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 L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Ven 5 Jan - 0:03

          William ne savait pas quoi faire. Un instant plus tôt il l'avait serrée dans ses bras si facilement, et là... Il se sentait comme un étranger alors que rien n'avait changé. Juste son état d'esprit. Enfin ils se retrouvaient seuls pour la première fois depuis une éternité et il ne savait pas comment réagir de façon appropriée. Avant elle avait eu besoin de lui de façon si flagrante, elle en avait même pleuré. ça avait toujours été si naturel pour lui de l'aider. Maintenant il savait qu'elle avait toujours besoin d'elle mais il était incapable de savoir quoi faire. Comme si son angoisse précédente avait pris le pas sur ses émotions. Il avait peur de lui faire du mal, énormément de mal, et il l'avait déjà fait en quelque sorte. Et puis elle parut comprendre qu'il était un peu paumé et lui demanda de venir vers elle. ça, c'était dans ses cordes. Même si William savait que c'était une mauvaise idée de rester ici, il était incapable de repartir maintenant qu'il était près d'elle. Elle lui prit la main et il observa son visage. Ses yeux bouffis d'avoir trop pleuré, ses lèvres pâles qui contrastaient avec ses joues rougies par les larmes. Son regard était un peu perdu, beaucoup gêné, et triste. Elle baissa le regard sur leurs mains, et expliqua. Elle expliqua pourquoi elle se sentait si mal, combien elle avait peur du futur, de tout. Elle n'avait certainement jamais eu peur comme ça avant. Elle avait peur des cauchemars de William, de l'Institut tout entier, du pyromane qui l'avait souillé en posant ses sales pattes sur elle. Le jeune homme dut détourner le regard pour éviter de s'enflammer, sa mâchoire se contracta sous le coup de la colère. Ce n'était pas le moment de s'énerver. Elle avait peur. Mais... Elle ne devait pas. Elle ne devait pas avoir peur. Le pyromane était mort.

         "C'est normal d'avoir peur. Mais, Anaïs, - il n'arrivait pas à croire qu'il allait dire ça à voix haute -  l'Institut n'est pas une mauvaise chose. Je suis là. ça va aller. Tu seras plus toute seule, maintenant. Et il n'y a personne dans le noir. Il ne reviendra pas. Je ne laisserais plus personne te toucher."

         Elle n'aurait pas dû rester à l'Institut. C'était une erreur. Elle l'avait fait pour lui, mais ça lui pourrissait la vie. Est-ce qu'il le lui disait maintenant ? Non, elle était trop secouée, il le lui dirait plus tard, peut-être le lendemain. Il aurait voulu trouver les mots, la rassurer. Il prépara une réponse intelligente, quelque chose de peut-être un peu neuneu mais qu'il pensait de tout son cœur, et à la place, ce fut tout autre chose qui franchit ses lèvres.

         "J'ai peur de pas être assez fort pour être celui que tu mérites d'avoir," reconnut-il d'une voix éraillée, à peine audible.

         C'était comme si ces mots étaient naturellement sortis du fond de son être mais qu'ils lui avaient brûlés la gorge au passage. Mais qu'est-ce qu'il fichait ? A l'origine ce n'était pas ça qu'il devait dire. Il aurait dû la rassurer, maintenant il sentait juste le poids abyssal de cette angoisse pesé sur lui et l'attirer vers le fond, et toute cette chambre avec. Il était pathétique. C'était elle qui lui confiait ses doutes, pourquoi il étalait les siens ? Comme si elle avait besoin de ça ! Il ne voulait pas inverser les rôles, mais à cet instant, il ne parvenait même plus à la regarder. Il y avait trop d'émotions en lui et il se sentait sur le point de craquer, comme quand elle avait fait sa déclaration, à la cantine. Quand elle lui avait dit qu'elle avait fait son choix, et que son choix c'était lui. L'émotion lui serrait la gorge et il avait une conscience aigüe des sacrifices qu'elle faisait pour lui. S'il n'était pas assez fort, s'il faisait tout foirer comme il savait si bien le faire, tout ceci n'aura servi à rien. Il avait l'impression d'être sur le point de se briser en mille morceaux et il ne savait plus quoi faire, encore une fois.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Ven 5 Jan - 13:59

L'Institut avait intérêt à être une bonne chose. Je n'avais pas l'intenion de laisser William entre les mains d'une entité néfastes. Je misais tout sur l'Institut, tout : notre passé, notre présent, notre futur. Oui tout. Je passai son bras au dessus de mes épaules pour me serrer contre lui. A part toi murmurai-je en souriant faiblement. Je passai mes mains sur mon visage pour en retirer les dernières larmes. Cette remarque pouvait concorder avec nombreux de ses récents propos, et me permettait de répondre à tout simplement, parce que j’étais quelque peu perdue, il fallait l’avouer.
Et William énonça lui-même une de ses craintes. Je me mordis la lèvre. Il avait peur aussi, il craignait... il me l’avait déjà exprimé non ? Je je... je ne savais plus quoi faire. La situation semblait sans issue comme si... comme s’il n’allait jamais sortir d’ici, comme si j’allais finir dans cette chambre. Une bouffée de désespoir me comprima la poitrine. Il ne pouvait pas dire ça.

- Ne dis pas ça... Tu es la personne la plus forte que j’ai jamais rencontrée, si toi tu ne l’es pas, personne ne l’est.

Et j’ai besoin que tu sois là, que tu continues de te battre. Parce que si tu perds espoir de rédemption il n’y aura plus d’espoir du tout. Tu dois y croire. C’est pour ça que je ne voulais pas te montrer que j’allais mal, parce que je savais que cela te rendrait mal. Et je n’avais pas à te rendre un peu plus mal. Je mis les genoux pour me redresser à sa hauteur pour lui faire un bisou sur le coin de la lèvre. Puis finalement sur ses lèvres entières.

