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 L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 12 Fév - 12:21

       La chute n'avait pas été douce mais la glace restait stable et avec Anaïs avec lui, il ne pouvait pas lui arriver grand chose, elle resterait solide le temps qu'il faudrait. C'était l'avantage d'avoir une petite amie qui maîtrisait la glace au milieu des montagnes en plein hiver. Il fallait tout de même faire attention aux congères et aux crevasses, ce genre de truc réduisait les bons moments en instants de panique en un rien de temps. En attendant, elle était contre lui et il sentait sa chaleur alors que le froid lui était étranger, c'était très bizarre mais pas désagréable. William rit en l'entendant se moquer de lui. C'était vrai qu'il était de mauvaise foi, il n'avait pas à râler pour si peu, surtout qu'il était heureux maintenant. Le jeune homme leva les yeux vers le ciel, d'un bleu intense. Pas un mouton ne venait l'abîmer, cet instant était juste... Parfait. William releva la tête pour la regarder. Elle ne semblait pas vouloir le lâcher de sitôt. ça lui allait bien, il était tout à fait d'accord.

          "Je plaide coupable," fit-il.

          Ils restèrent un moment ainsi, à juste profiter du moment. Et puis William amorça un mouvement pour se lever, en se disant qu'ils feraient mieux de rentrer, Anaïs devait fatiguer à force de le maintenir hors de portée de la température glaciale qui régnait. Alors qu'ils se redressaient tous les deux et patinaient un peu pour sortir du lac gelé, un grondement lointain se fit entendre. William leva la tête en se demandant d'où ça venait, avant de comprendre. Il se retourna vers Anaïs à qui il tenait la main et ouvrit la bouche, mais trop tard, l'avalanche était sur eux.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 12 Fév - 19:40

Il y eut l'instant de silence, le moment où nous nous sommes tous les deux retournés sans comprendre d'où venait ce soudain bruit sourd. Puis nos regards virent ce qui se profilait à l'horizon. J'eus une seconde de stupéfaction, avant de serrer les poings en essayant vainement de contrer le cataclysme qui s'approchait à vitesse grand V. C'était une avalanche, une grande avalanche, et je n'avais aucunement la force de stopper une puissance d'une telle ampleur. Ce n'était pas possible, et pourtant j'essayai. Mais tout allait trop vite, la neige, la force, la couche incroyable de neige à arrêter… et tout ça qui allait se déverser sur nous. Et en même temps je devais maintenir la température de William pour qu'il ne devienne pas un glaçon à forme humaine. Je n'étais pas assez forte, pas assez puissante pour combattre une telle masse. Je me sentis écartelée entre plusieurs forces, redoutables, imposantes, trop pesantes pour mon petit corps. C'était un des aspects effrayant de mon don, j'étais certaine de pouvoir créer une avalanche moi aussi, mais pas si massive, pas si intense. Ni William ni moi ne pouvions nous échapper, tout avait été trop rapide, et moi trop faible. La dernière pensée qui fit irruption dans mon esprit fut : "ne le lâche surtout pas" et nous fûmes emportés dans le courant de la neige. Au début je parvins à dévier ce torrent froid qui s'infiltrait autant que de l'eau, partout, dans les vêtements, dans ma bouche, partout partout, nous étions emportés, mais c'était tout de même moins violent. J'arrivais à tempérer un minimum les choses, durant quoi ? Cinq secondes et demies, à rouler un peu moins sur moi même, à être moins étouffée, pour éviter que nous finissions broyés en petits morceaux. Mais à un moment, à un malheureux moment, soit très peu de temps après avoir été pris dans l'avalanche, je ne sentis quelque chose frapper avec violence ma main, et je fus obligée de le lâcher. Ce ne fut pas la seule chose qui me heurta. Des branches, sûrement, des cailloux, des rochers et le reste je n'en avais aucune idée. En tous cas je les sentais me griffer, m'érafler, et si je finissais écrasée ..? Et William ? Paniquée, je tentai vainement de créer un mur de glace pour arrêter la neige, mais rien n'y faisait, je continuais ma course infernale dans toute cette blancheur, sans rien voir, en faiblissant lentement. Mes pensées n'avaient plus aucun sens, comme si elles étaient elles-aussi emportées par cette étrange tempête. Plus rien n'avait de sens, et même mon don semblait se révolter. Je n'arrivais plus à rien, j'avais perdu le ciel, j'avais perdu le monde entier. Je dus perdre connaissance quelque temps, car quand je rouvris les yeux, je ne vis que du blanc mais je ne bougeais plus. De la neige évidemment, sauf que tout s'était arrêté. Et un silence de mort planait. D'ailleurs…Je fus surprise de remarquer que j'étais moi-même vivante. M'enfin, je n'étais pas encore certaine d'être entière. Ne sachant absolument pas où j'étais, je pris le peu de courage qu'il me restait, et dans un élan de colère, parvins à repousser toute la neige qui me recouvrait. Je sortis du trou, haletante, en toussant, à quatre pattes et enlevai la neige de mes vêtements. Je grimaçai premièrement en me rendant compte qu'il y avait de la neige vraiment partout, et que William n'était pas là du tout, et deuxièmement parce que je sentais que le froid commençait à m'atteindre. Ce n'était pas bon du tout. Vraiment pas. Je croisai mes bras et frottai mes avant bras en regardant autour de moi, et en me relevant. Une fois de bout, je scrutai les environs. Sauf que tout était blanc, partout partout partout, et William était en dessous. Je devais faire tous les efforts du monde pour ne pas paniquer, pourtant je devais bien avouer que toute cette neige me dégoûtait sérieusement en cet instant. Le lac était là-bas, là-bas… Trèèèès loin… William pouvait être n'importe où. Bon Dieu, mais comment j'allais faire ..? Je serrai les dents, et essayai de calmer les battements de mon coeur. Ok, bon, ne pas paniquer. Faire par élimination et… je me rendis brusquement compte que je n'avais plus du tout sa température en main. Ce qui voulait dire… Qu'il allait mourir de froid si je ne le retrouvais pas vite bordel. Cette fois, je ne pris pas la peine de calmer mon coeur.

