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 L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 31 Déc - 23:02

Je ramassai les maigres affaires qui m’appartenaient (mon carnet, mes vêtements etc) et suivis Victor dans les couleurs de l’Institut. Jr j’étais toujours pas vraiment à l’aise et je ne pouvais m’empêcher de jeter régulièrement des coups d’oeil dans mon dos et... et si William revenait dans la chambre ? Il la trouverait vide ! Il penserait que je l’avais abandonné ! Je me mordis un ongle en y pensant. Comment pouvais-je en parler à Victor ? Et si William en faisait une crise ..? Je devais le prévenir. Il ne pouvait pas non plus se téléporter dans ma chambre.
Nous descendîmes à l’étage inférence où plusieurs portes se succédaient. Il en ouvrit une, et je fus surprise de constater que les murs n’étaient pas blancs comme tout le reste de ce complexe mais recouvert de bois qui rappelait la nature inexistante dans cette boucle. Il y avait une minie cuisine sur la droite (dont je ne me servirais sûrement jamais) un lit dans le renfoncement derrière celle-ci ; un petit salon en face et enfin une porte qui devait mener aux toilettes et à la salle de bain. Cet environnement était déjà plus convivial et plus humain que mon ancienne chambre, je m’y sentais plus à l’aise et cela dut se voir au léger sourire rassuré qui se teinta sur mon visage. Je déposai mes affaires sur la table/bar quand Victor me souhaita la bienvenue parmi eux et m’expliqua que je devrais trouver Margaret pour que je puisse « travailler » avec eux. Mh. Cela faisait quarante ans que je n’avais rien fait de mes dix doigts, je n’avais aucune connaissance en médecine, je ne voyais absolument pas ce que je pouvais faire et cela voulait dire que j’allais devoir sortir tous les jours de cette chambre et voir des personnes qui m’étaient tout à fait inconnues et parfois même dangereuses. Mais j’avais donné ma parole de suivre le règlement, je n’avais pas le choix. Je me mordis furtivement la lèvre, sentant une immense solitude peser sur mes épaules.
Avant que Victor ne parte définitivement, je le retins à la dernière minute.

- Il faudrait que vous informiez William que j’ai changé de chambre aussi, il risquerait de venir dans mon ancienne et peut-être devenir... incontrôlable.

Mon désespoir n’avait jamais été aussi flagrant qu’en cet instant car dans mes yeux, brillait une tristesse infinie.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 1 Jan - 16:48

         Je marquai un temps d'arrêt en entendant de nouveau la voix de Miss Young. Intérieurement, j'étais déjà passé à la suite des événements, pour assurer le bon fonctionnement de l'Institut. L'insertion de Miss Young dans le système en faisait partie. Certes, c'était une décision très vite prise, il fallait dire que j'avais été pris au dépourvu par la requête de Miss Young, et que, malheureusement, j'avais un emploi du temps particulièrement serré aujourd'hui. Je ne pouvais pas me permettre de lui consacrer plus de temps, il fallait espérer qu'elle ne se sente pas trop seule. Mais les membres de l'Institut étaient sympathiques. Certains, étranges, même parmi le personnel, comme tous les particuliers. Ils avaient chacun leurs priorités et leur passé, je les avais pris avec. Parfois des erreurs étaient faites, plus ou moins tolérées selon la gravité de leurs répercussions. Je savais qu'ils étaient avant tout faillibles, comme tout le monde. J'étais peut-être légèrement perfectionniste...
         Miss Young avait l'air quelque peu démunie. Incontrôlable ? Personne n'était incontrôlable. Même si je pouvais reconnaître que le patient numéro trente-trois pouvait se montrer... Difficile.

         "... Bien entendu. Vous pouvez compter sur moi. Une dernière chose tant que j'y pense. Vous devez savoir que certaines personnes qui ont déjà eu affaire à lui habitent dans cette partie du bâtiment."

         Sous-entendu : ce ne serait pas très intelligent d'inviter le patient numéro trente-trois dans cette chambre. J'aurais aimer éviter qu'il y pose les yeux, mais connaissant leur... Attachement, je ne pouvais présumer de rien.
         Une fois ceci dit, je m'éloignai dans le couloir.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 1 Jan - 20:39

Une semaine que j’étais dans la nouvelle chambre, une semaine que je n’étais pas parvenue à voir William, une semaine que je travaillais pour l’Institut en faisant des tâches basiques et abrutissantes. Je faisais ça pour rester avec William et je ne l’avais pas vu. La solitude me pesait, seule dans ce grand studio. Je m’ennuyais, je dormais seule, et certains cauchemars demeuraient persistant malgré mes efforts pour les éloigner.
Mais aujourd’hui, j’avais décidé de faire un effort, de sortir volontairement et d’aller à la cantine. Il était midi et j’avais pu prendre mes affaires dans la boucle alors j’étais un peu plus à l’aise dans mes vêtements. Alors j’avais suivi certaines personnes que j’avais rencontrées durant cette semaine jusqu’à la cafétéria. On m’avait informé que certain secteurs y étaient aujourd’hui, dont celui de William, et je misais tout pour le voir. Je n’avais pas particulièrement faim, j’étais surtout stressée, mal à l’aise et très peu dans mon élément. Mon cœur battait vite et je sentis le rouge me monter aux joues en arrivant. Certains regards divergèrent vers moi, et je baissai les yeux.
En scrutant la salle, je vis au loin, assis à une table avec d’autres personnes : William. Il ne m’avait pas vue et je n’avais pas le courage de traverser touuuute la cantine pour y aller. J’étais trop gênée, trop mal à l’aise. Alors je me mis dans un coin de la pièce là où il pouvait me voir en levant les yeux. Et je prie de nouveau pour qu’il lève les yeux vers moi. Quand ce fut le cas, je lui fis un timide signe de la main et un timide sourire.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 1 Jan - 21:43

         William trempa sa cuillère dans son porridge, pas plus motivé que ça par la consistance de la nourriture. Ceux qui venaient d'Angleterre avaient l'air d'apprécier, eux. Ce n'était pas son cas, pourtant il ne rêvait plus des petits plats de sa mère depuis longtemps. De toute façon, ça aurait été un plat quatre étoiles il aurait eu la même réaction. Le milieu de la semaine avait été plutôt pénible, y'avait des hauts et des bas c'était comme ça. Quand il était trop angoissé il était incapable de fermer l’œil, et quand il y arrivait il faisait des cauchemars. Alors il prenait des médicaments, mais c'était loin d'être aussi réparateur. Il était encore plus agité depuis qu'il savait qu'Anaïs restait mais qu'il n'avait aucune idée d'où elle était dans ce fichu bâtiment. Il avait bien essayé d'épier des conversations entre infirmiers mais Victor l'avait coincé à un moment et William s'était tellement énervé que ça avait fini en crise et hop, retour à zéro. Qu'est-ce qu'elle faisait ? Qu'est-ce qu'elle fichait de ses journées ? A chaque fois qu'il pensait à elle il se posait dix mille questions à l'heure et la moutarde finissait par lui monter au nez. Il était furieux contre l'Institut qui ne lui laissait pas un instant de répit, contre Anaïs qui ne se montrait pas, contre lui-même et contre son don qui ne servait à rien du tout dans cette situation. Elle lui manquait, bon dieu. Plus qu'il n'aurait pu le décrire. Plus qu'il ne l'avouerait jamais, sauf peut-être en sa présence.
         La cantine était constituée de tables toutes simples et de chaises disposées au milieu de la pièce. Certaines, comme celle sur laquelle il avait exigé de se rendre la première fois, étaient collées au mur, et permettaient de voir, sinon l'intégralité de la salle, une très grande partie. En plus, celle-ci était à proximité d'une issue. Ses compagnons de déjeuner, à savoir Chilla et B, avaient été plutôt... Surpris par son comportement. B comme black, ou Bertrand, William ne connaissait même pas le nom du musculeux bonhomme qu'il avait en face de lui, mais tout le monde l'appelait B. Sa vieille paranoïa reprenait parfois le dessus, ils devraient déjà être contents que William consente à suivre qui que ce soit à l'intérieur d'une pièce fermée pour manger. Même si le cuisinier de l'Institut était talentueux, il fallait le reconnaître. La cantine était normalement réservée au personnel et Chilla était la première patiente à qui on avait permis de manger ici. Chilla était adorable, sauf quand elle faisait une crise. Son histoire était triste. Elle n'avait jamais appris à contrôler son don, trop puissant pour elle, et au moment de l'adolescence, avait provoqué un accident effroyable. Elle avait erré longtemps avant que l'Institut ne la trouve et ne lui offre un drôle de refuge. C'était une très ancienne pensionnaire et son amitié avec B lui apportait un peu de bonheur. Le personnel avait fini par s'habituer à sa présence dans la cantine, même si quelqu'un était toujours là pour intervenir en cas de besoin. Pour William, c'était différent. Il pouvait se montrer très violent avec ceux qui le prenaient en charge, et il s'efforçait de ne pas faire de vague, même si avec le cas qu'il était, c'était marcher sur un fil. C'était pour cela que les mauvais jours, il ne venait pas. Il préférait passer du temps dans la salle de sport sans personne, et s'efforçait d'évacuer l'étau qui lui comprimait en permanence le corps.

