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 L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 19 Nov - 22:13

    William leva les yeux vers Anaïs. Elle s'était réveillée. Elle s'était réveillée ! Il avait sans doute l'air idiot à se répéter cette phrase sans raison apparente, mais avec la dose de médicaments que son corps avait du supporter à sa place, son raisonnement n'était pas si stupide. Elle aurait pu tout aussi bien aller très mal après ça, ou être victime de je ne sais quelles réactions secondaires indésirables. Est-ce que William l'apprécierait autant si elle avait deux têtes ?.. Mieux valait ne pas répondre à cette question, imaginer la jeune fille ainsi tempérerait surement son humeur.
     Est-ce qu'il avait envie qu'elle arrête ?.. Non, bien sur, mais cette sensation était juste tellement bizarre, étrangère, qu'elle l'avait pris par surprise. Il allait surement s'habituer très vite à ce genre de chose, des moments dont il avait rêvé, qui l'avaient empêché d'avancer quand il le voulait, et qui avaient ancré dans sa tête la hantise qu'Anaïs le quitte pour un autre qui serait capable de lui offrir ce que lui était alors incapable de faire. Le plaisir de prendre dans ses bras ceux qu'on aime, ou de leur serrer la main (bien que ce n'était pas vraiment le genre de chose à laquelle pensait William quand il se disait qu'il pouvait enfin toucher Anaïs).
    William se décala pour carrément toucher le mur, pour la laisser libre de ses mouvements, sans changer sa tête de place. Il était bien, ici. Son doigt suivait la couture du tee-shirt de la jeune fille vers le bas, moment d'insouciance agréable.
    "Non. C'est juste que c'est bizarre."

    Rien que me dire que je peux avoir un contact sans haine... C'était carrément impossible avant aujourd'hui. Ou hier, je sais plus.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Ven 20 Nov - 23:57

C'était pourtant la chose la plus normale que nous ayons faite pour le moment. Juste être dans ce lit, profiter de la présence de l'autre, parler de tout et de rien... Après il fallait le contexte, évidemment, et je me doutais bien qu'il mettrait un temps à s'habituer après tant d'années sans personne, mais j'étais persuadée que d'ici peu il retrouverait des gestes qu'il faisait avant et qu'il ne pouvait plus faire avec son problème.
Je riais devant sa constatation quelque peu... Étrange elle aussi, il fallait dire. Dans les cinq sens il avait été en quelque sorte privé du toucher, vivre sans, donc avec c'était étrange, forcément. Mais je me donnerais un malin plaisir à lui réapprendre toutes ces choses qui deviendraient naturelles dans peu de temps. Vu à la vitesse à laquelle il avait commencé en remarquant qu'il pouvait me toucher, une fois plus qu'habitué je savais déjà ce qui m'attendait. Ces pensées me firent sourire un peu plus, tandis j'approchais mon visage du sien, tout en passant ma main sur ses joues piquantes.

- C'est tout aussi bizarre de te voir pas rasé ! M'exclamais-je en riant.


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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 24 Nov - 22:54

    William esquissa un sourire en sentant la pulpe de ses doigts contre son début de barbe. Ouais, il était toujours rasé de prêt, habitude de l'armée (même si à l'époque il n'avait pas encore de barbe à force de regarder faire les autres quand il avait grandi il avait vite pris le coup). Il la sentit bouger, elle glissa sur le côté pour venir s'allonger à sa hauteur. Si William n'était pas collé contre le mur, elle se serait certainement cassé la figure pendant la manœuvre, ce qui aurait bien fait rire le jeune homme, mais sûrement pas Anaïs. William laissa retomber ses mains, se contentant d'observer la jolie chose qu'il avait en face de lui. Pour l'instant, ça lui suffisait. C'était assez étrange de pouvoir mettre fin à cette distance instaurée depuis si longtemps, il ne voulait pas aller trop vite, puisque après tout c'était nouveau pour elle aussi. Donc, contact à prendre avec des pincettes pour ne pas tout gâcher. Enfin, si elle avait voulu partir elle l'aurait certainement déjà fait... Il ne fallait pas oublié que c'était une chance, même un miracle de pouvoir être aussi proche. D'une certaine manière, c'était comme si elle faisait dorénavant parti de ses cauchemars.
    Étrange dit comme ça, disons qu'il y avait du avoir un moment où... Elle avait basculé dans sa tête, dans les ténèbres les plus noires, et les avaient embrasé par sa présence. Quant à savoir où ça les mènerait, hé bien... C'était à découvrir.
    William arqua un sourcil, perplexe.

    "Bizarre bien ou bizarre mal ?"

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 29 Nov - 14:47

À quoi mènerait cette question ? Ce n'était ni mal ni bien. En disant ça je ne faisais pas du tout allusion à ça, juste au fait que ça changeait de d'habitude. À l'entendre, si je répondais "mal" c'était que mon cœur avait changé de côté sur la balance, mais comment pouvait-il penser ça ? Ce n'était absolument pas le cas, loin de là. Tout n'était pas qu'une question de physique. Je le trouvais certes extrêmement beau, mais j'adorais la façon dont il arrivait à me faire sourire quelque soit la situation, me faire rire, le gentillesse et la tendresse dont il faisait preuve, la force qu'il imposait rien qu'avec sa présence, la sensation de protection et de bien-être lorsque j'étais avec lui. J'adorais tout chez lui, ses défauts comme ses qualités, donc vous faire une liste serait bien trop compliquée. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas ça qui allait me répugner, alors pourquoi poser une telle question ?

- Il faut toujours qu'il y ait un côté bien et un côté mal ? Demandais-je amusée. C'est différent, j'ai pas l'habitude, c'est ça que je voulais dire.

Je n'avais pas de réponse à sa question de toute façon. Puisque aucune de ces deux propositions ne convenaient, ce serait donc la seul réponse qu'il pouvait avoir à une telle question.

- Et comment t'as fait pour qu'ils partent, les médecins ?

Étant à moitié endormie, je n'avais pas tout compris. En toute logique ils auraient du me reprendre puisqu'ils le prenaient comme un fou furieux dangereux.


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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 29 Nov - 16:09

     Esquiver la question parce qu'elle ne savait pas y répondre : c'était du Anaïs tout craché. Mais elle n'avait pas tort, tout n'était pas blanc ou noir. Les gens étaient de véritables palettes de gris qui changeaient en permanence, oscillant entre les deux extrêmes sans jamais les atteindre. Personne ne pouvait être atteint par les ténèbres au point d'être totalement mauvais, et au contraire, personne ne pouvaient être son antagoniste, quelqu'un qui serait capable de faire le bien en permanence. Les anges et les démons, ça n'existaient pas, puisque chaque fois déplaisait forcément à quelqu'un et bénéficiait aussi à quelqu'un. Les notions de bien et de mal, belles paroles des saintes écritures de n'importe quelle religion, n'existaient pas réellement puisque elles étaient subjectives. Chacun prenaient ses décisions selon un code moral, par intérêt, pour n'importe quelle raison. Il n'y en avait pas de bonne, de mauvaise, d’insensée : il fallait juste vivre avec la conscience tranquille après.
   ça, William avait trouvé la solution : taper sur tous ceux qui lui barreraient la route. Et si ce n'était pas très chevaleresque, ça avait pour l'instant bien marché.

    "Penses-tu, je leur ai gentiment demander de partir en leur tenant la porte," ricana le jeune homme.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 2 Déc - 22:36

Quelle amabilité de sa part, vraiment. Je souriais avec sa réponse, ris même, et levais les yeux au ciel, sans abandonner cet air amusé sur mon visage. Je le connaissais suffisamment pour comprendre que c'était tout le contraire, mais même s'il avait été un parfait inconnu ça aurait facile de le comprendre à son ton. William, le tact et la subtilité même. Quoi que, il fallait avouer qu'en ce moment ce qu'il disait était très mignon. Non, il n'était pas une brute sans cœur, loin de là, il en avait un énorme qu'il ne montrait pas à tout le monde. Néanmoins ça restait difficile d'arriver à entrer dans sa vie. Et j'avais du avoir énormément de chance, que l'amour n'aille pas que dans un sens. C'était tellement simple, tellement rare également qu'ils soient partagés dans certaines circonstances. Et la notre était hors-norme Qui aurait cru qu'une pauvre fille abandonnée, et un garçon poursuivit par les cauchemars de son passé se rencontreraient et s'aimeraient comme si l'autre était toute sa vie ? Peut-être que c'était justement nos problèmes qui nous avaient rapprochés, qui nous avaient liés par un lien invisible, mais intense, et imbrisable. Deux êtres s'étant perdus eux-mêmes, mais en trouvant l'un, ont retrouvé ce bonheur qu'ils cherchaient. C'était reconstruire un monde à partir des cendres de son cœur. Il suffisait de le vouloir, et de persévérer, ce que nous faisions depuis bien longtemps. La fin du tunnel approchait, je voyais la sortie de ce labyrinthe. Il me pressait de goûter à ce nouveau monde avec lui.

- J'ai envie d'être encore plus proche de toi... Murmurais-je.  