- WILLIAAAAAM ? WILLIAM T'ES OU ? REPONDS-MOI WILLIAM ! hurlai-je dans cette immensité blanche.

Ne cherchant pas non plus à conserver mes forces, je finis pas soulever couche de neige par couche de neige, sans prendre garde à ce froid qui parcourait mes veines. Mon don allait me faire payer très prochainement mes actes, mais je n'en avais rien à faire, occupée à crier son prénom, à scruter chaque millimètre de neige en quête d'un vêtement. La neige s'évanouissait à mon passage, poussée par la détermination, et peut-être aussi la peur. En tous cas, je n'avais plus rien à faire de ma fatigue, tout ce que je voulais c'était le retrouver.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Ven 17 Fév - 20:48

Pas le temps de courir, pas le temps de réfléchir. Encore un instant et ils furent emportés. La neige leur tomba dessus et à un moment, William lâcha la main d'Anaïs. Il eût l'impression de passer sous un rouleau compresseur et qu'il allait être réduit en poussière par la montagne qui ne voulait pas de lui. L'avalanche mit une éternité à s'arrêter. Quand il ouvrit les yeux, William était roulé en boule, tout était blanc. Il avait de la neige dans les oreilles, dans le nez, dans la bouche. Il ne savait pas où il était, où était Anaïs, si elle avait survécu, si... William essaya de respirer, aspira de la neige, commença à paniquer. Il était piégé, il avait de la neige partout, et... Il tremblait comme une feuille. Le froid s'insinuait partout, il fallait qu'il sorte d'ici, mais il n'allait jamais arriver jusqu'à la surface et... Réfléchis, William, réfléchis ! Il était con, il avait une échappatoire toute trouvée : son don ! William se téléporta juste devant l'Institut. Il s'appuya contre le mur, ébranlé par le paysage méconnaissable qui lui faisait face : la neige avait tout recouvert ! Il fallait qu'il rentre, tout était hors de contrôle, il allait finir en glaçon. C'était pas possible d'avoir aussi froid ! Ses vêtements trempés n'arrangeaient pas les choses. Mais Anaïs... Anaïs, elle était encore là-bas, elle avait plus de chance que lui d'en être sorti, mais si elle avait été assommé par l'impact ? Et si elle était loin sous la neige, enfouie comme lui mais inconsciente ? Il fallait qu'il y retourne, il fallait que... Le jeune homme évita de penser à ce qui allait lui arriver par ce froid et avança vers le lieu où il se tenait avec Anaïs quelques minutes auparavant. Elle était trop importante pour qu'il la perde. Son avancée était ridiculement lente. Il s'enfonçait jusqu'aux genoux, parfois même jusqu'aux cuisses, et tout son corps ne cessait de lui décrire combien ce serait plus facile de simplement s'endormir. Il tomba à genoux à un moment, et fit un énorme effort pour se remettre sur ses jambes. Tout son être tournait au ralentis, son cerveau n'échappait pas à la règle. Alors quand il vit Anaïs, sur son rocher au milieu de l'immensité blanche, il mit un peu de temps à réagir. Il se téléporta près d'elle et d'un toucher, les rapatria devant l'Institut. Il lui prit le visage dans les mains, les yeux brillants d'inquiétude tandis qu'il luttait pour rester maître de lui.

         "ça va ?"

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 18 Fév - 0:15

La téléportation fut surprenante et inattendue. Quelqu'un me toucha le bras et avant que je ne puisse formuler une hypothèse, je fus proche de la grotte de la serre. Je lâchai un hoquet de surprise et m'écartai, mais cette même personne me prit le visage dans ses mains et je ne pus plus bouger. Tout ça s'était fait sans que je n'aie le temps de réfléchir, alors je mis un instant à cligner un bon nombre de fois les yeux sans croire que c'était William devant moi, quand je fus un peu calmée. Oh Dieu ! William ! Je le dévisageai et ma bouche s'ouvrit légèrement, surprise de le voir là. Mais il n'était pas sous la neige après l'avalanche.. comment était-il sorti ? Je l'avais cherché partout dans cette neige ! Comment était-il arrivé jusqu'à moi et... mais ! Il était trempé ! Comme moi certes, sauf que lui n'avait pas les capacités pour survivre dans ce froid polaire. Je retirai brusquement ses mains de mon visage pour les prendre dans les miennes, et dus puiser dans mes dernières forces mes capacités pour remonter lentement sa température en absorbant le froid. Je fus prise d'un violent frisson, et fronçai les sourcils en serrant un peu plus ses mains au cas où il déciderait de soudainement les retirer. Ok, il était temps de rentrer, comme... vraiment temps, parce que là je devais faire tous les efforts du monde pour ne pas grelotter devant William. Bientôt je serai trop affaiblie pour le maintenir hors du froid, mais mon don lui aussi me le fera payer, déjà en me faisant ressentir le froid de cet environnement glacial, mais aussi en me gelant les mains à cause du froid que je prenais de chez William pour me l'attribuer. Je perdais ma barrière contre le froid, et continuais pourtant de tout prendre pour moi. C'était du suicide. Mais il ne serait pas mis au courant il fallait juste... rentrer. Rapidement. Avant que je ne puisse plus tenir. Je me crispai et serrai les dents, les yeux toujours fermés pour imaginer plus facilement le flux qui passait de nos mains. Cela arriva pourtant bien plus vite que ce que j'avais espéré. Je sentis du froid sur ma nuque, puis courir le long de ma colonne vertébrale en un brusque mais vif frisson. Bordel bordel. Ce même frisson remonta lentement de long de mes bras, mais aussi de mes jambes, jusqu'à mes coudes. Frigorifiée, je tremblai finalement toute seule. Je rouvris mes yeux clairs, peut-être plus clairs que d'habitude.

