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 Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Jeu 19 Nov - 21:40

   "Moi non plus," marmonna William.

    Sa voix lui sembla rauque et parcheminée, tout comme sa gorge.
    ça faisait un certain temps qu'il était réveillé. Enfin, réveillé, un bien grand mot : son corps refusait toujours de faire quoi que ce soit, si quelqu'un entrait dans la pièce en hurlant il ne pourrait pas lever le petit doigt pour l'en empêcher. D'ailleurs, il lui avait fallu un moment pour comprendre où il se trouvait et dans quelles conditions. Le jour filtrait à travers les volets fermés de la pièce. Sa vue s'était habituée à la pénombre, et il avait finalement reconnu la chambre d'Anaïs - décidément, encore et toujours elle. Il ne s'y sentait pas à l'aise mais cette impression ne représentait pas grand chose dans la balance par rapport à la présence incongrue d'une création de son imagination : un homme défiguré se tenait, tremblotant, à proximité de la porte. William savait très bien qu'il n'était pas réel, il avait eu de longues minutes pour s'en convaincre, avant de se rendre compte que les deux filles s'étaient réveillées.
   Tant qu'il l'ignorait, tout irait bien.

    "A vue de nez, j'dirais... Dix ou douze heures," fit-il finalement pour compléter sa réponse.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Jeu 19 Nov - 22:16

Je sursautais brusquement en entendant sa voix rauque répondre à la question. Je n'avais même pas remarqué qu'il était éveillé, peut-être l'avions-nous gêné ? Désolée, ce n'était pas dans mes intentions... Je tournais la tête vers lui, la bouche à moitié ouverte, surprise par sa brusque entrée dans la conversation, sans oublier que mon cerveau mettait un certain temps à réagir en ce moment. D'ailleurs, ça commençait à m'ennuyer au plus au point. Si j'arrêtais de végéter en regardant le mur et que je bougeais un minimum ..? Mais il n'y avait rien à faire, William désormais conscient, je ne pouvais plus l'approcher, quant-à Esa, je ne savais toujours pas dans quel camp la mettre. Devais-je la considérer comme une ennemie ? La haïr pour tout ce qu'elle nous avait fait en une seule et même journée ? Tout était confus, trop confus. Je ne savais plus, elle m'avait aidé, aidé William pour me sauver, et pourtant... ça partait dans tous les sens, je n'arrivais plus à suivre mes propres pensées, jusqu'à se qu'elles fassent une pause par elles-mêmes. Je décrochais mon regard de William, pour le replacer face au mur se trouvant devant moi. A force il allait être rodé, je l'observais sous toute ses coutures, aucun détail ne m'échappait. D'ici une heure ou deux je connaîtrais parfaitement mon mur... Waouh, exceptionnel, la mission de ma journée. Hier c'était tuer un estre, aujourd'hui... Découvrir sa chambre. Bref.
Je secouais longuement la tête les yeux clos, puis la relevais.

- Je veux des explications. Déclarais-je sans contrôler le tremblement qui s'échappait de ma voix.  

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Jeu 19 Nov - 22:33

    Des... Explications ?..
    Confus, William jura tout bas en essayant de détacher les yeux de ce cauchemar ambulant juste derrière Anaïs. Il avait bien du mal à la regarder en face, mais pas pour les raisons qu'elle pouvait imaginer. Il était incapable de faire un geste, et s'il voyait ce type ensanglanté, ça ne pouvait signifier qu'une chose : soit il était en train de cauchemarder, donc il était endormi, soit il était bien réveillé et pas du tout, mais pas du tout en forme, à cause d'une ennemie qu'il connaissait bien, la fièvre. Et effectivement, il n'était pas bête au point de ne pas avoir remarqué que quelque chose clochait : personne ne se retrouve naturellement torse nu, plus ou moins par terre, dans un état physique lamentable, en compagnie de deux filles pas en très grande forme. Ajoutons à cela que l'état psychique n'était pas non plus au beau fixe, parce qu'il était incapable de savoir ce qu'il faisait là, et pourquoi il se sentait aussi mal. Il n'y avait qu'à attendre que ça passe, juste... Juste attendre.
    Mais la blonde, là, demandait des explications, et sa frayeur se devinait derrière sa voix blanche. Qu'est-ce qu'elle lui voulait, au juste ? William se mordit l'intérieur de la joue, tentant d'éloigner cette brume chaude qui l'enveloppait. Il avait bien le droit de se souvenir de qui il était et de ce qu'il avait fait, non ? Et bien apparemment, non. Est-ce que s'il répondait à côté, la jolie fille - Anaïs, se répéta-t-il mentalement - serait fâché et quitterait les lieux ? Si ça venait à se produire, il serait bien incapable de la suivre. Il ne voulait pas que ça se produise, alors autant tenter quelque chose, c'était toujours mieux que rien.

    "Je... commença-t-il, déglutissant à grand peine, je suis désolé ?.."

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 20 Nov - 17:31

Désolé ? Mais j'espérais bien qu'il était désolé ! Après avoir passé une soirée de fou j'espérais bien oui ! Je désespérais en silence et retenais l'envie de me barrer d'ici. La force ? Bien sûr que je l'aurai eue, puis j'aurai pu m'écrouler plus loin dans le parc, ce n'était pas un problème. Ce qui m'en empêchait c'était que je n'avais pas pris de douche, et seul mon visage était dégagé de la terre, à la différence d'eux : Elsa était assez propre et William je m'étais débrouillée pour l'aider. Il ne restait que moi. En me voyant ainsi les particuliers se poseraient des questions, trop de questions.
Je réprimais un frisson du au froid, me frottais frénétiquement le visage. Cette discussion n'aboutirait à rien, peut-être qu'au fond je ne voulais pas savoir ce qui l'avait poussé à l'embrasser. Avais-je encore ma place auprès de lui ?
Je l'observais, silencieuse, sans lui répondre, et je ne laissais pas Elsa prendre la parole que je me relevais un peu pour m'approcher de lui. Mes yeux dérivèrent sur son torse et je détaillais les cicatrices et les blessures rouges qui le parcouraient. Je priais pour qu'elles ne s'infectent pas, je n'étais plus capable de faire grand chose donc commencer à nettoyer une plaie à la fois, ce serait impossible.
Puis je posais mes mains sur son front bouillant. Même pas besoin d'utiliser mon don, elles étaient glaciales sans rien faire, avantage de la fatigue. Enfin, avantage, c'était à voir ... Sachant qu'elles ne risquaient pas de se réchauffer pour le moment.
Je soupirais longuement, avec une mine triste n'améliorant pas mon visage pâle.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 20 Nov - 18:25

    Cette fille était vraiment stupide. Une sorte de répulsion anima William, un dégout dont il ne chercha même pas à déterminer l'origine. Et puis de la colère, aussi, beaucoup de colère. Il était bien là avant qu'elle ne se déplace avec une sorte de soupir lassé. Si elle n'avait rien de mieux à faire que de se comporter avec un animal blessé, ça l'arrangerait qu'elle parte directement, il n'avait pas besoin de sa pitié. Ni d'elle, d'ailleurs. Il n'avait besoin de personne. Du moins c'est ce qu'il croyait dur comme fer en cet instant. Tout ce qu'il voulait, c'est qu'elle s'éloigne de lui, même si ça impliquait qu'elle débarrasse le plancher de la chambre. Lui serait bien parti, en fait, mais il n'était pas en pleine possession de ses moyens et scrutait toujours l'épouvantail ensanglanté créé par son imagination de l'autre côté de la pièce. Lorsqu'elle appliqua ses mains sur lui, il ne perdit pas un instant et sa voix fusa, venimeuse, dans le silence qui s'était installé.

