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 L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2

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MessageSujet: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 11 Oct - 20:40

Je la conduisais à travers les couloirs de l'Institut. Elle demeurait silencieuse, ses yeux intelligents fixés sur un point indéfinissable. Que pouvait-elle bien penser ? J'avais tendance à tout vouloir contrôler, d'où mon grand penchant pour l'organisation sans lequel cet établissement ne tournerait pas rond, mais là je dois dire que j'étais incapable de définir ce qui se passait dans sa tête. Était-elle nerveuse à l'idée de revoir le patient numéro trente-trois - pardon, son bien-aimé - ? Avait-elle révisé ses pensées à son propos ? Venant de quelqu'un qui était revenu après l'avoir vu attenté à ses jours, ce serait étrange. Il ne s'était écoulé que trois semaines depuis sa dernière visite, mais son état s'était beaucoup détérioré. Je le lui avais avoué, avec un certain tact cependant. Donc je m'étais résolu à la ramener ici malgré les nombreux avis négatifs que j'avais reçu. En vérité, je n'en avais que faire, mais ça faisait toujours mieux de faire mine de tenir compte des avis de ses subordonnés.
Nous arrivâmes à la porte de la fameuse salle. Je l'ouvris, nous passâmes dans le sas où une caméra de vidéo surveillance montrait un jeune homme - enfin, ce qu'il en restait - somnolant dans un coin, assis sur son lit et adossé au mur, un début de barbe sur les joues et les yeux mi-clos. J'ouvris la porte, laissai rentrer la lady et refermai derrière elle. L'infirmière ouvrit des yeux ronds à mes côtés. Il était vrai que lorsque le docteur le serait, je mettrai mon poste en danger, mais en attendant leur entrevue allait être une expérience intéressante, que nous pouvions aisément suivre des écrans situés dans cette pièce.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 11 Oct - 22:07

J'entrais dans la pièce et dirigeais immédiatement mon regard vers William. La scène était atrocement similaire à celle où il refusait catégoriquement de dormir, assis sur son arbre. Je refoulais les mauvais souvenirs qui accompagnaient et m'approchais silencieusement du lit.
En toute franchise, je ne m'attendais pas du tout à voir Victor débarquer aussi tôt dans notre boucle. J'avais imaginé quatre mois, voire le temps qu'il aille mieux. D'ailleurs, sur la route, Victor m'avait parlé de la détérioration de son état. À partir de là, je m'étais plongée dans mes pensées, en hochant vaguement la tête à ce qu'il me disait mais en y faisait néanmoins attention. Il n'insistait pas pour que je parle et je lui en étais reconnaissante. J'avais besoin de réfléchir. Dans quel était serait-il ? Toujours plus fatigué ? Hanté ? Ou totalement à la ramasse entrain de cauchemarder ? Ce n'était pas de la peur qui m'enserrait les entrailles mais l'impatience de le revoir (quel que soit son état), de lui parler. Mais également la perplexité et divers questionnements. Pourquoi les médecins ne savaient pas le soigner ? Pourquoi allait-il plus mal qu'avant, alors qu'il semblait avoir touché le fond à la falaise avant d'arriver ici ? Et qu'est ce que ma présence changerait ? Certes j'étais la seule qu'il pouvait toucher, mais je ne pouvais pas faire des miracles et le sortir de là malgré toute la bonne volonté du monde !
Alors je m'asseyais sur le lit, mettant un terme à toutes ces questions inutiles. Il était devant moi et c'était tout ce qui comptait. Je l'enlaçais finalement et fourrais ma tête dans le creux de son cou, avec la sensation de respirer de nouveau totalement. C'était comme revivre après ces trois semaines. Sortir d'une vie pour en entamer une nouvelle avec sa présence.

- La boucle est vide sans toi... Murmurais-je.

Et c'était la pure vérité. Tout était calme, la forêt vide et peu accueillante. À croire qu'elle attendait patiemment le retour du jeune homme pour redevenir ce qu'elle était avant : lumineuse et agréable.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 11 Oct - 22:51

When the hope of morning starts to fade in me
I don't dare let darkness have its way with me
And the hope of morning makes me worth the fight
I will not be giving in tonight

Quand l'espoir d'un nouveau jour commence à s'effacer
Je n'ose pas laisser la noirceur s'installer en moi
Et l'espoir d'un nouveau jour me donne une raison de me battre
Je n'abandonnerai pas ce soir