- Dans la chambre William, vite.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 20 Fév - 22:27

          William, appuyé contre le mur de l'Institut, commençait à somnoler quand Anaïs déplaça ses mains et les serra dans les siennes sans répondre à sa question. Lentement, il se sentit devenir plus alerte, retrouver un peu de vitalité. Au bout d'un moment, il se mit à trembler violemment. Moins confus, il regarda surtout l'état général d'Anaïs se dégrader au fur et à mesure qu'elle le vidait du froid qui rentrait à travers tous les ports de sa peau. Il n'en pouvait plus de rester là et peu à peu les frissons devenaient un peu moins présent tandis qu'elle... Les sourcils froncés, concentrée comme jamais, elle paraissait faite de porcelaine qu'une simple brise aurait pu craqueler. Non ! Anaïs, qu'est-ce que tu fous ?.. Il ouvrit la bouche mais à la seconde où il allait lui demander de stopper tout de suite avant d'être trop épuisée pour faire un pas devant l'autre, elle le fixa dans les yeux. Ses yeux avaient toujours eu une couleur déroutante, d'un bleu un peu plus clair que les lagons, mais contrairement à cet instant, d'habitude ils ne le transperçaient pas avec tant d'intensité. Il se tut et hocha la tête rapidement, puis les téléporta. Une fois arrivés, le décor de la serre se dessina autour d'eux. Le jeune homme mit une fraction de secondes à se rendre compte qu'ils les avaient téléportés au mauvais endroit, articula un "désolé" de ses lèvres gercées et les emmena enfin dans la grande chambre aux meubles anciens qu'on avait attribué à Anaïs. La jeune fille, l'air pas très nette, le lâcha et recula avant de trébucher. Heureusement que William avait prévu le coup parce qu'elle se serait casser la figure s'il ne l'avait pas rattrapé.

          "Hé, vas-y doucement..."

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 21 Fév - 0:20

Tout ce froid me tordait les entrailles. J'avais mal aux mains comme si elles se transformaient doucement en glaçon, et j'avais pu, je pense que je serais devenue un bonhomme de neige en quelques secondes. Et je devais tenir, quelques secondes juste... quelques secondes. Pour que William aille bien, oui c'était ça, pout qu'il aille bien...
William nous téléporta une première fois. Je clignai plusieurs fois des yeux avant de me dire que ma chambre avait drôlement fleuri en mon absence, avant de comprendre que c'était en réalité la serre et que le jeune homme s'était trompé. Celui-ci s'en excusa et nous fumes finalement dans la pièce qui me servait de logement pour quelques semaines voire plus. Il faisait plus chaud, mais cela ne changeait pas mes conditions physiques. Je me sentais toujours faiblir à vu d'œil et... Ce que je faisais était trop dangereux, surtout pour William. Il suffisait que mon corps ne supporte plus la pression de tout ce froid contre mon don, et celui-ci m'obligerait à tout rendre. Oui, exactement, comme si je vomissais du froid, mais par les mains. Et si cela arrivait, le choc serait trop rude pour William, il ne supporterait jamais de telles températures arrivées dans son corps avec une telle puissance. Cela ne pouvait pas arriver, il fallait canaliser ce froid, je devais... attendre que ça passe, que mon don l'évacue doucement, qu'il me le fasse digérer, ce qui n'était pas du tout le cas pour le moment. J'avais l'impression d'être une bombe de glace sur le point d'exploser et de tout détruire si cela se passait. Alors, sans prévenir, je retirai mes mains des siennes, je me retirai de lui tout-court, brusquement et sans prévenir. Ce mouvement fut sûrement trop soudain pour moi-même et la faiblesse ne me laissa pas indemne : mes pieds s'emmêlèrent et j'allais tomber quand William me rattrapa. Non ! Surtout pas ! Il ne devait pas me toucher bon Dieu non !

- Non arrête ! Ar...rête arrête, fis-je en me détachant de lui par obligation.

Je me dégageai sans lui demander son avis et m'éloignai sur mes jambes titubantes. Bordel il faisait froid ici encore ! Rien n'avait changé du dehors, les températures étaient toujours aussi basses, je tremblais toujours malgré mes efforts. C'était quoi cette arnaque dans mon don sérieusement ? Pourquoi hein ? Pourquoi subitement sentir le froid alors que je ne le sentais mas d'habitude ? Je connaissais la réponse, évidemment, mais dans mon état j'avais juste envie de me défaire de cet inconvénient. Je me reculai et posai ma main sur la table de nuit. Quelle réaction de chien de la part de mon don, bordel, tout ça pour ça. Je fermai les poings et croisai les bras en enfouissant mes mains contre moi. Enfin, au moins William n'avait pas fini en être à moitié congelé c'était déjà ça. À propos, il devait se poser des questions. Je levai les yeux vers lui. L'avait-il mal pris ?

- Attends, juste.... juuste... quelques mi... minutes, si...non je vais te... te blesser..., expliquai-je en claquant des dents.

La seule solution était d'attendre que ça passe.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 21 Fév - 1:30

          Les bras de William retombèrent le long de son corps. Ok, ne pas approcher. Message reçu. Le jeune homme la regarda s'appuyer sur la table de nuit brusquement, puisque ses jambes ployaient sous son poids. Elle avait vraiment vidé ses batteries à cause de lui, et ne voulait pas non plus qu'il la touche à cause de sa vulnérabilité au froid. William se maudit pendant quelques minutes en restant silencieux, spectateur du combat que menait Anaïs. Elle avait froid, c'était plutôt mauvais signe, et il ne savait pas quoi faire pour l'aider. Se réchauffer, certes, mais comment ? Elle devait plutôt enlever ses vêtements mouillés pour les faire sécher et surtout les remplacer par quelque chose de sec, elle n'allait pas rester comme ça. Avant... William tâta une de ses poches et y trouva la carte magnétique - passablement trempée - qu'il fallait qu'il replace rapidement. Il se prépara à se téléporter - au bon endroit, ce serait mieux - quand il se rappela de la présence d'Anaïs.

          "Tu devrais t'asseoir," fit-il avant de disparaître.