    "Casse-toi de là, idiote."

    Il ne savait pas vraiment pourquoi toute cette haine déferlait d'un seul coup, mais dans tous les cas il ne voulait pas qu'elle approche. Et puis il y avait autre chose qui le persuadait que la faire s'éloigner était la bonne solution : il y avait sa tête, la pâleur de son teint, une inquiétude qu'il était incapable de déchiffrer à cause de la flamme qui lui dévorait les idées.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 20 Nov - 19:25

Pardon ? C'était à moi qu'il causait là ? C'était moi qu'il venait de traiter d'idiote ? J'ouvrais la bouche, puis la refermais, les yeux écarquillés, blessée, puis ma main partie toute seule. Mes tentatives pour l'aider étaient repoussées, il ne voulait pas d'aide, du moins pas de la mienne. Je me redressais brusquement, faillis tomber à la renverse mais réussis néanmoins à garder l'équilibre sur mes deux membres. Vexée, touchée, je me retournais vers Elsa et lui lançais un regard noir. C'était sa faute ! Entièrement sa faute ! Qu'ils aillent de faire voir ! Qu'ils dégagent de ma chambre ! Foutez le camp ! Comme si ce n'était pas suffisant ce que m'étais arrivée hier ! Comme si je n'avais pas déjà l'impression d'être pitoyable ! Et voilà qu'il décidait d'en rajouter une couche. Tu crois que c'était le moment ?! Il préférait Elsa ?! Qu'il aille la voir, qu'elle l'aide, mais qu'il ne m'approche plus. Je ne voulais plus le voir. Je lui lançais également un regard assassin. Alors finalement, je me sentais terriblement faible, démunie de toute chose, de toute force. Sans conviction. Les larmes au bord des yeux, je cachais le plus possible mon mal-être et lui tournais le dos pour aller m'enrouler dans mes couvertures, dos à eux. Qu'est ce que j'avais fait pour mériter ça ? Pourquoi je ne pouvais pas conserver un lien fort ? Il fallait donc à chaque fois qu'il soit réduit en miette ? Je le détestais et l'aimais en même temps, c'était tout bonnement impossible...  Qu'il aille retrouver Elsa, et ne m'adresse plus jamais la parole.    

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 20 Nov - 22:00

   Fallait pas qu'elle se fatigue... Oui, c'est ça, c'est putain de ça, c'est l'inquiétude qui perçait au milieu du brouillard. Même maintenant, William voyait qu'elle ne tenait plus debout, qu'il était dangereux de dépenser de l'énergie inutile pour lui. Même si ce qu'il vivait n'était pas agréable - c'est le moins qu'on puisse dire, malade comme un chien, y'a mieux - ça ne servait à rien de dépenser plus d'énergie pour lui. Mais ça ne semblait pas s'arrêter... William voulait juste fermer les yeux et prier pour que quelqu'un là-haut lui accorder sa clémence et veuille bien faire baisser sa température un minimum, qu'il puisse réfléchir normalement ? Hélas, il devait y avoir une file d'attente énorme aux recommandations du bon Dieu parce que sa prière ne risquait pas d'être exaucée tout de suite. Le jeune homme avait perdu le fil de la réalité, lorsque Anaïs le gifla.

    En fait, il ne sentit qu'un picotement diffus qui se répercuta le long de sa mâchoire : pour son organisme, ce fut la goutte qui fit déborder le vase, et son corps, qui réclamait depuis si longtemps un peu de repos, hurla sa détresse et il tourna de l’œil et s’affaissa contre le mur, vaincu.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Dim 3 Jan - 18:41

Je me réveillais une nouvelle fois. La lumière d'une après-midi déjà bien entamée passait par les fenêtres aux volets ouverts. Les yeux encore légèrement piquant, je me relevais de mon lit, tout en remarquant que mes draps étaient dans un sale état. Évidement, la douche n'avait pas été prise, pour aider William à la place qui... Je serrais soudainement les dents. En échange je n'avais aucune explication du pourquoi du comment et je m'étais fait envoyée boulet quand j'avais tenté de l'aider. J'aurai du prendre soin plus de moi, et le passer ensuite, si j'en avais encore eu la force. C'était ce qui m'était arrivé : trop fatiguée je n'avais même pas su prendre ma propre douche. Je l'avais fait passer avant, pensant bien faire, et au final pas un remerciement, pas un regard, nada. « Casse-toi de là, idiote. » M'avait-il dit. Tout simplement. Et entendre ça de sa bouche c'était plus que je ne pouvais en supporter. Je ne pouvais pas les mettre à la porte, mais ce n'était pas l'envie qui manquait. Bah oui, Elsa était toujours là. D'un regard plus froid que d'habitude je me levais. Je remarquais que mes forces étaient revenues, je n'étais plus glacée. Mon corps avait décidé de suivre le mouvement, c'était déjà ça. Je me relevais du lit, puis gémissais en sentant une douleur à la cheville. J'avais oublié ça ! Elle n'avait pas disparu, si l'on pouvait me rajouter une douleur physique forcément ! Pourquoi s'en priver ? Je dus prendre une grande respiration pour me calmer. Les nerfs à vifs, j'allais fondre en larme au moindre petit problème, alors autant espérer que ni l'un, ni l'autre ne m'adresse la parole, ce qui serait déjà un gros problèmes. D'une démarche boitante, je me levais une seconde fois, et avec précaution avançait jusqu'à mon armoire pour reprendre des vêtements. Et enfin retournais dans la salle de bain en évitant de marcher sur les deux jeunes gens étalés au sol.

La pièce contenait déjà des vêtements sales éparpillés sur le rebord de l'évier. Ils séchaient. Je les fixais un long moment, sans réagir plus que ça. C'était après que j'avais failli me noyer. L'ombrune allait me demander pourquoi j'avais autant d'habits en si mauvais état. Pfff, pas la peine de stresser pour le moment à cause de ça.
Je refermais la porte derrière moi, toujours sans faire de bruit. En voyant mon reflet, j'eus un temps de réflexion pour savoir si c'était bien moi que je voyais ou un fantôme venu me jouer une farce. Mais plus je m'approchais plus j'avais la certitude qu'il n'y avait aucun fantôme et que c'était bien mon propre reflet que je voyais. Au mon dieu ... Peu pressée de m'attarder devant ça, je me déshabillais et entrais dans la douche. De l'eau tiède coula, c'était parfait. Je frottais lentement mes genoux écorchés, passais doucement sur ma plaie à la cheville légèrement enflée, qui une fois nettoyée, ira sûrement mieux. Je vidais au moins un tiers de mon shampoing pour enlever la terre dans mes cheveux et sur mon corps, et le sang qui me découvrait à certains endroits. L'eau qui coulait était marron voir rouge aussi, j'avais intérêt à bien nettoyer la douce après ça. Après une vingtaine de minutes de lavage intensif, je sortais de la douche enfin propre. C'était plus agréable déjà.
J'hésitais à déposer tout de suite mon jean à la poubelle, il était plein de terre et de sang, sûrement pas rattrapable avec la technologie de 1940. Avec un soupir je le lançais dans un coin de la pièce, on s'occupera de ça quand les deux ne seront plus là. Je pris un élastique sur la petite étagère au dessus du lavabo et m'attachais les cheveux, enfin je m'habillais. J'avais pris exprès un pantacourt, ainsi peu de manière venait se frotter contre ma plaie, sur laquelle j'aimerais bien mettre un pansement (un grand si c'était ça) ou un bandage. Malheureusement pour moi je n'en avais pas. On verrait ça après, encore une fois. Donc suite à presse quarante minutes dans la salle de bain, j'en ressortais, en meilleur état si l'on pouvait dire. J'observais directement la chambre. Ils étaient toujours là. Toujours. Ma chambre était un vrai refuge pour les blessés en ce moment.
William délirait toujours, au sol. Je me sentais mal à le voir ainsi. Je ne pouvais pas le laisser ... Sans vraiment réfléchir à ce que je faisais, je retournais près de lui, et déposais une main glacée sur son front brûlant. Je lui en voulait, je ne savais plus quoi faire, mais le voir dans un tel état ... C'était au dessus de mes forces. À genou, je fixais, silencieuse, le mur d'en face où reposait Elsa.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Lun 11 Jan - 18:22

Je ne voyais rien.

