me faire plus de mal qu'autre chose. Je pouvais même imaginer la douce odeur de la forêt, qui devait coller à sa peau lorsqu'il était dans la boucle. Même si là, ça sentait plus les hôpitaux. Depuis le temps qu'il était ici, c'était logique.
Sa remarque me fit relever les yeux, d'abords vers lui, et ensuite vers la pièce, fraichement décorée par un jolie tas de coussins blancs, et d'autres étales un peu partout. Oh, on aurait pu en éclater un, il y aurait eu des petites plumes de partout, ça aurait fait beau aussi. Comme de la neige, quoi que s'il en voulait, pas besoin de plume, ni de sortir, il n'avait qu'à demander. Je souriais en levant les yeux au ciel. C'était lui qui avait commencer à en balancer partout, et à me chatouiller, je n'avais lancé le premier oreiller que par légitime défense ! Mais après, s'il parlait d'avant sa crise... Il marquait un point. Il fallait nous comprendre aussi, après le pyromane, la distance entre ici et la boucle, les séparations, nous n'avions plus envie que d'une chose : profiter l'un de l'autre. Et encore, ils avaient de la chance, avec nous, ça aurait pu être bien pire que quelques coussins.

- Faut pas nous enfermer dans une infirmerie aussi, déjà qu'en pleine forêt on savait mettre le bazar, alors dans une pièce comme ça, faut pas s'étonner.

Je haussais les épaules avec mes paroles. Comme si le bordel qui avait là le dérangeait. Je suivais une petite ligne, sur son torse, face à mes yeux, du doigt, sûrement une ancienne cicatrice qui n'avait pas totalement disparu. Mes lèvres se posèrent sur sa peau, en un simple baiser, tandis que mon souffle continuait de la caresser.
J'avais envie de lui demander ce qu'ils allaient faire de lui, puisque qu'il connaissait l'Institut et pouvait donc se téléporter n'importe quand. Mais poser cette question reviendrait à briser le calme présent, ce que je refusais. J'étais bien là, je n'avais aucunement envie de bouger, ni commencer à me poser trop de questions.

- Je veux pas être seule, pas ici, pas après tout ça, me laisse pas...

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 13 Mar - 11:35

     William arqua un sourcil en l'entendant causer de "bazar dans la forêt". Avait-elle oublié qu'en premier lieu c'était ses bizarreries glacées qui avaient troublé le paysage forestier de la boucle de Miss Tit ? Bon, c'était comme ça qu'ils s'étaient rencontrés, d'accord, mais William connaissait ces bois comme sa poche, et personne n'y mettait le bazar sous sa surveillance, c'était pourquoi il s'était mis à râler dès la première seconde où il avait aperçu ces sculptures de glace. Pour ça, et aussi parce qu'il avait faillit s'éborgner sur l'une de ses créations. A l'époque, elle ne maitrisait pas son don, du moins pas au même degré qu'aujourd'hui. Elle n'aurait en aucun cas été capable de faire ce qu'elle en faisait maintenant. Même si elle avait perdu confiance en elle après le pyromane. Mais il était mort, et c'était tout ce qu'il méritait. William n'avait pas de scrupules à ôter la vie, et il n'en avait pas tellement conscience. Ou il s'en fichait, il avait mieux à faire. Il s'était habituer à cette partie violente de lui-même, il avait été obligé de l'accepter par la force des choses, même si la cohabitation avait parfois un peu de mal à se faire. Cette partie-là de lui pouvait aussi faire peur à Anaïs, il devait la tenir à l’œil. Mais pas pour le moment.
         Avoir Anaïs dans les bras, c'était juste... Une normalité à laquelle il ne s'habituerait jamais. Il étouffa un rire.

        "Je te signale que tu mettais le bazar, moi, j'y étais pour rien."