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 6 Déc - 18:00

    William interrompit sa contemplation pour jeter un coup d’œil à Anaïs. Il n'esquissa pas un geste pour accéder à sa requête. Le souvenir qu'il avait eu de leur dernier rapprochement était une séparation qu'il n'avait pas très bien vécu. Et qu'il n'avait pas envie de revivre. A propos de ce rapprochement... Il avait été brusque, il n'avait pas réfléchi du tout, il n'avait écouté que sa passion sans prendre en compte ses désirs à elle. Avait-elle déjà fait l'amour ? En avait-elle peur ? Elle avait de nombreuses années de plus que lui derrière elle, mais être coincée dans une boucle n'était pas le meilleur moyen de faire des rencontres et de découvrir les, disons, plaisirs sexuels. Mais après tout, il ne savait même pas si Anaïs avait eu un copain avant lui... Et particulier ou pas, il sentait la jalousie lui brûler les entrailles rien qu'à cette idée. Et si elle était sortie avec un particulier qu'elle croisait tous les jours dans les couloirs de la maison des particuliers ? William se rendit compte qu'il était bien ignorant de ce qui s'était tramé dans la maison depuis son arrivée. ça ne l'avait jamais concerné... Avant aujourd'hui.
     Se résolvant à poser la question sans paraître agressif, William déglutit.

    "Désolé pour l'autre fois, j'ai été brusque."

    Non, en fait, j'ai failli te faire l'amour devant des putains de voyeur, dans une cellule d’hôpital psychiatrique. Aller, William, pose-la, ta question...

    "Est-ce que... Tu as déjà fait l'amour ?"

     C'était toujours mieux qu'un "est-ce que tu vois toujours tes ex ?" qui l'aurait fait vomir.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 7 Déc - 21:15

Je dirais plutôt qu'il avait été surprenant. Si je m'étais attendue à une telle réaction de sa part, quelque chose d'aussi... Vif, j'aurai demandé à Victor de ne pas venir avec moi et de couper la vidéo en même temps, puisqu'il n'avait jamais réagi violemment tout compte fait. Il avait pris mon refus comme s'il avait été remplacé, ce qui n'était absolument pas le cas, mais il pouvait se téléporter, il n'était donc ni devin ni télépathe. Surtout que vu la situation, je ne pouvais pas lui en vouloir de ne pas toujours suivre le cours des événements.
J'eus un large sourire en entendant sa question. Nous n'en avions jamais réellement parlé, en fait nous n'avions qu'effleuré le sujet de nombreuses fois puisque c'était impossible avant. Mais les choses se concrétisaient, maintenant que plus rien ne nous séparait il était évident que ça arriverait un jour ou l'autre. S'il demandait ça c'était qu'il s'y intéressait particulièrement, c'était la première fois qu'il posait une question sur ce sujet de manière aussi directe et franche. Il fallait donc une réponse franche et directe.

- Non, mais j'ai bien failli.

Je lui lançais un regard espiègle, qui se reportait justement à "l'autre fois".

- Et toi ? Soudainement bien curieuse d'en connaître plus.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 8 Déc - 19:34

Elle ne l'avait jamais fait. William ressentit une pointe de fierté, et fut égoïstement soulagé. Il serait heureux d'être le premier, quand ce sera le moment. C'était un privilège qu'il ne jetterait pas à la poubelle. Il se demanda ce qu'il aurait fait s'il avait appris qu'elle avait donné sa virginité à l'un des particuliers de la boucle. Sans doute sa jalousie maladive lui aurait joué des tours : quelque part, il avait bien conscience d'en faire trop, mais il ne supportait pas l'idée que quelqu'un d'autre que lui pose les mains sur elle, c'était plus fort que lui. Et jusqu'à preuve du contraire, elle était la seule qu'il pouvait toucher. Ce qui limitait fort les possibilités de son côté.
William résista à l'envie de lancer une vanne vaseuse, les gens étaient succeptibles quand il s'agissait de sexualité, et il ne voulait pas qu'Anaïs prenne au sérieux ses piques. Par contre, il y avait quelque chose qui le chiffonait : elle avait "failli" le faire ? Quand ? Avec qui ? "Failli", c'était vague, ça laissait libre cours à l'imagination, et William n'aimait pas ça du tout. Ah ouais, et pourquoi leur histoire s'était-elle terminée après avoir "failli" passer à l'acte ? Soudainement, sa question avait beaucoup moins d'importance.

"Failli ?" répéta-t-il en se renfrognant sans pouvoir s'en empêcher. Avec qui ?"

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 10 Déc - 21:14

Je ne pensais pas qu'il n'allait pas comprendre, et qu'il allait au passage mal le prendre. Il ne l'avait pas mal pris dans le sens s'être vexé, mais ça se voyait bien qu'il n'était pas heureux de ce "failli". Je levais les yeux au ciel, il devrait se détendre un peu, ce n'était pas comme je risquais de le quitter à cause de cet autre, qui n'était en fait que lui. Il prenait tout au pied de lettre, ou se braquait dès qu'il était question d'un autre homme, du calme un peu. Il n'avait aucun concurrent et n'en aurait sûrement jamais. Puis si c'était quelqu'un d'avant, quel était le problème ? Rien n'aurait changé entre lui et moi. Je fronçais les sourcils.
C'était surprenant de ne jamais avoir fait, en ayant pourtant de longues années dans cette boucle ? Disons plutôt que je ne m'aventurais pas dans un terrain qui ne m'enchantait pas. Je n'avais pas eu envie de petit copain, alors je n'avais pas cherché. Personne n'avait attiré mon regard pendant ces années, personnes n'étaient sorties du lot. Alors que lui, c'était différent, je ne cherchais pas l'âme sœur, mais elle m'était tombée dessus quand même. Les choses s'étaient alors enchainées d'elles-mêmes, que j'en ai envie ou pas. Même si avec lui, vous vous doutez bien que l'envie y était.  

- Avec l'homme extrêmement possessif que j'ai en face de moi. Répliquais-je sans réfléchir.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 12 Déc - 22:02

     William ressentit un soulagement coupable en entendant les paroles d'Anaïs. Certes, qu'elle ait déjà eu un copain ou pas, il n'avait pas à s’immiscer dans ses affaires personnelles passées, mais malgré lui il aurait imaginé les mains de l'autre sur la jeune fille, et c'était une chose qu'il supportait difficilement. En plus de ce soulagement, il se sentait un peu bête aussi, mais ça c'était une autre histoire, il l'avait bien cherché, à se faire des idées sans attendre les réponses à ses questions muettes. Quand bien même il se sentait bête, c'était toujours mieux que de ne pas prêter attention à Anaïs comme elle le méritait. Il avait entendu dire que dans le présent de maintenant, le divorce était quelque chose de normal. Dans certains couples, l'indifférence était telle qu'ils en arrivaient à ne plus se supporter mutuellement. Pour William, c'était la pire chose qu'il puisse arriver à une relation, et il ferait en sorte que jamais ça ne leur arrive. S'il était bien confiant pour une chose, c'était celle-ci.
    Le jeune homme fit mine de se renfrogner, grognon, en protestant :

    "Moi, possessif ? N'importe quoi."

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 17 Déc - 19:45

Je me relevais, une fois assise je croisais les bras, en faisant mine d'être contrariée par sa réponse. Puis d'un air plus pensif, je me mis à le fixer.

- Alors pourquoi as-tu réagi comme ça ?

Ce "ça" c'étair de la tête qu'il avait tiré lorsque je lui avais répondu, tout de suite moins souriante, maussade. J'aimerais bien réussir à lui faire dire, qu'il l'assume, même si je savais pertinemment que c'était impossible. ça ne me gênait aucunement, après tout, nous étions tous possessif envers l'autre, non ? Peur de le perdre, de le voir s'éloigner, qu'il croise le chemin de quelqu'un d'autre et que nous passions par la suite à la trappe. J'étais pareille, surtout après Elsa. Le revoir avec elle c'était insupportable, se sentir de nouveau abandonnée, remplacée... Bref, pensons à autre chose. Ce côté possessif était accentué ou pas chez certaines personnes, sûrement à cause de cette peur, justement. Il ne comprenait toujours pas en fait. Quoi qu'il arrive, je ne pourrais jamais me séparer de lui. Même si mon amour faiblissait (et il y avait très peu de chance pour que cela arrive) je ne pourrais jamais m'éloigner, à un quelconque moment. Il était beaucoup trop important, je tenais beaucoup trop à lui pour que je puisse un jour le laisser derrière moi.
Je me rallongeais, me rapprochais encore plus, pour que mon visage soit à quelques centimètres du sien.

- Serais-tu jaloux ? Demandais-je, moqueuse.  

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 20 Déc - 16:20

Les yeux de William étincelèrent. Le souffle d'Anaïs lui chatouillait les joues, léger comme une plume. La voir si proche de lui lui faisait un effet d'enfer, il s'empêchait de combler cette distance immédiatement. Mais c'était surtout que, malgré leur proximité, il était calme et maître de ses pensées. Cette constatation le remplissait d'allégresse, et accentuait encore cette envie possessive qui brulait toujours agréablement en lui. Elle lui rappelait qu'il était vivant, et il l'était bien plus quand Anaïs était dans les parages.
William arqua un sourcil.

"Moi, jaloux d'un type que tu aurais aimé, qui t'aurais embrassé et aurait pû te toucher sans problème ?"

Malgré son ton badin, cette idée ne lui plaisait pas du tout, et il lui semblait que l'énoncer tout haut renforçait la possibilité qu'elle se réalise. Certes, Anaïs n'avait rien d'un objet, mais il avait quand même besoin de se prouver qu'il était capable de la garder près de lui, en essayant malgré tout de ne pas l'étouffer. Cette possessivité était maladive chez lui, et ils n'en avaient jamais parlé mais Anaïs devait surement en souffrir. Et à défaut de le faire maintenant, William se promit de ramener le sujet sur le tapis - tout en sachant qu'il risquait de s'emporter facilement durant la future conversation.
Il fit mine de réfléchir trente secondes puis conclut :

"Ouais, je suis jaloux."