Des cris me parvenaient. Les voix d'Anaïs et de William, qui alternaient la colère, la jalousie, la tristesse. Mais qu'ai-je fait ? Je parvenais à distinguer mon prénom. J'entendais vaguement les propos du jeune homme. William... Il aimait tellement Anaïs. Il l'aimait plus qu'elle ne pourrait l'imaginer. Elle ne le mérite pas. Non. Elle le méritait, bien sûr qu'elle le méritait. C'était moi qui ne le méritais pas. Casse-toi de la, idiote. Ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas avoir dit ça. William n'aurait jamais, au grand jamais, dit ça à Anaïs. Pourtant si. Je n'entendis plus aucune voix. Pas d'Anaïs qui répliquait, ni même qui pleurait, ou qui était choquée. Silence radio. Elle avait du quitter la petite pièce.

Je ne comprenais pas pourquoi j'avais les yeux fermés. J'avais du m'évanouir. J'avais des souvenirs de la chambre, des vêtements étalés sur le bois, de la petite salle de bain ô combien petite. Puis plus rien. Si, ma tête avait cogné le parquet. J'avais donc perdu connaissance ? Bon, tout allait bien. Mis à part que j'avais la tête qui tournait et une horrible douleur au niveau du bassin. Quand je dis horrible, c'est vraiment... inimaginable. J'avais l'impression d'avoir une tronçonneuse dans le ventre.

J'ai ouvert les yeux pour mesurer l'étendue des dégâts. Non, Ana n'était pas partie. La blonde était allongée et me regardait sans prononcer un mot. Elle est trop choquée pour ça. La petite pièce était sale. Une odeur de moisi flottait et on n'avait pas du aérer depuis des mois. C'est logique, personne n'habite ici. Je m'apprêtais l'espace d'un instant à demander à mon... amie ? Non, ennemie aurait été plus approprié, d'aller ouvrir la fenêtre. Comme si je pouvais faire ça dans de telles circonstances !

J'aurais aimé lui dire que j'étais désolée, ou quelque chose pour lui remonter le moral, même si ça n'aurait pas été le cas. On ne pouvait pas la consoler ! William était tout pour elle et en une seconde je lui avais tout brisé ! Elsa, tu n'es pas si importante. Tu ne vas pas briser la vie de quelqu'un, sale égocentrique ! Malheureusement, si. Un baiser d'une seconde, involontaire. Ana n'aurait jamais du voir ça. Mais tu as aimé ce moment. Oui, effectivement. Je m'étais sentie attirée par William, rien de plus. Pourtant je sentais, je savais que j'aurais du mal à l'oublier. D'ailleurs en ce moment même, je ne faisais que me repasser le baiser en boucle dans ma tête. Mais tu ne seras jamais rien pour lui, Elsa. Tu ne comprends pas ? Il aime, il adore Anaïs. Il brule pour elle. Il vit pour elle. Tu n'es qu'une distraction, un amusement. Si tu ne peux rien faire pour te rendre heureuse, essaye de rendre heureux les autres ! Explique à Anaïs que tu sais qu'il l'aime, que ça n'aurait jamais du se passer ! Dis lui !

J'en étais incapable.

Je ne pouvais pas lui dire ça. Mais je pouvais l'écrire. J'aperçus un petit bout de papier sur la table et me levai pour m'asseoir sur la chaise. Mon buste me faisait moins mal, tant mieux. Je pris un stylo plume et commençai à rédiger un message.

" Pour Anaïs Young : Je suis désolée de ce que j'ai fait. De ce que tu as vu. Il t'aime, Anaïs. Tu le sais, tu l'as toujours su. Je ne suis rien pour lui. Tu en doutes ? Demande lui, alors. Même moi, je le sais. Nous sommes des inconnus. Je sais que ce que j'ai fait est impardonnable. Lis au moins ce message. Je t'en prie. Elsa."

Je posai la feuille sur le parquet crépitant, devant la jeune fille. Lis le.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Sam 6 Fév - 12:51

         William dérivait sur un lac. Un lac qui s'étendait à perte de vue, un miroir d'eau qui reflétait le ciel, gigantesque, une goutte d'infini sur la terre. A tout bien y réfléchir, aussi loin que remontaient ses souvenirs, il avait toujours imaginé l'Irlande ainsi. D'immenses contrées sauvages, rudes, presque désertées par les hommes, que rien ne paraissait pouvoir ébranler. Ici, il ne voyait pas les paysages qu'il s'était construit en écoutant les récits de ses parents, qu'eux-mêmes tenaient de leurs parents. Il était assis dans un barque, et le brouillard noyait toute vie, s'il y en avait une. Il pénétrait ses vêtements, lui collait à la peau, comme s'il cherchait à s'infiltrer dans sa tête. William frissonna. Que faisait-il là, au milieu de nulle part, la mémoire vidée de tous ses derniers faits et gestes ? Où l'emmenait ce bateau anonyme qui glissait sur l'eau sans bruit ? Pourquoi le jeune homme sentait-il les prémices d'une tragédie s'infiltrer dans ses veines ? Les brumes s'ouvraient d'elles-mêmes devant l'embarcation et le silence était d'un tel poids qu'il se croyait seul au monde en cet instant, tout petit au milieu d'un univers qu'il ne distinguait pas. Avait-il rendez-vous avec quelqu'un ? Son instinct lui soufflait que se laisser faire était la meilleure solution. Il y avait fort à parier que ce soit la seule qu'il puisse saisir, d'ailleurs. Ne pas s'effrayer devant l'inconnu qui s'offre à vous est très difficile. Ça l'est encore plus quand vous ne savez rien de votre destination. Etait-on seulement vraiment en Irlande ? C'était comme ça que William s'était imaginé sa contrée d'origine, mais il était certainement en gros décalage avec la réalité. Il n'était qu'un bambin quand ses parents avaient quitté leur foyer. D'ailleurs, comment était-il arrivé là ?..
       William leva les yeux, alerté. Le brouillard s'animait devant lui. Les volutes de vapeur d'eau mouvante se coloraient, comme si des images étaient projetées dessus. Dans une autre vie, un autre rêve, William aurait pu se retourner pour voir par quelle magie ses souvenirs étaient en possession d'un inconnu. Car c'était bien des souvenirs, et pas n'importe lesquels, ceux de William qui les contemplaient dans toute leur splendeur. Ici, les environs de la ferme enneigée, le petit étang gelé, le pont pour aller au village, là, un visage rieur à moitié effacé, celui de sa mère, sans aucun doute. Les cris de son père, les caprices d'un gamin haut comme trois pommes qui veut absolument sortir par un temps exécrable. Et puis là, un visage lui apparaît, et William est aspiré par l'image. C'est bien une petite fille, qu'il voyait à travers la vitre d'en face. Le William de dix ans sortit en douce de chez lui, et tout sourire, tournait le coin de la rue pour déboucher sur la maison d'en face. Mais des hommes, grands, même immenses pour lui, l'y précédèrent. Le gamin, terrifié, resta caché derrière son coin de mur. D'ici, il entendait des objets cassés. Il brûlait d'aller voir, mais la force apparente de ces hommes le figeait sur place. Finalement, ils sortirent, et par la fenêtre, les pleurs de la petite fille restèrent silencieux. Le petit garçon aurait voulu la serrer dans ses bras, lui demander ce qu'ils voulaient, où était son papa, mais il en était incapable. La suite lui revint tout à coup en mémoire. Quelques années plus tard, un matin, il s'était réveillé et avait couru dans la maison saccagée. La petite fille avait disparu, comme beaucoup d'autre en même temps qu'elle. Sur le mur une croix gammée avait été dessiné à la bombe, avec le mot Juden. Et sans s'en rendre compte, le véritable William, délirant, murmurait son nom et du français « Sara, pourquoi est-ce que tu es partie ?.. Sara... ».
       Tout le décor changea. William entendait des cris, des mots prononcés en allemand. Ils étaient découvert. La panique le submergea lorsqu'il comprit qu'ils n'avaient pas le temps de décamper. Il leva les yeux vers leur chef à tous, celui qui savait toujours quoi faire au bon moment. Celui-là devait survivre, c'était lui qui avait le plus à perdre, les allemands lui avaient tout pris. Mais le visage de celui-ci était animé d'une peur commune à toutes les personnes présentes dans la salle. Soudain, la porte sauta et il y eut un coup de feu. Un seul. Et un désir impensable anima William. Quelque chose se déploya en lui, un déclic se fit. William ne comprenait rien. Il sentit sa chemise se mouiller. Quelqu'un pleurait ?.. Non, c'était du sang. Il tituba dans un silence de mort, et tomba. La douleur le frappa de plein fouet, et les hurlements des autres combinés avec la violence du choc lui firent perdre connaissance.
        William ouvrit les yeux, paniqué. Il était dans la chambre, mais il ne la voyait pas. Il avait la main contre son torse, là où la balle l'avait atteint, comme s'il sentait de nouveau la souffrance. Il aurait pu se remettre à délirer mais une volonté plus forte que lui, un instinct de fuite inexplicable le fit péniblement se mettre debout. Seulement, il n'était même pas capable de rester sur ses jambes plus d'une demi-seconde.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Sam 6 Fév - 18:09