    Il fallait qu'il change. Il fallait qu'il fasse des efforts, qu'il se guérisse, il n'y avait pas d'autres solutions. Ils avaient fichu Anaïs dehors à cause de lui. Il avait pourtant tant de choses à lui avouer, à lui faire partager… Il n'en avait pas le temps. Il avait essayé, les premiers jours, ou du moins le laps de temps qui y ressemblait. Il avait réellement essayé d'arranger les choses, de contrôler la chose qui sommeillait en lui. Il voulait changer, pour elle, pour qu'elle n'ait plus à supporter celui qu'il était. Seulement, il y avait la rage, une rage incommensurable qui naissait dans les tréfonds insoupçonnés de son être, auxquels il n'avait pas accès, qu'il ne pouvait pas contrôler. Il était le prédateur qui le menaçait à longueur de temps. Et lorsque son autre moi prenait le dessus… Cette colère explosait en milles morceaux en violence démesurée. Il fallait qu'il arrive à se contrôler. Il s'accrochait désespérément à l'espoir qu'Anaïs l'attendrait, attendrait qu'il finisse de se détruire pour mieux renaître. Était-ce ça, la solution ? Devait-il atteindre le fond du gouffre pour espérer remonter en flèche ? Mais si ce n'était pas ça, le fond du gouffre, cette attente insupportable qui avait balayé ses bonnes résolutions et qui faisait de lui le pantin de son inconscient, qu'est-ce que c'était ?
Au fond de son esprit embué, il savait pertinemment qu'une remontée en flèche était impossible. Il lui faudrait s'accrocher, réussir à croire, pour grimper, glisser, se faire mal et monter, toujours plus haut, vers le salut.
    Vivre dans la crainte n'était pas une vie. Que devait-il faire pour que tout cela cesse ? L'origine de ses peurs, sa haine de vivre passée ne l'avait jamais autant obsédé. Il se plongeait dans ses pensées, cherchant à tout prix à expliquer son comportement, un détail qui enclencherait le mécanisme de reconstruction, qui le ferait s'améliorer et lui permettrait d'avancer, et, qui c'est, peut-être de faire revenir Anaïs. Plus il s'enfonçait dans les méandres de lui-même, plus il se perdait dans des cauchemars sans fin. Il y avait des moments où il se disait qu'il avait de la fièvre, d'autres où il paraissait aller parfaitement bien. Tout ceci, toute cette détresse, tous ces mots écrits sur le mur blanc de sa conscience, le ramenait constamment au même point. Parfois, il avait l'impression qu'il allait lâcher, que ce n'était plus une vie. Mais il y avait une certitude, une certitude qui changeait tout, une lueur de félicité là où il ne devrait y avoir que ruines. Une graine d'espoir là où rien ne poussait, un brin de lumière qui perçait les ténèbres. Quelque chose qui l'empêchait de sombrer totalement.
    Elle lui manquait. Elle lui manquait horriblement. C'était comme un trou béant, à l'endroit du cœur, qui ne cessait de grandir à chaque seconde. La revoir une dizaine de minutes, un laps de temps si court, lui avait rappelé qu'il n'était pas seul. Il avait espéré, tellement espéré, pendant ces quelques secondes avant qu'on ne la lui arrache, que la séparation avait été un véritable martyr. Au début, il devait se faire violence pour ne pas arracher la tête de ceux qui la lui avaient enlevé, mais alors la possibilité qu'elle revienne aurait été réduit à néant, et il n'était pas assez fou pour tenter le diable. Et puis la douleur de ne pas la voir, de ne pas pouvoir la toucher, s'était installée pour ne plus jamais repartir. Il s'était empêtré dedans, la souffrance en avait profité pour investir la moindre cellule de son corps. L'attente était devenue une torture inimaginable, une blessure à vif, de celles qu'on ne pouvait pas combattre à coups de médicaments. Pourtant, ils avaient tout essayé, il le savait. Le temps était en suspens, s'écoulant plus lentement que jamais et il n'en pouvait plus de ne pas pouvoir la voir. C'était comme si il était attiré vers les abîmes des Enfers, tout en s'accrochant à la lune. Sa Lune. Il n'était plus qu'un pantin qui ne dormait pas, ne se nourrissait pas. Un fantôme au corps matériel.
    Pas tout à fait mort, mais pas tout à fait vivant non plus. Aucun docteur ne pouvait venir au bout de son mal, il se laissait juste dépérir lentement, pour ne plus sentir cette douleur diffuse qui, conjuguée à ses peurs, lui rendaient la vie trop impossible. Les cauchemars, la phobie, il ne pourrait jamais s'y habituer jusqu'à fermer les yeux dessus, parce que c'était trop présent pour lui, mais ce manque constant… Il ne pouvait rien faire pour l'endiguer. Il n'était pas assez fort pour le supporter, pour supporter ce qui l'assaillait sans elle. Sans le savoir, elle avait ouvert une brèche dans ses défenses qui pourrait tout aussi bien assurer son salut que sa perte. Le feu qui l'animait n'était plus qu'une braise à peine rougeoyante, qui s'éteignait doucement.

     Il était assis sur son lit, adossé au mur, les yeux mi-clos et le visage rongé par la fatigue lorsqu'elle entra. Il lui sourit, comme s'il avait toujours su qu'elle allait entrer. Comme si ça avait toujours été une évidence, qu'elle allait réapparaître tôt ou tard. Son visage retrouva subitement des couleurs, s'anima, lui qui avait abandonné toute expression. Son cœur réapprenait à battre, son corps répondait de nouveau, montrait les émotions qui le traversaient : le sang circulait enfin normalement, la respiration s'était allégée d'un poids énorme. C'était comme si William n'attendait que cette étincelle pour revenir à la vie. Car c'est ce qu'elle était. Son étincelle de vie.
Contre toute attente, sans aucune gêne entre eux, elle se réfugia dans ses bras. Elle n'avait pas peur de lui, elle pouvait le toucher et ce contact mit fin à ses tourments bien plus efficacement que n'importe quel calmant. Un peu surpris devant son geste, il l'entoura finalement de ses bras, posant son menton sur sa tête en la serrant contre lui., savourant la chaleur humaine et l'immense sensation de bonheur qui l'assaillait.
    William avait la voix rauque de ne pas avoir parler. Mais ça n'avait pas d'importance.

    « Tu m'as manqué aussi, » rit-il doucement.

    Il était dans un état lamentable, et pourtant elle n'avait pas hésiter à venir vers lui, alors que tout le monde le fuyait comme la peste. Ça signifiait bien plus pour lui qu'elle ne pourrait jamais le comprendre. Ils restèrent comme ça un moment, appréciant juste la présence de l'autre. Cet instant aurait dû durer toujours. William pourtant brisa le silence.

    « Comment vas-tu ? »

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 12 Oct - 18:37

J'aurais pu rester des heure ainsi : juste à fixer le mur, au calme, mais en étant dans ses bras, je ne m'en lasserais jamais. C'était sûrement l'endroit où je me sentais le plus à ma place, comme si je n'avais nul par d'autre où aller.
Je me demandais plusieurs fois si ce n'était pas un rêve, si je n'étais pas en fait dans la boucle dans mon lit entrain de dormir profondément. Mais tout me ramenait sur terre pour me signifier que tout était bel et bien réel et tellement agréable. C'était étonnant, mais ne serait-ce que d'être ici me rendait heureusement, enfin ici et avec lui ce qui était le plus important.
Je relevais très légèrement la tête à sa question. Petite question qui pouvait pourtant déboucher sur tellement de chose. Si moi j'allais bien ? J'avais cessé d'avancer en quittant l'institut la dernière fois. C'était, depuis ce temps là, une suite de coucher et de lever de soleil interminable. Alors si ça allait ? Comme on voulait, pas bien mais pas atrocement non plus, le juste milieu malgré son penchant pour la difficulté à se lever. J'avais l'impression de me rendre compte un peu plus chaque jour que finalement il n'y avait plus rien à faire dans la boucle. Que tout était d'un ennui mortel et que plus rien n'avait de but. Pas désormais qu'il n'était plus là. Parce que c'était lui qui emplissait mes journées et les rendait toujours un peu plus belles. Maintenant qu'il était ici, c'était une vie dépourvue de vrai sens que j'accostais chaque matin depuis presque trois mois.