          Il l'aiderait à se changer, au pire. Si elle se mettait sous les couvertures, elle allait forcément se réchauffer, non ?.. William réussit à réunir assez de concentration pour replacer la carte magnétique et récupéra des vêtements. Assis sur un banc dans un vestiaire vide, il fit une pause pour reprendre ses esprits. Il était dans un drôle d'état. Il tremblait comme une feuille à cause de ses vêtements trempés qui lui collaient à la peau et pourtant, chaque centimètre de peau qui avait été offert à la neige et au vent pendant ce moment infernale quand tout avait brutalement basculé le brûlait et le démangeait à la fois. Sauf que sa peau rendue aussi fragile que du papier finissait en sang pour un rien - et c'était ce qu'il venait de découvrir à l'instant en se grattant le bras sans y penser. ça n'allait pas être simple...
          Il mit une éternité à se changer, son corps mettait un temps fou pour faire le moindre geste, comme plongé en léthargie. Par contre, pour trembler, ça il y mettait, de l'énergie. Il se refroidissait de nouveau, le vestiaire ne devait pas être beaucoup chauffé. Il fallait qu'il se réchauffe, il fallait qu'il aille retrouver Anaïs. Et qu'il évite de céder à la tentation des démangeaisons.
          Lorsque William retourna dans la chambre d'Anaïs, un peu près un quart d'heure s'était écoulé.

         "Dé... Désolé, fallait que... que... que... je me change..." se justifia-t-il avant de se laisser glisser jusqu'au sol, dos à la porte, et fau...dr... drait que t...t...tu fasses la même ch... chose."

       Ah bordel, entre les tremblements et ces démangeaisons ! Il n'en pouvait plus. Il fallait attendre, juste... Attendre qu'il se réchauffe, c'était en cours, et tout allait aller pour le mieux.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 21 Fév - 21:51

Je finis par obéir au conseil de William quand ma tête se mit à tourner, et je me laissai glisser contre la table de nuit, avec la poignet qui me rentrait dans le dos. Ce n'était pas agréable, mais au point où j'en étais. Je tremblais tellement, que mon esprit était focalisé sur ça et que je ne remarquai l'absence de William que de longues minutes plus tard. Il faisait froid, trop froid, et j'étais incapable de bouger. Trop froid trop faible, trop démunie et incapable de me défendre. Je frissonnai violemment, la tête baissée. Et mes pensées allaient au ralentit. C'était insupportable. Je ne sentais même pas la douleur dans mon dos à cause du placard, ça ne m'atteignait juste pas, j'étais juste... ailleurs. J'avais déjà eu une telle fatigue sur le dos, la première fois c'était lorsque William avait eu de la fièvre et que je m'étais occupée à le refroidir. Alors que ici, c'était une fatigue couplée à du froid. Tellement de froid, tellement tellement... Je le sentais dans les doigts, mes ongles, il passait dans ma peau, me brûlait, se glissait dans mes veines et me gelait le sang. Quand mon corps arrêtait de grelotter c'était pour reprendre de plus belle quelques secondes après sans que je ne puisse m'en empêcher. Je claquais des dents, les mains dans mes vêtements mouillés. Je n'avais même pas eu l'idée que peut-être les enlever me ferait du bien. Pour tout dire, je n'avais pas grande idée pour l'instant. Je fixais le sol, vide, le teint pâle, et j'étais certaine que ma température corporelle avait dû bien s'abaisser. Je prenais de grandes respirations, comme si j'avais du mal à respirer. Mais je n'étais plus sûre de rien. Peut-être que c'était juste dans ma tête, ou bien alors réel ? Mon corps ne suivait pas la cadence ? Le pauvre, en même temps il était fondé sur une base humain, et on avait ensuite déposé par un héritage très éloigné d'un particulier. On avait incrusté un truc magique qui ne s'était même pas développé immédiatement. J'étais normale, puis un jour je ne l'ai plus été. Mon corps a dû se transformer, s'habituer à tout ça. Mais ce n'est pas pour autant lui qui est hermétique au froid, c'est mon don qui me permet.... et pour l'instant, mon don ne semblait pas enclin à cohabiter. Ce qui ne m'arrangeait pas du tout, mais je n'avais pas vraiment le choix. Il fallait juste... tout supporter, parce que je n'avais de toute façon pas le choix.
William revint. Je n'avais pas bougé, et je n'avais aucune idée du temps qui avait bien pu s'écouler entre son départ et son retour. Tout semblait... figé. Je n'avais même pas tourné la tête, j'avais juste vu une forme se matérialiser du coin de l'oeil et en avais déduit que c'était William. La pression refluait lentement, très lentement, preuve qu'un temps s'était déjà écoulé. Mais ma situation n'allait pas s'arranger aussi vite, il ne fallait pas trop espérer. Toujours en grelottant, je sortis lentement mes poings et les dépliai, pour finalement constater que mes doigts étaient blancs. Je ne les sentais plus vraiment. Tant pis, c'était mieux que de les sentir douloureusement froid. Et William... m'adressait lui aussi des mots, entrecoupés par ses tremblements. Ah oui, il s'était changé, je n'avais même pas remarqué. Je posai mes yeux sur lui. Que je me change ?  Quel intérêt ? Toute couche de vêtement, aussi minime soit-elle semblait atténuer les choses et rien qu'à imaginer l'instant où je serai totalement nue, dans la salle de bain trop blanche de l'Institut, sans rien sur moi, complètement ouverte, me donnait de plus gros frissons et me retirait toute envie de me lever pour changer de vêtement. De toute façon quoi, hein ? Je n'avais jamais attrapé de rhume grâce (à cause ?) de mon don, donc je ne devrais pas en attraper si je ne me changeais pas. C'était désagréable, mais je ne pouvais rien y faire.
Faible, et prise d'un nouveau frisson, je mis un temps avant de me dire que peut-être je devais lui répondre. Il s'inquiétait pour moi, je lui devais bien ça. Mais avec mes hautes capacités du moment, la réponse fut longue à venir. Et la seule réponse, en réalité, fut un vague haussement des épaules, comme preuve de mon immense faiblesse.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 22 Fév - 11:34