- Tu n’as pas le droit de m’abandonner, tu n’as pas le droit de baisser les bras William.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Ven 5 Jan - 15:40

          William fut apaisé par ses paroles, comme toujours. Elle lui disait qu'il allait réussi, et c'était ce qu'il avait besoin d'entendre. Depuis le temps où il était entre ses murs, il avait presque oublié pourquoi il faisait tout ça, et la présence d'Anaïs était la réponse à cette question. C'était pour elle, tout était pour elle. Si elle n'avait pas été là, il serait mort écrasé au bas de la falaise, et même dans l'hypothèse où l'Institut serait intervenu à temps pour le sauver de ce danger-là, il n'aurait pas eu de raison de continuer à se battre si elle n'avait pas été là. Elle était tout ce qu'il avait. Mais pourquoi disait-elle qu'il allait baisser les bras ? Il se battait tout les jours pour essayer de s'en sortir, pour ne pas abandonner, pour aller de l'avant, pour pas céder à ses pulsions suicidaires quand ça allait si mal qu'il parlait à lui-même. Qu'est-ce qui le retenait de prendre toutes ces saloperies de médocs d'un coup, hein ? Ou alors de se jeter dans une crevasse, de crever dans la neige à l'extérieur. Parce qu'elle était là. Parce qu'elle lui permettait de tenir, quand plus rien ne le retenait. Alors pourquoi est-ce qu'elle disait ça ? Elle l'embrassa. Elle l'embrassa mais ça n'effaçait pas ce qu'elle venait de dire. William faisait une fixette dessus, et s'efforça de ne pas en faire un scandale. Si même elle elle pensait ça, qui est-ce qui restait pour croire en lui ?

         "Je ne baisse pas les bras, Anaïs, siffla-t-il en se détournant. Arrête de penser que ça peut être le cas."

          Arrête de dire que c'est le cas, putain. J'essaye de penser que je fais le mieux possible. William s'efforça de respirer profondément, de se calmer avant de lui crier dessus ou de ravager son appartement. Il avait besoin de frapper dans quelque chose mais se retint. Elle n'allait pas comprendre. Il réagissait n'importe comment. Il avait envie de se gifler. Et il ne savait pas comment faire pour évacuer sa colère. Il n'avait pas de cible potentielle. Il avait l'impression que toute la chambre résonnait de son pouls et de sa respiration hachée.
        Et puis elle mit la main sur son épaule. Après quelques minutes, il était plus calme. William couvrit la main de la jeune fille de la sienne et y fit un bisou.

         "Je fais du mieux que je peux, ok ? Je t'abandonnerai pas. Jamais."

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Ven 5 Jan - 21:09

William devint soudainement très froid. Il fuit mon regard à peine eus-je fini de l'embrasser et cela me blessa. Mais je ne dis rien, voyant que c'était ma faute. Je ne savais pas ce que j'avais pu dire pour le contrarier à ce point, mais je me rassis sagement sur le lit le regard baissé. Ok, j'avais définitivement dit quelque chose qu'il ne fallait pas faire, mais je ne voyais pas quoi. Alors j'attendis, tout simplement, qu'il m'adresse une nouvelle fois la parole, qu'il parte, qu'il bouge, qu'il fasse quelque chose ? Je vis sa respiration s'accélérer, devenir saccadée, et après plusieurs secondes d'hésitation (je ne voulais pas refaire la même erreur qu'à l'infirmerie) je déposai très lentement et très doucement ma main sur son épaule, l'air de demander s'il allait bien. Il ne répondit qu'un long moment après, en déposant la sienne sur la mienne. Je sursautai légèrement mais serrai sa main. Il allait mieux ? Je n'osais lui demander, par peur de faire une énième gaffe.
Je me rapprochai de lui et baîllai. J'avais envie de dormir, j'étais épuisée, et j'allais encore l'être demain vu la courte nuit que nous avions passé. Mais tant pis. Je donnerais toutes mes nuits si je pouvais l'avoir à côté de moi et l'entendre ces mots, cette promesse. Cette promesse qui me réchauffa le coeur. C'était sa promesse de s'en sortir, qu'il ne m'abandonnerait pas ; donc qu'il resterait toujours avec moi ; qu'il ne mourrait pas. C'était tout ce que je demandais, non ? Je m'allongeai dans le lit. Mes yeux me faisaient mal et réclamaient du repos. Mais je refusais de m'endormir tout de suite. Je regardai le plafond, lasse.

- Je t'aime tu sais.

Bien sûr qu'il le savait, je lui avais déjà dit. Mais c'était pourquoi j'avais si peur pour lui, parce que je l'aimais. Et c'était sous-entendu dans mes mots. Je n'eus la force de le regarder, alors je fermai les yeux et y mis la paume de mes mains.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 6 Jan - 13:03

          William regardait ses mains quand elle déclara qu'elle l'aimait. Il lui jeta un coup d’œil surpris. Oui, il le savait. Il le savait très bien. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle était là. Elle s'était allongée en travers du lit. William ne savait pas quelle heure il était, il préférait ne pas savoir combien d'heures il avait loupé de sommeil. Oui, je sais Anaïs. Je sais combien tu as sacrifié pour moi et c'est justement ça qui me fait peur. Je sais combien tu as souffert aussi, et j'espère que le ciel se montrera plus clément à l'avenir avec toi. Je ferai tout pour en tout cas. William se leva, enleva son tee-shirt puis son pantalon pour dormir en caleçon. Il laissa traîner le tout par terre, comme un malpropre, mais il s'en fichait un peu là tout de suite. De toute façon il les remettrait le lendemain, donc... Il contempla Anaïs au travers du lit.
         "Tu me fais une place ?" sourit-il.
         Elle se redressa le temps de le laisser s'allonger et il l'invita d'un geste à prendre place sur lui. Elle était légère et ils n'avaient pas trop le choix vu la taille du lit. Une fois qu'elle fut installée, il l'entoura de ses bras et lui fit un bisou.
         "Dors bien princesse."


**************************************************


          7h05. William ne pouvait pas attendre plus. Il ne savait pas depuis combien de temps il était réveillé, mais ça faisait un moment. Il n'avait pas osé bouger de peur de réveiller Anaïs, et il n'avait pas pu se rendormir en sachant que dans quelques heures il devrait donner le change. S'il loupait le réveil les infirmiers se poseraient des questions et... Adieu les réveils en compagnie d'Anaïs. Il ne pouvait pas attendre plus. William se téléporta au milieu de la chambre, ramassa ses vêtements et s'habilla rapidement à tâtons. Est-ce qu'il la réveillait ?.. Oui, il préférait la prévenir de son départ. Il la secoua doucement par l'épaule jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux.

          "Anaïs, oh, Anaïs... C'est moi, chuchota-t-il. Je dois retourner dans ma chambre. Toi tu as encore un peu de temps. On se voit ce midi, d'accord ?"