Il y avait ce papier, qu'Elsa venait de déposer face à moi. Il y avait William, qui délirait à côté de moi. Il y avait ces blessures qui ne se refermaient pas. Et de l'autre côté, il y avait une autre Anaïs, qui n'était pas présente. Il y avait l'Anaïs souriante, celle qui se sentait bien sous le regard de William, celle qui connaissait l'importance d'avoir quelqu'un de confiance proche de soit, celle qui s'était faite abandonner, et qui savait se relever. Mais là, c'était la Anaïs perdue, blessée, désemparée. Une jeune fille qui ne savait plus que faire, qui croire, si elle devait mettre le pied droit avant le pied gauche, au bien le contraire. Celle qui cherchait désespérément un regard, une réponse, mais qui ne trouvait qu'une foule de questions en plus. Une Anaïs épuisée, qui n'en pouvait plus, qui ne cherchait qu'à abandonner. Ouvrir ce bout de papier ? Pourquoi ? Avait-elle les réponses à mes questions ? Sûrement pas. Elle n'était ni dans ma tête, ni dans celle de William. Elle n'était qu'une personne dont je ne connaissais pas le nom, ni l'histoire. Simplement celle qui l'avait embrassé. Qui l'avait pris. Celle que je voulais voir partir, mais qui demeurait dans ma chambre. Alors ce mot, que pouvais-je en faire ? Le prendre, le déchirer et le mettre à la poubelle ? Quoi qu'elle dise, rien ne remonterait le temps pour réparer cette erreur. Rien ne pouvait effacer cette nuit atroce.
Je me redressais, dépliais le papier, et commençais à lire, en silence. Ses mots m'arrachèrent une grimace. Si j'en doutais ? Toute personne à ma place douterait de ses sentiments face à cette situation. Je doutais comme jamais. Et ce n'était pas ses petits mots cherchant à être réconfortants qui changerait la donne. Mon regard bleu dériva vers William, qui parlait plus fort que tout à l'heure. Il répétait des choses, dans un mélange d'anglais et de français. Il murmura, quelque d'intelligible, des mots sortaient, et devenaient plus distinct. Il répétait un nom. Le nom d'une fille. Mes yeux s'écarquillèrent. Ce n'était pas vrai... Ce... Ce n'était pas possible il...
Tremblante, je me relevais en reculant, et grimaçant de douleur. Je ne savais plus faire la différence entre celle physique et l'autre, tant elles se mélangeaient pour ne former qu'une peine insoutenable, et effroyable. J'étais la remplaçante. Celle qui remplaçait cette "Sara" qui était partie Je n'étais rien d'autre que l'interstice, un entre-deux. Quelque chose pour attendre. Non, tout compte fait, je ne devais pas être grand chose. Pas grand chose pour lui.
Je tournais les yeux vers Elsa, et secouais la tête, les yeux embués de larmes. Si il m'aimait, il n'en aimait pas qu'une en tout cas. Et nous étions tous les trois des inconnus. Même William, devenait de plus un plus un inconnu. Je ne le connaissais pas tant que ça, finalement. Je ne le pensais pas ainsi. Je ne l'aurai jamais cru ainsi, mais la réalité s'imposait. Elle me forçait à l'accepter, comme toujours, comme à chaque fois.
William ouvrit les yeux. Je passais mes mains sur mes yeux pour chasser mes larmes. Il se leva. Se rendait-il compte de toute cette douleur ? D'à quel point il me faisait du mal ? Le savait-il ? En avait-il conscience ? Me comprenait-il un instant ? Je n'en pouvais plus de les voir, je n'en pouvais plus de souffrir de la sorte. C'était plus que je ne pouvais en supporter. Elsa avait tord, entièrement tord. Elle le voyait désormais, elle le voyait elle-même que ce n'était pas la vérité.
Je regardais William, la gorge serrée, sentant des vagues de douleur essayer de percer mes yeux pour que les larmes puissent couler, mais pas ici, pas face à eux. Transformant ma peine en haine, je m'approchais de lui, prenant ainsi son bras, pour le tirer vers le lit. Je me connaissais si j'ouvrais la bouche pour dire quelque chose, je craquerai, or tous mes efforts étaient faits pour que je réussisse à conserver mon calme. Pour le moment, il allait aller dans le lit, ça sera mieux qu'au sol. Je ne devais penser à rien d'autre. Pas maintenant. Alors, insensible, les yeux rivés sur le lit, ma seconde main (celle qui ne tenait pas William) crispée, j'avançais. Sauf que je sentis William s'appuyer sur moi,  peu au début, mais petit à petit, ça s'amplifia, et je dus me tenir réellement sur mes deux jambes, pour soutenir son poids. Grimaçante à cause de ma cheville, j'eus peur de m'effondrer avec lui sur moi avant d'atteindre l'objectif. Nous atteignîmes le lit, entiers, enfin presque, et il put alors s'allonger dessus. Je ne pris pas la peine de regarder Elsa, refoulant toujours cette boule coincée dans ma gorge, pour aller m'asseoir en bout de lit, adossée au mur. Dès qu'il serait réveillé je partirai, je ne pouvais plus supporter. En étant loin de lui, la douleur devrait s'estomper non ?     