         "Eh, t'endors pas sur ton porridge, tu vas finir la tête dans l'assiette," ricana B.

         Chilla leva la tête, même si ses yeux, eux, demeuraient fixes. On s'y habituait, à force. Bizarrement elle était très douée pour situer les gens dans l'espace,

         "Tu as encore évité de prendre tes médicaments pour dormir ? William, tu sais bien que c'est pour t'aider. Bon, ok, parfois les dosages laissent à désirer mais c'est mieux que rien. Je les prends bien les miens.
         - Je sais, je sais. Je les prends,
" répondit William en fusillant du regard B.

        S'il n'avait pas fait la remarque, Chilla ne se serait rendue compte de rien. B se marrait en essayant d'être discret. Enfoiré va.

         "Je vais bien, je te j..."

         William avait levé la tête et croisé le regard d'une blonde qu'il ne connaissait trop bien. Il en avait oublié ce qu'il avait commencé à dire. Anaïs ! Elle était seule ? Oh merde, c'était vraiment elle ? Il se mit à lui faire de grands signes pour qu'elle vienne s'asseoir à côté de lui avec son plateau. Y'avait jamais personne à côté de lui de toute façon, rapport à son problème de distance avec les autres. Chilla, elle, secouait la tête sans comprendre.

        "Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi il a arrêté de parler ?
         - Y'a sa copine.
"

        Voyant qu'Anaïs rougissait d'une manière adorable de chez adorable, William se demanda si elle allait oser venir jusqu'à eux. Il se foutait bien des regards posés sur lui. Il se leva avec enthousiasme.

       "Je vais la chercher."

        En un rien de temps il avait traversé la salle jusqu'à elle. Il avait envie de l'embrasser devant tout le monde, et de la serrer contre lui. Il se contenta de lui faire un grand sourire, excité comme un gamin le jour de Noël.

        "Salut, jolie fille. Daignerez-vous me rejoindre à ma table ?"

        Elle n'avait même pas encore dit oui qu'il avait déjà son plateau dans les mains.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 1 Jan - 22:32

William me vit. Je souris. Et puis il se leva, abandonnant les deux particuliers attablés avec lui pour s’avancer vers moi. Plus il s’approcha, plus je constatai les marques flagrantes de fatigue sous ses yeux et mon coeur se serra. Quand est-ce qu’il allait s’en sortir ? Quand est-ce que ses cauchemars allaient enfin s’arrêter..? Plus il s’approcha, plus je levai la tête pour pouvoir regarder son visage et il arriva enfin à ma hauteur. Quand est-ce que tout allait revenir à la normale ..? J’avais envie de le prendre dans mes bras, qu’il me prenne dans ses bras mais... mais un plateau nous séparait. Malgré tout, son sourire me réchauffa le cœur et je me dis s’il souriait... alors il y avait espoir. Alors il avait la chance de s’en sortir. Les yeux brillants, je hochai la tête finalement. Il avait saisi mon plateau un peu vide : juste un verre d’eau et petite assiette avec l’entrée, rien d’autre.

- Je ne crois pas avoir vraiment le choix, commentai-je.

Je repris.

- J’ai essayé de te trouver, vraiment, toute la semaine mais à chaque fois on m’assignait quelque part ou on me disait que tu n’étais pas là.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 1 Jan - 22:58

          Un poids qu'il ne s'était même pas rendu compte qu'il portait avait disparu à l'instant où il avait compris que c'était elle. Une semaine ? ça ne faisait qu'une semaine qu'ils ne s'étaient pas vus ? William savait bien que ça ne faisait pas un mois, mais ces sept petits jours lui avaient paru bien plus long. Ah, elle avait fait l'expérience de la fourmilière ambulante qu'était l'Institut. Avant que William ne décide de se prendre en main, lui non plus n'avait rien remarqué. Maintenant, son emploi du temps était à la limite du réglage à la minute près. Médicaments, point sur l'avancée du traitement, leçons de piano, entraînement, psy, repas, examens, re-médicaments, ça n'en finissait jamais. Alors ouais, ils courraient tous dans tous les sens. Tous les employés de l'Institut en tout cas, et puis Chilla et lui, qui étaient des patients pas mis en quarantaine comme certains autres qu'on ne connaissait qu'en écoutant les bruits de couloir. ça dépendait des jours, des heures, mais pour William avoir un programme à mener c'était aller de l'avant, un signe positif parce que les jours où il n'arrivait pas à le tenir, c'était que forcément c'était un jour de merde, que ce soit parce qu'il était trop crevé pour faire quoi que ce soit ou au contraire trop hystérique. Donc aujourd'hui était un bon jour - et infiniment meilleur depuis que Anaïs en faisait partie.

          "T'as pas à t'excuser, je sais comment c'est, et je savais pas non plus où te trouver. C'est pas grave, maintenant tu es là. J'arrive pas à croire que tu manges avec nous."

          Difficile de faire partir son sourire de son visage maintenant. Il était tellement content qu'elle soit là ! Anaïs, elle n'avait pas l'air au summum de sa forme. On l'avait lâché toute seule dans l'Institut ou quoi ? Qu'est-ce que Victor avait foutu ?

          "Eh, ça va princesse ? Ils t'ont pas maltraitée au moins ? Il est où Victor que je lui dise deux mots ?!"

          Ses prunelles devinrent dangereusement sombres, et ses doigts se crispèrent sur le plateau. Et voilà, il sentait qu'il allait s'énerver, il bouillonnait rien qu'à la pensée qu'on ait jeter Anaïs comme un vieux chiffon dans une salle à lui faire faire des trucs de merde sans personne pour lui expliquer quoi que ce soit. Il réfréna son envie de frapper quelque chose, et contrôla sa respiration. A tout bien réfléchir, heureusement que le plateau était dans ses mains. Et puis il pensa à autre chose et sa colère retomba. Un peu. Si elle n'allait pas bien, si l'Institut ne lui convenait pas finalement, peut-être que...

         "Est-ce que... Tu regrettes d'être restée ?"