          Il se téléporta peu après.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 6 Jan - 18:55

La nuit avait été courte, mais agréable, plus réparatrice que toutes les nuits que j’avais passées. Je n’avais plus peur, je me sentais en paix, en sécurité, je me sentais enfin à ma place après une semaine à la chercher, cette place. Et quand je m’étais mise dans ses bras dans le lit, je m’étais sentie si bien qu’il n’avait fallu que quelques secondes avant que je ne m’endorme. Même cette nuit avec lui avait été trop courte, je ne la regrettais pas. Et je me disais qu’il avait vu ma chambre, qu’il pouvait désormais y venir n’importe quand, que nous pourrions nous voir ! J’avais de l’espoir qui chassait progressivement la tristesse comme le nuage chasserait les nuages. Alors certes, je me levai les yeux bouffis de sommeil, mais mon lit sentait encore William, et c’était magnifique.
Travailler fut difficile et Margaret me fit la remarque en me disant que j’étais encore plus distraite que d’habitude. Je pensais soit à William, soit à mon lit, soit aux deux en même temps effectivement. Alors je haussai les épaules et continuais mon travail.
Et l’heure de manger arriva rapidement. William devrait y être, normalement. J’espérais. Il était à la porte. Surprise, je regardai autour de nous et finis par m’approcher.

- Tu n’es pas avec Chilla et B ?

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 6 Jan - 20:15

         William était crevé, et il savait que ça se voyait à sa tête. Rien que l'expression de l'infirmier qui était passé lui donner ses médicaments à 7h30 lui avait confirmé la chose. Cette fichue nuit qui si elle n'avait duré qu'une poignée risible d'heures, avait au moins été productive. Et comme il n'avait pas été foutu d'avoir une nuit potable avant cela, le cumul devenait problématique. Mais cette nuit depuis longtemps, il n'avait pas eu de cauchemar, et pourtant il n'avait pas pris de médicaments. Enfin, il s'était bien réveillé en sursaut mais c'était loin d'être aussi violent que d'habitude. Ceci dit, malgré ces petites victoires, une journée de merde s'annonçait. Il se connaissait, il avait être trop lent à la détente et reprocher aux autres de le remarquer. D'habitude dans ce cas de figure, il restait dans sa chambre et essayait de dormir un peu, ou glandait et quand il réfléchissait trop, allait à l'entraînement et s'acharnait tout seul jusqu'à ce qu'il ne pense plus à rien. Cette fois-ci, il ne pouvait pas déroger à ses engagements aussi facilement, en partie parce que c'était sa faute, et d'autre part parce qu'il voulait voir Anaïs ce midi. La matinée fut... Agaçante. Il s'endormit chez le psy qui lui demanda s'il pensait vraiment faire son maximum en ce moment concernant sa thérapie. Étant donné qu'il s'était endormi dans le cabinet, William se doutait que pour lui la réponse allait vers le négatif et la désapprobation. Surtout qu'il avait failli se faire taper dessus en le réveillant. Ensuite il y avait eu des cours d'arts martiaux relativement théoriques, parce que William ne supportait pas qu'on le touche et que ça le mettait plutôt... Sur la touche, justement. B et Chilla pouvaient essayer de répéter les mouvements, eux, même si B était déjà rudement difficile à faire basculer et Chilla, elle, ne voyait carrément pas son adversaire. Donc ils étaient trois à s'embêter à mourir. William était resté debout pour essayer de rester éveillé mais ses paupières se fermaient toutes seules et sa tête dodelinait quand il s'endormait à moitié. A un moment William faillit se casser la figure parce que justement il était resté debout. Il finit par s'asseoir et B lui fit signe discrètement pendant que l'instructeur parlait encore. Ils allèrent dans une salle attenante et firent un bon vieux combat à l'ancienne où B essayait de bouger comme William mais finissait toujours par être assailli par les attaques de William, qui lui, s'il se faisait choper, passait un putain de mauvais quart d'heure. C'est ce qui arriva ce jour-là, parce que B réussit à lui attraper la jambe et l'envoya valdinguer contre le mur qui lui, n'amortissait par les chocs. William finit allongé par terre (comme ça lui était souvent arrivé). Comme ça arrivait souvent, Chilla engueula B. Le choc avait été violent, mais après vérification, William n'avait rien de cassé, donc classé sans suite. L'infirmerie avait déjà vu suffisamment sa trombine, il n'allait pas y aller seulement pour de gros bleus. Il avait simplement l'impression d'être passé sous un camion, ce qui, ma foi, se rapprochait de la réalité. Journée de merde, j'croyais pas être si proche de la réalité... songea-t-il en contemplant les dégâts sous la douche. ça bleuissait à vue d’œil. Boarf, il avait vu pire, et il n'avait pas de temps à perdre. Encore une heure avant ce midi, une petite heure. Enfin un peu plus, parce que d'après lui elle arrivait trente minutes après eux. Mais il n'en était pas certain. Ce combat raté l'avait rendu encore plus grognon et il n'y avait qu'Anaïs qui pouvait encore rattraper cette journée désastreuse.
          Sauf qu'il engueula B pour un rien - en fait il s'était fichu de lui pour la raclée qu'il avait pris et William avait mordu à l'hameçon comme une bleu - et que par conséquent, le jeune homme avait proprement été viré de la cantine. Avant que Anaïs n'arrive. Et le pire, c'était qu'il pourrait bien s'endormir sur place en l'attendant.

         "Putain William t'es vraiment un gros con," grinça-t-il tout seul.

          Et le pire, c'était qu'il n'y avait pas un caillou, une fissure, pas même une poussière dans ce putain de couloir pour passer ses nerfs. Il se poussa pour faciliter les aller-retours du personnel qui venait manger à tour de rôle - et pour éviter qu'ils s'approchent de lui - et finit par apercevoir Anaïs. Bougon, les mains dans les poches, il sourit tout de même sans pouvoir s'en empêcher en la voyant arriver. Les stigmates de la nuit erraient encore sur son visage un peu plus pâle que d'habitude, mais elle paraissait contente de le voir.

          "Je me suis fait virer, j'ai failli taper sur B, expliqua-t-il. C'était stupide, j'suis désolé de pas pouvoir manger avec toi aujourd'hui."

            J'suis déjà pas super facile à vivre quand je suis en forme, alors crevé autant dire que je pars au quart de tour...

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 6 Jan - 23:31

J'étais de bien meilleure humeur qu'hier. J'avais moins peur, je me sentais plus à mon aise et j'espérais voir William si fort ! Quand je le vis, un grand sourire apparut sur mes lèvres et j'eus envie de me jeter une nouvelle fois dans ses bras. Mais de loin, ça n'allait pas très bien pour lui, et je ne savais pas comment les infirmiers me regarderaint suite à une telle... effusion de sentiment ? William expliqua rapidement la raison de sa sortie de la cantine. Ah bah B (à qui j'en voulais toujours hier) avait failli se faire casser la gueule. Il n'était pas le premier et ne serait pas le dernier de toute façon, alors bon. A force, je commençai à m'habituer, et surtout à ne plus penser qu'à William et moi, non pas ceux qui passaient sous ses poings (malheureusement). Il était comme ça aussi lorsque nous étions chez Miss Tit, c'était un de ses traits de caractère comme ça, c'était mon William. Je lui pris une main.