         Il frissonna au contact du doigt d'Anaïs. C'était agréable, ça lui donnait de la suite dans les idées et il ne pouvait pas empêcher un sourire lubrique s'étirer sur le visage. Heureusement qu'elle ne regardait pas vers lui à ce moment-là, plongée dans ses pensées. Il y eut un silence durant lequel William savoura l'instant présent, et se battait du même coup pour empêcher ses paupières de se fermer. C'était pas de sa faute, il ne pouvait pas se sentir plus en sécurité que maintenant, avec une jolie fille dans les bras. Mais il ne voulait rien rater de cet instant, que l'incertitude de ce qui allait se passer ensuite rendait d'autant plus précieux. ça faisait si longtemps qu'il n'avait pas eu l'opportunité de passer du temps avec elle, hors de cette cellule, hors de cette chambre truffée de caméras. C'était pour cela qu'il ne voulait pas dormir, pas encore. Mais il sentait son corps s'engourdir et son esprit glisser doucement vers le sommeil. L'air de rien, il jouait avec les mèches rebelles d'Anaïs en soufflant dessus tout en aillant de plus en plus de mal à se laisser aller au silence de la pièce.
        Et puis... Elle exprima une crainte que, de mémoire de mec à moitié endormi, il n'avait jamais entendu de sa bouche. Une crainte qu'il ressentait en permanence au plus profond de lui, qui, paraissait-il, était toute nouvelle pour elle. A moins qu'elle ne l'avait simplement pas exprimer avant, mais William en doutait. Cette épreuve l'avait changé, et il était le meilleur placé pour la comprendre. Malgré tout, il ne put s'empêcher de briser l'intimité de cette confidence.

       "C'est ma réplique, ça, princesse, rit-il avant de chuchoter. Tu es à moi, et le premier qui dit le contraire, je lui fous mon poing dans la gueule."

       Et le pire, c'était qu'il était tout à fait sérieux. Il aurait volontiers discuté de la façon de rôtir ceux qui leur feraient obstacle avec la même aisance que s'il parlait de son repas de midi.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 13 Mar - 20:33

Princesse ? C'était bien la première fois qu'il m'appelait ainsi. Que quelqu'un m'appelait ainsi. C'était plutôt ... Étrange, touchant, un peu gênant aussi, peu habituel quoi. Ma réaction fut d'arquer un sourire, puis par la suite de sourire. Au fond, ce n'était pas désagréable du tout, si c'était lui mon prince, je n'y voyais aucune inconvénient. On pourrait tout à faire regrouper notre histoire dans un livre, en partant du tout début des changements dans notre vie, parler des membres importants, et tout raconter jusqu'à aujourd'hui. Alors là, y en aurait des choses à dire : la rencontre quelque peu... Hors normes,  les nombreuses tentatives pour le contact, la distance obligatoire, la falaise, l'estre avec Elsa, Enora, puis enfin la tentative de suicide suite à la séparation, et les retrouvailles à l'institut. Et encore tout ce qui nous arrivait dessus comme le pyromane. Franchement, il y avait de quoi faire un best seller dans le présent. Qui croirait à une telle histoire, des enfants avec des pouvoirs, une boucle, des hommes sans pupille. Cela reviendrait à de la fantaisie, aucun risque que ça ne mette les particuliers en danger, temps qu'on changeait quelques petites choses.  
Je pouvais bien lui piquer sa réplique rien qu'une fois, non ? J'en avais besoin juste pour le moment, je la lui rendais juste après. Mon sourire s'agrandit. « Tu es à moi » une phrase bien étrange. Dans ce cas, j'avais envie de dire que lui aussi était à moi. Était ce correcte de dire qu'une personne nous appartenait ? J'avais pourtant l'impression que ça nous collait bien. Ni moi ni lui (enfin je l'espérais, avec le contact ça risquait d'être compliqué de toute façon) n'irait voir autre part. Alors oui, on pouvait dire que j'étais à lui. Et si dans cent ans ou plus, nous commencions à nous ennuyer l'un de l'autre ? Après des décennies à vivre ensemble, la flamme sera t'elle encore la même ? Un homme ne fait attention qu'à ce qu'il peut perdre, et il aime particulièrement ce qu'il n'a pas. Quelle ironie ! Ma peur de perdre William, vient sûrement de trois faits : que déjà les sentiments que j'éprouve agissent dans cette peur, que j'ai déjà failli le perdre, et que je peux encore le perdre à tout moment. Mais cette peur sera t'elle encore là dans un siècle, nous qui avions l'éternité ? Et si l'ennuie et la lassitude prenait le dessus ? Devrons-nous nous perdre pour nous retrouver et nous aimer comme au premier jour ? L'homme est il obligé d'éprouver le manque pour se rattacher à ce qui l'ennuyait avant ? J'espérais ne jamais devoir lui dire que je voulais prendre mes distances.
De toute façon si ça arrivait, ça serait dans très très très longtemps, car pour le moment je ne ressentais rien de tout ça, et heureusement, ce n'était que des questions, et justement une certaine appréhension que cela arrive. J'étais pourtant certaine que nous arriverions à échapper à ça.
En parlant de poing, je pris une de ses mains pour passer mes doigts entre les siens.