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 1 Jan - 23:52

Je n'arrive pas à croire non plus que j'ai eu assez de courage pour venir jusque là. S'il te plait ne pars pas, ne me lâche pas, je ne veux plus être seule ici, sans toi. Je veux que tu sois là, avec moi, que tu viennes dans ma chambre, que tu dormes avec moi, que tu ne fasses pas de cauchemar et moi non plus. Je voudrais que tu me rassures en me chuchotant à l'oreille que le pyromane est mort, que tu l'as tué, que tu me protégeras dans mon sommeil contre lui, pour toujours. Je veux aussi que tu n'aies pas ces cernes sous les yeux, que que que... J'avais envie de pleurer, encore, mais je souris. Souris, souris toujours, ne lui montre pas que tu es triste, que tu as peur, tu dois être forte pour deux, tu dois être là pour lui. Oui, je devais être là pour lui, ravaler mes larmes, ravaler ces sentiments parasites et si lourds. Mais il me connaissait trop, beaucoup trop et il me demanda si tout allait bien. Et soudainement, brusquement, il s'énerva, sous mes yeux, aussi vite qu'un claquement de doigt. Ses mains serrèrent mon plateau tandis qu'une tempête, un ouragan se déchaîna dans ses pupilles. Oh non non non, ce n'était pas le moment de faire une crise, de se mettre en colère ! Les infirmiers le ramèneraient dans sa chambre sinon, et nous ne nous serions vus que quelques secondes. Et sa question finale... Elle me fendit le coeur. Je me mordis le lèvre. Non, ne dis pas ça. J'ai fait mon choix, et mon choix c'est toi.
Je déposai mes mains sur le plateau pour qu'il lâche, ce qu'il fit un peu après. Je laissai le plateau sur la table à côté et me mis finalement sur la pointe des pieds pour attraper son visage entre mes paumes et le regarder.

- Tout va bien William, tout va bien, c'est juste que tu me manques, tu comprends ? Et puis, mon lit est vide, et froid quand tu n'es pas là.

Je lui souris avec tendresse.

- Et non, je ne regrette pas. J'ai fait ce choix pour toi, pour que je reste avec toi. C'est mieux que je reste ici plutôt que d'attendre des mois de tes nouvelles, je ne supporterais de ne pas te voir pendant aussi longtemps.

Je collai furtivement mes lèvres contre les siennes.

- J'irai bien quand tu iras bien.

Et je t'aime.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 2 Jan - 0:57

      William ne s'était pas rendu compte qu'il serrait tellement le plateau que les jointures de ses doigts étaient blanches avant qu'Anaïs imprime une petite secousse pour le lui prendre des mains. Le jeune homme arqua un sourcil. Elle avait peur que le plateau finisse fracassé par terre ou quoi ? Il était donc si instable à ses yeux ?.. William n'en était pas rendu là, tout de même. Mais non, c'était pour une toute autre raison. Anaïs combla l'espace entre eux et prit le visage de William entre ses mains. Son contact fit un bien fou à William, qui se sentait à la plus plus fort et plus vulnérable que jamais, en plein milieu de cette cantine. Qu'il le veuille ou non, elle le calmait. Elle lui dit que tout allait bien, mais pas qu'elle allait bien. William cligna des yeux. ça faisait une grosse différence pour lui, et il ne savait plus trop quoi penser de tout ce bordel. Mais elle était putain de douce dans ce monde de brutes et ça faisait un putain de bien. Pourquoi y'avait des gens, toujours des gens, et pas que elle dans ce monde ? Avec William, bien sûr. ça suffirait au bonheur du jeune homme, en tout cas. Plus de prise de tête, plus rien. Bon, il restait les cauchemars, mais il dormait toujours mieux quand elle était dans les parages, ils pourraient peut-être faire ça, aller quelque part au bout du monde rien que tous les deux... ça ne résoudrait rien, arrête de te faire des films.
           Une grimace passa sur le visage de William. Rapidement. Le grand trou dans sa poitrine allait se rouvrir dès qu'elle serait loin de lui. Toi aussi tu me manques princesse. Ta chaleur. Ton contact. Ta voix. Toi. Et puis après, elle dit qu'elle avait choisi de rester pour lui. Il fallait... Il fallait voir le bon côté des choses. Ils allaient se voir plus souvent, ça allait le faire, il fallait juste qu'elle l'invite une fois à rentrer dans les lieux qu'elle fréquentait toute la journée, pour qu'il puisse la rejoindre quand il pourrait, mais il ne savait même pas ce qu'elle faisait, quand elle était là, ce que... Ok ok ok William ne panique pas, une chose à la fois. Une chose à la fois, et...
          Elle l'embrassa. Un tout petit peu, mais elle le fit. Putain maintenant il avait envie de pleurer sur son épaule comme un gosse. Comment elle faisait pour le mettre à découvert comme ça ? Il était incapable de faire semblant avec elle, et là, maintenant, il se rendait surtout compte qu'il était paumé à un point !.. Il ne savait pas quoi dire. Il lui en était infiniment reconnaissant d'être restée, et il avait tellement peur pour la suite qu'il... Est-ce qu'ils allaient réussir à se voir, à profiter de la présence de l'autre ? William la serra dans ses bras. Un peu trop fort peut-être. En plein milieu d'une cantine. Quand il la libéra, il était toujours aussi paumé. Mais au moins, il savait qu'elle était là.
          "Je... Merci."
          Vraiment, merci. Il ne savait pas quoi dire en plus, il se sentait soudainement mal à l'aise. Elle faisait tellement et lui... En plus ils avaient déjà eu cette conversation à l'infirmerie. Il fallait qu'il arrête de psychoter pour rien. William passa sa main dans ses cheveux pour se donner contenance. Ils discuteraient ça plus tard. Ils auront tout le temps pour ça... En tout cas ils devront le prendre parce que sinon ça n'allait pas aller pour la suite. En attendant, William lui sourit.
           "Tu me montreras ta chambre, comme ça, je viendrais incognito, dit-il à voix basse sachant qu'ils étaient entourés, avant d'élever la voix. Viens, je vais te présenter les deux seules personnes qui me supportent ici."
           Quelques instants plus tard, William posait le plateau d'Anaïs sur la place à côté de lui :
           "Anaïs, je te présente B et Chilla. B fait partie du personnel et Chilla est une patiente, comme moi. Chilla, B, voici Anaïs."
             - Enchanté de te rencontrer, fit B en lui tentant sa main massive par-dessus les couverts.
           - Moi aussi, ajouta Chilla. On a beaucoup entendu parler de toi. Je peux toucher ton visage ?
          - Chilla est aveugle, souffla William à Anaïs. Elle demande ça à tout le monde la première fois qu'elle rencontre des gens. Tu peux refuser, elle ne le prendra pas mal. Bon, elle n'a jamais pu se faire une idée de ma tronche, par contre."
          Et pour cause...
          La petite asiatique sourit, nullement offensée par mes propos.
          "Oh, toi j'ai imaginé ton visage en fonction de ta voix, c'est drôle mais pas très réaliste, je pense. Si je te dessinais je suis certaine que tu ne ressemblerais pas du tout à l'idée que je me fais de toi !"

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 2 Jan - 13:09

S'il voulait venir dans ma chambre, j'allais devoir trouver un subterfuge pour qu'il puisse l'atteindre sans déclencher la panique totale dans tout l'Institut. Et ça allait être difficile sans l'aide de quelqu'un. Déjà, j'allais devoir trouver le chemin de mes locaux aux siens, ne pas m'y perdre et... dans le pire des cas je dirais qu'on m'avait envoyée là - bizarrement - mais expliquer la présence de William en ma compagnie... Non, ça n'allait pas le faire. Il avait reprit mon plateau et nous mena définitivement à la table où il mangeait avant que je n'arrive. Y étaient assis une asiatique et un grand noir à la carrure... imposante. On devait pouvoir mettre trois Anaïs à côté de lui sans pour autant le dépasser, sans rire. Mais ils avaient l'air gentils, et ils étaient des camarades à William, alors je devais faire bonne figure. Je me sentis légèrement mal à l'aise face à eux. Je m'assis tout de même à côté de lui (oh, une chaise vide ! Surprenant !). Ainsi le grand black se nommait B et l'asiatique Chilla, elle ajouta même " On a beaucoup entendu parler de toi." qui me fit tiquer. Alors comme ça William parlait de moi ? Je lui lançai un regard amusé avant de commencer à manger (une feuille de salade, rêvez pas trop non plus, c'était surtout pour ne pas gaspiller ce que j'avais pris) et bus un peu. Je dus reposer ma fourchette pour serrer timidement la main de B dans la mienne.
- Enchantée... B.
Etrange comme prénom, enfin, ce n'était pas réellement un prénom, de fait, mais je ne voyais pas comment appeler ça autrement. Un surnom ? Et puis pourquoi, juste un B ? Je fus coupée dans ma réflexion par la voix de l'asiatique - Chilla -. Sa requête me laissa perplexe. Je jetai un coup d’oeil inquiet à William puis B avant qu’il ne m’explique la raison de cette demande si... particulière. J'avais remarqué que ses yeux étaient aveugles, mais c'était toujours mieux d'avoir la confirmation de quelq'un, et ça me rassurait un peu, enfin, non, parce que c'était toujours trèèès étrange. Mais dans un sens, je ne voulais pas les crisper, les embêter ou qu'ils me voient d'un mauvais oeil, après tout ils étaient les amis de William. Alors... William commenta juste après l'impossibilité de toucher son visage, et cela se comprenait, effectivement.