Sur ce, il combla l'espace entre eux pour l'embrasser, pour qu'elle cesse de parler d'un autre. Emporté par un désir de revanche contre cet inconnu qui n'existait pas, il pivota et se retrouva au-dessus d'elle, et oeuvra pour ne pas l'écraser tout en continuant à l'embrasser avec rage et douceur en même temps. Anaïs était à lui, et rien qu'à lui.
Sauf que William avait oublié un détail : ils étaient à l'Institut, sur un lit d'asile psychiatrique guère étudié pour ce genre d'activité. Ils avaient déjà eu du mal à tenir tous les deux dessus, en casant la grande carcasse de William dans un coin, alors quand le jeune homme tenta d'inverser les rôles pour qu'Anaïs passe au-dessus de lui (avec sa cinquantaine de kilos elle risquait pas de le tuer), ils rencontrèrent le bord du lit et surtout le sol.
Anaïs (qu'il avait plus ou moins fait monter sur lui) bascula la première quand il sentit le vide derrière son épaule et il la suivit de peu.. Malgré la surprise, William eut le réfléxe de se rattraper sur les mains et les genoux, histoire de ne pas tomber sur Anaïs qui avait déjà heurté le sol.
Juste au-dessus d'elle, William la dévisagea, la surprise se mêlant à l'inquiétude sur son visage.

"Ça va ?"

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 20 Déc - 18:16

Je comptais répondre quelque chose, cependant, il me coupa net en m'embrassant. Si dès que je posais de telles questions il pouvait avoir une même réponse, je l'embêterais ainsi plus souvent. Nous bougeâmes, enfin il bougea plus que moi, pour se retrouver au dessus moi, sans arrêter son mouvement. Il ne lâchait pas, je ne comptais pas lâcher non plus. C'était possible ça ? Je voulais dire : je n'avais jamais rien vécu de semblable, qui ressemblait de près ou de loin à ce que je vivais avec lui. Tout était différent, c'était voir le monde sous un nouvel angle. Un point de vue que je n'aurai jamais imaginé, un monde que je n'aurai pu comprendre et supporter s'il n'était pas là. Je pouvais me demander si aimer quelqu'un à ce point était possible. Avoir besoin de lui d'une manière si... intense pour pouvoir persister. Je me questionnais même sur comment j'avais fait pour continuer en sachant qu'il n'y avait personne qui m'attendait, personne qui me faisait sourire rien qu'en pensant à lui. Sans qu'il n'y ait personne pour donner un sens à cette vie.
Soudainement, je sentis un vide dans mon dos, un espace où il n'y avait plus le matelas du lit. J'étais arrivée sur lui je-ne-sais-comment, et c'était à moi de tomber en première. Ce n'était pas comme tomber de la falaise ou d'un arbre, bien heureusement. La chute était moins longue, mais il n'y avait ni téléportation en cours de route, ni de William pour amortir le choc. Le sol n'était pas de moquette, je n'y avais pas fait attention, mais quand se retrouvait d'un coup dessus on le remarquait vite, il y en avait un qui faisait moins mal que l'autre. Ma tête avait bien heurté le sol, j'avais mal au crâne. Je me retrouvais sur le côté, à moitié recroquevillée, mes bras rassemblée autour de ma tête. Non mis pour me protéger, mais sous la douleur après la chute. L'épaule et la hanche avaient pris aussi, et la douleur était passée dans le reste du corps par elle-même.
Crispée, je rouvrais doucement les yeux lorsque William posa sa question.

- Non, pas trop... Murmurais-je d'une voix tremblante.    

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 20 Déc - 23:44

    Effectivement, elle avait l'air d'avoir pris un coup sur la tête, et William se retenait à grand peine d'éclater de rire. La situation était d'un ridicule !.. A croire que le bon Dieu avait créé ce lit trop petit pour leur remettre les idées en place à tous les deux, en les faisant tomber avant qu'ils aillent trop loin - oui, William pourrait aller trop loin, c'était même fort probable, même si ici c'était impossible - sauf que c'était Anaïs qui trinquait alors que c'était l’investigateur de la chose, même si la jeune fille n'avait pas dit non. Plus tue l'amour, y'a pas, les lits avaient un problème avec eux ou quoi ? Le nez au-dessus de son coude, William releva le menton pour éviter de se prendre un coup tandis qu'elle massait la zone endolorie, sans cesser de la regarder. Franchement, ils étaient vraiment mal lotis et il avait le droit d'en rire, c'est d'ailleurs ce qu'il finit par faire en voyant la tête échevelée et grognon de la jeune fille. Bon, elle avait eu mal mais elle allait s'en remettre, c'était pas en tombant d'un lit de quarante centimètres qu'elle risquait sa vie. Quand il se redressa pour la laisser libre de ses mouvements et ensuite lui tendre la main pour l'aider à se relever, des points noirs dansèrent devant ses yeux et il se rappela que son dernier repas remontait à un certain temps. William jugea bon de se rasseoir contre le lit, à même le sol, avant de tourner de l’œil ou de tomber par terre et se frotta le menton, perdu dans ses pensées, nullement inquiété par son état physique actuel.

    « Faut que je prenne mes médicaments, » dit-il d'un air absent.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 21 Déc - 0:47

Je ne voyais pas ce qu'il y avait de drôle maintenant. Nous étions tombés du lit et tout ce qu'il trouvait à faire c'était rire ? Alors là, je ne le comprenais pas. D'habitude j'arrivais à le suivre mais cette fois ce fut un grand mystère qui s'ouvra à moi. Mais sa tête entrain rire ... Je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire à mon tour, c'était plus fort que moi. Le rire était une marque contagieuse non ?
William se releva, puis m'aida aussi à me redresser par la suite, puis, apparement, décida de se rasseoir. Je l'observais, pensive, un sourcil arqué en signe de surprise. Lorsqu'il expliqua alors. Je restais immobile, ne sachant trop comment réagir. Il avait su s'en passer jusque là, il pouvait peut-être continuer sur ce chemin ? Je n'avais pas envie de partir, mais je sentais que c'était déjà la fin de cette deuxième visite.
Ses paroles ne m'enchantèrent pas le moins du monde. Les médicaments... S'ils l'aident à ne plus avoir de cauchemar, guérir pourquoi pas, même si je savais qu'il s'éloignait considérablement lorsqu'il en prenait. Comme les calmants, à croire qu'ils étaient des animaux à garder en cage. Ces neuroleptiques empêchaient de réfléchir, c'était bon dans un sens, mais moins dans l'autre.
Je me rapprochais et m'agenouillais face à lui.

- Je vais y aller, après Miss Tit va s'inquiéter, même si Victor a du la prévenir.

J'allais retourner dans la boucle vide. À la rigueur, j'aurai préféré rester ici avec lui, plutôt que de retourner là-bas. Mais ce n'était pas possible, les visites étaient déjà rares, alors avoir un pensionnaire de plus, pourtant en parfaite santé ne serait sûrement pas accepté.
Victor m'avait dit tout à l'heure qu'il allait mal. Ça avait été le cas lors de mon arrivée. Mais là, il avait l'air d'aller mieux. Et s'il refaisait une rechute après ?

- J'veux pas que tu baisses les bras William.

J'avais peur de parler dans le vide, qu'il ne m'écoute pas, ou m'ignore totalement. J'enlevais ma gourmette de mon poignet pour la lui donner. C'était la première fois que je me retrouvais sans, c'était un des derniers souvenirs de ma famille, je l'avais toujours à la main depuis que j'étais dans la boucle, la voir désormais dans ses mains était assez ... Étrange.

- Je t'attends toujours, pour qu'on puisse être heureux après, loin des fantômes du passé.

C'était comme avec Enora et sa chaîne. Je reviendrai. Je reviendrai et d'ici là, je ne veux pas que tu te perdes de nouveau au fin fond de ces abysses, non, je veux que tu montes encore pour retrouver la surface. Je t'y attendrai et plongerai pour t'aider si tu as besoin, comme toujours, je serai là.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 22 Déc - 8:48