- Moh, c'est pas grave.

Il me faisait penser à un enfant, il était trop mignon. Il avait été viré à cause d'une dispute et il allait bientôt répliquer "Mais c'est pas moi qui ai commencé !". Bon, bien évidemment que non, mais c'était l'image qu'il me donnait. Il était à croquer.
Nous avions tous les deux l'air bien avec nos têtes de taupe qui n'aimaient pas la lumière, mais qui se ressemble s'assemble. Nous étions unis dans la fatigue, quelle ironie. Des cernes entouraient toujours le bas de ses yeux, mais je n'étais plus en bonne position pour parler. Alors j'aurais juste voulu l'embrasser, mais pas ici. Je voulais le faire dans une presque intimité, ce que nous n'avions pas ici. Et nous ne nous étions pas vraiment embrassés non plus hier.
Ce n'était pas un problème, je n'allais juste pas manger. Nous aurions plus de temps pour nous. Et puis si vraiment j'avais faim, je n'aurais qu'à me débrouiller pour échapper à la vigilance de Margaret pour faire semblant d'être sujet à une crise d'hypoglycémie. ça passerait tout seul, en oubliant de leur dire que j'avais sauté le déjeuner. William n'allait pas être d'accord, mais je n'avais pas l'intention de l'écouter. Je n'avais pas faim de toute façon (en fait si, mais je devais me le répéter pour que ça rentre dans mon crâne et accepter que, effectivement, je n'avais pas faim).

- Je vais rester avec toi, ce n'est pas grave, je mangerai plus tard.

Je lui pris son autre main, déjà plus en forme et moins intimidée qu'hier.

- Tu peux m'expliquer où tu passes tes journées, ce que tu y fais, où tu vas, où tu veux.

Je sautillai en lui tenant toujours la main, espérant ainsi le dérider, lui changer les idées et passer du temps avec lui.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 7 Jan - 0:04

          Anaïs lui sourit et lui prit la main, et soudainement les soucis futiles de William se firent beaucoup plus légers. Elle était adorable et il avait envie de l'embrasser. Elle lui répéta que ce n'était pas grave et qu'elle "mangerait plus tard" ? William était à deux doigts de la suivre parce que naturellement il s'était dit qu'enfin ils avaient du temps ensemble et qu'ils pourraient en faire ce qu'ils voulaient, au moins pour une petite heure, mais non. Elle n'avait pas mangé, et il n'était pas question qu'elle passe l'après-midi le ventre vide. Il n'avait aucune idée de comment lui allait faire puisque cette cantine lui était désormais interdite pour ce midi, mais elle n'avait pas ce problème et elle allait franchir ces portes sans lui et prendre de quoi se remplir l'estomac, et plus vite que ça, non mais sans blague. Il arrêta Anaïs qui était partie sur sa lancée, signalant par une moue qu'il n'était pas dupe.

          "Anaïs. Il faut que tu manges, t'as pas été virée toi. Va prendre un plateau."

          Il l'attira à lui et lui souffla :

         "Au pire va dans ta chambre, et je t'y retrouve. Mais tu vas pas passer toute l'après-midi le ventre vide à cause de moi, vu ?"

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 7 Jan - 0:41

- Maaaais !

Son regard m’arrêta net. Il n’acceptait aucune contradiction et mon sourire se décomposa pour laisser place à une moue triste. Mais je m’en fichais de manger ou pas moi ! Je voulais juste être avec lui et on pouvait là !

- On se rejoint promis ? confirmai-je.

Quand j’eus ma réponse, j’entrai enfin dans la cantine, l’humeur mitigée. Je vis au loin B et Chilla, je leur adressai un léger signe de main avant d’aller chercher un plateau. Je ne savais pas s’il avait mangé lui, alors... Alors je pris certains plats en double : je mis plusieurs tranches de boeuf, en me demandant si William préférait le à point ou saignant alors... je pris des deux. Je pris aussi deux desserts, et un peu de ce qui de trouvait autour. Ce fut dur de tour faire tenir sur le même plateau, mais j’avais surtout peur de tout renverser au sol. Tant pis, j’allais faire attention. Je sortis de la cantine chargée, sous les regards intrigués des infirmiers et particuliers.
Passer les portes fut un enfer. Mettre la carte - déjà sortir la carte de sa poche - la mettre dans le petit truc, ouvrir, passer, refermer, sans rien faire tomber, aussi. Quand j’ouvris enfin la porte de ma chambre, William était là, mains dans les poches, à observer la pièce. Je souris en lâchant un « Coucou ! et fis mine d’ignorer ce que je n’avais pas rangé hier (dont quelques petites tenues à moi auxquelles je ne préférais même pas faire de commentaire). Je déposai le lourd plateau sur le sorte de bar qui faisait office de tout (bureau, table à manger), et ramenai en boule tous mes vêtements pour les mettre dans un coin.

- Si je mange, tu manges, j’ai pris pour deux, conclus-je en m’asseyant.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 7 Jan - 12:01

          Anaïs se renfrogna, mais quand elle comprit que William n'en démordrait pas, elle capitula, et ils s'entendirent sur le plan de William. ça convenait très bien au jeune homme, qui après lui avoir fait un signe de la main, repartit vers le centre d'entraînement. Une fois dans les vestiaires, il se téléporta dans la chambre d'Anaïs. Il se balada un peu, avant de jeter un coup d’œil aux fringues étalés par terre. Il faillit marcher sur un... Soutien-gorge qui traînait par terre. Ah, il y avait des choses intéressantes dans le coin. Un bip retentit et la porte s'ouvrit, Anaïs semblait avoir du mal avec le plateau repli de victuailles. Au moins, elle s'était servi abondamment, c'était déjà ça. Cette histoire ne lui avait pas coupé l'appétit, au moins. Mais elle se débrouilla toute seule et réussit à ne pas faire tout basculer par terre. Elle posa le plateau sur la petite table et s'assit. William n'allait pas louper une si belle occasion de l'agacer gentiment. Il sortit une main de sa poche et souleva le soutien-gorge bleu de tout à l'heure pour le lui montrer, malicieux.

          "Je ne l'avais jamais vu, celui-ci. C'est intéressant ce qui traîne dans ta chambre."