- Il a une belle tête, même s'il ne s'en rend pas compte, je peux vous l'assurer, fis-je pour le taquiner.

Devant son regard surpris voire pas convaincu, je lui tirai la langue avant de changer de sujet.

- Mais euh, oui si vous voulez, vous pouvez le toucher.

Et je me dis que, définitivement, cette phrase était bizarre et également que je ne pouvais pas m'empêcher de les vouvoyer. Ils allaient trouver ça ridicule. Je me sentis rougir et je me passai moi-même une main sur le visage.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 2 Jan - 15:24

         B écarquilla les yeux en l'entendant prononcer le "vous", qui surprit aussi William. Chilla était toute petite, elle ne faisait pas si adulte que ça, pourtant. Anaïs était gênée ? Ils avaient le même âge que... Non, en fait William n'en savait rien de leur âge, il faut dire qu'il ne se posait jamais la question sauf si c'était vraiment flagrant. Mais il n'y avait pas de raison de les vouvoyer, c'était ce qui se rapprochait le plus de la notion d'amis pour lui. William arqua un sourcil quand elle annonça à Chilla qu'il avait une "belle tête mais s'il ne s'en rend pas compte". Qu'est-ce qu'elle racontait comme inepties celle-ci ? S'apercevant du scepticisme de William, elle lui tira la langue comme une rebelle et il leva les yeux au ciel. "Vous pouvez le toucher" ? Le sourire du jeune homme s'agrandit. Anaïs sembla s'apercevoir de l'interprétation que pouvait avoir sa phrase et piqua un fard en essayant de se cacher derrière une de ses mains. B partit dans un éclat de rire et Chilla rougit aussi un peu avant de chercher à prendre la main à Anaïs sans mettre les mains dans son porridge, ce qui n'était pas très facile pour une aveugle. William se décala sur sa chaise pour souffler à l'oreille Anaïs.

           "J'pourrais être jaloux, heureusement y'a que moi qui a le privilège de te toucher vraiment..."

          Il lui fit un bisou sur la tempe avant de mettre la main d'Anaïs sur celle de Chilla. L'asiatique sourit.

          "Tu n'as pas à nous vouvoyer, tu sais.
         - ça c'est clair, commenta B. Je me sens important tout à coup. Appelez-moi Monsieeeeeur B s'il vous plaît !
         - Redescend sur terre mon vieux, railla William, le sourire aux lèvres.
        - Tu peux t'approcher un peu ?" demanda gentiment Chilla.

         Anaïs s'avança au bord de sa chaise et l'asiatique posa sa main sur sa joue, avant d'y ajouter l'autre et de passer ses doigts sur son menton, sur son front, sa bouche et ses yeux. Elle ôta ses mains et sourit à Anaïs qui rouvrit les yeux.

        "Tu as un joli visage.
        - Ah ça, oui, s'exclama William. Mais pas touche, c'est la mienne," ajouta-t-il en passant son bras autour des épaules d'Anaïs.

         Et gare au premier qui dirait le contraire. William voyait bien comment les mecs reluquaient Anaïs.

         "ça, on avait compris, rigola B qui les regardait tous les deux fixement. Excuse, mec, je me remets pas que tu puisses être aussi proche de quelqu'un sans péter les plombs, dit-il avant de s'adresser à Anaïs. Tu travailles avec Margaret, non ? Elle est sympa. Directive, mais sympa. Tu dois avoir des tonnes de trucs à faire avec elle. Bon alors, Anaïs. J'ai une question existentielle à te poser. Comment tu fais pour manger que ça ?"

          William baissa les yeux vers la salade d'Anaïs et rejoignit l'opinion de B, ce n'était pas beaucoup. Chilla râla.

          "Oh mais fichez-lui la paix les mecs, c'est pas parce qu'elle mange pas comme cinq comme certains (William savait que B devait se sentir viser) qu'elle n'est pas normale."

         Il était vrai que comparer le plateau de B et celui d'Anaïs en serait presque comique.

          "Alors tu tiens le coup ? Comment tu trouves l'Institut ? Je sais pas toi mais lui (elle pointa William du doigt) il y a des moments où il est une vraie loque quand il pense à toi.
          - Chilla... soupira William. On est obligés de parler de la loque que je suis ?
          - Non, mais j'en ai envie, répondit-elle du tac au tac avant de revenir à Anaïs. Fais pas attention à eux ils sont d'un possessif.
        - N'importe quoi, fit B en croisant ses bras imposants sur son torse.
        - Je vois vraiment pas ce que tu veux dire," ajouta William en resserrant un peu son bras autour des épaules d'Anaïs, comme s'il vérifiait qu'elle était bien là, tandis que Chilla se mettait à rire devant leur attitude de gamins.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 2 Jan - 17:07

B éclata de rire alors que Chilla fut aussi gênée que moi, et William lui, souriait jusqu'aux oreilles. Génial, Anaïs, toujours prête à mettre le malaise quelque part. Raah, décidémment, je n'aurais pas du venir dans cette cantine. Et William en rajouta une couche pour me taquiner. J'eus envie de le taper (gentimment évidemment) mais j'étais occupée à cacher mon visage de ma main et ces joues rougies par la honte.

- Désolée c'est une habitude dans la boucle, m'excusai-je.

William avait placé ma main sur celle de Chilla qui me demanda d'avancer un peu vers elle. Je me mis sur le bord de la chaise et fermai les yeux le temps qu'elle passe ses mains sur tout mon visage : yeux, nez, mentons, front, tout ce qu'elle avait sous la main pour se faire une image de ce à quoi je ressemblais. Et elle conclut en un joli compliment touchant. Touchée, je cachai mes mains dans mon pull et le remerciai discrètement quand William en rajouta une couche. Il passa son bras sur mes épaules et je levai mes yeux vers lui.

- Toi tu es mon petit copain, tu n'es pas objectif alors chut.

C'était juste pour l'embêter, je lui souris et m'avançai vers lui pour qu'il n'ait pas à se torde l'épaule, bien qu'étant plus grand que moi, il avait de la marge. C'est B qui reprit la parole, mettant en avant le fait que William puisse me toucher moi et pas quelqu'un d'autre. Et entama le sujet de Margaret. Bah, j'avais intérêt à faire ce qu'elle me disait, elle me donnait des choses simples comme... Compter des boîtes, les ranger, etc. Pas fameux, mais c'était mieux que rien. Tant que je faisais ce qu'elle disait - et je le faisais puisque je n'avais rien d'autre à faire de mes journées - hé bien, tout allait bien. Et puis, comme ça, je voyais du monde. D'autres particuliers, qui m'aidaient parfois, ou me proposaient de faire d'autres choses. J'aidais là où je pouvais avec mes faibles capacités. C'était un monde très différent de chez Miss Tit, mais ils faisaient en sorte que je me sente à mon aise : ils étaient gentils et compatissants, je ne demandais rien d'autre de plus, si ce n'était voir William. Et c'était chose faite.
Je regardai ce que j'avais dans mon assiette. Ce n'était pas beaucoup, j'en avais conscience, mais si j'avais pris plus, je n'aurais pas mangé.