Anaïs annonça qu'elle allait partir. William leva les yeux vers elle. Déjà ? On s'en fichait, que Miss Tit soit d'accord ou non, elle pouvait toujours rester ! Mais la fin de leur précédente entrevue où on lui avait arraché la jeune fille de force avait laissé un goût amer dans la bouche de William, accompagné de l'impression horrible qu'ils n'allaient plus jamais se revoir. Même avec toutes les bonnes intentions du monde, Anaïs n'était pas de taille à rivaliser avec les membres de l'Institut et il suffirait que le directeur - qu'il n'avait jamais vu, au passage - décide qu'il était trop dangereux pour elle pour qu'il ne la revoit jamais. Cette idée le tenait éveiller la nuit - pas seulement celle-ci, en fait. L'éloigner de lui pour préserver Anaïs, William comprenait, c'était logique il avait déjà tenter de faire la même chose, sans faire rien d'autre que la blesser. Lui avait-elle pardonné ? Ce qui s'était passé sur la falaise demeurait flou pour lui, mais William l'avait lâchement abandonné avant ça. Il avait besoin d'elle, besoin de savoir que qu'il comptait pour quelqu'un, parce que c'était si facile de vaciller dans sa position qu'il pouvait sombrer définitivement en quelques minutes. Anaïs était forte pour deux, et peut-être qu'elle ne s'en rendait pas pleinement compte. Il pouvait bien tuer quelqu'un - il l'avait peut-être même déjà fait, son premier réveil ici demeurait brumeux - il ne voulait pas lui faire de mal. Oui, son sens des priorités laissait à désirer, mais c'était comme ça.
Anaïs vint s'agenouiller près de lui et lui parler comme un gamin dont on craint les colères. Peut-être en avait-il bel et bien besoin. Besoin d'être rassuré sur ses intentions, besoin de savoir qu'elle reviendrait et qu'elle voulait qu'il s'en sorte - qu'elle le lui dise lui fit bien plus de bien qu'on ne pourrait le croire. Le doute subsistait toujours, mais il pouvait le combattre aisément. La suite le surprit. Anaïs enleva ce qui ressemblait à une gourmette et la lui offrit. Savait-elle qu'on lui avait confisqué sa chaîne, sûrement de peur qu'il ne tente de s'étrangler avec ? Non, apparemment pas. Mais il n'allait pas refuser le cadeau qu'elle lui avait mis dans les mains, la promesse que de toute façon, elle trouverait un moyen de revenir le voir. La promesse qu'elle attendrait qu'il se reconstruise sans aller voir ailleurs. Encore fallait-il qu'il se reconstruise... Subitement, la montagne qu'il avait à gravir lui apparaissait nettement, insurmontable. Il savait dès le début que ça n'allait pas être facile, il avait touché le fond, maintenant, il fallait qu'il remonte par lui-même.
William referma le poing sur la gourmette, en fixant Anaïs qui attendait vraisemblablement une réponse de sa part.

"D'accord," se contenta-t-il de dire.

Qui a dit que William savait réagir en conséquences ? Anaïs sera peut-être déçue par ce manque de réactivité de sa part mais il était occupé à évaluer ce qui était en son pouvoir pour changer. Car ce qui était sûr, c'était qu'il fallait que ça change.
Lorsque la porte se referma sur la jeune fille, William cacha la gourmette et se traina jusqu'à la porte, en évitant de toucher au repas qui devait contenir ses médicaments. Il voulait avoir les idées claires pour le moment.

"Je veux voir Vladimir."

Il y eut quelques minutes de doute, durant lesquelles William se dit qu'il parlait dans le vide, avant qu'un grésillement suivit d'une voix lui réponde :

"Je regrette, c'est impossible."

William ne se démonta pas pour autant.

"Alors, je veux parler à quelqu'un qui a le pouvoir de faire changer les choses."
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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 22 Déc - 23:16

     A l'étage moins un d'une vieille maison se cachait un immense complexe souterrain qui s'enfonçait dans les entrailles de la terre. Constitué d'un labyrinthe de galeries aménagées qui s'entrelaçaient entre elles, on pouvait très facilement s'y perdre si on ne connaissait pas les lieux. Dans les couloirs principaux, d'épaisses portes à l'épreuve des fous les plus dangereux du monde, conçues pour résister à toutes sortes d'assauts inimaginables pour les hommes dépourvus de dons, se fermaient automatiquement en cas d'alertes. Les cellules, alignées et dépourvues de fenêtres, comportaient chacune un sas d'entrée, à partir duquel on pouvait contrôler le moindre mouvement de ses occupants. Chacune avait été aménagé selon les besoins de l'occupant, et possédait normalement le moyen le plus efficace pour le neutraliser. C'était le cas pour les plus vieux pensionnaires, internés depuis plusieurs années, voir des décennies pour certains. Il était très difficile de s'évader, et en général les fous ne cherchaient pas à fuir leurs geôliers qui étaient aussi leurs médecins. Seuls les plus intelligents et tordus parvenaient à leurs fins.
     C'était le cas du malade numéro vingt-six. Le matin même, il avait réussi à passer outre son traitement quotidien (ne demandez pas comment, vous n'aimeriez pas) et avait simulé son endormissement avant de brûler la caméra. Alertée par l'absence d'image, l'infirmière de garde était entrée, et avait trouvé le pyromane en pleine possession de ses moyens. Ce fut sa seule erreur : il la regarda brûler vive avant de s'échapper, volant au passage une blouse dans le sas de sa cellule. Le malade numéro vingt-six avait un physique avantageux, un visage fin pourvu de lèvres fines et d'yeux verts perçants, et s'il n'avait pas possédé en permanence ce sourire monstrueux qui traduisait sa véritable nature, il aurait sans doute put prétendre à la couverture d'un magasine de mode. Il était l'auteur de nombres d'incendies meurtriers et ne manifestait aucun signe d'empathie ni de regrets. Le patient numéro vingt-six trouvait son plaisir dans la douleur d'autrui; il était de ceux qui ne pouvait pas être sauvé. Son enfermement définitif avait été une bénédiction pour le monde.
    Le malade numéro vingt-six, malgré son physique fluet, malmené par des années d'asile, avait plus de force qu'il n'y paraissait : il maîtrisait à la perfection son don, et n'était pas idiot : s'il voulait sortir, il lui fallait gagner les sections les moins empruntées par ceux qui n'allaient pas tarder à se mettre à sa recherche. Il avait fait avoué à la pauvre infirmière qu'il existait des galeries en cours d'aménagement et très rarement visitées et se dirigeait maintenant vers cette extrémité du complexe en résistant à grand peine à l'envie de mettre le feu à ceux qui passaient à sa portée. L'odeur de la chair grillée le ravissait. Par hasard ce jour-là, alors qu'il parcourait une section d'anciennes salles d'entrainement désaffectées, une fille se mit en travers de son chemin. Cela éveilla en lui les pulsions qui le caractérisaient, et il en avait marre de se cacher. Il l'attrapa par le poignet, et avant qu'elle ait eu le temps de résister, l'attira dans une des salles désaffectées, avide de ressentir.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 23 Déc - 0:07

Des mois s'étaient passés depuis ma dernière venue. Toujours cette sensation de manque qui persistait au fil du temps, cette envie de le revoir qui ne faiblissait jamais. C'était dur de continuer avec ces sensations imposantes, et persistantes. Mais il fallait bien s'y faire, je n'avais pas le choix. Ce fut donc presque quatre mois plus tard, que Victor vint me chercher de nouveau dans la boucle. Avant de s'éclipser une fois arrivés, pour un petit problème à régler, dont il ne relâcha pas plus de détail. Je commençais néanmoins à connaître les locaux, et le chemin de la chambre de William était encré dans mon esprit. Ce serait aisé d'y retourner. Je voulais savoir comment il allait, si son état s'était amélioré, ou s'il s'était plutôt détérioré au fil du temps.
Les couloirs étaient déserts, silencieux, toujours aussi peu accueillants. J'avais l'impression de m'y retrouver un peu. À moins que tous les couloirs se ressemblaient et que je pouvais tout à fait être à l'opposé de là où je devrais être. Pas facile... Et évidement ils ne chercheraient pas à mettre juste un plan quelque part. Je soupirais en levant les yeux au ciel. Bon, cette route n'avait pas l'air totalement fausse. Je fus surprise de voir enfin une âme qui vive dans ces longs couloirs.  Au fond de celui-ci, se tenait un homme, qui marchait dans ma direction. Il avait une blouse comme les médecins que j'avais déjà vu de nombreuse fois auparavant. Je baissais la tête et me contentais de suivre ma route. Cependant, à ma plus grande surprise, une main m'attrapa le poignet, et m'emmena de force derrière lui. C'était le docteur, qui m'entraînait vers une porte. Je fronçais les sourcils et tentais de me dégager, une fois, deux fois, sans comprendre ce qu'il cherchait. Je n'avais rien fait de mal, pourquoi ..? L'homme ouvrit la porte, me fit entrer de force malgré mes protestations, puis me relâcha en fixant. Son sourire était troublant, il faisait même peur à voir. Je n'imaginais pas le moins du monde ce qui allait se passer.
Il me plaqua brusquement contre le mur. Je ne pus réagir en conséquence, sous la surprise et l'incompréhension du moment. Une de ses mains, la droite, me tenait fermement l'avant bras, tandis que je sentais l'autre passer lentement sous mon pull, pour parcourir ma peau de ses paumes qui chauffaient. Dans quoi je m'étais fourrée ? Pour la liste des choses horribles qui m'étaient arrivées, je n'aurai jamais cru que j'ajouterai un jour « s'est fait tripoter par un homme dans l'institut ». Un dégoût et une répulsion s'immisça en moi, j'avais terriblement envie de vomir, surtout en sentant ses mains aller soit beaucoup trop haut, soit beaucoup trop bas. Sans réfléchir, je rattrapais la main baladeuse et l'éloignais de moi brusquement. La pression sur mon avant-bas se fit plus forte, jusqu'à ce que je sente une atroce douleur à ce même-endroit. Je ne pus m'empêcher de crier longuement, tandis que j'avais l'horrible impression d'entendre ma propre peau grésiller sous son contact brûlant. J'hurlais, il en profita pour coller sa bouche contre la mienne, avec des gestes plus pressants, encore plus brusques et sauvages, tandis que j'essayais toujours autant de me dégager. Le sol se gelait, les murs devenaient glacials, mais dès que le froid s'approchait de trop près de cet homme, il disparaissait subitement. Je ne cherchais pas à savoir comment, trop concentrée par la chaleur de ses mains qui ne cessait d'augmenter. Elles restaient plus longtemps sur ma peau. À chaque fois, une douleur plus au moins forte se faisait sentir. Je brûlais au sens propre. J'avais mal dès qu'il posait ses mains, le seul moyen d'arrêter cette torture était de capituler, enfin je l'espérais, ce que je fis, les larmes aux yeux. J'arrêtais de me débattre.
Heureux de m'avoir vaincu l'homme resserra sa prise sur mon poignet, où ma peau à vif me faisait déjà souffrir, et entreprit d'enlever mon pull, jusqu'à ce que le bout de tissu tombe au sol. Malgré cela, l'homme ne décida pas d'abaisser la température de ses membres, j'avais l'impression que plus il gardait ses sales pattes sur moi, plus la chaleur augmentait, encore et encore, et plus je souffrais. Je pleurais en silence, je craignais de nouvelles brûlures si je criais, mais j'avais besoin d'aide, désespérément. Il fallait que ça s'arrête, il fallait qu'il arrête. Ma pauvre chaire peu habituée à de tels degrés ne supportait plus. Je n'en pouvais plus. Tout n'était que douleur et dégoût. Et je sentais ses mains descendre encore et encore, une odeur écœurante emplir l'air petit à petit. À ce rythme je ne serais plus qu'un amas de cendre, je n'avais aucune idée de si c'était possible ou pas, mais je me doutais très bien que ce que j'avais là, pouvait n'être qu'un avant goût de ce qu'il me ferait. Il prenait un malin plaisir à me torturer, à me voir souffrir. Et je brûlais, peinant à suivre tout ce qui se passait, tant la douleur était importante.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 23 Déc - 12:16