         William la regarda. Elle semblait encore plus démunie que lui, y'avait pas à dire, elle avait une sale tête. Un teint blanc cireux, des lèvres qui tiraient sur le mauve, trop marquées par rapport à la blancheur de sa peau, ses épaules secouées de tremblements, comme lui. Il fallait qu'elle dorme, qu'elle se réchauffe, et plutôt pas dans cet ordre là. Elle devait vraiment se changer, ils avaient tous deux l'air de zombies tout droit sortis du pôle nord, c'était dire... William tentait d'évaluer les émotions d'Anaïs, mais c'était difficile, il n'avait aucune idée de comment une personne normale pouvait se sentir dans ces conditions, c'est-à-dire après s'être pris une avalanche sur la tête et avoir été rapatrié en catastrophe. Elle était éreintée, ça crevait les yeux. Elle avait froid, ça crevait les yeux aussi. Et qu'est-ce qu'il pouvait faire pour l'aider ? Apparemment rien, puisqu'elle n'avait pas la force ou la motivation pour bouger. Ben il n'avait qu'à lui offrir, cette motivation. Il lui devait bien ça. William éternua et se leva en s'aidant du mur, puis se dirigea vers elle et lui tendit la main pour l'aider à se lever.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 22 Fév - 18:19

William éternua. J'en fus très surprise. Ainsi mes efforts n'avaient servi à rien, il était tout de même tombé malade ? Bordel, à quoi ça avait servi tout ça alors ..? Il s'était levé, s'avança maintenant, s'arrêta devant moi et me tendit une main. Je l'avais suivi des yeux durant tout son trajet jusqu'à moi et... le message implicite était clair. Il m'aidait à me lever, et alors j'allais me changer. Je baissai les yeux et réfléchis au marché. Puis finalement, ayant pitié de sa main tendue je la saisis rapidement, me mis tout aussi rapidement sur mes jambes (basculai presque en arrière, mais chut, faut pas le dire ça) et la lâchai en frissonnant d'avoir retenu mon don pendant trois secondes et demies. ça ne me réussissait vraiment pas. Je posai une main derrière moi sur le lit, pour conserver un presque équilibre, puis en fis le tour, toujours en me tenant par précaution. Je dus faire un détour dangereux pour prendre des vêtements dans la vieille commode de l'Institut. Ils m'avaient prêtée des vêtements, des choses simples, mais à ma taille, je ne demandais pas plus. Je pris un pantalon, un t-shirt blanc et les sous-vêtements adéquates puis me traînai jusqu'à la pièce adjacente.Je fermai la porte de la salle de bain, sans le verrou. Pas la peine de toute façon je faisais confiance à William et... oh puis zut, j'en avais marre de devoir réfléchir. Je voulais juste arrêter arrêter arrêter. Je déposai les vêtements simples et pliés sur le bord du lavabo. Je retirai en premier, lentement et les mains tremblantes, mon haut trempé et le lançai dans la douche. Mon pantalon finit dans le même état avec mon t-shirt. Je tremblais encore plus. Quelle idée de changer de vêtements aussi ! Je claquais des dents dans le froid de cette stupide salle de bain blanche sans chauffage avec juste des meubles froids ..! Prise de vertige, mes jambes faiblirent et je m'accrochai au rebord de l'évier. Ne pas tomber. Surtout pas. J'avais su me lever une fois, je n'y parviendrais pas une seconde fois. J'essayai de rétablir une vision normale, de ne pas sentir le sang battre dans mon propre cerveau, de contrer mon malaise croissant. Mon propre reflet devint flou, je m'écartai soudainement de l'évier de porcelaine (très vieux ce Vladimir oui) trop froid. Je compris qu'en réalité le froid se déchargeait dans la matière quand je vis de petits flocons parsemer le robinet puis le miroir en face de moi. Intriguée, je reposai mes mains dessus, et le nombre se multiplia. Je n'avais pas plus chaud, loin de là, je ne me sentais pas plus en forme, mais je n'avais plus cette impression désagréable que mes doigts allaient finir en glaçon à mettre dans un cocktail. Cette impression s'atténua petit à petit et j'eus la vague pensée qu'il devait maintenant faire froid ici. Pas un froid polaire comme dehors, mais une certaine fraîcheur. La preuve : je grelottai toujours et... Oula. Bordel. Je faillis tomber en arrière mais parvins à me retenir, tout en claquant des dents. Bon... la suite aller... Je retirai les dernières couches de vêtement, saisis une serviette, et je me séchai sommairement en tremblant toujours et en claquant des dents. C'était insupportable... insupportable... Je remis ma culotte... enfin, je dus me tenir à l'évier pour ne pas me fracasser en levant une jambe puis l'autre. Et rien qu'avec ça, je sentis les mêmes impressions que toute à l'heure revenir, cette fois avec un mal de crâne diffus. Je portai ma main froide à mon front, et de nouveau le monde se mit à tourner. Je reculai, je reculai, je reculai... M'emmêlai les pieds et finis par tomber en arrière, sans aucune grâce, et sur les fesses. Ow. Surprise et mal en point, je pris avec difficulté mon t'shirt et l'enfilai vaguement avec tout autant de difficulté. Ces simples gestes avaient fini de me liquider. Je restai alors assise au sol, sans penser à rien, toute tremblante.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 22 Fév - 22:56

         William la regarda progresser avec lenteur vers la salle de bains qu'elle avait à sa disposition. Son corps lui menait vraiment la vie dure. Est-ce que c'était une bonne idée de la laisser seule ? Ses jambes paraissaient sur le point de céder, et elle de tomber dans les pommes, mais William la laissa faire, malgré son esprit qui lui hurlait de l'aider. Il se retint : il ne savait pas comment elle allait le prendre, apparemment elle faisait des efforts supplémentaires quand il la touchait et il ne voulait pas qu'elle s'épuise encore plus à cause de lui. Le jeune homme avait pour sa part bien vite trouvé le chauffage et était allé s'y adosser. Ses tremblements s'arrêtaient, ne devenant que des frissons, et ses muscles se relâchèrent. Que ça faisait du bien !.. Les démangeaisons se calmaient peu à peu au fur et à mesure qu'il se réchauffait. Il avait pris un tee-shirt à manches longues pour avoir plus chaud puisqu'il n'avait pas trouvé de sweat et se couvrit les mains, étirant les manches du vêtement. Il y eut un bruit sourd à un moment, et il y avait fort à parier que c'était Anaïs qui en était l'auteure. William tendit l'oreille, attentif au moindre bruit supplémentaire, cri ou pleurs, n'importe quoi qui aurait pu l'aider à choisir si, oui ou non, il s'autorisait à entrer. Au pire, il ne risquait pas grand chose, elle n'était pas en état de lui jeter son shampoing à la figure. N'y tenant plus, il finit par pousser la porte.