- Je n'ai pas faim, c'est tout, répondis-je.

Mais personne ne m'entendit (je crois) car Chilla prit ma défense critiquant avec délicatesse l'assiette débordante de B. Je ris discrètement. Je levai les yeux pour regarder William lorsqu'elle parla de loque et qu'il me serra contre lui. Tss.

- Moi je vois ce qu'elle veut dire, ris-je. Mais maintenant je suis là, je vais faire en sorte qu'il soit plus une loque, n'est-ce pas ? Mais ça va, ils m'occupent, j'essaye de me retrouver dans ces couleurs et... On dort comme on peut ici.

Je mordis la lèvre.

- B, si tu es du personnel, m'aider à amener William jusqu'à ma chambre un jour ..?

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 3 Jan - 0:15

         Anaïs avait l'air plus à l'aise que tout à l'heure, ça faisait plaisir à William qu'elle se sente bien en leur compagnie. Parce que lui passait pratiquement ses journées avec eux, donc... Elle répondit du tac au tac en riant mais William avait bien enregistré qu'elle avait dit qu'elle n'avait pas faim. Pourquoi donc ? Ce qu'ils servaient ici était plutôt bon. ça confirmait qu'elle ne se sentait pas très bien seule au milieu de l'Institut, du moins durant ces derniers jours. Il avait bien vu comment elle avait réagi quand il lui avait demandé si ça allait. En plus, elle venait de faire une remarque sur le sommeil. Il ne voulait pas qu'elle lui mente sur son état d'esprit. Même si elle l'avait rassuré tout à l'heure en disant qu'elle ne regrettait pas son choix de rester, il était aussi capable de la rassurer si elle n'allait pas bien. Mais il ne pouvait pas le faire si elle ne le lui disait pas. Il ferma brièvement les yeux, se concentrant pour ne pas laisser son inquiétude pour elle prendre le dessus. Quand il les rouvrit, il sentait ses émotions faire un yoyo, balançant entre la colère et la tristesse, pour finir dans de la lassitude.
          William se reconnecta à la réalité au moment où elle demandait à B s'il ne pouvait pas me filer un coup de main pour aller jusqu'à la chambre d'Anaïs. Les chambres des invités c'était quelque chose, mais les appartements du personnel... C'était d'un autre niveau. Le complexe était grand, et l'enjeu beaucoup plus élevé, parce que à partir du moment où un malade aurait l'accès à cette partie du bâtiment, le personnel se sentira forcément menacé et tout le monde aurait des problèmes si ça s'apprenait. William n'allait même pas hésiter une seconde à prendre ce risque, mais il n'y avait pas que lui et Anaïs dans l'histoire...
          Et surtout, B avait été clair dès leur première entrevue. Qu'il lui rappela aussitôt.
          "William, c'est pas dans le contrat."
         William revint dans la conversation et expliqua :
         "Anaïs, il ne peut pas. On a fait un deal, il travaille à l'Institut et il sait que je ne respecte pas toujours les règles, mais je ne dois jamais l'embarquer dans mes histoires. J'ai promis.
         - Moi je t'aiderai."
         Les regards se posèrent sur Chilla.
         "Chil', tu peux pas, si tu te fais prendre ils peuvent te mettre dehors. Et tu n'as nulle part où aller, s'exclama B.
        - Merci de me le faire remarquer, dit-elle aussitôt, avec un peu de raideur. Mais je sais comment aller dans cette section et ils ont besoin d'aide. Je ne les vois pas mais je sais qu'ensemble ils vont mieux. Par contre, William... Tu me promets de ne pas faire de vagues, dès que tu sens que tu vas déraper tu décampes de cette partie du bâtiment, ok ? Tu peux être violent et c'est normal que les gens d'ici qui ne te connaissent pas aient peur pour leurs proches.
         - Promis juré Chilla, fit aussitôt William. Merci, merci beaucoup.
         - De rien, j'fais ça pour toi. Je pourrais dire que je me suis plantée de tournant à un moment être aveugle, ça sert parfois. Par contre il faudra que tu aies les yeux ouverts, parce que je ne pourrais pas t'avertir si quelqu'un arrive. Si ça arrive, tu te téléportes illico dans ta chambre et on réessaie plus tard, ok ? Anaïs, tu dois avoir une carte d'accès pour rentrer dans cette partie du bâtiment et dans ta chambre. Y'en a besoin pour rentrer mais pas pour sortir. Il faudra que tu sois là pour nous ouvrir au bon moment. William, dis-moi si je me trompe, mais les soignants se relèvent à 23h, 6h30 et 15h, un truc comme ça non ? Il faut qu'on arrive à passer au travers. De nuit, ça serait plus sûr. William, tu pourrais me faire sortir de ma chambre et m'y reconduire ensuite sans que personne ne s'en aperçoive ? Anaïs, tu as pu voir quelque chose de particulier dans ta section ? Des insomniaques ? Quelle heure t'arrangerait ?"

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 3 Jan - 0:58

B exposa de but en blanc son refus de participer. J'arquai un sourcil, surprise et... déçue ? Je m'attendais à de l'aide, s'ils étaient amis, quelque chose, même quelque chose d'insignifiant et ! Je fronçai les sourcils et baissai les yeux sur mes mains cachées dans mon pull. William ? Pourquoi tu ne me prends pas dans tes bras ? Et et... Je m'en fichais de sa promesse ! Nous faisions tous des sacrifices ! J'étais dans un putain d'hôpital psychiatrique, il y pensait à ça ?! Ce n'était pas du tout ma place, et pourtant je suis là ! Pour William. Et il ne pouvait pas quoi ? Il ne pouvait pas juste aider William à venir ?! Je gardai la tête baissée pour que personne ne puisse voir la lueur glaciale dans mes yeux, mais je pris sa main et la serra fort, très fort, dans la mienne avant de la laisser tomber, triste.
A ma plus grande surprise, c'est Chilla qui se proposa. Je relevai des yeux plein d'espoir vers elle.

- Si Chilla se fait prendre je dirais que c'est ma faute, que je lui ai demandé, ce qui est d'ailleurs vrai. C'est moi qui partirai, pas toi, m'empressai-je de rajouter.

C'était à moi d'assumer les conséquences des mes actes jusqu'au bout, malgré les avertissements de Victor. J'avais confiance en William pour qu'il ne fasse pas d'erreur une fois dans ma chambre. C'était faisable. Chilla exposa son plan, dévoilant son savoir sur l'Institut et je commençai à croire que c'était possible même sans l'aide de B (pour qui je risquais de garder une sorte de rancune quelque temps).
Je déglutis. Je ne sortais pas beaucoup, surtout la nuit, et le moindre bruit me faisait paniquer. Je me faisais des films énormes et finissai morte de trouille recroquevillée dans mon lit à attendre le matin. Pas très glorieux, mais j'avais juste... juste peur et la nuit n'apportait que les ombres Alors si j'entendais du bruit ? Bien sûr, mais je ne savais pas s'il venait de mon imagination d'enfant effrayé, d'une vraie personne dehors, et dans tous les cas, je me bouchais les oreilles pour ne plus rien entender. Je me mordis la lèvre et finis par répondre vaguement :

- Je ne crois pas non... Pour l'heure n'importe.

Je reste levée tard, de toute façon, tellement je suis flippée et pitoyable.

- Trois ou quatre heures ? Comme ça les soignants seront moins réactifs.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 3 Jan - 11:58

          Anaïs serra super fort la main de William dans la sienne, le jeune homme lui jeta un regard sans comprendre. Ils allaient se voir, avec ou sans aide, il ne fallait pas qu'elle s'inquiète. Elle était restée pour lui, il n'allait pas la laisser tomber. En plus, Chilla avait proposé son aide, ça allait le faire il fallait juste avoir un peu de bol et bien préparer leur truc. Trois heure du matin ? Pas de problème, William dormirait plus tard. Si quelqu'un critiquait la tête qu'il aura le lendemain ou son absence dans le programme, il allait se prendre une patate. William était encore moins patient quand il était fatigué. Mais l'enjeu en valait la chandelle. S'ils y arrivaient, il pourrait aller voir Anaïs à n'importe quel moment du jour ou de la nuit. Bon, elle ne passait certainement pas toute sa vie dans sa chambre à l'attendre, et heureusement d'ailleurs, ils parleraient de leurs horaires plus tard. En tout cas, avec son don William pouvait s'arranger pour être dans la chambre de Chilla à 3h00 et la faire sortir avant qu'elle ne le guide jusqu'à Anaïs. William sentit un frisson d'excitation parcourir son échine, et un grand sourire se former sur son visage.