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 11 Mar - 21:17

Tout était morcelé. Où était-il, ou avait-il échoué cette fois-ci ? Il la sentait. Cette chaleur, qui n'en finissait plus, qui brûlait sans jamais le consumer entièrement. Il lui semblait que cela durait depuis des jours, des années. Comment compter quand tout n'est que feu et glace, ombre et lumière ? Le chemin avait disparu sous les cendres, la réalité avait été enseveli. Des bribes d'images se superposaient, sans qu'il en trouve le sens. Elles n'étaient que des hiéroglyphes, un puzzle qu'il était incapable d'assembler. Et il tremblait, il tremblait !.. Le feu le dévorait tout entier, il brûlait littéralement. Il y avait un instant où il avait cessé de se battre lui semblait-il (mais s'était-il vraiment battu rien qu'une seconde ?) pour attendre les ténèbres. Lui qui les fuyait continuellement voulait à présent les rejoindre ? L'ironie était cruelle, tout de même. La lumière l'aveuglait et les flammes ne voulaient pas partir, il ne pouvait qu'espérer que tout s'arrête, que tout cesse… Le plus longtemps possible. Ou même une seconde, une petite minute de répit. Une seule petite seconde pour mieux recommencer à souffrir, on pouvait voir à quel point il était désespéré, diriez-vous. Mais non, ce n'était pas vraiment ça. Il était juste lassé de deviner des choses sans les voir, de les toucher sans pouvoir les attraper, d'alterner sommeil éveillé et véritables cauchemars. Il ne pouvait pas voir ce qui était l'objet de son attention, les personnes qu'il croyait croiser. Le feu les emportait tous avant qu'il ne puisse leur demander ce qu'il faisait là. Et le cercle vicieux recommençait, tandis qu'il se battait pour penser. Et même si son énergie vitale lui glissait entre les doigts, punition comme divine pour avoir transgresser les règles, il devait continuer, sinon… Sinon… Il ne savait plus, mais il devait continuer. Il cherchait désespérément la fraîcheur ou la chaleur, il ne savait plus. Quelque chose qui pouvait stabiliser sa putain de température qui faisait des grands huit.
Et puis il y avait cette forme, cette chose qui avait glissé sur lui. Comme un poids, hypothétique à côté de ses sensations irréelles, mais un poids quand même. Quelque chose de calme, comme endormi. Non, quelqu'un.
William avait perdu le fil de ses pensées. A vrai dire, il avait même perdu conscience. Mais il avait eu le temps de serrer une Anaïs endormie dans ses bras. Et quelques heures plus tard, subitement, la fièvre tomba, et il sombra dans un sommeil sans rêves.
Qui ne dura que peu de temps… Il remua, puis finit par ouvrir les yeux, pour les refermer aussitôt, gêné par la lumière.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 11 Mar - 23:05

Une bonne nuit. Franchement, c'était une bonne nuit. Après tout ça, j'avais enfin trouvé un vrai repos. Un sommeil profond, je ne m'étais même pas rendue compte que je dormais. J'étais tombée d'un seul coup, malgré tout ce que je m'étais dit.
Si la nuit avait pu continuer, j'aurai adoré. Pourtant elle s'écourta brusquement, lorsque je sentis quelque chose bouger dans mon dos. J'ouvrais les yeux, avec comme magnifique vue : le mur, je clignais plusieurs fois des yeux pour m'éveiller et tentais de m'étirer. C'est à ce moment que je sentis les bras qui me bloquaient. Qu'est ce que je faisais là ...? Mais pourquoi j'étais dans les bras de quelqu'un ? Je tournais la tête, pour voir le visage de William à moitié endormi à moitié éveillé. Euh ... Là j'étais pas d'accord. Je n'avais pas du tout oublié ce qui s'était passé hier, à savoir la "Sara" dont je ne connaissais pas l'origine. Le doute qui demeurait, ces interrogations douloureuses, et lui qui n'en savait rien. Je ne pouvais pas rester là.
Avec difficulté, je m'échappais de ses bras, me rendant également compte de la proximité qu'il avait instaurée en me prenant ainsi. Il n'avait pas du s'en rendre compte dans son sommeil ; il ne s'était pas relevé brusquement. Mais ça ne saurait tardé. Il comprenait toujours ce qui arrivait à un moment ou à un autre. Et même si j'avais terriblement envie de rester là, faire semblant de dormir, la douleur qu'il avait causée me fit faire tout le contraire : je me redressais brusquement, et après quelques secondes d'hésitations, descendais du lit, en le regardant. Peut-être que le choix que je fis ne fut pas le bon, peut-être qu'il ne comprendra pas ma réaction, à moins qu'il s'en doutera. Mais qu'est ce que ça pouvait me faire ? Qu'il comprenne ou pas, je n'avais plus de patience, que ce soit pour lui expliquer, ou rester une seconde de plus avec eux deux dans une même pièce. Trop, c'était trop.
D'un visage qui ne reflétait aucune émotion, je m'éloignais du jeune homme, approchais de la porte. D'un seul geste je l'ouvris, et sortis. Je ne savais pas s'il m'avait regardée m'éloigner, si dans son esprit les liens s'étaient faits. Qu'importe, je m'en fichais.
D'un pas rapide, je pris le couloir menant à la sortie. Je fuyais ma propre chambre alors que je pouvais les mettre à la porte. Je l'aurai fait, s'il n'y avait pas eu William parmi ces personnes. Et le virer était au dessus de mes forces.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Dim 13 Mar - 10:58

         William avait complètement la tête dans le coltar, et c'était pas rien de le dire. L'esprit encore embrumé, il n'avait même pas remarqué la présence d'Anaïs à quelques centimètres de lui. Par contre, il perçut tout à fait sa colère quand elle se dégagea vivement et sortit aussitôt. Il n'avait pas vu sa tête pendant l'opération, ébloui par la lumière ambiante, mais il pouvait parier n'importe quoi que son expression n'avait rien d'avenant. Il réagit avec un temps de retard conséquent, se redressant pour tenter de rattraper le coup (rattraper quoi ? Excellente question, il était trop embrouillé pour chercher à comprendre maintenant, surtout avec l'urgence de la situation), tendant la main vers la porte qui venait de claquer.

         "Ana !.. Ooooh putain ma tête."

        L'élancement qui venait de lui vriller le crâne manqua de le faire tomber du lit. Il se rattrapa au bord du matelas et mit quelques minutes à reprendre le contrôle, la tête entre les mains. Le front contre ses poings serrés, il regardait le sol en tentant de comprendre, sans succès. Il y avait trop de blanc, et tenter de se souvenir, c'était - comme d'habitude - comme tenter de soulever un building. Ce qui était sûr, c'était que sa faiblesse le mettait en colère, et les vertiges qui le lui rappelaient à tout bout de champs augmentait son ressentiment. Même assis, sa tête lui faisait un mal de chien, sans parler de la totalité de son corps, il avait l'impression d'être passé sous un camion. En baissant les yeux, il se rendit compte qu'il était torse nu, et qu'il avait bien raison d'avoir tout le temps l'impression d'avoir le souffle coupé, vu la marque violette plus large qu'un poing qui grandissait sur son ventre.