        "Anaïs ?.."

       Il la trouva devant le lavabo, assise par terre, toujours toute grelottante. Au moins, elle avait troqué ses vêtements trempés contre un tee-shirt et une culotte. ça suffisait pour dormir, de toute façon il n'allait pas la laisser là.

        "Viens, lève-toi, ça va aller tu vas te réchauffer t'inquiète pas."

        Il lui tendit la main et elle la saisit. Il la remit sur ses pieds mais en voyant qu'elle vacillait dangereusement, épuisée, il saisit le bras d'Anaïs et le passa derrière son cou pour qu'elle se tienne à lui.

         "Attends... Accroche-toi à moi."

        Elle obéit. William se baissa et passa son bras sous les genoux d'Anaïs. Il la souleva et la porta jusqu'au lit. Il sentait ses tremblements, elle était froide contre lui. Mais il ne s'en plaignait pas, même si c'était une sensation étrange. S'il pouvait la réchauffer en restant à proximité d'elle, il le ferait bien volontiers. Il la déposa au bout de son lit et écarta les couvertures pour qu'elle s'y glisse. Il alla éteindre la lumière du plafond et allumer la lampe de chevet, puis enleva ses chaussures qu'il avait remises (elles avaient bien tenu la route, contrairement à toutes ses fringues qui avaient pris l'eau) et la rejoignit dans le lit. William ne savait pas trop où se mettre par rapport à Anaïs. Il savait qu'elle avait besoin de se réchauffer mais il n'était pas certain de ses réactions s'il l'approchait. Simplement il voulait lui faire savoir qu'il était là. Allongée, elle lui tournait le dos. Il voyait ses épaules qui frissonnaient à intervalles irréguliers devant lui. Il n'allait pas rester là, il voulait la sentir près de lui. Le jeune homme vint se coller contre son dos, et passa son bras autour d'elle pour venir entremêler ses doigts aux siens.

            "Merci... Tu m'as sauvé la vie aujourd'hui," chuchota-t-il.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 23 Fév - 0:28

La porte s'ouvrit et William entra. Je relevai lentement la tête, et ce fut comme si je me rendis enfin compte que j'étais dans la salle de bain, assise sur le carelage à ne rien faire. Juste à attendre que le temps passe. Tiens, qu'elle ombrune s'occupait de cette boucle en fait ? En parlant du temps... Elle remontait bien à un moment, sinon les infirmiers vieilliraient. Alors une ombrune ferait le déplacement de sa propre boucle à ici ? Juste pour ça ? Ou alors c'était la femme de Vladimir, après tout c'était possible. Un coup d'un soir ? Ou alors elle lui devait quelque chose en retour... Mes pensées dérivaient vers des possibilités aussi vastes qu'étranges.J'étais vraiment à bout. Mes pensées s'envolaient, s'entrechoquaient entres-elles. Jamais je n'avais été aussi loin dans une réflexion et en même temps aussi distante de tout... William me tendit une main, faite pour m'aider à me relever. Je la jugeai du regard, pour savoir si oui ou non je la prenais. Je pouvais le toucher, normalement. Je ne sentis plus ce truc au bout de mes doigts et dans mes mains alors... Je lui pris la main, grimaçai rapidement, et vins rapidement à la conclusion que c'était bon. Alors je serrai sa main un peu plus fort, et je fus sur mes deux jambes grâce à lui. Et s'il voulait que je le reste, debout, il allait devoir m'aider. Mes jambes tremblaient de nouveau, et avec elle mon corps entier. Je m'agrippai à lui. Il mit ma main derrière son cou. Il n'eut même pas besoin de parler : je m'accrochais désespérément à lui avant qu'il le dise. Et mes pieds ne touchèrent plus le sol. Mon cerveau marqua un temps d'arrêt. Déjà avec la fatigue il marchait au ralenti, alors si en plus William commençait à me prendre contre lui et à me porter, il n'allait vraiment plus fonctionner.
Il me déposa sur le lit. Les draps paraissaient doux, même pas froid contre ma peau. C'était agréable. Je pus me mettre dans les couvertures grâce à l'aide de William (encore, je devais une assistée) qui éteint ensuite les lumières, alluma celle de la table de chevet, et se glissa à son tour dans le lit. Je sentis son torse se coller dans mon dos, et si je n'étais pas occupée à trembler de tout mon corps je me serais retournée pour l'embrasser. Sa main se glissa entre mes doigts, je les serrai, et me recroquevillai légèrement autour. Son torse me parut alors immense. Il m'englobait de sa chaleur, et les draps s'occupaient de conserver sa chaleur justement. Mes tremblements s'apaisèrent quelque peu, mais pas totalement. Je soupirai. Et puis finalement je secouai faiblement la tête. Non je ne l'avais pas sauvé. Je l'avais mis en danger, trop de fois. Il avait paniqué par ma faute. Et... tout était ma faute. Je me mordis la lèvre en claquant des dents, et mes lèvres abîmées par le froid saignèrent.