- Ça m'étonnerait que quelqu'un s'y risque. Riais-je.



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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 13 Mar - 22:03

      "J'espère bien..."

         William étouffa un grognement, autant pour le fait d'imaginer que quelqu'un veuille les séparer - encore - que parce que ses poignets n'étaient pas tellement en meilleur état que quelques minutes (quelques heures ?) auparavant. Il aurait volontiers fait craquer les jointures de ses doigts mais Anaïs était en train de jouer avec, et ses mains semblaient si petites entre les siennes, rugueuses à force de manier les armes et de vivre en plein air. L'époque où il vivait dans la forêt lui semblait atténuée, tellement loin... Cette constatation rendit William nostalgique. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas fouler les chemins insoupçonnés de ce coin de la boucle que tous les habitants de l'île fuyaient... Les habitants normaux, bien sur, mais bien souvent les particuliers ne s'aventuraient pas hors des sentiers battus. Pour eux et leur lignée, la forêt était un moyen supplémentaire de se cacher du monde extérieur qui les rejetaient, juste un écran pour dissuader les gêneurs, et qui marchait assez bien, d'ailleurs. S'ils avaient pu avoir un désert au lieu d'arbres, ça aurait été pareil, tant que la boucle était en sureté et que les particuliers passaient inaperçus. Si ça avait été le cas, William n'aurait jamais pu s'y faire. Il aimait ces bois parce qu'ils l'avaient accueilli lorsqu'il n'avait plus personne. Ils avaient supporté ses colères, écouté sa détresse, ils lui avaient donné de quoi survivre comme la nature l'a toujours fait et il avait appris. Appris à connaître ces bois comme sa poche, là où l'eau est la plus claire, là où la chasse est la plus fructueuse, les coins d'ombre pour faire la sieste et les meilleurs endroits pour contempler le lever du soleil sur la mer. Oui, cette forêt lui avait tendu la main tout en le soumettant à sa loi implacable, et c'était bien la seule loi qu'il était capable de respecter à la lettre. Avec le temps, à force de parcourir de long en large le même territoire le même jour, le jeune homme avait été capable de traquer n'importe quelle bestiole, et de prévoir le passage des animaux à la seconde près. Parce que jour après jour, ils faisaient le même parcours sans être enfermer dans une boucle. Sans savoir que le 3 septembre 1940 n'est pas un jour comme les autres, comme les habitants du village. Cela peut avoir l'air ennuyeux, mais William ne s'était jamais lassé de ce territoire sauvage. Même lorsqu'une jolie blonde vint le rejoindre dans la clairière, pas une fois il n'avait songé qu'il vaudrait peut-être mieux rejoindre la maison. Sa maison, c'était ces bois.
Et il en était tellement loin...
        Sans s'en rendre compte, William avait piqué du nez pour rêver d'une forêt inaccessible aux couleurs de septembre.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 14 Mar - 19:31

- Tu crois que je vais aller où, moi ?