     William avait changé. En bien ? Peut-être. En tout cas, il avait repris l’entraînement, et cela se voyait : la maigreur qui caractérisait sa descente aux enfers avait laissé place à une musculature plus élancée, sans un poil de graisse, et s'il était loin d'être aussi baraqué que lorsqu'il avait la possibilité de courir tous les jours dans la forêt, il avait repris du poids. Il avait besoin de se focaliser sur quelque chose pour oublier tout le reste, et les sports de combat – milieu qu'il connaissait bien pour avoir passer des années à s'initier à ce genre de pratique – étaient un bon moyen d'oublier tout le reste, au moins pour un temps. Reprendre un cours de vie normal, avec des repas, des phases de sommeil qu'il n'arrivait pas encore à dompter, et de longs efforts intenses, faisait énormément de bien. Pourquoi le sport de combat, alors qu'il était déclarer comme dérangé et passablement violent ? Bonne question. Peut-être pour, justement, orienter cette violence qui faisait rage en lui vers autre chose que les autres ou lui-même. De plus, il excellait dans ce genre de pratique, et canaliser sa frustration lui permettait d'évacuer la tension malgré le fait qu'il n'avait pas vu la lumière du jour depuis des mois maintenant. Après quelques négociations avec un infirmier dont il avait oublié le nom, William avait obtenu qu'on accroche un sac de boxe dans sa chambre, avec toutes les précautions qu'ils voudraient prendre. Peu importait tant qu'il avait de quoi se défouler, et jusqu'à présent ça avait bien marché. Certes, être enfermé entre quatre murs ne lui avait jamais réussi, mais il essayait d'aller de l'avant et après trois mois de galère, son travail sur lui-même commençait à porter ses fruits, il espérait durablement.
    Outre ce changement important, le médecin en charge de son dossier avait enfin trouvé le traitement adapté à son cas, maintenant que son patient faisait preuve d'un peu plus de bonne volonté. Ce qui avait permis à William de retrouver un peu d'équilibre. Cependant, peu importe le nombre de pompes qu'il s'infligeait dans la journée, il faisait encore des cauchemars si vifs qu'il lui arrivait de se croire possédé. Après la crise de panique (ou de démence) qui suivait bien souvent ces épisodes laborieux, William passait des heures dans le noir à manipuler la gourmette d'Anaïs. Il en connaissait maintenant chaque détail, chaque aspérité, et s'accrochait à l'idée que de toute façon, il fallait qu'il aille mieux pour être avec elle.
     William, jugé suffisamment maître de lui-même pour vivre des expériences en communauté, avait accepté de prendre part à des réunions entre fous furieux, et passer des tests afin de suivre l'évolution de sa « maladie ». Pour ceci il était bien sur hors de question qu'il déambule sans conditions hors de sa cellule : il suffirait qu'il voit ne serait-ce que le sas de sa chambre pour pouvoir s'échapper sans problème grâce à son don. Il fallait donc que William soit aveuglé pour envisager une quelconque sortie. Et qu'il ne lui soit pas possible d'ôter le bandeau qui lui couvrait les yeux. Le jeune homme avait donc passé une sorte de marché avec ceux qui le prenaient en charge : il mettait des menottes à impulsions électriques qui l'empêchaient d'enlever le bandeau qui lui, l'empêchait de voir, et personne ne le touchait pour le guider. Sa phobie du contact était loin d'être résorbée, et les infirmiers purent le constater lorsque l'un d'entre eux tenta de lui venir en aide parce que le jeune homme avait rencontré un mur. Après quelques essais laborieux comme celui-ci, ils arrivèrent enfin à un résultat concluant : dorénavant, William pouvait circuler dans l'Institut, certes entravé, mais c'était toujours sortir de cette foutue cellule, seul décor qu'il avait eu pendant des mois.
William revenait d'un test qui s'était révélé décevant pour son examinateur – il l'avait deviné au timbre de sa voix - pressé pour une fois de retourner dans sa chambre. On l'avait prévenu qu'aujourd'hui, Anaïs viendrait le voir, et il n'avait pas tenu en place de la matinée. Il avait l'impression que ça faisait une éternité qu'il l'attendait, n'ayant pas de bonnes notions du temps qui passe ici. Il était accompagné comme d'habitude de deux infirmiers chargés de le surveiller et de le guider, bien que maintenant il connaisse le chemin par cœur pour rentrer dans sa cellule. Sans la vue, il ne se repérait pas de la même façon, usant plus du nombre de pas, et d'un plan imaginé à force de passages répétés aux mêmes endroits. Ils étaient à mi-chemin lorsque l'infirmier de droite s'arrêta subitement. Un ronronnement discret : il avait ouvert une porte. William calcula qu'ils devaient être dans la section des plus dangereux. Il l'entendit pousser une exclamation étouffée et revenir vers eux, tandis qu'une odeur de cendres et de chair brûlée se répandait dans le couloir.

      « C'est Rachel, le pyromane l'a tué ! Il faut donner l'alerte, vite ! »
     L'urgence de la situation apparut clairement à William. Le pyromane, c'était le vingt-six, celui à la voix mielleuse, qui déclarait sans aucun problème qu'il aimait voir les autres brûler vifs aux réunions. Le cœur de William rata un battement : il s'était échappé, et Anaïs devait être quelque part dans le complexe, arrivée depuis peu. Merde, merde, merde ! Elle était là à cause de lui, s'il lui arrivait malheur il ne se le pardonnerait jamais. Du calme, William. Elle est accompagnée, normalement, de gens qui savent quoi faire dans ces cas-là. Mais il n'avait aucune certitude, et il était hors de question qu'il la laisse se faire tuer par un malade mental. Par chance, ils le laissèrent seuls, après lui avoir ordonné d'aller directement à sa cellule, où quelqu'un l'enfermerait en attendant des nouvelles. Comme si William allait rester à attendre sagement qu'on lui ramène Anaïs transformée en petit tas de cendres ! Il fallait qu'il se dépêche, ils allaient fermer les portes et alors William ne pourrait plus évoluer librement pour retrouver Anaïs. Pour bénéficier de toutes ses facultés, il fallait qu'il enlève ce satané bandeau, ce serait simple quand il se sera débarrasser des menottes à impulsions électriques qui l'empêchaient de faire quoi que ce soit. William bifurqua dans un couloir désert – l'Institut était plongé dans un silence de plombs, calme avant la tempête – et étouffa un grognement en sentant une décharge électrique lui parcourir le corps. Ça pouvait le faire, elles étaient loin d'être réglées au maximum, mais c'était pas moins douloureux pour autant.
Après quelques tentatives infructueuses durant lesquelles il s'était pris plus de décharges que durant ces dernières semaines, il commença à perdre son sang froid. Putain, mais à moins de se couper les mains il n'y arriverait pas, et le temps pressait !
Il finit par comprendre qu'il était dans ce qui ressemblait à un vestiaire, avec des porte-manteaux au mur. William balança les fringues pour caler le milieu des menottes sur le morceau de fer solidement accroché au mur, peinant à respirer à cause des décharges provoquées par l'objet. Il s'arc-bouta dessus et la chaîne qui maintenait ses poignets liés ensemble céda dans un craquement bref. William se remit sur ses pieds en un rien de temps et se débarrassa enfin de son bandeau. C'était la première fois qu'il voyait l'Institut, il était bien dans un vestiaire exiguë. Sans chercher à fouiller pour trouver une arme quelconque, le jeune homme s'élança dans le couloir. Logiquement, Anaïs était entre ici et la sortie, mais où était la sortie ? Les couloirs étaient aussi blancs que sa cellule, excepté les chariots que l'on trouvait ici et là et les parties métallisées très nombreuses. Il devait éviter les centres de commande pour ne pas être pris en pleine « évasion ». William assomma un ou deux infirmiers au passage, pour éviter d'être signalé disparu en trop peu de temps.
     Des cris affolés lui parvinrent, couverts par ceux des membres de l'Institut en ébullition, étouffés par les murs. William tourna à droite, puis à gauche, évitant de peu de se faire choper. C'était Anaïs, il en était certain, elle était avec lui ! Non non non non ça ne devait pas se passer comme ça !