- C'est plutôt à moi de te demander ça tu sais, souriais-je faiblement, si tu veux savoir... Je dirais que ça va mieux depuis que je suis là. Et toi ? Je veux savoir tout ce que tu ressens. Déclarais-je alors en relevant totalement la tête pour le regarder.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 12 Oct - 21:23

    William n'eut pas à réfléchir bien longtemps avant de trouver une réponse adéquate. Mais s'en satisferait-elle ? Ce n'était pas sûr, mais il fallait qu'elle sache que c'était tout ce qui comptait à ses yeux. Elle, et rien d'autre. Ce n'était pas toujours une bonne chose, mais il s'en fichait éperdument. Il avait l'impression que ses yeux le transperçait véritablement, avaient acquis dès le premier jour le pouvoir divin de lire dans les âmes. Dans la sienne en tout cas, elle avait le pouvoir de détecter les mensonges comme de le guérir en chérissant ce bout de vie qui lui restait au fin fond de ce corps. Elle était belle, tellement belle. Effectivement, elle semblait aller bien. Son visage fin respirait la santé, ses yeux graves brillaient d'une flamme dont elle-même ignorait l'existence. Elle l'illuminait de l'intérieur et plus rien ne comptait alors.

    « Je suis heureux quand tu es là, » sourit-il en lui caressant les lèvres du pouce.

Physiquement, elle n'avait pas besoin de lui pour s'inquiéter plus. D'ailleurs, il ne voulait pas qu'elle s'inquiète.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 12 Oct - 22:07

Ce n'était pas la réponse attendue. Ni même imaginée. Mais je ne pouvais pas dire que c'était désagréable d'entendre ça. Je me sentis littéralement fondre sous ses paroles et son sourire. J'étais scotchée devant son visage, qu'il soit envahit par la fatigue, pas rasé depuis perpette ou je ne sais quoi, il restait le William qui j'avais rencontré dans la forêt sous ces traies, et ça ne changerait jamais. La preuve je ne l'avais jamais laissé, et je revenais à chaque fois, qu'importe ce qu'il se passait, arrivait ou ce qu'il disait. C'était un aimant, et je ne pouvais pas lutter contre lui, je devais toujours de retrouver proche à un moment ou à un autre. Dans le cas contraire ? Je ressemblerai plus à une fleur fanée, quelque à qui il manquait son principal élément, sa source de vie.
J'esquissais un fin sourire, sans le quitter des yeux, en admirant toujours un peu plus ses traies. Dans trente secondes je commencerai à baver si ça continuait. Je me moquais intérieurement de moi même et me repris.

- Je compte rester beaucoup beaucoup plus longtemps que la dernière fois, et quand on retournera dans la boucle tu pourras être certain que je ne te lâcherai plus d'une semelle, je veux que tu sois heureux à chaque secondes qui passeront.

Qu'il vive enfin et arrête de se faire torturer par ses fantômes. De toute façon je ne supporterai jamais une nouvelle séparation une fois que tout cela sera fini. Évidement que pour le moment c'était impossible de rester, mais plus tard, lorsque la vie aura repris un cour normal il pourra être certain de me voir minium une fois tous les jours.

- Maintenant que tu peux me toucher, tu comptes en profiter, hein ? Lançais-je avec un sourire malicieux, en jetant un coup d'œil sur sa main qui effleurait délicatement mes lèvres.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 12 Oct - 22:25

William lui aurait sans doute fait remarqué combien elle le matait s'il n'était pas occupé à faire de même de son côté. Tout ça, le contact, c'était nouveau pour lui. Il réapprenait ce qu'il avait oublié, cette sensation de chaleur, de toucher, tout ce qui s'approchait d'un contact humain dont il avait été privé si longtemps. C'était étrange de se dire que durant tout le temps qu'ils avaient passé ensembles, ces jours qui s'étaient écoulés sans que ni l'un ni l'autre ne lâche l'affaire, les larmes, les disputes, les colères et le bonheur, tout ça s'était déroulé sans un seul contact de plus de quelques secondes, ce qui était assez pour le rendre incontrôlable. Ils avaient construit une relation fondée seulement sur les paroles et les promesses de jours meilleurs, entravés par cette distance qui les caractérisait depuis le début. Maintenant, la sentir si proche, savoir qu'ils pouvaient enfin aller plus loin... Ça ouvrait tant de perspectives qu'il en avait le tournis.
    La promesse d'Anaïs lui fit chaud au cœur, et il sourit avec malice en l'entendant poser sa question.

    « Ça, j'y compte bien. Pourquoi, t'as peur de ce que je pourrais te faire ? »

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mar 13 Oct - 21:57

- Hum... Non, pas vraiment.

Et il avait l'air bien parti pour justement "faire" la dernière fois. Si je n'avais pas su pour les caméras comment aurais-je réagi ? L'aurai-je laissé ? Je n'en savais rien... Pour tout vous dire je ne voyais pas notre première fois dans l'institut. Franchement, il y avait beaucoup mieux comme cadre, non ? Puis ce n'était pas comme si le temps nous était compté, dans l'éternité que nous avions.
D'ailleurs comment serions-nous dans ... Soixante ans ? Physiquement toujours les même, c'était certain, mais après ? Je ne voyais pas du tout le futur, peut-être en aurai-je marre de vivre dans la boucle.. Alors que ferais-je ? C'était des questions qui n'étaient pas d'actualité, mais elles le seraient un jour ou l'autre, c'était inévitable. Quoi qu'il en soit, je faisais en sorte de ne pas trop y penser. Une étape à la fois et j'estimais que l'Institut était une grande étape. Sûrement celle qui nous changerait radicalement.
Je me relevais légèrement sans quitter son étreinte, juste pour être plus droite et donc dans une position plus confortable, puis je posais ma tête contre lui, les yeux clos.
Le silence s'installa, pas gênant du tout. Je profitais en silence de sa respiration que j'entendais très clairement (en ayant l'oreille collée contre lui c'était logique en même temps) , de la chaleur et du bien être qu'il instaurait rien qu'avec sa présence. J'aurai pu rester des jours entiers ainsi, l'esprit vide, en le gardant juste, lui. Puis, doucement, je dis :

- William ? Je veux rentrer, avec toi. Je voudrais tellement que tu ailles mieux et qu'on puisse reprendre une vie normale, que tout ça soit fini...


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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 14 Oct - 13:04

William émit un bruit étouffé, à mi-chemin entre le grognement et le gémissement. Elle venait de toucher un point sensible, mais il ne se voyait pas du tout retourner dans la boucle de Miss Tit actuellement. L'enfer de solitude qu'il avait expérimenté là-bas était bien pire que l'Institut. Il ne voulait pas décevoir les attentes d'Anaïs en avouant qu'il perdait tout espoir quand elle n'était pas à ses côtés. Alors que répondre à ça ? Il était désolé pour eux, pour ce qu'il était, et il lui avait avoué plus de fois qu'on ne pourrait le croire aux premiers abords. Anaïs avait d'ailleurs déjà formulé de nombreuses fois son refus de l'écouter. Elle pensait vraiment que ce n'était pas de sa faute, que sans lui elle ne pourrait pas vivre une vie normale de particulier ?
Tout cela ne fallait que lui rappeler que même pour un particulier, il n'était pas normal. Et pour la boucle... Rien que le fait de voir l'extérieur, de sentir de l'air sur son visage lui semblait irréel, lui qui passait ses journées entre quatre murs blancs.