         "Merde, mais il s'est passé quoi ?" pensa-t-il tout haut en mesurant l'ampleur des dégâts.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Mer 16 Mar - 14:28

J'ouvris les yeux, totalement à côté de la plaque, en soupirant. De toute façon rien n'aurait changé, William était parti pour dormir de longues heures encore, et Anaïs n'allait pas m'adresser la parole. La chambre était dans un de ces états. J'essayai de me lever pour essuyer ma peau, maculée de terre, de sang et d'autres trucs douteux. Comme si j'allais avoir la force d'aller trouver un filet d'eau. Je gémis de douleur avant de me rappeler qu'il y avait des endormis, enfin un, ici.
Ils avaient l'air tous les deux totalement hors de portée, dans un endroit, très, très loin. Où je ne pourrais pas aller les chercher.
Il y eut un bruit, un petit frémissement, un truc. Rien de très imposant, rien de très impressionnant mais quelque chose que j'avais entendu. Je balayai les alentours, la petite chambre du regard. Rien. Et maintenant c'est mon imagination qui me joue des tours.
J'avais l'impression que la blessure d'Ana n'était pas qu'en surface, ce n'était pas des gros bleus et quelques entailles, rien de tout ça. Quelque chose qui ne se refermerait jamais, dont elle garderait des séquelles, voilà ce que c'était.
Et mon égo ! Mon égo surdimensionné m'empêchait de faire quoi que ce soit ! Je ne me serai pas excusée, c'était inutile. Ce qui est fait est fait. Maintenant, qu'est ce que je pouvais faire ? Me repentir dans un couvent ?
J'entendis soudain la porte claquer. Oh. Elle était partie, compris-je. De toute façon, on s'expliquera bien un jour.
Puis des voix. Qui ne pouvaient appartenir qu'à une seule personne, cette voix grave, elle était à William, lui était attribuée. Ouais, il s'est réveillé.
Je m'approchai du jeune homme, à quatre pattes, j'avais conscience du ridicule de la situation et j'espérais pouvoir en rire plus tard.

- Oh. Tu ne dors plus ? Tu veux que je t'explique tout ou pas ?

Je fis attention à garder une distance, autant corporelle que mentale, avec ce garçon. Ne plus le voir, ne plus être son amie, ne plus parler à Ana, ne plus rien partager, serait une punition suffisante pour moi. Je m'attachais trop vite aux gens.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Jeu 31 Mar - 22:54

       Surpris, William se redressa – trop vite – et son crâne tinta. Il faillit lancer un « putain, tu recommences ça, je te casses la tête » à l'inconnu, ou plutôt l'inconnue de la chambre d'Anaïs, très crédible dans son état. Qui était-ce ? Et qu'est-ce qu'elle faisait par terre ? Après vérifications, sa tête lui disait quelque chose. Aller, William, t'as le cerveau ramolli là remets-le sous tension. C'était Elsa. Et elle était à quatre pattes par terre – William était-il le seul surpris par le fait qu'une fille soit à quatre pattes par terre en train de lui parler ? - et il avait de plus en plus de questions à poser. Mais voulait-il vraiment connaître la raison pour laquelle Anaïs venait de sortir de cette pièce comme une furie, blessée par je ne sais quelle action dont il était certainement l'auteur ? (Anaïs ne réagirait sûrement pas aussi excessivement si c'était Elsa qui avait commis une bévue, elles ne se connaissaient pas assez.) Mais... ça ne pouvait pas être pire qu'avoir tenté de la tuer, non ? Logiquement, il ne pouvait pas y avoir plus horrible, mais son petit doigt lui disait qu'en cherchant il pouvait trouver quelque chose qui faisait aussi mal à l'âme qu'une tentative de meurtre provenant de la personne que vous aimez. D'après sa malheureuse expérience, les pires événements proviennent que lorsqu'on croit avoir surmonter tous les obstacles. Peut-être est-ce ainsi parce que la désillusion fait toujours plus mal quand on a de l'espoir, et que ceux qui ont créé l'homme, s'ils existent, n'ont rien de mieux à faire que le regarder de casser la gueule encore et encore. William avait comme un soupçon d'appréhension concernant ce qui allait suivre, mais il décida qu'il devait en avoir le cœur net. C'était plus logique de s'excuser à propos de quelque chose dont on connait l'existence plutôt que de mettre les pieds dans le plat sans rien savoir à propos des actions passées.
       William soupira, se préparant plus ou moins mentalement à ce qui allait suivre.

       "Je t'écoute."

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Lun 4 Avr - 17:26

- Euh, c'est pas très gai. Par où commencer ? m'interrogeais-je.

Je ne savais même pas si William se rappelait de la journée d'hier, si il se rappelait de ce qui avait précédé son réveil. Il avait peut-être, que dis-je, sûrement tout oublié, et j'allais juste raviver ces moments dans son esprit. J'ai pensé un bon nombre de fois durant ce court laps de temps d'environ une minute à rebrousser chemin, à dire à mon camarade que j'avais moi aussi oublié, que je ne me souvenais plus, que quelqu'un le ferait mieux que moi. Pourquoi diable m'étais-je engagé là-dedans ? Encore une fois, je me suis maudite. Impossible de revenir en arrière. Si William était perturbé, fatigué et tout ce qu'il aurait pu être -tout ce qu'on aurait pu deviner rien qu'en voyant son visage fatigué, il n'en était pas moins idiot.

- Tu te rappelles de ce qu'il s'est passé hier, ou tu veux que je t'explique ce qui... ce qui est arrivé quand tu dormais ?

Et par pitié, qu'il se souvienne, je ne voulais pas porter la tâche de lui remémorer tout ce qui s'était passé hier après midi, hier et cette nuit, je ne voulais pas lui rappeler mon comportement tellement idiot, quand j'avais cru qu'il m'aimerait un jour alors qu'il dévorait Anaïs du regard chaque seconde, je savais comment Will pouvait être lors d'une situation d'extrême colère, tristesse et là ça alliait les deux, je ne voulais pas le voir faire sa crise, je ne pouvais pas le voir comme ça. Après, on retrouverait Ana. Quand il aurait assez de forces pour bouger un tant soit peu.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 6 Mai - 23:23

         William se passa la main sur le visage, histoire d'essayer d'y voir plus clair dans ce bordel complet qu'étaient ses pensées et sa tête en général. Elle attendait toi pour tout lui dire, là ? Il s'impatientait et plus les minutes passaient, plus Anaïs s'éloignait. S'il devait la rattraper, ça n'allait pas être du gâteau. Physiquement, il était à jeter, et moralement, la tête et l'hésitation d'Elsa le laissait penser que ce qui s'était passé n'était pas tout rose. Bon sang, et si elle parlait, hein ? Échafauder je ne sais combien de scénarios tous plus tordus et désespérés que les autres, c'était une chose qu'il se savait en mesure de faire depuis longtemps, pas besoin de faire durer le suspens. Quand enfin elle parla, c'était pour mieux confirmer son très mauvais pressentiment, tout en le laissant languir encore. Elle parlait juste tout haut et il y avait l'air d'avoir des choses à dire.
        Depuis quand il avait zappé ?.. Oh merde, elle ne le connaissait pas, normal qu'elle pose la question. Il se concentra pour fouiller sa mémoire manquante. Depuis quand il ?.. Ils étaient dans la chambre, la même chambre qu'ici, et il s'était... Endormi. Faible mot pour dire qu'il avait été malade comme un chien. Le Sahara, tout ça... Et punaise, le sauvetage in extremis d'Anaïs dans la rivière, ça, il avait bien retenu. Mais après ?.. Tout se confondait, et son mal de tête empirait. Il avait sûrement les yeux défoncés de fatigue, mais s'il voulait qu'elle parle il était logique qu'elle sache d'où partir.