    « ANAÏS ! ANAÏS, OU ES-TU !? »

    Réponds, réponds s'il te plaît, je sais pas où tu es, réponds, ne sois pas morte à cause de moi, vis !
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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 23 Déc - 13:59

Rien ne s'arrêtait, il ne semblait pas pressé de me relâcher. Je commençais à douter qu'il me libère. Tout était clair, une fois qu'il aurait fait qu'il avait voulu de moi il me laisserait flamber dans cette pièce, éloignée de tous. C'était logique, et en même temps impensable. Je ne pouvais pas crever ici, sous les mains de cet homme. Un sanglot m'échappa, je tournais brusquement la tête pour que mon visage soit éloigné du sien. J'allais vomir, j'allais lui vomir dessus, si ça avait le mérite de l'éloigner je n'étais pas contre. Mais j'avais peur des représailles par la suite. Ses mains s'arrêtèrent quelques secondes, je lui jetais un coup d'œil. Il me fixait, fou, et mes hanches me brulèrent soudainement. Je gémissais longuement, essayais de passer ma main là où la douleur se faisait intense, il m'en empêcha en reprenant d'un geste brusque ma main. Il ne devait plus avoir une seule partie de mon corps qui n'avait pas encore été touchée par son feu, si ce n'était mes jambes. Sauf que d'ici quelques minutes, je doutais encore avoir mon pantalon pour me protéger. Je ne pouvais pas le laisser faire, je ne pouvais pas rester ainsi sans rien faire. Pourtant, en ce moment, je n'avais l'impression de ne plus pouvoir faire aucun mouvement. Il commandait tout. Premièrement parce que je risquais de nouvelles brûlures si je faisais quoi que ce soit, deuxième parce que je me sentais bien incapable de faire quoi que ce soit. Mon corps tout entier me mettait au supplice. Les rares partis que je voyais étaient rouges, enflées, parfois même saignaient. Je comprenais mieux ces douleurs déchirantes qui ne faisaient que me mettre au supplice encore et encore. Et cet homme qui continuait de me brûler. Même simplement respirer allait devenir douloureux, si ça ne l'était pas déjà.
Je serrais les dents tout en bougeant brusquement pour qu'il ne puisse pas achever son geste. Non et non. Je refusais, je préférais souffrir le martyr que finir comme un jouet entre ses mains, si je n'en étais pas déjà un. De toute façon, quoi que je fasse il me brûlerait, alors autant essayer de se sauver qu'attendre la fin. J'avais forcement une chance de m'en sortir, forcement... Je tentais de faire abstraction de la douleur un moment, afin de réfléchir correctement. Je n'y arrivais pourtant pas. Mon cerveau refusait de se mettre en marche, trop obnubilé par les sensations. Je secouais la tête, désespérée et faillis tomber à genoux. L'homme me rattrapa en posant ses mains bouillantes au dessus de mes hanches. Je lâchais un gémissement plus fort que les autres. Ce n'était pas possible, je ne pouvais rien faire, mon corps ne me porterait même pas. Alors j'étais perdue ? Ses mains commencèrent à abaisser mon jean, je n'en pouvais plus, c'était trop.
Lorsque soudainement, j'entendis mon nom. William ? C'était lui ? Pitié, oui, dîtes moi que je n'avais pas rêvé. Je fixais la porte avec espoir.

- WILLIAAaaam...

Mon cri se finit de nouveau en gémissement suraigu. Ses mains n'étaient plus bouillantes, mais incandescentes. Je n'osais même plus imaginer l'état de mon avant-bras, du moins ce qu'il en restait. Je pleurais de douleur, en murmurant son nom, encore et encore, en espérant qu'il m'ait entendu. J'avais l'impression de ne pouvoir faire plus que ça.  

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 23 Déc - 15:06

     Il l'entendait. Elle était vivante ! William aurait pu en s'évanouir de soulagement, s'il ne savait pas qu'elle était entre les mains de ce salop, sinon elle n'aurait pas crié. Le jeune homme tenta de refréner la colère qui bouillonnait en lui – s'il l'avait touché, il allait crever – sans succès. Il devait se contenir, s'il pétait les plombs à quoi aurait servi les efforts de ces derniers mois ? Mais la crainte de rechuter était le cadet de ses soucis. Peu importait ce qu'il advenait de lui, il ne tolérait pas qu'on touche à Anaïs. On pouvait l'enfermer, le torturer – quoique, il se torturait déjà bien assez tout seul – mais Anaïs devait demeurer saine et sauve, en pleine possession de ses moyens. Elle méritait une vie exemplaire après tout ce qu'elle avait vécu, et il regrettait déjà assez de ne pas pouvoir lui offrir dans l'immédiat ce qu'elle souhaitait, à savoir une éternité aussi normale et heureuse qu'un particulier puisse avoir. S'il lui avait fait du mal... Merde, William, réfléchis, tu vas frapper n'importe qui à ce rythme-là, le temps presse, va aider Anaïs. Le jeune homme se retint de défoncer ce qui passait à sa portée et se rua vers la voix. Une alarme lui vrilla les tympans, et un bourdonnement sourd annonçait la fermeture des portes destinées à empêcher tous le monde de sortir. Non ! William accéléra, dérapa à un coude du couloir et arriva dans une section déserte. La voix d'Anaïs venait du couloir du fond à peine éclairer, il en était certain ! Trop tard, les lourds panneaux de métal descendaient inexorablement. Il allait finir bloquer avant de pouvoir lui venir en aide ! Trois portes anti-intrusion le séparaient d'elle, et il n'allait pas être capable de toutes les franchir ! Il passa sous la première en courant, puis de justesse sous la deuxième, mais le bout du couloir avait déjà été dérobé à sa vue, et les portes se fermèrent dans un bruit mat. La sirène cessa, et le silence revint. Il était coincé, impuissant. William se retrouva dans le noir, fou furieux. Merde, merde, MERDE ! Comme un lion en cage, il tourna seul pendant quelques secondes, incapable de réfléchir, incapable de penser à autre chose que l'urgence de retrouver Anaïs, dont il entendait les cris d'horreur, à moins que ce ne fut son imagination qui le menait en bateau – il espérait que ce soit le cas, putain, il l'espérait désespérément - avant de se rendre compte qu'il avait vu le bout du couloir et que franchir la porte serait un jeu d'enfant. Il dû si reprendre à trois fois pour se téléporter, ivre de rage, et arriva enfin dans la galerie à peine éclairée. Non, ce n'était pas son imagination, ce monstre était en train de la torturer, et ses hurlements de douleur résonnaient dans l'espace clos, se répercutaient en lui comme des millions d'épines empoisonnées. L'histoire ne pouvait pas se répéter, il avait déjà trop souffert pour perdre encore une fois ceux à qui il tenait le plus. Ces cris, comme les coups insistants sur les murs jadis, le glaçaient d'effroi. Il fallait qu'il agisse. Il en avait le pouvoir. Il fallait qu'il croit en lui, obsédé par l'idée que ce malade faisait souffrir Anaïs. Impossible de savoir où elle était, mais ce n'était pas un problème, il défoncerait autant de portes qu'il y avait de salles dans l'Institut s'il le fallait pour les trouver. C'est d'ailleurs ce qu'il fit, s'attendant à tout moment à tomber sur eux.
      Lorsque ce fut le cas, le craquement sinistre du bois arraché de ses gonds ne laissa apparaître aucune silhouette. Ou, du moins, le numéro vingt-six n'eut pas le temps de le voir : surpris d'être découvert, il jeta sa victime au sol, mais ne vit pas William arriver. Celui-ci, grâce à son don, fut près d'eux en moins d'une seconde, et William lui défonça la cage thoracique d'un coup de pied. La violence du choc l'envoya valser contre un mur.
William ne prit même pas la peine de se remémorer quel don possédait son adversaire, et encore moins de trouver une stratégie d'attaque. Pour lui, plus rien ne comptait à part le frapper, encore et encore. C'est d'ailleurs ce qu'il fit, sans attendre que sa proie ne se remette de sa surprise, à coups de poings et en y mettant toute sa force. Lorsque sa victime glissa le long du mur, le visage en sang, William, le souffle court et l'adrénaline parcourant ses veines, constata que sa haine n'avait pas diminué d'un pouce en le regardant, puis tourna les talons et se précipita vers Anaïs, toujours au sol, alarmé par son manque de réaction. Elle ne s'était pas relevée, et dans quel état elle était !.. Le pyromane lui avait arraché son tee-shirt, et ses cuisses et ses hanches étaient couvertes de marques rouges, le feu avait traversé son pantalon à certains endroits, sans parler de ses bras qu'elle avait dû utiliser pour se protéger, bien plus gravement atteint que tout le reste. Elle devait souffrir le martyr, la douleur devait à peine être supportable, c'était un miracle qu'elle soit encore consciente. William eut la nausée en comprenant ce qu'il avait tenté de faire. En plus de la torturer, il avait voulu la violer ? Mais comment ce genre de... D'anomalie de la nature pouvait encore être tolérée ?! Ce déchet ne méritait pas de vivre !
William la redressa en tentant de ne toucher que les parties saines pour lui faire le moins de mal possible. Ce n'était pas gagné, elle gémit à plusieurs reprises. William s'efforça de maîtriser ses émotions, et prit le visage d'Anaïs, miraculeusement épargné, entre ses paumes où quelques traces du sang de son bourreau demeuraient. L'inquiétude brillait dans les yeux du jeune homme. Pas à propos de ce à quoi elle ressemblerait, elle pourrait aussi bien être défigurée, il l'aimerait quand même, non, il voulait qu'elle vive. Farouchement. Peut-être même avec plus de force qu'elle-même.