"Moi aussi," finit-il par dire sans conviction.

Les légers tremblements qui le secouaient témoignaient de sa dépendance aux médicaments. Il savait bien qu'il était censé espérer mais c'était trop dur surtout quand il était à bout physiquement.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 14 Oct - 18:51

Toujours aussi persuasif. J'allais commencer à y croire s'il n'y avait pas eu ce manque d'entrain. Mais qui croyait-il berner en faisant ça ? Qu'il me dise de manière franche ce qu'il pensait, et non ce qu'il venait de me dire pour me faire plaisir. Il n'avait pas l'air décidé parler. Je soupirais discrètement. Si un problème était réglé un autre s'ajoutait, c'était évident. Ils se relayaient comme une chaîne inlassable, ils nous empêchaient totalement de vivre que nous le voulions. C'était désespérant et j'allais moi même commencer à désespérer si cela continuait. Si ce cycle de difficulté qui s'ensuivaient au fur et à mesure, encore et encore. Je n'étais pas prête de lâcher, mais ça devenait de plus en plus difficile, c'était certain. Je posais une de mes mains contre les siennes qui me retenaient contre lui, pour me persuader moi même que tant qu'il me tiendrait contre lui tout irait bien. Et que tout avait une fin. Les bonnes comme les mauvaises choses. Donc un jour ça changerait. Et il fallait y croire, parce que c'était une des choses qui me mettaient encore debout le matin. Me dire que tout s'arrangerait. Quoi qu'il arrive, quelle que soit la suite des événements, il y aurait un jour où il sortira de cet endroit, et je serais toujours là, avec lui.

- Et une fois là-bas, on pourra faire ce que tu avais en tête la dernière fois. Ajoutais-je en espérant le faire sourire.


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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 15 Oct - 19:31

William était presque sûr qu'elle avait remarqué son ton pas convaincu et son hésitation à l'idée de revenir dans la boucle. Elle aurait pu lui en vouloir, hausser la voix, lui demander des explications ou même hurler et s'écarter de lui. Au lieu de ça, elle était restée et avait fait comme s'il le voulait vraiment, choisissant l'humour pour tenter de le faire sourire. Il était vraiment tombé sur la perle rare.
William la serra un peu plus contre lui, l'obligeant à se placer sur ses genoux en collant son torse contre son dos. Elle ne pouvait plus voir son visage, mais elle sentait ses baisers sur son cou.

"Oui..."

L'idée semblait illusoire. Il ne fallait pas qu'elle se méprenne sur les raisons de son peu de conviction.
William déplaça avec douceur les cheveux blonds de la jeune fille sur le côté pour se faciliter l'accès.

"Tu sais, fit-il en soufflant sur sa peau, tant que tu es là je peux aller n'importe où."

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 15 Oct - 21:42

J'avais envie de rire. Pas pour me moquer, pas de sarcasme, non, juste parce que ce moment était tellement formidable que tant de joie et de bonheur me donnaient envie de rire. Je m'étais retrouvée sur ses genoux, le cou légèrement penché et relevé en sentant ses baisers. Son souffle sur ma peau me fit frissonner tandis que mon sourire s'étirait toujours plus.
Si j'avais déjà du quelqu'un ? Non... Enfin si, comme toute personne les amours de jeunesse, celui de la primaire jusqu'au collège, lorsque l'on commence à attendre quelqu'un avec qui on aurait vraiment une relation. Quelque chose fondée sur de vrais sentiments, de plus adulte. Je n'avais jamais réellement cherché. J'avais connu presque tous les hommes (et femmes ne vous faites pas d'idées) de la boucle et aucun ne retenait mon attention. Je n'avais pas d'explication mais c'était ainsi. Et finalement c'était dans la forêt que je l'avais rencontré. Notre lieu de prédilection.
Je me retournais brusquement et l'embrassais, longuement et passionnément. Après tout, embrasser transmettait tout ce qu'on était incapable de dire à haute voix. Et ça résumait assez bien ce que je pensais. Un mélange de "merci", "je t'aime" et un million d'autres pensées et sensations qui se mélangeaient pour se regrouper.
Je me relevais un peu, pour murmurer délicatement à son oreille :

- Et si je te dis que je veux découvrir toute les boucles du monde, tu m'accompagnes ?

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 15 Oct - 23:19

     Le moins qu'on puisse dire, c'était que William ne s'attendait pas du tout à ça. Il n'allait pas dire non à une telle offre, il aida même Anaïs à pivoter pour qu'elle ne se torde pas le cou en l'embrassant (elle en avait encore besoin, de son cou), et approfondit le tout. Lorsqu'ils finirent par se séparer, à bout de souffle, William affichait un sourire ravi, presque béat. ça, il était près à le faire tous les jours ! Il voulait même un abonnement à l'éternité, si ça existait. Il se rendit compte qu'il devait piquer, à cause de la barbe de trois jours qu'il affichait. Il se frotta le menton, légèrement gêné.

     "Désolé, j'ai pas vraiment cherché à me raser, ces derniers jours."

     Est-ce que ça lui plairait de parcourir le monde en compagnie d'Anaïs ? C'était vite décidé, tant que ça la rendait heureuse il serait heureux aussi. Et puis, la perspective de découvrir de nouveau horizons était alléchante, peu de particuliers ayant vécu dans des boucles pouvaient se vanter d'en avoir changer. Il faudrait voir si c'était faisable, possible. Mais si elle était là, sans hésiter.
    William cacha la frustration que provoquait le fait d'être enfermé depuis des mois pour afficher sa joie de la voir si enjouée.

     "Pas de problème, je fais mes bagages tout de suite, on part quand ?" rit-il.
    Si on faisait abstraction de ses tremblements et de son allure d'homme des cavernes, il pouvait presque paraître normal.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Ven 16 Oct - 8:41

- T'en fais pas, je t'ai déjà vu dans un état bien pire, ce n'est pas ça qui va me déranger ! Riais-je.

Certes c'était plutôt étrange de le voir ainsi, lui qui s'était toujours rasé, mais après tout ce n'était pas la mort. Les circonstances ne l'aidaient pas forcement à se garder en bonne santé.

- Dès que tu seras en forme.