       "J'me rappelle de rien... Depuis qu'on est rentré après qu'Anaïs ait failli se noyer," marmonna-t-il.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Mer 15 Juin - 21:12

Et merde... J'allais donc devoir tout lui remémorer. N'aurait-ce pas été plus simple pour lui d'oublier ? De se reconstruire à partir d'aujourd'hui comme si les événements de la nuit n'avaient pas eu lieu ? Anaïs et moi ne le pouvions pas, mais William... Il ne se souvenait pas. Je ne savais pas quoi faire. Lui pouvait continuer, si il le voulait, comme avant, comme si on ne s'était jamais embrassés, comme si on n'avait jamais croisé l'estre, comme si... Mais ça impliquait qu'il nous ignore toutes les deux, non ? Moi, il devait s'en foutre royalement, honnêtement je ne lui en voulais pas, qu'est ce qu'on pouvait devenir si en ce moment précis, je pensais à moi, mes petits problèmes et mes petites envies ? Tout ce qui s'était passé était de ma faute ? Est ce qu'on pouvait dire ça ? Est ce que je serais condamné à me dire ça encore longtemps ? Jusqu'à la fin de mes jours ? Mais sois pas bête, Elsa, ça va passer... Ils auront oublié un jour, regarde William a déjà oublié... J'en étais pas aussi convaincue, puisque j'avais la tâche de tout réexpliquer à William dans les trois minutes à venir. Et j'allais le faire, parce que bien qu'il se foute éperdument de m'avoir dans son champ de vision ou dans ses oreilles, ça ne valait pas pour Anaïs. Pas du tout même. J'ai inspiré, avant de commencer, d'une voix rauque, luttant pour ne pas succomber à la vague de sentiments qui s'instaurait en moi : de la tristesse, de la colère, de la nostalgie ou de la culpabitié ? Les quatre.

- Ok. Alors, on est rentrés, et, et... Waouh ! Si je craquais là, le William, il ne saurait pas ce qu'il s'est passé avant un bon bout de temps. Mais continue ! De toute façon il le saura ! Et là tu ne fais que retarder le moment où ça tombera sur vous deux ! Là, tu m'as attaqué, et puis... J'ai soupiré. Ok, ne hurle pas, on s'est embrassés, oui, tous les deux, et c'était une erreur, rien qu'une erreur, sauf que Ana nous a vu et... et elle s'est enfuie. J'ai essayé de ne pas tirer de conclusion hâtive de l'expression de Will, de ne pas l'interpréter. Ensuite, on a essayé de la rattraper, on a réussi sauf qu'on a croisé un Estre, et... et on s'est battus. Ana l'a tué, puis on est rentrés, et tu as dormi. En gros.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 17 Juin - 12:24

             Ah oui, c'est vrai, l'étape du Sahara... Voilà pourquoi il avait dû délirer toute la nuit et dire qu'il appréhendait de savoir ce qu'il avait fait (parce que ça avait l'air coton) était un euphémisme. Aller, accouche, Elsa. S'il te plait. C'est ce qu'elle fit. Et le ciel lui tomba sur la tête en quelques phrases. Déjà, il l'avait attaqué. Il n'avait pas tenté de la tuer, quand même ?.. Et il l'avait embrassé ?! Les yeux grands comme des soucoupes, il s'arrêta à cette étape de son court récit. Il avait embrassé Elsa ? Devant Anaïs ? Mon Dieu, si quelqu'un, malade ou pas, avait embrassé Anaïs devant lui... Il aurait pété les plombs. Complètement. Le déchirement qu'elle avait dû ressentir au plus profond de son âme... Comment avait-il pu faire ça ? C'était quoi, le but, de repousser et de blesser un maximum de gens aux alentours quand il était malade comme un chien ? Et bien souvent, celle qui était dans les parages, c'était Anaïs... Elle se prenait tout dans la figure, et il n'avait rien pu faire pour empêcher ça puisqu'il n'était pas conscient et qu'il... Que c'était lui qui...
       William devait la retrouver. Il fallait qu'il s'explique, qu'il essaye de réparer les choses, et tant pis si il était la dernière personne qu'elle voulait voir. Et tant pis s'il se prenait un coup de gueule sur le coin de la figure, c'était bien son tour de subir. Et puis au point où il en était, ça ne ferait pas grande différence.

      "Désolé. Pour tout." lâcha-t-il à l'intention d'Elsa.

      C'était sincère. Brusque, mais sincère. Elle n'aurait jamais du se retrouver au milieu de tout ça, pas plus qu'Anaïs. Il s'occuperait de faire le ménage dans sa tête quand la douleur cesserait de lui marteler le crâne, pour l'instant tout ce qu'il savait c'était qu'il avait certainement anéantie Anaïs, et qu'il ne pouvait pas effacer ça de sa tête, et qu'il cherchait encore des réponses qu'il n'allait jamais obtenir. William n'avait jamais vu qu'elle, qu'est-ce qui lui avait pris ? Comment la persuader de cette vérité ? Pour l'instant... La trouver, oui, c'était le plus urgent. Bon sang... Et son corps qui le trahissait au plus mauvais moment. Dès qu'il s'était levé, la pièce s'était mise à tanguer et il ne savait pas comment il avait fait pour atteindre le couloir. Tremblant de fatigue, il se passa une main sur le visage, agrippé au mur pour ne pas tomber. Il haïssait cette faiblesse tout comme il se haïssait. Avec ce qu'il avait fait, pourrait-elle lui pardonner encore une fois ? Ce n'était même plus une blessure physique mais une lacération morale qui touchait tout ce qu'ils avaient construit.
       William jeta un coup d’œil dans le couloir. Il voulait crier son nom mais il n'avait pas de voix. Pas d'énergie. Complètement à plat, le William. Il résistait à grand peine à la tentation alléchante de se laisser glisser le long du mur et de ne plus bouger.
        C'est alors qu'il perçut un bruit, plus loin dans le couloir.

      "Anaïs ?.."

       Bouge, William. Va voir.
       C'est ce qu'il fit plus ou moins, en s'aidant du mur. Il l'aperçut enfin. Elle était là. Assise par terre à l'opposé de lui. Elle l'avait vu, c'était certain.
       William luttait pour rester conscient, et se sentait prêt à la supplier de le croire. Ils touchaient le fond.

        "Anaïs, je... Je suis désolé. Je sais pas ce qu'il s'est passé pour que je fasse ça, j'étais pas conscient je..."

        Je ne comprends pas. William grimaça, incohérent. Ses paroles semblaient tellement illusoires face à la catastrophe nucléaire qui venait de se produire. Un "désolé" même le plus sincère du monde ne réparerait rien. Il était si gauche à l'oral, il ne savait pas quoi dire pour exprimer sa tristesse et sa haine de lui-même.