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 7 Jan - 15:32

Je pris dans les tiroirs les couverts pour manger, et des verres pour les mettre sur la table. Je versai aussi de l'eau dans les verres avant de lui donner une des assiettes qui était sur le plateau. Et puis William sourit, malicieux. Je le dévisageai, un sourcil arqué. Qu'est-ce qu'il mijotait ? Il avait l'air tout fier de lui et... Il releva la main et montra un de mes soutien-gorge. Ah. J'avais dû le balancer hier sans faire attention en cherchant la carte. Mes pommettes rougirent discrètement et je toussotai, légèrement gênée. Il n'en avait pas vu beaucoup, normalement, à moins qu'il fouille mes affaires, mais sinon il y avait quoi ? La fois à la plage où j'avais retiré mon t-shirt sur la plage - une époque si lointaine - quand mon t-shirt s'était craqué et lorsqu'il m'avait retité mon t-shirt. ça ne faisait que trois en tout et... pourquoi je comptais en fait ? Que c'était gênant ! Je fis mine de passer le sujet en buvant mon verre d'eau, puis cherchai à m'expliquer :

- C'était hier, je ne trouvais pas la carte alors, j'ai euh, tout sorti.

Dont ce qu'il avait dans la main, oui. J'aurais du ranger ce matin finalement, j'aurais du ! Enfin bon, c'était à la fois amusant et gênant, il fallait voir les choses sous ce sens là.

- Mais si voir mes soutien-gorge te fait plaisir, je veux bien tous te les présenter tu sais, et puis, si ça te pousse à venir plus souvent dans ma chambre...

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 7 Jan - 19:27

          Elle rougit et parut soudain ressentir le besoin pressant de s'éclaircir la gorge. Le sourire de William s'agrandit alors qu'il écoutait le pourquoi du comment toutes ces fringues s'étaient retrouvés par terre. Anaïs serait-elle par hasard... Gênée ? Grands dieux pourtant il n'y avait pas de raison ! Simplement un hurluberlu qu'on connaissait bien qui brandissait un de ses soutien-gorge jusqu'ici discrètement étendu au milieu de la pièce. Bon, d'accord, William n'était pas des plus discret mais il avait réussi son coup, Anaïs était gênée, et lui, ravie. Il haussa un sourcil. Ah ouais, et en plus elle proposait carrément de les lui "présenter" ? Tout dépendait du contexte, mais il était un peu près sûr qu'il préférait voir ces sous-vêtements sur Anaïs plutôt que dans les commodes insipides de l'Institut. Certainement parce qu'une commode le laissait de marbre, alors qu'Anaïs en petite tenue... Rien qu'à l'évoquer il lui venait des images peu catholiques en tête. On savait que ce n'était pas possible à l'Institut, alors... Autant éviter. ça ne les empêchait pas de flirter.

         "C'est de te voir gênée comme ça qui m'amuse, sourit-il. Je suis presque certain que je les préfère sur toi."

          Il finit par lâcher le vêtement, prendre une chaise et s'attabler en face d'elle. La surface était relativement étroite, heureusement qu'il n'y avait qu'un plateau. En voyant tout ça, William sentit son ventre se tordre. Il n'avait pas eu le temps de manger grand chose, mais ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait, et c'était pour qu'Anaïs mange normalement sans se priver qu'il n'avait rien dit. S'il se laissait aller contre le dossier de cette chaise en présence d'Anaïs - c'est-à-dire la seule présence vraiment rassurante à l'Institut - il était presque certain qu'il allait s'endormir sur place. Encore un truc à éviter, à faisait beaucoup. Il avait mis des manches longues pour cacher les éventuels bleus, et un mouvement un peu trop brusque de sa part lui confirma qu'il aurait mal pendant plusieurs jours au minimum.

          "Heureusement que tu es là, soupira-t-il en bâillant. Y'avait que toi pour rattraper cette journée pourrie."

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 7 Jan - 20:11

Ah ui... Mais non. Je voulais bien les lui présenter, mais sans les mettre. Parce que les mettre, ça voudrait dire être pratiquement nue face à lui, et qu'il puisse voir toutes les cicatrices qui tâchaient désormais ma peau. Et c'était au dessus de mes forces. J'eus une vive grimace mais discrète, qui disparue sitôt apparue, et je finis mon verre tranquillement. Non, il ne le verrait pas sur moi, pas tout de suite. Je reposai mon verre et passai une de mes mains dans ma main pour caresser l'intersection entre la peau abîmée et la peau normale. J'avais constaté que c'était devenu un nouveau geste nerveux, maintenant que je n'avais plus ma gourmette au poignet ; jouer avec mon pull, ou triturer mes marques. C'était un tic comme un autre.
William changea de sujet, abandonnant le soutien-gorge qui retomba au sol. Dès qu'il est parti, je range, ça ne devient plus possible. Il s'assit en face de moi et bâilla longuement. Je souris. La nuit avait été courte, effectivement, mais elle en valait la peine, pas de doute là dessus.

- C'est un honneur de rendre votre journée plus belle, le remerciai-je, de cette sorte de... compliment sous-entendu. Aller, mange William, t'auras plus de force, sauf si tu veux faire une sieste avec moi ?

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 10 Jan - 9:27

          Plus de force ? Pour quoi faire ? Affronter cette journée sans taper sur les autres comme il avait si bien commencer à le faire ou avoir assez d'énergie pour pouvoir encaisser les coups ? Ok William arrête de ruminer sur ce qui s'est passer dans la salle d'entraînement, de un t'étais d'accord, de deux ce n'est ni la première ni la dernière fois que tu te prends des baffes. A force d'en distribuer n'importe comment, c'est sûr qu'à un moment ça te revient dans la figure. William fit un effort pour passer outre la matinée et décida que, peut-être, l'après-midi allait être plus clémente. En attendant, comme l'avait deviné Anaïs (sérieusement, comment est-ce qu'elle faisait ?), il avait faim. Le jeune homme dévisagea Anaïs, l'air de dire "t'es sûre ? Tu ne mangeras pas tout ?" et comme elle hochait la tête à sa question muette, il se tourna pour chercher dans cette espèce de cuisine très très miniature un couteau et une fourchette. Déjà qu'il allait piocher dans son assiette, ce serait plus pratique d'avoir deux paires de couverts. Heureusement, il y en avait à disposition dans un tiroir.

          "Victoire !" dit-il en les lui montrant.

          Il secoua la tête à sa proposition.