    « Anaïs, regarde-moi, c'est moi, je suis là, ne t'inquiète pas, tout va s'arranger, je vais t'emmener voir quelqu'un qui te soignera, tu n'auras plus mal. »

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« Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. »



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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 23 Déc - 16:08

La porte. Elle s'arracha et tomba au sol. Je ne pus en voir plus, l'homme me lâcha, non m'envoya au sol. J'eus l'impression de tomber haut, de très haut. En temps normal je n'aurai pas eu aussi mal que ça, mais le choc accompagné des brûlures... Ce n'était plus possible. Je fermais les yeux brusquement. La douleur au poignet n'était plus supportable, je dus faire un gros effort pour rendre mes mains froides et en positionner une sur la plaie. Ce n'était pas agréable non plus, mais par la suite, je sentis ma peau devenir plus froide, ce qui fit un minimum de bien dans cet océan de souffrance. Je ne fis aucun autre effort pour bouger, c'était beaucoup trop demander, même impossible. Le sol contre ma peau me faisait déjà un mal de chien, encore plus que tout à l'heure.
Je rouvris les yeux lorsqu'une nouvelle douleur m'arracha un gémissement. On me releva pour que je sois droite, avec beaucoup plus de douceur que tout à l'heure. Qui pouvait ..? Les yeux ouverts, je reconnus enfin William. Il était là. Il était venu. Tout était fini alors ? J'étais vivante ? Il ne m'avait pas ..? Mon regard dériva sur l'homme, derrière, il n'était pas beau à voir, et... William prit mon visage dans ses mains, je fermais de nouveau les yeux, crispée, m'attendant presque à recevoir une nouvelle douleur. J'avais peur que la douleur me fasse divaguer, que je ne vois que ce que je voulais. Mais apparemment il était vraiment là. Pas de chaleur étouffante, pas de grésillement, ni d'odeur...  L'information mit un certain temps à atteindre mon cerveau, je n'arrivais même plus à savoir si je pleurais à cause de la douleur, ou le soulagement. Les deux, c'était fort probable. J'aurai aimé répondre quelque chose, même si je ne savais pas quoi, et que mon attention était entièrement tournée vers la douleur que provoquait l'abaissement de ma poitrine lorsque je respirais. J'aurai aimé continuer à le fixer, dormir là, que, comme il le disait, on aille voir quelqu'un pour effacer cet enfer, ces plaies à vifs, apaiser ma douleur. Mais je dus tourner les yeux, alertée par un mouvement derrière lui. L'homme se remettait debout, et approchait, William, de dos, ne l'avait pas vu ou entendu. L'horreur se dessina sur mon visage, pas encore pitié, j'allais succomber s'il continuait.

- Derri... Derrière-toi... Murmurais-je d'une voix à peine audible.  

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 23 Déc - 18:28

      Elle ouvrait les yeux. Elle allait lui parler, c'était moins grave que ce qu'il ne craignait. William n'avait jamais vu de brûlure grave avant aujourd'hui, et était incapable de définir le degré et le danger que représentait ces blessures. Il savait juste qu'il fallait appliquer de l'eau tiède dessus, en théorie, mais où trouver de l'eau dans ces conditions ? Dans tous les cas, la priorité était Anaïs, il fallait qu'il l'emmène à l'infirmerie, quelque part où on pourrait la soigner, le plus vite possible. Loin de ce type qu'il n'avait pas achevé malgré son envie irrépressible qui grandissait. Se concentrer sur l'était d'Anaïs, c'était ce qu'il fallait faire, c'était tout ce dont il devait se soucier. Ses envies de meurtre passeraient après sa santé. S'il utilisait son don, William pouvait passer les portes blindées jusqu'aux environs de sa cellule mais il ne savait pas du tout où était l'infirmerie. Le jeune homme avait entendu dire qu'il y avait entre ces murs un particulier capable de guérir les autres. Si par malchance celui-ci était absent pour je ne sais quel voyage à l'autre bout du monde, comment allait-il faire pour la soigner ? Peut-être qu'en arrivant près de sa chambre, les infirmiers la prendraient tout simplement en charge et elle serait tirée d'affaire. Mais William ne pouvait pas la laisser seule, il était hors de question qu'elle soit aux mains des médecins sans surveillance après ce qui venait de se passer. Il suffisait d'un instant d’inattention pour que des fous comme le pyromane s'attaque à n'importe qui. Que faisait l'Institut, n'était-il pas censé protéger avant tout les visiteurs sains d'esprit, ceux qui venaient ici en parfaite santé mentale? Comment avaient-ils pu laisser Anaïs sans protection, alors que la sécurité devait passer avant tout ?
      La voir pleurer comme ça lui crevait le cœur. William devait la rassurer, lui dire que c'était fini, qu'il ne laisserait personne lui faire de mal. Le jeune homme n'avait pas mesuré à quel point ça pouvait être dangereux pour elle de venir le voir avant aujourd'hui. Il vivait dans un environnement où tous étaient plus redoutables que des fous humains, certainement capables de raser des immeubles entiers. Elle était tombée sur quelqu'un qui possédait un don contre lequel elle ne pouvait rien, un pouvoir brut et puissant, très difficile à contenir. Et sa glace n'avait pas suffit, apparemment. Après ça, Anaïs perdrait-elle la confiance en elle qui la caractérisait jusqu'à lors ? Et bon sang, il avait laissé ça arriver... William allait l'informer qu'il l'emmenait en lieu sur, qu'elle n'avait pas besoin de parler si ça lui faisait mal, quand elle le mit en garde contre son pseudo-violeur. William eut juste le temps de se retourner qu'il se téléporta pour éviter une boule de feu qui alla s'encastrer dans le mur au-dessus d'Anaïs. Effectivement, le pyromane s'était redressé, le visage tuméfié, et l'air on ne peut plus furieux. William avait frappé un grand coup en le prenant par surprise mais c'était loin d'être fini. Il avait entendu dire que déchaîné, ce type avait foutu le feu à un village entier et personne n'en était ressorti vivant. Il maîtrisait son don, c'était évident. Et ses yeux déments traduisaient son envie de les voir tous mourir par le feu.
William ne comptait pas mourir immolé, mais s'il fallait passer par les brûlures pour toucher ce mec, il n'hésiterait pas. Il devait le mettre hors d'état de nuire avant qu'il ne tue quelqu'un d'autre, mais par-dessus tout, il était hors de question qu'il s'en prenne de nouveau à Anaïs. Pour cela, il fallait l'éloigner d'elle, détourner son attention. Ça tombait bien, William voulait lui faire sa fête, à ce type, et question colère, il en avait à revendre. Le seul problème, c'était qu'il n'avait pas d'armes, et qu'il était vêtu d'un tee-shirt blanc inflammable sans manches, les bras exposés à la chaleur. Ça aussi, c'était un mauvais point. Mais pour le reste il était capable de rendre les coups. Question vitesse, y'avait pas grand monde qui pouvait rivaliser avec lui.
      Le pyromane avança vers lui, et William fit mine de reculer, sur ses gardes, vers la porte, pour l'éloigner d'Anaïs qui n'était plus en état de faire grand chose. Ce fut le numéro vingt-six qui engagea le combat, balançant des boules de feu à tort et à travers dans toute la pièce, sans jamais faire mouche, à la poursuite d'un William qui se téléportait de long en large. Le jeune homme s'appliquait à demeurer imprévisible, sans jamais suivre de schéma défini pour éviter d'être touché. En fait, William cherchait le moyen le plus efficace de le tuer proprement.

      « Arrête de fuir, sale insecte, » finit par cracher le pyromane, agacé de ne pas pouvoir le toucher.

      Tu veux que j'arrête de fuir ? Très bien. William se téléporta juste devant lui, et amorça un violent coup de coude dans le visage. A ce moment précis, le visage ensanglanté du pyromane s'éclaira d'une lueur sadique, et il s'enflamma tout entier. Les flammes brûlaient William, qui aurait sans doute pu les éviter, mais qui ne dévia pas d'un poil, et son avant-bras atteignit sa cible en grésillant. William se téléporta, et, retenant un gémissement en tenant son avant-bras blessé contre son torse, il comprit qu'à ce rythme sa volonté allait vaciller, parce que la douleur serait au rendez-vous à chaque fois qu'il le frapperait. Il ne devait pas se laisser le temps de douter. Il se jeta corps et âme dans la bataille dans le but de lui asséner le plus de coups possibles tant qu'il en était encore capable. Il fallait en finir vite s'il voulait qu'Anaïs s'en sorte sans séquelles. Chaque minute qui passait était une chance en moins de lui porter des soins. Mais même lorsqu'il parvenait à le mettre à genoux, son don du feu paraissait ne jamais faiblir, et les énormes flammes ne disparaissaient pas. Le don du pyromane protégeait son propriétaire, vorace et terrifiant. Le numéro vingt-six n'était pas en bon état du tout, et pourtant son pouvoir restait tout aussi présent. Et William n'avait aucun moyen de le neutraliser.
       Le pyromane avait compris qu'il ne pouvait pas l'abattre ni l'empêcher de le frapper, William était un électron libre que peu de choses pouvaient faire reculer. Malheureusement, une de ces choses étaient dans la pièce. Et son ennemi, à terre dans ses flammes, seul barreau empêchant encore le jeune homme de lui apporter le coup de grâce, venait apparemment de s'en rendre compte. Alors, il fit quelque chose que William voulait éviter à tout prix : il visa Anaïs et lui envoya une boule de feu à pleine vitesse. William se téléporta près d'Anaïs et la poussa vers le sol pour éviter le projectile, mais une partie de celui-ci atteignit son visage. Sous le coup de la douleur, William hurla en portant les mains à son arcade sourcilière meurtrie, mais se reprit en constatant que son œil était intact. La sensation de chaleur était insupportable, la souffrance était telle qu'il avait failli tomber dans les pommes.