          "Ok, alors je te retrouve à 3h00 dans ta chambre, le temps de vérifier si la voix est libre et tout, on se donne rendez-vous à 3h30 cette nuit à la porte de ta sect...
          - V'là Sam," signala B.

         William jura dans sa barbe. Sam avait une ouïe surdéveloppée, il ne faisait pas bon parler de leur entreprise maintenant qu'il était là. Le jeune homme capta tout de même le hochement de tête de Chilla qui signifiait qu'elle était d'accord avec ce qu'il venait de dire. Anaïs elle n'avait peut-être pas encore eu affaire à Sam, elle ne pouvait pas comprendre ce qui se passait.

         "Bon alors toi peau en acier, moi téléportation et Sam ouïe surdéveloppée," commenta-t-il comme s'il énumérait depuis le début les particularités des gens dans la salle, alors que ses propos n'avaient actuellement ni queue ni tête.

         B acquiesça à mes propos, suivant le stratagème pas très futile de William. Sam tourna la tête vers eux et le jeune homme planta un bisou sur la tempe d'Anaïs en lui soufflant :

         "Tu ferais bien de manger princesse, tu en as besoin."

         Ils allaient bientôt devoir se séparer de nouveau, mais le plus dur était fait.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 3 Jan - 14:14

Le conversation se stoppa soudainement quand B nous avertit de l’arrivée de Sam. Je les questionnai du regard, ayant parfaitement compris que je devais me taire, mais pas pourquoi. C’était un infirmier ? Un patient ? William fit mine de m’expliquer les dons de chacun, et avec eux celui de ce Sam en question. Et effectivement, il valait mieux changer de sujet en sa présence. Faisait-il partie du corps soignant ? Aucune idée, mais il pouvait tout rapport à des infirmiers. Alors je me tus et fis mine de manger un peu quand William me fit un bisou sur la tempe et m’incita à continuer. Mhh. Je n’avais pas plus faim quand tout à l’heure, mais je continuais tout de même pour lui faire plaisir.
N’empêche, il échangeait les rôles. Je devais m’occuper de lui, vérifier qu’il mangeait convenablement, qu’il dormait aussi. Ce n’était pas à lui de le faire pour moi. Il devait d’abord s’occuper de lui-même et je lui fis savoir :

- Ce n’est pas à toi de t’occuper de moi, toi manges.

Je fis cliqueter ma fourchette dans son assiette pour lui montrer son reste de porridge.


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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 4 Jan - 1:54

          William enleva à contrecœur son bras des épaules d'Anaïs, pour éviter de se mettre du porridge partout, ou pire, de lui en mettre partout. Anaïs lui fit remarquer que ce n'était pas son rôle de surveiller sa santé, mais plutôt le sien en ce qui concernait la sienne. Tout cela rejoignait ce qu'il en pensait il y a quelques minutes. Ses paroles n'allaient certainement pas convaincre William de la laisser négliger son bien être. C'était déjà un grand sacrifice qu'elle avait fait pour lui et il en était heureux, mais il voulait qu'elle soit tout de même la plus heureuse possible. Juste qu'elle aille bien. Et de toute façon, il ne pouvait pas s'en empêcher, donc... En plus, elle avait dit qu'elle n'avait pas faim, elle était relativement seule parce qu'elle venait d'arriver, et l'épisode du pyromane était encore tout frais dans la mémoire de William. Autant de raisons qui le poussait à s'inquiéter pour elle, même s'il savait qu'à certains moments, notamment quand il pétait les plombs, mieux valait qu'ils soient séparés. Elle avait déjà assez souffert, pas la peine de l'entrainer dans une telle galère.

          "A qui d'autre alors ?" demanda-t-il, espiègle, en plongeant sa cuillère dans son porridge à la consistance douteuse.

           Il la porta à sa bouche, avala son contenu et fit mine de déguster en commentant :

         "Hum, c'est... Froid."

         Et le porridge froid, c'est pas terrible. Mais bon, y'avait pire, il ne mit pas très longtemps à le finir en tout cas. B éclata de rire devant sa tête et Chilla sourit. Ils n'allaient pas tarder à aller à l'entrainement, et William détestait devoir quitter Anaïs. Il l'observa, elle avait presque fini son repas. Il avait envie de lui faire des bisous partout, de l'embêter pour qu'elle rie. Mais pas tout de suite. Après cette nuit, ils auraient tout le loisir de se retrouver.

         "Mets un réveil, comme ça tu seras à l'heure," lui chuchota-t-il.

         Si Sam écoutait, il ne saurait pas que ça avait un quelconque rapport avec une entreprise interdite.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 4 Jan - 17:05

- Je ne serai pas en retard, promis-je.


*****


Il était trois heures dix-huit. J'allais être en retard. J'allais tout faire capoter, tout faire foirer parce que je m'étais endormie. Je m'étais endormie ! Mais quelle stupide idée de rester assise sur le fauteuil ! En même temps qu'est-ce que je pouvais bien faire d'autre ?J'attendais William avec impatience, j’avais juste... j’avais juste pensé à lui avant de sombrer malgré moi. Stupide stupide stupide. Des poches sous les yeux, je me redressai vivement. Mes chaussures, elles étaient où ? Je n’avais qu’une petite lumière à côté de moi et je courus vers l’interrupteur à côté de la porte principale. Je vis tout de suite plus clair et je me jetai sur mes chaussures pour les mettre. 3h21. La carte. Oh mon dieu la carte ?! Celle électronique pour passer les portes et ne pas rester enfermée dehors ! Je commençai paniquer sérieusement. Il était 3h25. Il me restait cinq minutes. Cinq minutes. Tant pis. Je balançai tous les livres que Victor m’avait donné et tous mes vêtements en fouillant les poches une à une, pour finalement la retrouver dans la poche de ma veste. Je retins un cri de joie et de désespoir avant de me précipiter à la porte. 3h28. J’avais deux minutes pour traverser deux couloirs. Je courrai. Je traversai les couloirs aussi vite et aussi silencieusement que je pouvais. J’arrivais essoufflée à la porte et l’ouvris.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 4 Jan - 18:46