Ce qui insinuait très clairement, lorsqu'il aurait dormi et qu'il serait sorti d'ici, donc qu'il irait mieux. Je n'avais pas réellement réfléchi avant de dire ça mais finalement ce n'était une mauvaise idée. Après de longues années passées dans la boucle de Miss Tit, ça nous changerait tous les deux une nouvelle vie ailleurs. Nous pourrions tirer un trait sur cette histoire et ne vivre qu'en se préoccupant du présent. Découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles personnes. Voyager avec lui serait la plus belle chose que je pouvais espérer. L'entreprise était risquée, il y aurait forcement des moments où le danger serait imminent, des situations critiques, mais jusqu'ici, nous nous en étions sortis. À part des blessures (plus ou moins graves) personne n'était mort. Alors cette chance - et malchance d'un autre côté - continuerait à nous poursuivre pour nous sauver la mise.
Je n'avais aucune idée de comment Miss Tit réagirait, mais dans un sens nous ne lui causerions plus de problème. Il fallait avouer qu'à nous deux nous en avions causé des soucis, et pas des petits. Peut-être serait-elle heureuse de se débarrasser de nous finalement.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Dim 25 Oct - 22:35

     Ce n'était pas faux, il y avait eu bien pire, dans tous les sens du terme. Mais quelque chose lui disait que tant qu'ils étaient ensemble tout irait bien. Peut-être était-ce juste une illusion, pour l'instant on pouvait dire qu'ils avaient eu de la chance (ou beaucoup de malchance, selon le point de vue). Ils étaient encore un peu près entiers, même si William avait l'impression que sa personnalité se désagrégeait peu à peu, comme s'il laissait des bouts de lui-même qui partaient en poussière à chacune de ses crises. Quant à Anaïs, si elle avait changé il ne le voyait pas, ou alors s'en accommodait très bien.
Quant il irait mieux...

   "On risque d'attendre longtemps, alors..."

    Il les rouvrit et les posa sur Anaïs, fatigué.
    Est-ce qu'il avait abandonné lâchement ? Non, d'après lui il avait longtemps essayé de s'en sortir, mais il s'avérait qu'il avait baisser la garde au plus mauvais moment. Pourtant, après sa rencontre avec Anaïs, après avoir acquis la certitude qu'elle l'aimait (qu'il avait toujours du mal à croire), tout devait aller bien, les choses auraient dues s'améliorer d'elles-même. Au lieu de cela, le point d'auto-destruction avait été atteint avec une facilité déconcertante malgré tous ses efforts.
    De tout cela, dans les cauchemars qui le poursuivaient partout, il n'y avait qu'une conclusion à tirer.

   "Tu es ma lumière."

    Ce n'était pas un de ces mots d'amour niais et débiles, elle le tirait vraiment hors des ténèbres dans lesquelles il était depuis si longtemps.
    William s'appuya contre le mur et ferma les yeux une trentaine de secondes avant de les rouvrir.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Lun 26 Oct - 21:40

- On a attendu très longtemps que tu puisses accepter le contact, et là je suis dans tes bras je te signale. Certes cela pris du temps, mais ça en valait la chandelle, non ? Essayais-je de le convaincre. On arrivera toujours au bout de nos peines, il faut juste persévérer.

Et je croyais tout ce que je disais. D'ailleurs j'avais raison. Tout avait changé il y a peu de temps, un côté s'était amélioré et un autre s'était aggravé. Mais s'il y avait une évolution dans un sens, je ne voyais pas pourquoi il n'y en aurait pas dans l'autre. Tout avait une fin, les bonnes comme les mauvaises choses, celle-ci aurait donc elle aussi une fin, elle ne ferait pas exception.
Je me rasseyais contre lui, la joue contre son torse et soupirais longuement.
Tant que je serais là, je ne lui permettrais pas d'abandonner une nouvelle. D'abandonner et de m'abandonner.
J'esquissais un sourire, ne sachant pas vraiment prendre ses paroles. C'était un compliment, certes, enfin... Sûrement, qui faisait chaud au cœur. Mais je ne voyais pas où il voulait en venir, ni ce que je devais répondre. À part "merci" peut-être, mais je n'étais pas certaine que c'était dans le contexte. Alors je relevais la tête pour le regarder.

- Je suis fière d'être la tienne alors.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 11 Nov - 19:57

Oui... C'était comme ça que tout devait être. Toujours. Si seulement...
Crois-tu que nous allons vraiment de laisser tranquille ?
Tais-toi, Vince.
Non. Tu as assisté à nos morts. Tu nous as laissé mourir, tu as survécu en emportant avec toi nos âmes. Tu as sur les mains le sang de ceux qui t'avaient accueilli et soigné. C'est comme ça que tu veux vivre ? Coupable. Tu es coupable. 
Tu l'as toujours été.

     William gémit. Non, pas maintenant, il avait tenu tout ce temps sans médicaments pour avoir les idées claires, maintenant c'était exactement l'inverse qui se produisait. Il ne fallait pas oublié que les neuroleptiques, c'était pour lui permettre d'arrêter de penser au drame – et d'arrêter de penser tout court, d'ailleurs. Est-ce qu'il valait mieux qu'il passe sa vie poursuivi par des monstres de sa création, ou alors abruti de médicaments au point de ne plus se souvenir de qui il était ? Il fallait sa poser la question avant, maintenant, c'était trop tard. Il était devant les faits, les faits plus qu'aguerris, ou plutôt devant des illusions, créations de son esprit malade qui le terrifiaient au point qu'il ne soit plus maître de lui-même. Cet Institut avait de nombreux bienfaits, hein ?! Qu'avaient-ils fait pour lui pour le moment, à part le bourrer de calmants qui ne faisaient plus autant effet qu'avant ? Qu'arriverait-il s'il s'y habituait au point de ne plus pouvoir s'en passer ? Ça avait déjà commencé. Les tremblements, les cauchemars malgré le traitement, crois-tu vraiment qu'ils puissent te guérir en anéantissant les symptômes ? Symptômes qui couvaient toujours et n'attendaient qu'un relâchement de ta part pour jaillir avec plus de puissance ?
C'était ce qui était en train d'arriver. Il déraillait, une fois de plus. Et la fatigue physique n'arrangeait pas les choses. Anaïs avait forcément dû remarquer les battements de son cœur qui redoublaient d'intensité contre elle. William tenta une nouvelle fois de contenir ses divagations, sans succès. Il ne pouvait pas fermé les yeux, il verrait cet être perdu qu'il avait devant lui, mais encore plus proche, plus sanglant. Vince. Il avait l'impression qu'à chaque fois, il était là pour le faire souffrir un peu plus, pour que William cède et finisse par le rejoindre dans le royaume des morts. A chaque fois, William cédait à la peur. Mais la mort... Il avait trop soif de vivre pour se perdre entre ses griffes – même s'il avait déjà essayé.
En premier lieu... Éloigner Anaïs. La respiration sifflante dès le moindre effort, William la descendit de ses genoux, incapable de quitter des yeux l'apparition éventrée de Vince, défiguré par un sourire sanglant. Il devait s'accrocher à l'idée qu'Anaïs était dans la pièce. Il ne voulait pas la faire souffrir, il devait se contrôler. Donc, s'éloigner, une nouvelle fois. Vince avançait. William cherchait désespérément une porte de sortie, titubant en arrière, mais les murs blancs se succédaient aux murs blancs sans répit. Pour lui, il n'y avait que du noir. Des ténèbres. La Mort habillée de soie rouge qui lui rendait visite dans ses cauchemars éveillés. William aurait voulu hurler, lui crier de s'en aller, de cesser de le tourmenter, le supplier si cela c'était avéré efficace, mais il manquait d'énergie. Il s'appuya sur le mur, sur le point de tomber dans les pommes, nauséeux mais n'ayant rien à vomir, et s'effondra dans un des coins de la pièce.