          "Non, si on dort j'vais jamais me réveiller à temps. Aller, après toi princesse," dit-il en montrant le plateau pour qu'elle se serve la première.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 11 Jan - 21:51

William m'incita à manger en première. J'ouvris la bouche, allant dire de commencer lui, mais finalement, sachant que cette conversaion ne mènerait à rien, je finis par saisir grâce à ma fourchette un morceau de tomate et l'apporter entre mes dents. Je lui fis signe juste après de se servir aussi, parce que de toute façon, je serais bien incapable de finir tout ce qu'il y avait dans ces assiettes toute seule.
Il ne voulait pas dormir par peur de ne pas se réveiller ? Mais ! L'Institut m'avait donnée un réveil moi (m'expliquant d'ailleurs comment ce genre de truc fonctionnait) sinon je ne serais pas capable de me lever et d'aller travailler avec Magaret. Je pouvais bien rester avec lui, j'entendrai le réveil si lui ne l'entendait pas. Et je le réveillerai par conséquent. Je fis une moue pensive, avant de reprendre un peu à manger. J'avais déjà plus faim qu'hier, et cela faisait du bien de retrouver l'appétit. Tout ça parce qu'il était là, qu'il avait été là toute la nuit. C'était apeurant de voir cet effet salvateur qu'il pouvait avoir sur moi, cette dépendance que j'avais à son égard, ce besoin de l'avoir proche de moi.

- Tu sais, je suis là, je pourrai te réveiller, je mettrai le réveil. Tu as sérieusement la même mine que... dans la forêt. J'aimerais vraiment que tu dormes...

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 13 Jan - 23:47

          Dans la forêt, genre, la vraie forêt ? Celle de Miss Tit, où il avait vécu une quinzaine d'années avant d'échouer ici ? William ouvrit de grands yeux en se souvenant des arbres, de la verdure... Un flot de tristesse le prit à la gorge ça semblait si loin putain. La nature. Les bois. Le vent marin qui balaye la forêts. La liberté. Oh, William, ça change rien à d'habitude, broie pas du noir à cause d'une toute petite phrase. A chaque fois que t'y repenses tu douilles, tu le sais bien, mais tu peux passer outre, comme si ça ne te faisait rien. Comme tu le fais si bien d'habitude. Il n'arrivait pas à être aussi lucide quand il était crevé. Raccroche la conversation, au moins. ça aidera. La conversation... Oui, oui, la conversation. Elle avait dit qu'elle voulait qu'il dorme, et c'était vrai, fallait qu'il dorme, mais il ne... William grimaça, si rapidement qu'en un battement de cil on l'aurait ratée. Ils avaient combien de temps devant eux, trente minutes ? Vingt ? Plus, moins ? William était incapable de le dire, après il avait sa leçon de piano, mais il... Il savait déjà d'avance qu'il n'allait pas être capable de sortie la moindre mélodie cohérente de ce truc. Il n'était pas capable de se concentrer, de rien faire d'ailleurs, de... William se frotta le visage de sa main libre, les yeux dans le vide. S'il avait été seul, il aurait fait les cent pas, se serait tirer les cheveux pour que la petite douleur le ramène dans le présent, il se serait certainement parlé à lui-même, en exprimant tout haut ce qu'il s'enjoignait de faire, de dire et de penser. Il aurait extérioriser cette nervosité, cette pointe de panique exacerbé par la fatigue qui grandissait en lui. Mais là, il y avait Anaïs. Elle pouvait prendre peur, et ne comprendrait rien à son manège.

          "Dans la forêt... Quand tu m'as dit que j'avais une gueule de déterré ? essaya-t-il, en espérant que rien ne viendrait allumer l'étincelle de je-ne-sais-quoi qui ferait explosé ce torrent de nervosité. Non non je... Je dormirai plus tard. N'essaye pas de me convaincre," ajouta-t-il trop brusquement.

           Alors que quelques minutes auparavant il dormait debout, il se sentait bien incapable de fermer de l’œil maintenant. Il avait l'impression d'être une girouette malmenée par des vents violents qu'il était le seul à sentir. Pourquoi n'allait-il pas simplement dans une direction, comme Anaïs ? Elle aussi avait l'air fatiguée, mais elle elle souriait et voyait les choses du bon côté. Elle n'avait pas l'air prête à péter les plombs à la moindre contrariété, ou de se sentir totalement perdu.

          "S'il te plait, n'essaye pas de me convaincre ?" tenta-t-il de rectifier en ayant bien conscience de la gentillesse de la proposition d'Anaïs.

          C'était bancal, désastreux comme rattrapage mon petit William. Zéro pointé. Il laissa tomber sa fourchette qui fit un bruit mat contre les tranches de bœuf dans l'assiette. Heureusement qu'il n'y avait pas beaucoup de sauce et que le peu de celle-ci n'atterrit pas sur Anaïs. William s'empressa d'essuyer.

          "Oh merde, désolé j'essaye vraiment de pas tout faire foirer."

         Il récupéra rapidement la fourchette et la posa sagement sur la table, avant de faire passer ses poings serrés sur ses cuisses en priant pour qu'ils arrêtent de trembler. Putain putain putain. Pourquoi je suis pas capable d'avoir une réaction normale rien qu'une fois ?

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 15 Jan - 23:17

William était agité. Il valait mieux pas que j’insiste. Il refusa. Ok... Je me mordis la lèvre ayant préféré une autre réponse mais puisqu’il l’avait décidé ainsi. Il me demanda de ne pas insister. Bien bien, je n’avais définitivement pas le choix alors. Et s’il venait cette nuit ? Encore une fois oui, mais maintenant que nous avions la possibilité de nous voir plus souvent que cette semaine. J’allais pouvoir être là pour lui, le soutenir, le rassurer. Il n’avait plus à avoir peur ou à se sentir mal ; j’étais là.
William fit tomber sa fourchette dans son assiette, contre le boeuf. Je cessai de mâcher ce que j’avais dans la bouche, ma propre fourchette en suspension entre mes lèvres et les aliments et relevai les yeux vers lui. D’un geste nerveux et vif, il se mit à nettoyer ce qui était sorti de son assiette avant de cacher ses mains sous la table. Ça n’allait pas, définitivement. J’avalai et cherchai comment le faire réagir. Ses mains n’étaient plus là, je ne pouvais les prendre. Il était également trop loin pour que je puisse attraper son visage et... Je laissai mes couverts à côté de mon assiette.

- Tout va bien William, il n’y a que nous deux, il n’y a rien à faire foirer tu sais.

Je scrutai son visage.

- Si tu ne vas pas bien, tu peux tout me dire, d’accord ? Absolument tout ce qui te passe par la tête, je suis là pour ça.