Aucune réponse. Je relevais les yeux vers William. Je ne risquais pas d'avoir de réponse, le jeune homme s'était enfin endormi, comme je le voulais depuis au moins une heure. Mon sourire s'étendit sur mon visage pâle. Il avait finalement suffi de lui parler. Encore fallait-il réussir à le faire s'allonger dans le lit, ce qui n'était pas la chose la plus facile à faire. Comme d'habitude en fait. Une fois qu'il était dans le lit, ou du moins dans une position à peu près correcte pour dormir, il s'endormait, la plupart du temps, tout seul, subitement.
Alors il était temps de se bouger un peu. J'attendis quelques minutes d'être certaine qu'il dormait profondément. Parce que si je le réveillais en essayant de sortir de ses bras, il me demanderait pourquoi je partais, et je doutais que la réponse lui plaise. Donc autant ne prendre aucun risque. Sa respiration devint plus profonde, je décidais de me relever. Je tenais encore une de ses mains, son étreinte n'était plus aussi serrée que tout à l'heure, ce qui me facilita la tâche. Je n'us qu'à déposer sa main à côté de moi, et à décaler la deuxième, me laissant alors la voix libre pour me relever. C'était simple pour le moment.
Toujours pieds nus, j’accédais à la porte, l'ouvrais. Un infirmier de garde était là, il releva les yeux à ma venue, je reconnus le même homme que tout à l'heure. ça sera plus facile de le faire bouger. Il se leva, une mine soucieuse au visage.

- Un problème ? Demanda t-il.

Je secouais la tête pour dire que non. Tout était calme depuis la bataille d'oreiller.
Il fronça les sourcils. J'avais l'impression qu'il était ... méfiant. Hé, j'étais pas comme William, je ne comptais pas lui planter un couteau dans le dos, dès qu'il serait retourné, ou l'aider à s'enfuir ! Sérieusement, ce n'était pas mon genre.

- Alors que faites-vous ?  

- Vous avez dit d'amener le particulier guérisseur tout à l'heure, non ?  

Il opina, je continuais alors :

- Il dort, vous pouvez peut-être le faire venir avant qu'il ne se réveille.  

Cette fois, ce fut la surprise qui se peint sur son visage. A cause de quoi ? Le fait qu'il dorme, ou la possibilité de faire venir le guérisseur ? Peut-être qu'il se soit endormi sans médicament, aussi.  L'infirmier esquissa un léger sourire et s'éclipsa de la pièce, sûrement parti chercher le fameux particulier.
Je me mis contre un mur, les bras croisés dans le dos, le regard fixé sur le sol. Je commençais à douter sérieusement de cette idée. Il pouvait réagir d'une centaine de manières différentes en voyant que je les avais faits venir. Mais c'était pour son bien, ses poignets n'étaient vraiment pas dans un bel état après que je lui ai enlevé les bandages. Pouvait-il m'en vouloir d'agir pour le soigner ? Ce n'est pas comme ...

- Bonsoir.