       « ça va, ça va, » marmonna-t-il à Anaïs avant qu'elle ne dise quoi que ce soit.

       En vérité, ça n'allait pas du tout, mais il n'avait pas le temps de s’appesantir dessus. William ôta les mains de son visage en grimaçant, et se téléporta au fond de la salle. Ça ne devait pas se reproduire. Le jeune homme avisa un morceau de métal pointu, abandonné comme pas mal de choses dans cette ancienne salle d’entraînement. Il avait trouvé son arme. Maintenant, il fallait se débrouiller pour approcher le pyromane et le frapper assez fort pour qu'il ne se relève pas.

      « Alors, tu viens où tu préfères que je réduise d'abord en cendres ta copine ? »

       A la simple mention d'Anaïs, William sentit son sang bouillonner dans ses veines. Il était furieux, il en tremblait. Il n'y avait plus à réfléchir. Il se redressa sans répondre à la provocation, ce type n'en valait pas la peine, le morceau de métal coincé dans son poing. William se retourna lentement, histoire qu'il voit l'ampleur de sa rage, qu'il sente la fin arriver. Puis il se téléporta, atterrit dans les flammes, et le poignarda. Simplement. Un flot de sang s'échappa de sa blessure et les flammes autour de lui s'éteignirent. William se débarrassa difficilement de son tee-shirt en flammes en le jetant au sol et constata en toussant que l'atmosphère ne serait plus respirable très longtemps : la pièce se remplissait de fumée noire. Ses bras et son torse étaient couverts d’ecchymoses et de brûlures, sans parler de son visage. Mais Anaïs était dans un critique, elle ne pouvait pas supporter la douleur comme lui le faisait, il était urgent de lui venir en aide.
       William s'agenouilla près d'elle et redouta d'avoir aggraver les choses en la poussant tout à l'heure. Les mains du jeune homme étaient dans un état pitoyable, et ce n'était sans doute pas bon signe qu'il ne ressente plus rien de ce côté-là. Il essaya de ne pas y faire attention et gémit en la hissant dans ses bras, sa peau meurtrie rentrant en contact avec celle non moins épargnée d'Anaïs.

       « Anaïs, on s'en va, on va te soigner, ne t'inquiète pas, ça va aller, » s'entendit-il répéter encore, autant pour la rassurer que pour se rassurer.

      Sans un regard pour celui étendu dans une flaque pourpre par terre, il se redressa, Anaïs dans les bras, et se téléporta.
__________*******   *   *******___________

      Au beau milieu de l'Institut en effervescence, les infirmiers marquèrent un temps d'arrêt. Une silhouette en portant une autre venait d'apparaître parmi les médecins en état d'alerte maximale, toutes deux en très mauvais état, couvertes de brûlures. William, le regard hanté, s'adressa au plus proche, d'une voix blanche.

       « Sauvez-la, s'il vous plaît, sauvez-la. »

      Il était prêt à supplier à genoux, s'il le fallait. Pourquoi personne ne réagissait, elle avait besoin de soins !

       « SAUVEZ-LA ! »

      Cette fois, il avait hurlé, et tous se remirent en branle, des ordres fusaient, on apporta un lit roulant sur lequel la jeune fille fut allongé, inconsciente, on lui administra des produits, lui plaçait une intraveineuse, et William, déconnecté de la réalité, les regardait faire. Il avait bien conscience qu'on lui parlait, qu'on lui demandait ce qui s'était passé, de s'asseoir, de s'allonger aussi, mais ce qu'il voulait, c'était qu'Anaïs guérisse. Lorsqu'ils l'emmenèrent, William les suivit comme dans un brouillard, le visage en feu, refusant toute aide. Heureusement ceux qui l'accompagnaient le connaissait et évitèrent de l'approcher de trop prêt. Tendu comme un arc, le jeune homme aurait très bien pu leur faire du mal. Exceptionnellement, il entra dans l'infirmerie à la suite de la myriade de médecins et le fameux particulier guérisseur commença les soins sur Anaïs. Peu à peu, ses brûlures se refermaient, et sa peau reprenait une teinte normale. Elle guérissait. Elle allait aller bien. William se remit à respirer normalement, soudain libéré du poids de l'inquiétude qui pesait sur lui. Il cligna des yeux, sa vision devenait floue. La seule chose qu'il était en mesure de faire était de se tenir sur ses jambes, mais plus pour longtemps : il s'effondra au beau milieu de la salle d'opération, emportant avec lui une table métallique et tous les outils qui la couvraient dans un fracas énorme. William entrevit des visages au-dessus de lui, des personnes sans noms qui le secouaient sans ménagement dans l'espoir d'obtenir une réaction de sa part. Ils ne comprenaient pas que les commandes ne répondaient plus ? Tant mieux, il n'en pouvait plus de souffrir. Tous ses sens s'éteignaient peu à peu, et le sol froid lui semblait être le meilleur matelas du monde. Il cligna des yeux encore une ou deux fois, en se rappelant vaguement qu'il devait respirer, et ce fut le noir.
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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 23 Déc - 20:56

Il y avait tellement de chose que j'aurai pu faire si j'en avais été capable. J'aurai déjà réagi autrement que simplement l'avertir. Ensuite je l'aurai tout simplement aidé, et aurai fait en sorte d'être autre chose qu'un poids mort dont il avait la garde. Le problème était que j'en étais incapable. Incapable de faire le moindre mouvement sans souffrir effroyablement, incapable même de me concentrer sur ce qui se passait juste devant moi. J'entendais des cris, mais je ne savais plus discerner à qui ils appartenaient, c'était très frustrant étant donné la situation. Le seul moment où je compris ce qui se passait était lorsqu'une boule de chaleur s'approcha de moi, et que quelqu'un me poussa brusquement sur le côté. Les brûleurs sur les côtés se ranimèrent brusquement, plus douloureuses que tout à l'heure, et je ne pus que subir, de nouveau. Cette fois, ce fut William qui cria, j'en étais persuadée. Sincèrement, j'aurai préféré subir à sa place, au point où j'en étais, ce n'était pas une brûlure de plus qui changerait les choses sur moi. Alors que lui si. Puis je ne voulais pas qu'il doive supporter ce que j'endurais en ce moment même. Je dus faire un gros effort pour me remettre assise. Ce qui serait sûrement le dernier mouvement que je ferais avant longtemps. Je grimaçais, jusqu'à voir enfin le visage de William. Il était brûlé au dessus de l'œil, je ne pus en voir plus, il se téléporta. Soit il y avait trop de détail en même temps, soit j'étais trop longue à la détente, soit les deux en même temps, mais je ne retrouvais plus William dans la pièce, et le monde tournait beaucoup trop. Je sombrais.
Je ne repris qu'un peu conscience lorsque la voix du jeune homme tenta de me rassurer. Mais je n'avais plus peur. Mourir ou pas, peu importait, tout ce que je voulais c'était ne plus avoir mal, être libérée de ces plaies. C'était tout ce que je demandais. Il me souleva, je le sentis avec les nouvelles douleurs, ce fut un chœur de toutes les blessures sur mon corps, qui m'acheva définitivement, tandis que je tombais dans les vapes.


*********


Tout était calme. J'étais dans une pièce froide, comme toujours à l'Institut. Dans un lit qui n'était ni le mien, ni celui de William. Dans un lieu totalement inconnu en somme. Je reconnaissais tout de même les appareils sur les côtés, il était simple d'en déduire que j'étais à l'infirmerie. J'avais désormais un t-shirt, dix fois trop grand pour moi mais ce n'était pas grave. On faisait avec les moyens du bord. Je me relevais brusquement, tout en remarquant que plus aucune douleur ne venait entraver mes mouvements. Particulier avec le contact curatif ? Evidemment, quelle question. Il n'y avait pas d'autre explication pour que ma peau se soit régénérée aussi rapidement. Et William ..? Je tournais la tête vers le lit à côté : vide. De l'autre côté une chaise. Je fus soulagée d'y voir le jeune homme, assoupi. Il avait l'air d'aller bien. Pas de trace importante signifiant des blessures non-guéries, et s'il était sur la chaise et non sur le lit c'était que tout allait bien. Je me rallongeais correctement en enlevant tout de fois les draps. Je comptais me passer de la chaleur trop importante pendant un moment, un long moment.
Puis je regardais William dormir. Il était serein, avec son air enfantin que j'avais observé de nombreuses fois lorsqu'il dormait. Qui pourrait croire ce qu'il cachait en réalité ? J'esquissais un sourire, et après de longues minutes à le contempler, je décidais de faire un point sur la situation. C'est pourquoi j'en arrivais à relever les manches du t-shirt trop grand pour moi. J'eus un moment où je dus rester immobile, sans réaction. Puis je criais, et comme il fallait bien l'étouffer, ce cri, je mis ma main sur ma bouche, tremblante. Ce n'était pas vrai... Une grande trace immonde remplaçait ma peau blanche. C'était le résultat après les brûlures ..? Comme bloquée, je la fixais, en faisant parfois tourner mon poignet. Je ne pouvais pas y croire, c'était éphémère, ça allait partir d'ici quelque jour, n'est-ce pas ? En fait je n'en croyais pas un mot.

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