Je suis là pour t’aider, pour te retenir. Je suis ce sur quoi tu peux t’appuyer pour te relever, celle en qui tu peux avoir confiance.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 9 Juil - 14:37

        William s'arrêta net et la dévisagea. Comment faisait-elle pour être si patiente ? Lui aurait certainement envoyé tout valser et claqué la porte au nez de quelqu'un d'aussi instable. Malgré tout sa gentillesse et sa confiance lui donnèrent du baume au cœur, et en même temps l'attristèrent inexplicablement. A vrai dire, il n'avait pas envie de se demander pourquoi il gâchait la plupart des instants de bonheur qui filaient aussi vite qu'ils étaient arrivés, ni de s'étendre sur son pessimiste latent. Il sentait toujours le regard brûlant d'Anaïs sur lui et se mordit la lèvre. Même avec toute la bonne volonté du monde, il n'était pas capable de redevenir super calme, super cool et super câlin en trois secondes. Il allait appeler ça le triple C, tiens. L'objectif à atteindre pour que ce repas se termine au mieux. Il ferma les yeux quelques secondes.
         "Ok, laisse-moi... Laisse-moi deux minutes."
          Il mit les coudes sur la table et se massa les tempes, fermant les yeux quelques secondes. Il avait une conscience aiguë d'Anaïs en face de lui, et s'efforça de penser qu'elle ne jugerait pas, qu'elle était pleine de bienveillance et qu'il avait toute la liberté d'agir comme il le pouvait. Il ne restait plus qu'à se concentrer sur lui-même pour se décontracter le plus possible. C'était fou comment son mental et ses émotions pouvaient affecter son corps, trop souvent tendu comme un arc. Pas étonnant qu'il ait souvent la migraine ou des courbatures. Lentement, sa respiration ralentit et il réussit à prendre le pas sur la panique étrange qui l'accompagnait souvent. L'impression de ne plus pouvoir respirer correctement. Si seulement Chilla était là et pouvait le renvoyer dehors, pour sentir l'extérieur ! Même seulement dans une illusion, ça lui allait. Rester enfermé dans une boîte ne lui réussissait pas, surtout quand il était fatigué. Mais c'était nécessaire.
        Il rouvrit les yeux, soulagé, avec une pointe d'angoisse à l'idée de rebasculer à tout moment qui se dissipa un peu en voyant Anaïs qui le fixait toujours. Il ne savait pas quoi dire. Désolé ? Il avait l'impression de passer son temps à lui dire ça. En même temps, vu ce qu'elle avait enduré... Merci ? Ce mot sonnait creux. Mais tout sonnait creux en lui.
        "ça va mieux, signala-t-il avec un sourire timide et gêné, sans trop savoir où se mettre, avant de laisser passer un silence et de demander : Au fait, ça a été ce matin ?"

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 11 Aoû - 14:04

William me demanda d'attendre quelques minutes, chose que je fis, en continuant de manger discrètement, tout en le surveillant du coin de l'oeil, pour être sûre que son état n'empire pas plus. J'avais envie de le prendre dans mes bras, mais en même temps, je n'osais pas bouger tant qu'il ne me dirait pas que tout allait mieux. Alors je demeurai visée sur la petite chaise, quand enfin, il rouvrit les yeux cessa de masser ses tempes. Hésitante, je me levai, abandonnai mon assiette là, puis vins dans son dos, passer mes mains sur ses bras jusqu'à saisir les siennes. Ainsi, je pus déposer ma tête sur son épaule, laissant mes lèvres traîner sur sa joue et son cou. Il était toujours hanté, et je devais avouer que je peinais à constater les évolutions dans sa "maladie". C'était un sujet sensible que je préférais éviter par peur de le brusquer et qu'il décide de partir encore, de m'abandonner, et que je finisse seule, encore, par ma propre faute. Je lui fis un bisou sur la joue, et posai mon menton sur lui.

- Oui, ils me donnent des tâches faciles. Ennuyeuses et abrutissantes, mais facile, je ne vais pas m'en plaindre.

Je retins un bâillement.

- Tu devrais manger, au moins un peu, s'il te plait.


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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 11 Aoû - 15:11

         Ennuyeuses ? C'est ce que l'Institut avait trouvé pour l'occuper et lui permettre de plus ou moins payer son séjour. William se demanda comment ce serait quand lui sera guéri. Il ne savait pas faire grand chose de ses dix doigts, à part se battre et tout ce qui était question de survie. Il n'y connaissait rien en administration, et ses compétences médicales se résumaient à faire des points de suture. Où allaient-ils aller après ? Anaïs avait évoqué plusieurs fois la boucle de Miss Tit, mais il n'était pas certain que William s'y sente encore chez lui après tout ce qui s'était passé. C'était tout de même la maison d'Anaïs, alors c'est évident qu'ils y retourneraient à un moment ou à un autre. Est-ce que sinon, ils pourraient rejoindre une autre boucle, avec un autre groupe de particuliers ? William se dit que de toute façon ce n'était pas demain la veille et qu'ils avaient bien le temps d'y repenser plus tard. L'initiative d'Anaïs eut un effet bénéfique sur lui et il sentit sa chaleur dans son dos le réconforter. Manger ? Oui, bien sûr. Il allait le faire. Et dormir, ce soir aussi. Il avait hâte d'y être, rien que d'y penser ses yeux se fermaient.
          Il attendit un peu avant d'obéir à Anaïs, posant ses propres mains sur les bras qui l'entouraient et ils restèrent un moment comme ça, sans parler. William finit par lui faire un bisou sur la main.

         "Je suis sûr que tu pourrais faire mieux. Je t'emmènerai à la salle de sport, si tu veux. Il faudra demander à B ou Chilla s'il y a autre chose à faire à l'Institut pour te changer les idées."

          Tout en parlant, il s'exécuta et mangea un peu, même si la nourriture ne lui faisait plus du tout envie.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 11 Aoû - 23:51

Je lui fis un bisou sur le crâne avant de retourner m’asseoir et de continuer à manger. William semblait aller... un peu mieux. Ce n’était pas parfait, certes, mais comme toujours depuis qu’il était ici.
La salle de sport ? Qu’est-ce que j’allais faire dans la salle de sport avec lui ? Boarf je pouvais toujours l’observer, ça n’allait pas me déranger (pas du tout même), bien sur il fallait avouer qu’il avait perdu du poids en venant ici, sa carrure musclée avait disparu, remplacée par un torse maigrelet. Ça se voyait sur ses bras, la forme de son t-shirt, et quand il me prenait dans ses bras. C’était en quelque sorte la représentation physique de son mal être et je ne savais pas quoi faire pour ça. Non pas pour ses muscles (ok c’était attrayant, mais je l’aimerais bien évidemment sans) mais pour son mal et sa santé. Et puis avec Chilla et B... Je ne les connaissais pas assez pour être à l’aise avec eux, pas du tout d’ailleurs. Alors si nous pouvions ne rester qu’à deux, ça m’arrangerait.
Sinon en dehors de ces heures de travail, je pourrais retourner dehors si Victor m’en donne l’accès (sans que William soit au courant) et peut-être retourner à la serre. À voir. Je continuai de manger tranquillement, déglutis.