Mes pensées furent coupées par l'entrée des deux hommes, toujours l'infirmier de garde, accompagné cette fois d'un second, plus petit, avec le crâne partiellement dénudé. Alors voilà le fameux guérisseur qui m'avait guérie... Je jetais un coup d'oeil mes bras marqués, et détournais brusquement les yeux, pour me reconcentrer sur les deux hommes. C'était d'ailleurs le plus petit qui m'avait saluée, il arborait un léger sourire, et me fixait. Voulait-il me rassurer ou voir ma réaction afin d'être certain que j'aille bien ? Oh, en cinq minutes je n'allais pas me prendre un mur ou retomber sur un individu ayant des ... mauvaises intentions. Je lui rendis son salut poliment, et je me tournais vers le premier homme en blouse. Assez gênée par la situation, je ne dis plus rien, et me contentais de suivre les deux infirmiers dans la chambre d'à côté. Soulagée de voir que William ne s'était pas réveillé, je les observais, de loin. Ils l'attachèrent au lit, d'une sangle bloquant ses jambes, et d'une autre aux bras, afin qu'il ne se relève pas ou ne soit pas violent au contact. Bien vite, le guérisseur en vint à tenir les poignets brûlés par les menottes de William, et même de loin, j'apercevais la peau qui reprenait une teinte normale, quoi que peut-être un peu rouge, mais qui passerait par la suite.
Dix minutes plus tard, les infirmiers s'écartèrent, j'osais enfin approcher du lit. Ils le détachèrent discrètement, et approchèrent de moi. Mon attention se focalisa sur William, il ne s'était pas réveillé en sentant les deux hommes, heureusement. Je n'osais pas imaginer comment il aurait réagi en sentant des mains sur lui. A ce que j'avais compris (et remarqué avec l'infirmier de tout à l'heure) il pouvait me toucher, mais pas les autres. Sous une autre formulation : j'étais la seule à pouvoir l'approcher. Pourquoi ?  Aucune idée. J'avais d'abord cru que c'était l'institut qui l'avait guéri de ce problème, jusqu'à en venir à la conclusion que non, en fait rien n'avait changé pour les autres. J'étais la seule.
L'infirmier de garde se plaça face à moi, tandis que le guérisseur sortait de la pièce, ils avaient du se parler durant tout ce qui s'était passé, mais je n'y avais absolument pas fait attention.

- Vous devriez vous recoucher, Vladimir fera sûrement bientôt venir quelqu'un pour vous expliquer ce qu'il va se passer ensuite. Nous sommes à côté en cas de besoin.    

Je hochais la tête en silence, et il sortit à son tour de la pièce.
Mon regard resta fixe une dizaine de secondes, bloqué sur le lit de William jusqu'à ce que je me décide à bouger, et m'asseoir en bout de lit. Il n'avait pas l'air d'avoir senti le changement, il en sera autrement lorsqu'il se réveillera. Finalement, je pris compte des conseils de l'homme en blanc : je me rallongeais à côté de lui, la tête contre son torse, et en reprenant sa main, m'occupant l'esprit le temps qu'il se réveille, ou que la personne de Vladimir vienne.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 19 Mar - 17:30

William ouvrit les yeux et se redressa, haletant. Il venait de faire un cauchemar ou quelque chose qui s'en rapprochait mais curieusement, cette fois-ci il ne s'en rappelait pas. Il sentait toujours couler dans ses veines une adrénaline dont il ignoraut la cause, et c'était déroutant. L'infirmerie était calme et sombre. Etait-on la nuit ou le jour ? Impossible de le savoir. Travaillé par ce mystérieux rêve, le jeune homme se passa la main dans les cheveux, histoire de clarifier ses idées. C'est là qu'il s'aperçut de la présence d'Anaïs à ses côtés, dont les paupières papillonaient.
Et c'est aussi là qu'il s'aperçut que non seulement il n'avait plus mal, mais qu'en plus ses blessures avaient disparu. Il sentit la rage gronder en lui et l'engloutir aussi facilement que s'il revêtait une seconde peau. Oh, il y avait une raison à cela, une raison que peu pouvait comprendre. Après tout, il avait été soigné, donc tout était bien qui finissait bien, non ? Mais il y avait un détail, un détail futile qui le blessait plus profondément que n'importe lequel. Il n'avait jamais voulu ça. Une fois de plus, il perdait le controle sur ce qu'on faisait de lui, devenait un pantin dans les mains de ceux qui le maintenaient enfermé, isolement qui le rendait un peu plus fou qu'il ne l'était déjà. Et le pire était de savoir que tout cela venait d'une unique personne pour qui il aurait sacrifié n'importe quoi. C'était une épine qu'Anaïs avait profondément enfoncé en lui en leur permettant à son insu de le toucher, à un moment de vulnérabilité. William était habitué à être écœuré de lui-même, de leurs conduites, mais Anaïs ? C'était comme si ce lieu, si ce qu'il lui était arrivé l'avait sali, elle et la confiance si difficile à obtenir que William avait placé en elle. Comment avait-elle pu prendre cette décision ? Comment était-il censé se reconstruire si même elle ne le soutenait plus ?
C'était trop. Même pour William - surtout pour William - qui gérait ce genre de conflits émotionnels en permanence. Il ne pouvait pas la blesser - il ne voulait pas la blesser - mais la colère débordait et le rendait dingue, fou furieux. Dangereux. Il fallait agir, il fallait faire quelque chose avant d'imploser. Avant de la toucher.
Le jeune homme se téléporta à l'autre bout de l'infirmerie. Il envoya valser les outils médicaux présents sur une table métallique d'un geste, brisant les bocaux qui s'y trouvaient, puis balança la chaise qui allait avec contre le mur dans un fracas épouvantable. Il ramassa un des pieds et s'en servit pour éventrer un matelas puis pour réduire en charpie la table de chevet la plus proche. Il fit de même avec la suivante, et il n'était pas près de s'arrêter.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 20 Mar - 14:32