          Ils avaient dû se quitter à l'entrée de la cantine, retournant chacun à leurs occupations. Le soir William ne la vit pas, les horaires d'Anaïs étaient certainement différents des siens. Comme d'habitude à 21h30 il rentra dans sa chambre, toujours aussi blanche, morne et froide, à dix mille lieues de la forêt de la boucle de Miss Tit. A chaque fois en fin de journée, quand il était fatigué et qu'il rentrait dans cette pièce qui était censé être son endroit le plus intime, il ne pouvait pas s'empêcher de sentir une pointe de tristesse le titiller. C'était moche, froid, et... Blanc. Il allait faire une intoxication au blanc, si ça continuait. Heureusement la plupart du temps c'était le moment où il prenait ses cachets pour dormir et laissait simplement les médicaments faire leur effet, pour plonger dans un sommeil comateux pas très efficace. Mais bon au moins il dormait. Aujourd'hui cependant, tout était différent. William savait qu'il allait voir Anaïs cette nuit et cette perspective changeait tout ! Il était excité comme un gosse et ne devait pas se faire remarquer. La dernière chose qu'il voulait, c'était que leur entreprise échoue à cause de lui, parce que les infirmiers se seraient aperçus de son agitation et l'auraient forcé à dormir. Pas question de planter Chilla et Anaïs. ça allait être dur de faire comme si par contre.
         Le dernier infirmier passa sa porte après avoir vérifié qu'il avait bien avalé ses cachets à 22h00 précises, comme d'habitude. Il éteignit la lumière en sortant en lui souhaitant bonne nuit. William attendit quelques minutes puis alla recracher les médocs dans le lavabo en se téléportant, puis réapparut dans son lit, ni vu ni connu. Il ne savait pas si les caméras placées dans sa chambre étaient à infrarouges, mais si c'était le cas, le nombre de fois où il avait disparu des écrans... Incapable de tenir en place, il se tourna et se retourna dans son lit, se leva et fit les cent pas, jusqu'à ce qu'il regarde l'heure... Et soupire parce que minuit n'était pas encore passé. Tant pis, il savait ce qu'il allait faire. Une minute plus tard, il était dans la salle d'entraînement de l'Institut, vide à cette heure-ci. Il n'avait besoin que d'allumer une partie, juste histoire de voir le sac de frappe sur lequel il comptait se défouler jusqu'à ce que... Eh bien, jusqu'à ce qu'il tombe de fatigue ou qu'il soit l'heure. Il était endurant et savait qu'il avait de la marge. Néanmoins, lorsque les 2h30 s'affichèrent sur le tableau de score, il était hors d'haleine et s'il sentait que son corps était épuisé, son esprit, lui, était toujours aussi en éveil, affuté comme jamais. Il ôta les bandes qui lui couvraient les mains et partit prendre une douche et se changer dans les vestiaires d'à côté, avant d'attendre 3h pile pour se téléporter au milieu de la chambre de Chilla, éteinte elle aussi. C'était troublant d'arriver dans un endroit complètement noir. Et s'il s'était trompé de chambres ? Si finalement elle s'était endormie ? Réfrénant ses doutes, il chuchota dans le noir :
         "Chilla ?
         - Tu m'as fait peur ! Je suis là, où es-tu ?"
         Bonne question. William tressaillit dans les doigts de la jeune fille effleurèrent son bras et les téléporta aussitôt dans le couloir en face de sa chambre. On y voyait un peu, grâce aux leds disposées au plafond.
         "On est dans le couloir juste devant sa chambre - il lui fit toucher la porte de sa chambre sans trop réfléchir et enleva rapidement sa main - tu vois ?"
         L'asiatique fronça les sourcils, fixant la porte sans la voir.
         "Oui oui je vois, rit-elle tout bas avant que William se rende compte de la stupidité de ce qu'il venait de dire. Viens. Et fais attention."
         William acquiesça. Le reste du chemin se fit sans trop d'encombre, ils se baissèrent à certains moments pour éviter d'être vu et le jeune homme entraîna à un moment Chilla dans un recoin pour éviter deux infirmiers qui passaient. Quand ils avaient une porte à passer, en général elle était doté d'une vitre et William pouvait se servir de son don. Ils arrivèrent finalement devant une porte, du même genre que celle qui fermait la serre avec la carte magnétique.
         "C'est là."
         William vérifia la montre qu'il avait piqué pour l'occasion. 3h29. Ils étaient juste à l'heure. Les secondes s'égrenaient et personne ne venait, le jeune homme, stressé par l'attente, était parcouru de tics nerveux. Heureusement, ce ne fut pas long et la porte s'ouvrit en grand. C'était Anaïs ou ?.. William sans trop réfléchir se téléporta derrière la personne et lui colla son bras sous la gorge, en une prise réussie à défaut d'avoir des couteaux sous la main. Il sentit les cheveux et l'odeur d'Anaïs et la relâcha immédiatement.
         "Ok, c'est toi, j'étais pas sûr, désolé. Tu peux venir Chilla. Anaïs, ta chambre ?" demanda-t-il, très nerveux.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 4 Jan - 19:15

Soudainement, quand j'eus ouvert la porte, un bras se plaça sous mon cou. Une main se plaça sur ma bouche et m'empêcher de crier, ou le son de sortir de ma bouche, parce que oui, j'étais tétanisée, terrifiée. Mais je compris en voyant Chilla que c'était William dans mon dos. Mon coeur, qui s'était affolé quelques secondes avant, finit par se calmer doucement bien qu'elle reste saccadée. Je me tournai lentement vers William. Je ne voyais pas son visage distinctement à cause de l'obscurité, il n'y avait que les petites lumières de secours, mais ce n'était pas suffisant.

- Ouais ouais... ma chambre...

Je me retournai dans les couleurs en prenant ma carte dans ma main. Je la triturai dans tous les sens, crispée. Respire Anaïs, respire, calmement, tout va bien. Presque arrivée, plus que un couloir, plus que trois portes, plus que deux portes et... le décompte se termina. Et il y eut la porte de ma chambre.

- C'est là.

Je l'ouvris avec ma carte, et les laissai entrer avant de refermer la porte derrière moi. Il y avait du bordel partout mais... tant pis.

- Désolée, j'ai paniqué tout à l'heure, m'excusai-je pour le bordel.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 4 Jan - 19:47

          Anaïs les fit finalement rentrer dans sa chambre grâce à sa carte magnétique. William ne voyait rien du tout jusqu'à ce la lumière s'allume, l'éblouissant au passage. C'était comme un petite appartement, simple, sans artifice et sans beaucoup de personnalité non plus, puisque ça ne faisait qu'une semaine qu'Anaïs était là. Il y avait juste ses affaires tombées un peu n'importe comment au sol, comme si elle s'était fait dévalisée ou que quelqu'un avait cherché quelque chose précipitamment. ça faisait une semaine qu'elle était là, et tout un bordel dans un petit studio alors qu'il était habité par une fille... William jeta un coup d’œil à Anaïs, adossée à la porte. Les cheveux en bataille, peut-être à cause de lui et les traits tirés à cause du manque de sommeil, elle n'avait vraiment pas l'air dans son assiette. Ils devraient partir tout de suite pour être certain de ne pas se faire prendre, mais il n'avait pas le cœur de la laisser comme ça.

          "Pas de problème... Je pensais que les filles étaient plus ordonnées que les mecs," fit-il remarquer.

          Elle avait quand même l'air sur le point de s'effondrer. Il s'approcha pour la prendre dans ses bras, et elle s'y jeta pratiquement. Il la serra contre lui.

         "Eh, princesse, ne t'inquiète pas. On a réussi. Je pourrais venir te voir tous les jours maintenant. Tu ne seras plus seule."

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 4 Jan - 20:15

Nous étions dans la chambre, nous y étions. Et William allait repartir avec Chilla. Il allait déjà repartir. Je sentis mon coeur se serrer. Il ne pouvait pas dormir avec moi ? Juste pour une nuit ? Encore un peu ! Je me mordis les lèvres. Je ne devais pas pleurer, pas tout de suite. J'étais fatiguée, sur les nerfs et voir ma chambre dans un tel état me donnait encore plus envie de pleurer. Quand il fit la remarque sur le bordel, je souris tristement. Ce sourire était le dernier rempart contre mes larmes et mon sourire se déforma soudainement. Je passai mes mains sur mon visage en respirant bruyamment. Non, je ne devais pas.
J'aurais réussi... s'il ne m'avait pas pris dans ses bras. Le sentir contre moi et me dire qu'il devait déjà repartir achever ma souffrance lancinante et je finis par pleurer silencieusement contre son torse. Je le serrai contre moi désespérément. J'étais une enfant un peu trop collante qui se retenait à la jambe de l'un de ses parents parce qu'il ne voulait pas aller chez mamie. J'étais pitoyable, mais tellement seule, tellement triste, j'avais tellement peur. Je serais de nouveau seule dans ma chambre, toute seule dans le noir, toute seule parmi tant de fantômes, toute seule alors qu'il avait été si proche. Je collai ma joue contre son torse pour pouvoir respirer et mes pleurs se firent plus bruyant.

- Je veux pas que tu disparaisses encore, sanglotai-je.