- Si tu veux, fis-je, laconique. Demain je ne « travaille » pas, tu veux rester dormir ce soir ..? demandai-je avec espoir en changeant de sujet.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 12 Aoû - 12:04

          Le regard que William lui adressa ressemblait un peu trop à celui d'un naufragé qu'on aurait sauvé de la noyade in extremis. Oui, il dépendait autant d'Anaïs pour avoir un sommeil réparateur, et non, ce n'était pas très sain comme relation. Le problème était que lui n'avait pas de jour de repos, mais un emploi du temps plutôt chargé pour se remettre en forme, ce qu'il était décidé à faire, même si parfois la confiance lui manquait en regardant la montagne qu'il restait à parcourir. Mais en y réfléchissant bien, il avait déjà parcouru une partie du chemin, même si ça prenait du temps et beaucoup d'énergie. Il était résistant, il allait réussir à s'en sortir. Et Anaïs allait l'y aider, même s'il aurait voulu pour elle qu'elle demeure loin de tout cela, de l'Institut et de tout ce décor qui ne lui apportait pas forcément de bonheur, parfois l'inverse.
          La suite de la journée passa... Lentement. Il fit ce qu'on lui demandait sans intérêt ni application, ce qui lui valut parfois des remontrances, parfois des encouragements en disant qu'"on ferait mieux demain". Le personnel de l'Institut n'était pas méchant, c'était juste lui qui n'était pas du tout en phase avec eux aujourd'hui. A 20h, il n'en pouvait plus. Il signala qu'il n'allait pas manger ce soir et réclama ses pilules avant l'heure pour "aller se coucher plus tôt". Vu sa tête, l'infirmière de garde s'inquiéta un peu mais accéda à sa demande et dès que la lumière fut éteinte dans la chambre de William, il se téléporta dans celle d'Anaïs. Il avait piqué une pomme dans un plateau anonyme en passant et la mangea rapidement en attendant Anaïs. Il commençait à avoir mal aux jambes à force de rester debout pour ne pas s'endormir et s'adossa au mur pour continuer à l'attendre. Elle ne devrait pas tarder, il ne savait plus quand elle finissait exactement. Il jeta son trognon de pomme dans la poubelle et somnola en se promettant de lui demander une bouteille d'eau pour ses médocs. Il faillit se casser la gueule quand elle ouvrit la porte sur laquelle il avait eu la bonne idée de s'adosser. Il se poussa pour la laisser passer, elle portait son plateau repas.

            "Pardon, s'excusa-t-il pour la porte en se passant une main dans les cheveux avant de les remettre dans ses poches. J'm'incruste un peu plus tôt que prévu."

          J'en pouvais plus, en fait.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 12 Aoû - 12:26

La proposition fut acceptée avec envie et reconnaissance. Nous nous donnâmes rendez-vous pour après le dîner, histoire d'être tranquilles et de ne pas être dérangés, puis nous nous séparâmes. Je devais retourner sinon Elizabeth allait me taper sur les doigts - j'avais rapidement compris qu'elle avait horreur des gens peu ponctuels - et William repartit je ne sais trop où, il avait des séances à suivre. Cet après-midi, je dus nettoyer la cafétéria avec d'autres personnels de l'Institut, avec lesquels je discutai un petit peu, parlant de la bouche de Miss Tit, de ce qu'ils faisaient ici, comment ils avaient découvert l'Institut, leur don, et des choses tout à fait banales, bien que je reste assez vagues sur mon histoire (avant la boucle) et aussi mon histoire avec William. Non pas que j'avais honte qu'il soit mon petit ami, mais je ne voulais pas qu'ils prennent peur d'une quelconque façon, bien qu'ils sachent sûrement ce pourquoi j'étais là, même sans aborder le sujet. Après la cafétéria, la cuisine, puis on me ramena dans des petits pièces pour trier des livraisons d'outils médicaux dans différentes caisses, qui seraient ensuite réparties dans les pièces adéquates, chose qui serait faite par un autre demain, car c'était mon jour de congé.
Ils me lâchèrent vers dix-neuf trente heures, pour que je puisse prendre un plateau repas et manger dans ma chambre. William était censé arrivé d'ici une heure, une heure et demie. J'avais du temps devant moi. Enfin, c'est ce que je croyais quand, en ouvrant la porte, il faillit tomber, et moi je faillis renverser mon plateau. Surprise, je finis par rentrer dans ma chambre et refermer doucement la porte, pour que rien ne paraisse suspect.

- C'est pas un souci, t'en fais pas, le pardonnai-je rapidement. Je n'ai juste pas encore mangé, remarquai-je simplement en désignant d'un regard le plateau entre mes mains.

Je le déposai sur le petit bar et, ne sachant où me mettre, m'adossai à celui-ci, les mains dans le dos pour l'observer. Il paraissait... très fatigué.

- Tu veux quelque chose ? T'asseoir ? Manger ? Boire ?


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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 12 Aoû - 12:46

          William secoua la tête négativement. Il n'allait pas lui avouer qu'il avait sauté le dîner pour venir la voir, ça n'allait pas faire bonne impression. De toute façon, il n'avait pas très faim, peut-être un effet indésirable des médicaments qu'il prenait, il ne savait pas. Elle traversa la pièce pour poser son plateau. Elle avait des cernes sous les yeux mais semblait encore capable d'avoir de l'énergie, et William l'enviait pour ça. ç'aurait été tellement plus facile s'il n'avait pas besoin de dormir, ou seulement de deux ou trois heures pour recharger ses batteries et repartir pour une journée complète ! Non, là ça faisait un moment qu'il tirait sur la corde, donc son corps lui disait "stop. Mange. Dors." et il peinait encore à lui fournir ce qu'il lui fallait pour tenir le coup. La communication restait à revoir, ou alors il fallait soigner le dysfonctionnement psychologique avant le reste pour qu'il retrouve un semblant de vie normale et équilibrée. L'odeur de la nourriture lui donnait la nausée mais son estomac se tordait en même temps, l'air de dire : "mais qu'est-ce que tu fais ? C'est bon pour toi, j'en ai besoin !". Inutile d'insister, pour l'instant la priorité était le sommeil et William aurait été incapable d'avaler ne serait-ce qu'une demi-portion de repas. Peut-être un morceau de pain, à la limite, mais c'était pour Anaïs il avait déjà squatté le midi-même, inutile d'insister.

           "Vas-y, mange. Si je m'assois je vais m'endormir, à toi de voir si tu as le courage de me réveiller, plaisanta-t-il. Ah, je veux bien un peu d'eau, par contre," ajouta-t-il en posant sa boîte de pilules à côté du plateau.

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