Moi qui venais de végéter quelques heures, qui commençais à entrer dans une phase plus profonde de sommeil, ce fut un brusque réveil très peu agréable. Je n'avais pas encore remarqué que William n'était plus contre moi, qu'un violent bruit me fit brusquement sursauter. Le jeune homme tenait une chaise en main, et la jeta contre le mur, à ses pieds étaient éparpillés de nombreux petites débris de verre, accompagnés d'outils appartenant à l'Institut. Je restais un moment à l'observer, trop estomaquée pour réagir. Mais ... Mais qu'est ce qu'il faisait bordel ?! Pourquoi il ...? Je me mis debout d'un seul coup. Je devais approcher ? Rester éloignée ? Comment allait-il réagir ? Je ne l'avais jamais vu dans un tel état de ... Colère ? Je recommençais à avoir peur de lui, comme le soir de la cabane, lorsqu'il avait de la fièvre et qu'il avait failli me tuer. Était-il capable de refaire pareil là ? Que, submergé par la colère, il tente de nouveau de m'étrangler ? Et je devais faire quoi, approcher ou reculer ? Aller chercher les infirmiers ou me débrouiller ? La cause, elle était peut-être facile à comprendre, où du moins, même si je ne comprenais pas pourquoi il en venait à éventrer le matelas et exploser les tables de nuit, le principal acteur était sûrement que j'avais demandé aux infirmiers de le guérir à son insu. Ça valait vraiment la peine d'aller déchiqueter l'infirmerie pour si peu ?
Je devrais l'arrêter, le stopper avant qu'il ne s'attaque au mur, où se blesse lui même.
Je sortais du lit, et me retrouvais là, debout, sans savoir si je devais m'approcher ou m'éloigner pour lui parler, plutôt pour essayer de le ramener à la raison. Mais étant donné qu'il tenait un pied de chaise en main, le plus logique serait de s'éloigner loin, trèèèèès loin de lui. Ouais, sauf que le connaissant, si je n'arrivais pas à capter son attention, il m'ignorera. Or de loin, lui faire comprendre que je lui parlais (et le faire écouter) était mission impossible. Trop compliqué tout ça, vraiment trop.
Rapidement, je me plaçais dans son champ de vision (en laissant une distance de sécurité, parce qu'il commençait à me faire vraiment peur, il ressemblait à un sauvage s'acharnant violemment contre sa proie). D'un brusque mouvement, je fis dégager le pied de chaise de ses mains en envoyant en morceau de glace contre, il valdingua loin de William, et je pus le geler au sol, ainsi que tous les autres, pour qu'il ne puisse par les rattraper.

- William arrête ! Mais qu'est ce qui te prend ?! Arrête avant que les infirmiers n'arrivent !