Je n'en pouvais plus de ce tout à supporter et pourtant insupportable.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 4 Jan - 21:34

           Elle commença à pleurer et William sentit son cœur se serrer. Il avait compris les grandes lignes du pourquoi elle pleurait, elle était fatiguée, elle se sentait seule, il lui manquait. Elle avait surtout besoin d'être rassurée et il se maudissait de n'avoir pas trouvé cette chambre plus tôt. Anaïs était en train de mouiller son tee-shirt mais il s'en fichait. Il jeta un coup d’œil à Chilla, qui se cogna discrètement dans la table, ne connaissant pas son environnement. ça devait être très difficile pour elle de se retrouver dans un lieu qu'elle ne maîtrisait pas, elle ne pouvait pas se faire une idée de son environnement. Elle ne se plaignait pas et ne demandait pas à partir, malgré le fait qu'on puisse à tout moment découvrir son absence, et William lui en était reconnaissant. Anaïs avait besoin d'une pause, rien qu'une pause dans tout ce qu'elle traversait et il devait être là pour elle. En tout cas, il s'efforçait de l'être du mieux qu'il le pouvait, c'était encore insuffisant puisqu'elle se retrouvait dans un état pareil en grande partie à cause de lui. La décision de rester ne fut pas longue à prendre. Ils restèrent un moment comme ça, William lui glissait des mots réconfortants, et finit par lui saisir doucement le menton pour qu'elle le regarde.

          "ça va aller. Je ne pars nulle part. Je vais rester avec toi, tu entends ? Je ramène Chille et je reviens tout de suite après. ça te va ?"

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 4 Jan - 22:05

Je tremblais contre ses larges épaules. J'avais froid, je voulais dormir et en même temps pas s'il n'était pas. Je ne savais plus ce que je voulais, être tranquille, loin de tout ça, rentrer chez moi et me rouler en boule dans mon lit. Non, je ne voulais pas en fait, je voulais rester avec William ou... Je voulais rentrer et me mettre en pls dans mon lit contre William. Exactement. Et mes larmes n'en finissaient plus. Ma douleur coula le long de mes joues et se perdit dans son t-shirt. J'en avais oublié jusqu'à l'existence de Chilla, la pauvre. Et j'eu honte de me montrer si faible et si brisée face à elle. La particulière ne devait pas me voir, mais m'entendre. Je tentai de sécher mes larmes pour garder un peu de fierté, mais peine perdue, j'arrivais juste à faire un peu moins de bruit. William me soufflait des mots doux et je hochai la tête à chaque fois.
Quand il me remonta le menton, je m'attendis à un "Je dois y aller, on se revoit demain" mais il en fut tout autre et sa gentillesse me fendit un peu plus. Je fis un effort pour sécher mes larmes un minimum. Il devait ramener Chilla. Oui, la pauvre, je ne l'avais même pas remerciée pour les risques qu'elle avait pris. Mes yeux avaient gonflé, je séchai mes joues avec mon pull et répondis par l'affirmative à William.

- Merci Chilla, murmurai-je avant qu'ils ne partent, de ma voix cassée.

Quand ils furent partis, je me traînai vers mon lit pour me mettre en pyjama, sans chercher à ranger le bordel. Pas le courage, je verrai demain. Je m'y assis à réfléchir à ce qui m'avait pris à lui demander de rester. Il devait retourner dans sa chambre, pas être là, pas s'inquiéter sur moi. Je reniflai bruyamment et les larmes recoulèrent silencieuse. Tant pis, j'en avais besoin. J'avais besoin de lui, juste de lui. Quand il revint, je lui souris tristement, mais soulagée.

- Je suis désolée.

D'être si faible, de ne pas être assez forte pour t'aider, d'être trop faible pour supporter cette situation. Je suis désolée.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 4 Jan - 22:28

          Son bien être primait sur tout. C'était ce qu'il pensait, et c'était ce qu'il penserait toujours. William alla jusqu'à Chilla :
          "Je te ramène."
          En un instant, ils furent dans la chambre de Chilla, dans le noir. William ouvrit la bouche pour s'excuser du temps que ça avait pris, mais il ne savait comment elle parvint à lui mettre un doigt sur la bouche.
          "Elle a besoin de toi, vas-y."
          Et un instant plus tard, William ne la sentit plus. Dans ce noir complet, sa perception était complètement déréglée.
          "Merci."
          Il l'imagina sourire et se téléporta... Dans le couloir. Putain, mais qu'est-ce qu'il foutait ? Pourquoi lui avait-il dit qu'il revenait. ça n'allait pas marcher, elle avait besoin de repos et pas d'un mec sur les nerfs incapable de fermer l’œil. Du calme, elle t'apaise tu te souviens ? Oui mais... Cette fois ça ne suffira pas. Il avait eu besoin de médocs pour dormir presque toutes les nuits précédentes, ce ne serait pas sa première nuit blanche, mais... Le pire était la possibilité de faire des cauchemars, il ne voulait pas qu'elle le voit comme ça. Il ne voulait pas, il... William commença à marcher de long en large, en se cognant la tête de ses poings. Réfléchis réfléchis réfléchis, se tançait-il, mais il n'ya avait pas de solutions miracles. Que pouvait-il faire, ne pas dormir ? C'était stupide, et il était crevé en plus, mais il n'avait pas pris ses médicaments à l'heure, ça faussait tout de ce côté-là. Tant pis. Il verrait bien. Il espérait que niveau cauchemars ça passerait, Anaïs n'avait pas besoin de ça en plus. D'ailleurs, elle l'attendait.
          Il se téléporta de nouveau dans la chambre, en essayant de ne pas paraître aussi agité qu'il ne l'était vraiment, même si c'était mal barré. Elle s'excusa. Il lui sourit, toujours debout, un peu confus.
         "T'as pas besoin de t'excuser, c'est rien."

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 4 Jan - 23:09

William revint. J'avais été la grande lumière pour allumer la petite à côté de mon lit, alors les ombres s'étendaient derrière lui et son visage prenait des allures fantômatiques avant ses cernes. Je me mordis la lèvre et attendit. Il ne faisait rien, il bougeait pas. Il restait là. Qu'est-ce que je devais faire ? Avait-il peur ? J'avais peur. Comme toujours, et j'étais perdue. Les larmes avaient séché, mais je savais qu'elles pourraient revenir si facilement. Elles étaient délivrances, mais lui était délivrance également, plus douce encore, plus amène et rassurante. J'avais envie qu'il me réchauffe alors que j'avais froid dans mon t'shirt à cause de la fatigue, qu'il me soigne, qu'il me fasse des promesses qui se perdraient dans la nuit et qu'il me susurre à l'oreille que tout irait bien, pour toujours, parce qu'il était là.
Mais il ne venait pas. Il ne bougeait pas.

- Viens, s'il te plait...

C'était comme une prière, une supplication. Et il vint et s'assit à côté de moi. Je m'approchai pour me mettre à côté de lui. Je pris sa main dans la mienne. Je ne savais plus quoi dire alors que je n'avais absolument rien dit de tout ce qui me hantait. Je voulais dormir avec oui, cela me suffirait ; dormir et ne plus me réveiller, jamais. Je pris une inspiration, et serrai un peu plus sa main.

- J'ai peur. J'ai peur pour toi, j'ai peur de cet endroit, que... qu'il revienne. J'ai peur de tes cauchemars, j'ai peur de ces médicaments que tu prends, j'ai peur de ces personnes qui vivent ici, j'ai peur de te perdre et... J'ai peur de nous perdre. Et j'ai peur de la nuit, d'être seule, alors j'ai peur quand j'ai terminé mon dîner et que je sais ce qui m'attends. Et je le vois, parfois, comme un spectre qui revient, et j'ai peur qu'il m'attrape, qu'il me serre, qu'il me brûle, et je n'ose plus me rendormir. Alors que tu es si loin et que je suis juste... seule.

Je me tus. Il n'y avait rien à dire de plus. J'avais dit ces mots lentement, calmement. Ma gorge était serrée. J'avais mal.

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