    Il n'avait pas vu que des hommes aussi blancs que les murs de sa cage venaient d'entrer pour le neutraliser. Ils n'étaient que des ombres mouvantes qui s'ajoutaient à celles de ceux qu'il avait laissé mourir, cette nuit-là.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 11 Nov - 22:01

Quelque chose changea. ça n'allait plus. Je relevais lentement les yeux vers lui, sa respiration n'était plus normale, plutôt sifflante, je sentais son cœur tambouriner toujours plus contre sa poitrine et moi-même. Il me leva et je dus me détacher de lui à regret. Il fallait que ça recommence, les calmants ne faisaient pas effet infiniment je le savais, mais quand même. J'avais espéré pouvoir rester avec lui plus longtemps. Je le regardais s'éloigner, sa mine terrifiée faisait tout aussi peur à voir que ce que ce lui devait voir. J'avais envie de l'aider, je ne pouvais pas le laisser dans cet état, je pouvais faire quelque chose ! Je me retournais brusquement lorsque les médecins entrèrent. Un s'approcha de moi, et m'intima de ne pas bouger, de rester où j'étais. Je lançais des regards nerveux de William aux hommes en blancs, comme prise dans un étaux, alors que je n'étais pas en tord, mais c'était la sensation que j'avais. Et lorsqu'il s'effondra ce fut automatique, j'ignorais l'homme qui tenta de m'attraper malgré tout, et m'approchais de lui. Je savais bien qu'encore une fois ça aurait des répercussions, j'allais de nouveau recevoir les foudres du docteur je-sais-plus-quoi, mais en ce moment même je m'en fichais. Il pourrait bien dire ce qu'il voulait, je n'avais rien à me reprocher. Je m'agenouillais face à lui, désespérée face à son mal-être, ses cauchemars et ses visions... Désespérée de me retrouver ici, désespérée de le voir dans une telle situation. Mais j'us à peine le temps de faire quoi que ce soit qu'un des médecins m'attrapa le bras et me fit reculer brusquement. Il m'aida par la suite à me relever (ce qui m'arrangea bien) mais décida de ne pas me lâcher (ce qui m'arrangea moins). Je remarquais cependant que la pièce ne se refroidissait pas comme d'habitude. Je ne voulais pas qu'ils soient frigorifiés, c'était jusque que d'habitude dans ce genre de moment mon don prenait la relève, ce qui n'était pas le cas ici. Je lançais un regard à celui qui me tenait et m'obligeait à aller dehors. Mais non ! Je ne sortirais pas ! Je me débattais alors pour lui échapper. A lui seul, avec un peu de chance j'arriverai à passer entre les mailles du filet, mais si un autre venait c'était fini. Je me démenais pour lui glisser entre les doigts, en vain.

- Lâchez-moi ! J'peux pas le laisser seul ! Mais laissez-moi !    

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 11 Nov - 22:40

     Il fait si noir... Impossible de se repérer. Impossible de voir où il était, mais la sensation d'étouffement n'en était que plus présente. Elle le prenait à la gorge, l'empêchait de respirer correctement. Il ne savait pas où il était, mais une chose était sûre, c'est qu'il était piégé, à la merci de ceux qui le traquaient, incapable de s'échapper car il n'y avait aucune sortie. A cela s'ajoutait la peur, alors même qu'aucune vision ne se présentait. La connaissance de ce qui allait se passer décuplait la terreur qui pointait en minuscules vaguelettes qui se transformaient ensuite en vague qui déferlait sur lui, emportant tout le reste sur son passage. Tout ce qui aurait pu arrêter ce raz-de-marée se révélait futile face à la puissance des éléments. Sauf que la peur, contrairement aux inondations, n'était pas une catastrophe naturelle, mais bien un sentiment humain. Néanmoins, elle apportait la même destruction de l'être, agissait aussi subitement, emportait avec la même violence les lambeaux de l'âme dont elle avait pris possession. Lorsque son emprise était si forte, ancré au plus profond du cœur, l'homme perdait tout espoir, et devenait plus instable que jamais.
    Ils allaient venir, les fantômes du passé. Ils seraient là sous peu, avides de détresse. Avides d'émotions heureuses qui s'échappaient de lui à mesure que la panique et l'horreur gagnaient du terrain. Oui, ils arrivaient, Vince était déjà là, il s'infiltrait sous ses paupières closes, rivalisait de peu avec la Mort. Non, plus exactement : c'était sa personnification de la mort, accompagnée des cris d'agonie et de ce choc sourd sur le bois qui n'en finissait pas de retentir.
    Beaucoup seraient incrédules face à ce qu'il endurait seul, enfermé, calfeutré dans son esprit qui ne pouvait plus filtrer les appels à l'aide, les signaux qu'envoyaient sa mémoire en état de choc depuis si longtemps. Qu'est-ce qui l'avait fait basculer ? Qu'est-ce qui l'avait fait replongé ? Il ne savait plus. A vrai dire, il n'en avait rien à faire. pourvu que cela cesse... Pourvu qu'il l'achève, qu'on en finisse.
     Lâchez-moi !
Une voix ? Qui peut bien hurler dans un moment pareil ? Alors que les ténèbres se refermaient sur lui, William eut comme un sursaut de conscience. Quelque chose qui le tira vers la surface. Une volonté, un petit bout d'esprit, déterminé à ne pas les laisser lui prendre ce qu'ils convoitaient. Qui était-ce ? Il n'en savait rien, il...
Anaïs.
     William ouvrit les yeux. Ils l'empoignaient sans ménagement, pour dégager le passage, elle résistait mais ils n'en avaient que faire. La colère gonfla en William, une haine tenace et dangereuse. Son premier réflexe fut de frapper, encore et toujours. Mais les infirmiers n'étaient pas idiots, ils avaient appris depuis le temps - c'était d'ailleurs pourquoi ils ne l'avaient pas approché alors qu'il semblait inanimé, affalé contre le mur. Ils n'étaient pas idiots, mais ils l'avaient sous-estimé encore une fois. Qu'il soit épuisé ne le mettait pas hors d'état de nuire - pas encore. La colère... Un moteur instable, mais un moteur quand même. William ne réfléchissait pas assez pour vouloir utiliser son don, tout ce qui lui importait c'était qu'ils lâchent Anaïs. Tout de suite. Le jeune homme ne sut pas comment il réussit à se lever, ni comment il réussit à s'approcher d'Anaïs avec trois infirmiers à ses trousses - il du en aplatir un ou deux dans la foulée. Alors qu'il allait frapper celui qui la retenait, il sortit une aiguille. Il agissait seulement par réflexe, son esprit avait passé le relais à sa haine qui, seule, mettait son corps en mouvements. Il ne réagit pas assez vite lorsque l'instrument bourré de calmants s'approcha de lui.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Mer 11 Nov - 23:10