Sachant pertinemment qu'ils ne mettraient plus longtemps à rappliquer, je gelais également la porte pour les empêcher d'entrer, laissant une tâche blanche de neige sur la poignet, qui recouvrit petit à petit toute la porte.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 28 Mar - 14:40

       William tenait son arme de fortune des deux mains. L'instant d'après, elle n'était plus là. Le jeune homme fit volte face, cherchant son assaillant pour le mettre hors d'état de nuire, mais vu le gel qui recouvrait le sol et la porte à une vitesse hallucinante, il n'était pas difficile de deviner qui était derrière tout ça. La seule qui était encore dans la pièce et que William s'efforçait d'éviter, pourquoi voulait-elle absolument attirer son attention sur elle, alors qu'il était incapable de contrôler sa colère ? C'était pas assez visible, peut-être, il fallait qu'elle le pousse à lui taper dessus pour qu'elle comprenne que la pression était trop forte ?! Mais à quoi elle pensait, putain ! Pourquoi elle n'avait pas fuit loin de lui dès la première fois, pourquoi elle ne s'était pas barrée comme tous les autres au lieu de revenir voir un fou furieux dans sa forêt ? Qu'est-ce qu'il lui fallait pour qu'elle comprenne qu'il était dangereux pour elle, pour lui-même, pour tout le monde ? Il devait faire quoi ? Tenter de la tuer ? Fait ! La tromper devant ses yeux ? Fait ! Comment avait-elle pu... Comment avait-elle pu lui pardonner tout cela, alors que ça crevait les yeux qu'il ne savait pas se contrôler ! Comment était-il censé réagir à ça, s'empêcher de blesser la seule personne qui comptait à ses yeux ? Là, maintenant, la seule chose qui le retenait, c'était la once de raison qui lui restait, sinon, elle ne serait déjà plus là ! Il brûlait d'envie de démolir n'importe qui, et elle était la seule dans son champs de vision, mais pourquoi s'exposait-elle comme ça ?! Elle savait très bien de quoi il était capable, qu'il pouvait lui briser la nuque en une seconde, et elle, elle... Elle ne s'éloignait pas, au contraire, elle bloquait la seule issue qu'elle avait pour s'échapper !
Cette rage, il l'avait toujours eu en lui, depuis le premier jour. A son contact, il avait eu l'impression qu'elle s'apaisait, qu'elle s'effaçait, mais était-ce vraiment le cas ? Apparemment, non. Il semblait toujours aussi hors de contrôle qu'avant, mais s'il s'acharnait sur des objets, c'était pour ne pas affronter la véritable cause de cette colère, pour ne pas céder à la tentation de frapper quelqu'un à mort, puisque maintenant il avait accès à tout le bâtiment. Et pourtant, ce n'était pas l'envie qui manquait. Il sentait son sang bouillir dans ses veines, comme s'il recherchait la violence, comme s'il voulait le voir crever l'abcès et détruire tout ce qui avait été construit ici. Il suffirait d'une seconde pour que William s'échappe de cette pièce. De quelques minutes pour qu'il liquide ceux qui maintenaient ce lieu en activité depuis des décennies en leur tombant dessus par surprise. Oh, ils avaient tous un pouvoir plus ou moins dangereux, mais ce n'était pas un problème s'ils n'avaient pas le temps de s'en servir. La vie humaine ne tenait qu'à un fils, et malgré leurs particularités, ils étaient tous humains.
       Résiste, lui soufflait une petite voix dans sa tête, de plus en plus faible. Pourquoi résister ? Tout son corps lui hurlait d'agir, maintenant. Il ne pouvait pas s'en empêcher, il en tremblait. William ne savait même plus ce qui avait déclenché ce cataclysme, tout ce qui restait, c'était cette soif de déchaînement comme si la seule chose qui comptait, c'était de frapper. Elle voulait savoir pourquoi il se comportait comme ça ? Elle voulait être le centre de l'attention ? Très bien, elle l'était ! William se dirigea droit vers elle.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 28 Mar - 19:56