- Non, c'é... c'était stu...stupide. J'aurais même pas du t... te demandeer d'... d'aller dehors.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 23 Fév - 9:25

          Anaïs s'apaisa un peu. En se serrant contre elle, il allait contribuer à la réchauffer, c'était à son tour de l'aider. A son grand soulagement, elle ne le repoussa pas, contrairement à tout à l'heure. Elle n'avait plus peur de déclencher son don sans le faire exprès, devait-on en conclure que ça allait un peu mieux que lors de leur arrivée ? William décida que oui. En tout cas, pour lui, il y avait une énorme différence : il était au sec, son visage chauffait et la peau qui avait été exposé au vent glacial et à la neige avait rougi, ce qui était plutôt bon signe. Si ses bras étaient restés aussi fragiles et blancs, William n'aurait pas su quoi faire. Sa peau avait sérieusement morflé, gercée de partout, mais ça n'était pas trop grave. Il avait entendu de ces histoires où les alpinistes perdaient un membre gelé, qui faisait froid dans le dos. Il avait encore besoin de ses doigts et de ses orteils, lui. Ses oreilles chauffaient aussi, il enfonça le visage dans son oreiller et se recroquevilla légèrement, histoire de capturer la chaleur au maximum.
            Elle s'en voulait pour toute cette histoire, c'était évident. Certes, c'était elle qui avait proposé cette sortie, mais elle n'avait pas eu à le convaincre. Lui aussi voulait aller dehors après des mois passés à l'intérieur. C'était bien avant qu'une montagne de neige ne lui tombe dessus.

           "Je voulais aller dehors autant que toi. Et tu ne pouvais pas savoir pour l'avalanche," souffla-t-il dans son cou.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 23 Fév - 16:56

Je serrai un peu plus la prise sur sa main, et fis un gros effort pour bouger de quelques millimètres et me retrouver plus contre lui. J'avais toujours froid, mais sa présence me rassurait, et calmait mes tremblements. Nous étions tous les deux recroquevillés l'un sur l'autre, comme à la recherche de chaleur humaine. C'était le cas, et ça aurait été le cas si je n'avais pas été plus froide que la température humaine normale. Est-ce que ça dérangeait William ? Apparemment non, il n'avait pas fait de commentaire à ce sujet, et puis il n'y avait aucune raison pour que mon corps ne se réchauffe pas d'ici demain matin. William me servait de radiateur naturel dans mon dos, les couvertures me permettaient de garder cette chaleur. La fatigue commençait à m'envahir. Je n'allais plus tenir très longtemps dans cette position tout à fait adéquate au sommeil. L'odeur du jeune homme commençait à accentuer mon envie de dormir, tellement c'était agréable, même réconfortant. Quand mon corps cessait de faire attention à ce que je touchais il y avait toujours lui qui m'entourait de sa présence.
J'eus un sursaut de conscience avant de m'endormir tout à fait. Et ses médicaments ? N'en n'avait-il pas besoin ? ça faisait un certain temps pourtant. Cela voulait dire que son état s'améliorait ? Ou quand tant qu'on lui changeait les idées tout pouvait se passer correctement ? D'ailleurs... devais-je lui en parler ? Et si cela le faisait partir ? S'il décidait de retourner dans sa chambre pour les prendre ? Pire, si les membres d l'Institut venaient le chercher pour le reconduire à sa chambre ? Je ne voulais pas, j'avais besoin de l'avoir là, contre moi. Je ne voulais pas me retrouver seule dans ce grand lit, dans cette chambre froide qui n'était pas la mienne. Il était mon seul repère dans tout ça, la seule chose qui m'assurait que tout allait bien. J'avais toujours en tête le pyromane, les dangers de l'Institut, et là, fatiguée, faible, tremblante de froid, je savais très bien que le cauchemars prendraient un autre dimension et deviendraient encore plus terrifiants. Non, je ne voulais pas en parler, pas tout de suite.

- J'aurais dû savoir l'ar...l'arrêter tu sais..., je fus prise d'un impressionnant frisson, et nichai ma tête dans les couvertures.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 23 Fév - 17:51

          L'arrêter ? Ce truc énorme qui les avait balayé en trois secondes ? Elle était un peu dingue ma parole, bien sûr que non, qu'elle n'aurait pas dû l'arrêter. Selon William, c'était impossible, la nature reprenait toujours ses droits. Quelqu'un qui maîtrisait l'eau ne pouvait pas pour autant arrêter la mer, alors un raz-de-marée... C'était impensable ! A moins d'ordonner à la neige de faire autre chose, de s'écouler par un autre endroit, le jeune homme ne savait pas trop comment cela fonctionnait, son don ne ressemblait en rien à ceux qui maîtrisait un élément, mais il lui paraissait impossible que quelqu'un puisse figer en pleine course une avalanche. Le temps de réagir et déjà elle était sur vous. La nature, c'était quelque chose qu'on ne pouvait pas contrôler, qui pouvait protéger et donner la vie mais aussi la reprendre. C'était quelque chose de fondamentale que William avait appris en arrivant dans la première boucle, qu'il n'avait jamais oublié, d'ailleurs.
            William leva la tête dans un froissement de couverture et regarda le visage d'Anaïs par-dessus son épaule où trainaient quelques mèches blondes.

             "Non. On arrête pas une avalanche, ni un raz-de-marée, ni un typhon. La nature ça ne se contrôle pas aussi facilement. Tu as fait ce que tu as pu," chuchota-t-il en lui faisant un bisou sur la tempe.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 23 Fév - 18:27

Je n'étais pas d'accord, mais je ne le montrai pas. J'aurais pu, bien sûr que j'aurais pu nous éviter de tout ça ! Si seulement j'avais eu les capacités de le faire. Je fronçai les sourcils à cette pensée, et deux traits se formèrent juste à coté pour montrer ma réflexion. Ces détails restaient invisibles à William, tout comme mes pensées. Au lieu de ça je finis par me convaincre moi-même qu'avec de l'entraînement je parviendrai à stopper cette avalanche. Je me promis alors d'y retourner jouer après jour. Et ainsi William verrait que j'en étais capable. Au pire, il ne serait pas mis au courant de mes escapades. Je ne risquais pas grand chose dans le pire des cas, c'était mon élément, et je pouvais tout faire avec. Par contre... Je devais sortir seule dans les couloirs de l'Institut, et demander à sortir. Bon, en toute logique personne ne me suivrait dehors, mais dans les couloirs... Bon, je verrai. Il y avait eu le bruit de tissu que l'on bouge, les paroles de William, et je sentis ses lèvres contre ma tempe. Je souris faiblement, et je mis sur le dos pour le voir. Il s'était un peu relevé, et sa tête était au dessus de moi. Ses cheveux étaient toujours un peu humides (comme les miens) mais son visage il avait retrouvé des couleurs normales, bien qu'il soit toujours un peu rouge par endroit. Je lui volai un baiser sans demander la permission, et me rallongeai, mon sourire s'étant un peu étiré. J'aurais bien eu envie de plus, mais mes forces ne me le permettaient pas. Alors, lentement, je me lovai contre son torse, la tête proche de son cou.