J'arrêtais de me débattre, les yeux écarquillés en voyant William se relever. Il dégagea les deux médecins rapidement, celui qui me tenait s'était lui aussi arrêté, trop surpris pour réagir pour le moment. De ce fait j'aurais pu, moi aussi, me dégager de celui qui me tenait toujours pour me mettre dehors, mais je ne m'attendais tellement pas à ce retournement de situation que.... Je restais moi aussi, immobile à le regarder. Si j'avais su que crier de la sorte l'aurait sorti de ses vision je l'aurai fait plutôt. Il s'approchait désormais de moi, enfin de nous puisqu'il n'avait toujours pas bougé. J'esquissais un sourire, mais celui-ci se déforma bien rapidement en voyant la main du médecin prendre quelque chose dans la poche de sa blouse. Quelques secondes plus tard il avait une seringue avec la dose de calmant comme la dernière fois. Mais s'il l'injectait à William, c'était certain qu'ils me mettraient à la porte ensuite. Or depuis le début, ce que je voulais, c'était rester avec lui. Surtout qu'il ne l'avait pas vu. D'un geste brusque je dégageais mon bras de sa main moite et me plaçais face à William. La seringue continua malgré tout sa route pour traverser ma manche et se planter dans mon bras.
Je me crispais, je compris en quelque seconde qu'il ne s'était pas arrêté, et que résultat du travail c'était moi qui allait...
Je sentis une immense fatigue me tomber dessus, le monde devint lentement flou, et je trouvais quelque chose derrière moi pour me retenir. Mes yeux se fermaient sans que je ne l'accepte, impossible de contrer les effets. Je chutais alors, déjà dans une phase de sommeil plus au moins profonde.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 12 Nov - 20:26

    William plaqua l'infirmier contre le mur, l'étranglant d'une main. Ça s'était passé si vite que celui-ci avait lâché la seringue qui les menaçait tous deux quelques secondes auparavant pour porter les mains à sa gorge, mais William ne risquait pas de lâcher prise. Oh que non. Il fixait de ses yeux déments le type, furieux contre lui. Il avait l'intention de le tuer. Il l'aurait certainement fait si Anaïs ne s'était pas écroulée comme une poupée de chiffon. William lâcha l'infirmier pour la rattraper avant qu'elle ne touche terre et s'assomme. Il passa un bras sous ses genoux avant qu'elle ne lui glisse des mains et la souleva complètement. Qu'est-ce qu'elle avait ? Elle faisait un malaise ? Elle était blessée ? Merde, William, sers-toi de ton cerveau. Mais son cerveau était passé en mode veille, épuisé par ces nuits sans sommeil. William était en pilotage automatique. Néanmoins, il comprit vite ce qui s'était passé. Et la seule chose qui le retint de les frapper jusqu'à ce que mort s'ensuive fut qu'il avait Anaïs dans ses bras. Il se fit violence pour ne pas la lâcher et cogner.
    Son état d'esprit dut se lire sur son visage parce que l'assaillant le plus proche recula.
    William ferma les yeux quelques secondes pour contenir sa rage, puis les rouvrit.

    "Disparaissez."

    Ce n'était même plus un ordre, ou même un conseil. La menace qui perçait dans son ton aurait pétrifié n'importe qui. Voyant qu'ils ne réagissaient toujours pas, William hurla.

    "ALLER !"

    Enfin, ils déguerpirent. La porte claqua tandis que le jeune homme, les bras serrés autour d'Anaïs, se retenait de la défoncer à coup de poings. De toute façon, elle était conçue pour résister s'il essayait, mais il s'en fichait éperdument. William se focalisa sur Anaïs, dont les yeux à demi-clos voyaient sans rien voir.

     "Anaïs ? Anaïs, répond !"

     Elle ne va pas répondre, crétin, elle a reçu ta dose de calmant. Le jeune homme tenta de réfréner son angoisse exacerbée par l'idée qu'elle pouvait y passer si les médicaments s'avéraient trop puissants. Lui il les supportait, mais elle !.. William se rendit compte qu'il se mordait la lèvre seulement quand le gout métallique du sang lui envahit la bouche. Il porta Anaïs jusqu'au lit et l'allongea doucement, attentif à sa respiration tranquille. Elle semblait dormir, comme ça. Mais il n'en était rien, elle était comme droguée, dans un état comateux inquiétant. Et lui qui ne pouvait rien faire ! L'impuissance le tuerait. William se mit à marcher de long en large, se fichant complètement qu'ils le prennent pour un cinglé dehors. Que faire dans ces conditions ?
    Finalement, ses forces ne mirent pas longtemps à l'abandonner, comme sa rancœur qui faiblissait. Il se traina jusqu'au lit et s'adossa au mur, n'ayant rien de mieux à faire. Assis aux pieds d'Anaïs, il scrutait son visage paisible. Il ne se rendit même pas compte qu'il sombrait dans le sommeil, et glissa le long du mur pour finir à moitié sur elle dans une position très inconfortable. Mais comme il dormait à point fermés, il ne risquait pas de s'en offusqué.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 12 Nov - 21:48