Les choses s'annonçaient mal. William se tourna brusquement et me fixa quelques minutes, qui ressemblèrent plus à des heures qu'autre chose. Dans un sens j'avais réussi à accrocher son attention, mais il ne s'était pas calmé, au contraire, il avait l'air encore plus remonté que lorsqu'il s'attaquait aux meubles. Qu'il s'approche de moi avec une tête pareille n'était pas rassurant. Je ne le reconnaissais plus du tout, il n'y avait rien de mon William qui me jetait des oreillers pour rire, cette fois, s'il en lançait ça n'aurait que pour seul but de me blesser. Et rien que le fait qu'il se retourne contre moi pour me faire du mal, me blessait intérieurement.
Un grand débat prit alors place dans ma tête : se protéger au risque de le blesser, ou bien prier pour qu'il se reprenne. La deuxième option ne semblait pas envisageable : il continuait à avancer encore et toujours face à moi. Et s'il en arrivait à me tuer ? Il avait bien failli tuer Alec, et sûrement d'autres personnes dont je n'avais jamais eu les échos. C'était une possibilité à prendre en compte, une possibilité qui m'effrayait au plus au point.
Je reculais petit à petit, jusqu'à finir acculée à la porte. Le manque de caméra dans ce lieu donnait un train de retard aux infirmiers, un train de retard qui risquait de me coûter.
Et je ne pouvais pas le blesser, l'éloigner se ferait obligatoirement par la force donc avec le risque qu'il soit blessé, ce qui, dans mon esprit, était impossible. Sauf que je n'attaquais pas en première, il s'en chargerait et mes chances de survies seraient minimes. Et dire que je l'avais soigné, pensant l'aider, apparemment dans sa tête il ne voyait pas les choses de la même façon. La peur monta d'un cran en me remémorant la nuit de la cabane, quand il avait bien failli m'étrangler au mur, la peur de ma vie. Finalement, c'était peut-être maintenant, en sachant qu'il était tout à fait conscient et absolument pas malade. Qu'est ce qui allait se passer, comme il était en pleine possession de ses moyens ?
Si j'avais réagi plus vite, j'aurai pu créer un mur de glace, entre nous deux, pour l'empêcher d'accéder. Pour le bloquer de son côté, tandis que je partirai par la porte qui se trouvait dans mon dos. Oh oui que j'aurai pu, sauf que malheureusement pour moi, mon temps de réaction fut bien trop long et il fut juste en face de moi bien avant que je ne fasse quoi que ce soit.  Si je faisais ce mur comme j'en avais terriblement envie (besoin était le terme exacte) il se le prendrait de plein fouet, et n'en ressortirait pas peut-être pas indemne. J'étais folle, c'était certain, entre essayer de le calmer, et trouver un échappatoire bien en retard, les membres de l'Institut déteignaient sur moi. A moins que ce soit à cause du pyromane, un traumatise quelconque me bloquant. Déjà que je n'étais pas au top de la forme tout à l'heure, alors en ce moment même, de nouveau terrorisée. En plus par celui qui était censé me rassurer !
La respiration rapide, je le fixais, sans oser bouger. Si je bougeais, je craignais de déclencher par inadvertance mon don, tant la peur était grande. C'était comme à la falaise, lorsque je n'avais plus su me contrôler et que le sol avait commencé à geler tout doucement. Alors je tentais désespérèrent de retenir mon don qui s'agitait de plus en plus. Je pourrai le faire dégager d'un seul coup si je ne maîtrisais plus rien, ou pire, je pouvais le tuer. Je tentais une nouvelle fois de reculer, mes pieds butèrent contre le mur, j'étais coincée. Il me surplombait de toute sa hauteur, de la haine, de la colère, de la rage, qu'importe ce que c'était, déformait ses traits. Son bras se relevait... Me préparant à une future douleur, je me retrouvais brusquement au sol, la tête entre les mains en murmurant d'une voix rendue plus aiguë qu'à l'accoutumée  :

- Non, non, non, s'il te plait, ne fais pas ça...

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