- De toute façon c'est fait, on saura pour la prochaine fois, murmurai-je.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 23 Fév - 23:18

          William regarda Anaïs pivoter pour se mettre face à lui, ses cheveux brillèrent à la lueur de la lampe, un peu plus sombres que d'habitude. Son visage était à demi-éclairé. Le jeune homme n'était pas certain de l'avoir convaincu, mais pour lui c'était clair et net. Il n'avait pas attendu d'elle qu'elle arrête l'avalanche, et elle ne pouvait pas prévoir non plus qu'ils étaient au mauvais endroit à la mauvaise heure de la journée, puisque, comme lui, elle n'avait jamais mis un pied en dehors de l'Institut jusqu'à aujourd'hui. Certes, cette expédition s'était soldée par un échec mais entre-temps, ils avaient eu la possibilité de respirer de l'air du dehors et non pas ventilé, et de sentir le soleil et pas les néons de l'Institut. C'était un vrai cadeau qu'elle lui avait fait, même si la fin n'avait pas été des plus agréables. Elle n'avait pas à s'en vouloir... William sourit quand elle l'embrassa rapidement avant de se caler de nouveau contre son torse.
           "Ouais... J'préfère autant que y'ait pas de prochaine fois."
            J'ai été vacciné contre le froid, là.
            William bâilla et tendit le bras en dérangeant un peu Anaïs pour éteindre la lampe de chevet. Il la laissa se replacer contre lui et sentit que dans l'obscurité, il n'allait pas tarder à s'endormir.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Ven 24 Fév - 0:35

Heureusement que William avait de grands bras, sinon j'aurais été obligée de bouger pour éteindre la lumière par moi-même. Et je n'en avais pas vraiment la force pour le moment. La lampe de chevet fut finalement éteinte, et je hochai vaguement la tête. S'il ne voulait pas retourner dehors... Je n'allais pas le forcer, non, ce n'était pas mon genre. J'irai tout simplement seule. Mais peut-être que nous pourrions retourner à la serre. Parce qu'avec tout ça, nous avions plus profité du dehors que des fleurs qu'il avait voulu me montrer. Il fit alors noir dans la pièce. J'entendais le coeur de William battre, je l'entendais respirer et sentais son souffle sur mes cheveux. C'était tellement agréable. Je grelottai toujours, mais je n'y prêtais plus grande attention. J'étais juste bien là où j'étais et... le froid pouvait aller se faire foutre. Je remontai tout de même la couverture de ma main tremblante sur nous et finis par fermer les yeux même si ce n'était pas réellement une bonne idée. Je ne pouvais pas m'en empêcher. Je me recroquevillai une nouvelle fois contre lui, et essayai de combattre la fatigue.

- Bonne nuit mon William, parvins-je à murmurer d'une voix encore plus faible et plus ténue que tout à l'heure.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Sam 18 Mar - 23:20

            William fut en un instant happé dans le monde des rêves. Les formes se désagrégèrent, se noyèrent dans le flou et quand il ferma les yeux, ce fut le noir. La respiration, son contact avec le corps d'Anaïs et le matelas, tout cela s'effaça à une vitesse surprenante pour ne laisser place qu'à une vague étincelle de conscience qui s'éteignit tout aussi rapidement. Le jeune homme s'était endormi.

**************************************************


          Le jeune homme se réveilla en nage vers trois ou quatre heures du matin sans se rappeler de son rêve. Sans ses médicaments, impossible de faire une nuit complète, de toute façon. Il avait vraiment été stupide de céder à la tentation de rester avec elle sans se préoccuper des conséquences. Il avait bougé pendant la nuit et s'était séparé d'elle, il n'eut pas grand chose à faire pour sortir du lit sans la réveiller, secoué de tremblements. En manque de médicaments ?.. Il ne sut pas répondre à cette question. L'esprit embrumé, il se téléporta.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 19 Mar - 15:31

De nouveau la porte s'ouvrit, un infirmier entra et déposa sur la commode un petit plateau pour mon petit déjeuner, puis il s'éclipsa tout aussi rapidement de la chambre. À peine réveillée, je gardais les yeux fermés en me disant qu'il n'y avait plus de chaleur contre moi. Je me tournai pour voir si William n'était pas de l'autre côté du lit (il aurait très bien pu bouger durant la nuit) et... le lit était vide. Je grimaçai et fermai les yeux. J'étais de nouveau seule, il était encore une fois parti pendant la nuit. Alors il me restait deux options : attendre le dégel en restant dans mon lit sans oser en sortir, ou alors me bouger de là, aller prendre une douche et... je verrais ensuite. Je devais juste trouver le courage de sortir de mon lit. Mes tremblements avaient cessé, mais je sentais que mon don n'était pas opérationnel pour le moment. Comme si j'avais une courbature de pouvoir assez douloureuse qui m'empêchait de trop bouger. Bon, dans mon cas je n'avais qu'une chose à faire : aller me doucher, effectivement. Je me débarrassai des couettes, posai mes deux pieds au sol, pris les vêtements dont j'avais besoin dans la commode et entrai dans la salle de bain.

J'en ressortis avec les cheveux mouillés que j'essorai plus ou moins avec une serviette. Nous avions sauté le dîner d'hier, je ne pus donc que manger le déjeuner pour mon propre bien et pour retrouver des forces. William était retourné dans sa chambre ? Je ne l'avais pas senti partir, je devais dormir trop profondément. En même temps j'étais fatiguée hier et... j'enfournais un croissant dans ma bouche lorsque l'on frappa à la porte. Soucieuse et inquiète je le reposai dans l'assiette.

- Mh... Oui ..?

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