La pièce était... Différente, le lit n'était plus le mien, l'odeur qui flottait dans l'air n'était pas celle de la maison des particuliers et encore moins de ma chambre. L'esprit embrouillé par quelque chose dont je ne me rappelais pas la raison. Tout ce que je comprenais c'était que je n'étais plus dans la boucle de Miss Tit, alors où ..? Les membres toujours lourds, incapable de poursuivre deux pensées cohérentes pour le moment, je fixais le plafond. Blanc, puis les murs aussi d'ailleurs. Après un long moment, je compris enfin où j'étais et pourquoi ainsi. Qui aurait cru que le médecin continuerait sa route malgré tout ? En fait, combien de temps avais-je dormi moi ? Longtemps, très longtemps, ça j'en étais persuadée, mais ça ne m'avançait pas vraiment. Je fronçais les sourcils, tout en réfléchissant. Dès que je sortirai d'ici je me ferai démonter, pas de doute la dessus. Ils allaient tous me passer le savon de ma vie, pire que Miss Tit. En toute franchise je n'étais pas contre retarder ce moment... Je soupirais longuement, et fis un gros gros effort pour me relever légèrement. Je fus alors surprise de trouver William qui me dormait de nouveau dessus. Un sourire vint embellir mon visage pâle. Alors comme ça on profitait de ma sieste pour m'utiliser comme matelas ? Et ce n'était pas la première fois ! J'allais lui ressortir ça, rien que pour que nous échangions les rôles un jour !
Je reposais ma tête sur son oreiller et essayais de reprendre une respiration tout aussi profonde que lorsque je dormais pour que, justement, lui puisse continuer à dormir. Ce n'était pas un secret, le fait qu'il manquait toujours autant de sommeil. Or, il ne bougeait pas, ne criait pas, il était on ne peut plus calme et je ne pouvais pas lui reprendre ça sous prétexte qu'il me dérangeait (ce qui n'était pas du tout le cas de toute façon). Non, il pouvait rester ainsi autant de temps qu'il le voulait.
Je souriais silencieusement, et refermais mes yeux.  

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Ven 13 Nov - 23:07

Un peu plus tard, enfin, un peu beaucoup plus tard, je me réveillais une nouvelle fois. William dormait toujours, j'étais soporifique ? Sûrement, quand il dormait sur moi tout avait l'air d'aller bien. Nouveau don, tiens ! Je me redressais doucement et tentais de me caler contre le mur sans trop bouger. Mais c'était impossible, ça reviendrait à le faire bouger beaucoup trop et donc à le réveiller, sauf que je ne voulais pas. Je me rallongeais une nouvelle fois tranquillement, mais décidais de changer les choses.
C'est-à dire que doucement, je me décalais pour que sa tête repose sur le lit, avec un peu de chance il ne réagirait pas, puis je me mis à sa hauteur, pour me retrouver face à lui, mais toujours en étant allongée. J'étais donc très proche de lui, à l'observer et détailler chaque détail. Son visage avait repris des couleurs et les cernes s'étaient légèrement estompées, il avait meilleure mine que tout à l'heure, ou hier... Enfin avant que je sois endormie.
Je caressais délicatement son front, puis sa tempe pour finir sur sa joue.
Après un moment ainsi, il commença à se réveiller. Il bougea un peu plus, jusqu'à ce que ses paupières se relèvent pour me certifier qu'il était bel et bien éveillé. Je souriais et laissais néanmoins ma main sur sa joue.

- Alors, bien dormi ?

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 19 Nov - 20:53

   William grommela quelque chose d'inintelligible en resserrant sa prise autour d'Anaïs. La joue sur son ventre, il avait dû bouger durant son sommeil pour la rapprocher de lui et la garder pour lui tout seul, comme un gamin qui ne supporte pas qu'on touche à son doudou. Un bien délicieux doudou, en chair et en os, heureusement indemne. Mais cela, William ne l'avait pas encore constaté, émergeant lentement d'un sommeil lourd et infiniment reposant. Lui, il voulait égoïstement rester dans ce monde de rêves qui lui avait ouvert ses portes. En tout cas, le marchand de sable avait frappé à la bonne porte : William avait eu besoin de cette parenthèse octroyée, certes involontairement mais qui avait fait ses preuves - ou qui allait les faire.
   Ce fut le contact des doigts frais d'Anaïs qui le réveilla doucement. A force de passer et repasser au même endroit, elle allait finir par creuser une ride sur son visage, tiens. N'empêche, c'était agréable de se réveiller comme ça, le jeune homme aurait voulu que ce soit ainsi tous les jours. ça existait, des abonnements à la carte pour Anaïs ? Des contrats de location longue durée ? Aussitôt, William tiqua : hors de question de la laisser passer dans d'autres mains (et Anaïs n'était pas un objet, aussi, mais ça, il était encore trop endormi pour y penser). Cette certitude acheva de le faire émerger et il ouvrit les yeux. Elle était bien là, devant lui. Il lui fit un grand sourire encore envahi des brumes du sommeil qu'il venait de quitter.

  "Tu me chatouilles," rit-il doucement.

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MessageSujet: Re: L'Institut - Bienvenue chez les particuliers très particuliers - Entrevue 2   Jeu 19 Nov - 21:39

Ses pupilles grises apparurent, il me regardait, je le regardais. D'habitude, dans cette situation il se serait relevé brusquement pour s'éloigner. Mais c'était fini ça. Désormais nous avancions réellement, il y avait un avenir devant nous, quelque chose de fondé, et non de simple parole promettant un avenir promis. Quelque chose qui ne pouvait qu'être belle avec lui. C'était ce que je désirais depuis longtemps, et j'avais un mal fou à me persuader que rien ne serrait plus comme avant. Plus de distance qui nous frustrait mais augmenter toujours le désir qui sommeillait en nous, plus de moment difficile où le contact semblait obligatoire mais était pourtant impossible. Non... Tout ça c'était fini, achevé, résolu, nous pouvions passer à autre chose. Mais ce n'était que le premier problème qui venait de se résoudre, il en restait encore beaucoup. Dont déjà quitter cette pièce froide qui me tapait moi même sur les nerfs, ainsi que les caméras qui nous surveillaient constamment. La forêt et la liberté que nous avions me manquaient, et j'étais pressée de fuir l'Institut en sa compagnie.  
Je craignais qu'en me voyant réveiller ils viennent me chercher, cependant personne n'entrait, à mon plus grand soulagement.
Je souriais, mais ne cessais pas mon geste. Pas envie, vraiment pas envie. D'habitude c'était l'inverse, mais cette fois je voulais continuer. Parcourir chaque millimètre de sa peau, le découvrir encore et encore, puis n'arrêter mes caresses que lorsque je serais obligée, et encore.

- Tu voudrais que j'arrête ? Sur un ton amusé.

Même si cette question n'aurait aucune conséquence puisque je continuais malgré tout.

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