        "Y'a toujours eu que toi. Toujours. Que toi," répéta-t-il pour lui-même le regard dans le vide.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 17 Juin - 17:29

J'avais voulu partir, mes pieds avaient suivi une route invisible que moi-même je ne connaissais pas. Aller où ? Loin, juste loin, peu importe où j'allais, ça devait être juste très loin d'eux. Un sanglot se coinça dans ma gorge, j'eus l'impression d'étouffer alors je portais ma main à ma bouche pour ne faire aucun bruit. Ce qui ne me fit que tousser un peu, tandis que ma gorge se serrait. Bordel, William, William, William. Pourquoi ...? Pourquoi toi ? Pourquoi ainsi ? Je m'appuyais contre le mur subitement, les mains toujours sur ma bouche pour ne laisser aucun bruit. Je ne voulais pas pleurer, pas encore, non, non, non ! Je grimaçais en fermant les yeux, les dents serrées, et respirais lentement pour écarter les vagues de douleur qui se faisaient de plus en plus intenses. De « appuyée sur le mur », je finis par être assise contre, les jambes repliées contre moi. C'était rien, rien du tout. Je pouvais tout recommencer, aller, je l'avais déjà fait, un peu de courage, se lever, redresser la tête et et et... Mon nom me crispa, surtout qu'il venait de la bouche de William. Je ne le regardais pas, la tête repliée sur mes genoux, à fuir son regard du mieux que je pouvais. Et il approcha. Il ne pouvait pas me foutre la paix ? Il n'en avait pas déjà assez fait ? Il ne voyait pas que je ne voulais plus le voir, non.
Ne sois pas désolé, tu avais l'air parfaitement consentent pour être avec elle, mais moi quand je dis que j'ai des sentiments pour toi, c'est tout de suite « si tu le redis que t'achèves ». Et il se moquait de moi en plus. Il me prenait pour une conne, il osait encore après tout ça. J'avais le choix entre lui dire de rentrer, d'aller se coucher car c'était on ne peut plus visible qu'il allait tomber, lui aussi, soit...

- Ah oui ? Toujours eu « que moi » ? ET CETTE « SARA » HEIN ?! TU LUI AS SORTI LA MÊME CHOSE ?! hurlais-je au bord du gouffre. Tu sais pas, tu te souviens pas, tu es tombé, tu étais malade, tu l'as embrassée alors que je sortais de la salle de bain. Je suis tombée sur un estre, qui a failli avoir ta peau et... Et... Et même si je te haïssais, je ne pouvais t'imaginer mort, j'ai eu peur, j'ai eu tellement peur, j'ai eu tellement mal, tellement froid. Mais ça tu le sais pas, tu sais pas que j'ai cru mourir quand il t'a assommé, quand tu la tenais quand... Quand... Quand tu murmurais ce nom dans ton sommeil. Tu peux pas le savoir, non tu ne peux même pas l'imaginer parce que tu ne m'aimes pas. exprimais-je à voix basse.

Je me tenais les cheveux, les yeux fermés, en tremblant encore.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 17 Juin - 23:26

         William avait bien du mal à comprendre ce qu'elle disait. D'habitude (déjà, on a pas un marteau piqueur dans le crâne, bref) quand on écoute quelqu'un les informations entrent par les oreilles, montent jusqu'au cerveau, celui-ci n'a plus qu'à faire le lien avec les événements récents, et le sujet comprend de quoi il s'agit. Sauf que cette fois, le cerveau cherchait vainement l'actualité et se heurtait à un mur infranchissable (et douloureux, en plus) qui ne renvoyait à... Rien. Sara ? Mais c'était qui, Sara ?.. ça lui rappelait quelque chose de lointain, très très lointain, mais ça n'avait rien à voir avec Anaïs, Elsa ou ce qui s'était passé hier, non ?.. William n'y comprenait rien, et devenait plus pale au fur et à mesure qu'elle décrivait tout ce qu'elle avait ressenti, toutes ses émotions et il n'était même pas là pour la soutenir. Un Estre... Calme-toi, William, tu verras plus tard. Oui, c'est ça, tu verras plus tard, c'est trop de choses à digérer en une seule fois. Tu ne m'aimes pas ? William ouvrit des yeux de hiboux, puis son regard s'assombrit. Elle était sérieuse là ? Elle doutait de tout même de ça ?! Mais bon sang, bien sur qu'il l'aimait !
        "Je... J'en sais rien. Je m'en souviens pas, je suis désolé de pas avoir été là quand t'en avais besoin, de t'avoir blessée, d'avoir été dans cet état, d'avoir... Embrassé Elsa."

      Ces mots se coincèrent dans sa gorge, ils sonnaient tellement faux qu'il n'y croyait pas lui-même. C'était à des lieux de ce qu'il pouvait ressentir en présence d'Anaïs. Mais, puisqu'elle l'avait vu, puisqu'elles l'avaient vu, c'était que c'était vrai, et... Et il ne savait pas quoi dire d'autre, il ne savait pas comment réparer les choses avec un mot magique, il n'avait jamais su.

        "Je sais pas quoi te dire, siffla-t-il, en colère contre Elsa qui s'était trouvée au mauvais endroit au mauvais moment, contre Anaïs qui ne lisait pas dans les pensées, contre le monde entier mais surtout contre lui-même, et, bordel, je croyais que c'était évident depuis le temps, personne ne peut m'approcher, personne ne veut m'approcher, parce que je fais tout foirer les trois quarts du temps, t'en as eu une superbe preuve ce soir. Ou cette nuit. Ou ce matin, je sais même pas quel jour on est. (si quelqu'un lui aurait répondu le 3 septembre à cet instant, il lui aurait cassé la tête) Tu peux me traiter de tous les noms, me dire que je suis un con asociale colérique, parce que c'est certainement vrai, fit-il avec un rire sarcastique, Tu peux dire que je suis mauvais, lâche, que je souhaite la mort des gens, je peux blesser n'importe qui et même le tuer, mais..."

       Il déglutit, clignant des yeux pour se maintenir dans le moment présent, et fixa Anaïs et espéra qu'elle sente la vérité à travers ses yeux, à travers sa voix, et se montra vulnérable d'une façon qu'il détestait,  mais, c'était pour la bonne cause, elle devait savoir, elle devrait savoir.
        "Mais, tu peux pas nier que je t'aime."

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Dim 19 Juin - 11:02

J'étais bien obligée de l'écouter, sinon je serais partie depuis longtemps. Enfin, je serais partie si mon corps avait accepté de se lever, ce qui n'était pas certain. Encore maintenant j'avais l'impression que mes jambes étaient de béton, et que je n'arriverais jamais à les lever. Avec en plus mon désespoir qui était trop lourd pour que je le porte toute seule, je n'avais aucune chance de me mettre debout et d'aller jusqu'au bout du couloir. Aucune chance de le fuir. Il était toujours debout, à une distance raisonnable de moi. J'avais envie de lui hurler que j'aimerais qu'il me touche, qu'il s'avance, qu'on s'embrasse, qu'il me prenne dans ses bras. Qu'il m'assure cela en étant proche de moi. Mais il se tenait toujours aussi loin, toujours aussi inaccessible, et il n'allait pas approcher. Parce que le contact était interdit, parce que si c'était moi qui approchais lui reculerait. ça avait toujours été ainsi, mais à ce moment, cela me paraissait plus douloureux que d'habitude. Un sourire tenta de naître sur mes lèvres à ces mots, rien qu'un petit sourire triste comme pour dire "je t'ai écouté, c'est gentil, mais ça ne réparera pas tout", il essaya, et ne réussit pas, je l'achevais dès le début en serrant les dents. Je sentis une larme couler de mon oeil, je la retirais d'un geste de colère et mis ma tête entre mes mains. J'avais envie de lui répondre que je l'aimais aussi, que j'avais besoin de lui, que j'avais eu la peur de ma vie en le voyant se battre contre un estre, que j'avais toujours l'impression de l'avoir perdu. Que ferait-il de ces mots, hein ? Pas grand chose, puisque nous ne pouvions pas nous approcher. Pour le peu qu'il me crie dessus comme hier quand je lui avais dit que je l'aimais, autant garder le silence, ne rien dire.
Je posais mon regard sur lui, sans émotion, et fis un signe de tête vers la porte de ma chambre qui était toujours ouverte.

- Tu devrais aller te recoucher, William.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Dim 19 Juin - 12:26

      D'accord, si ça ce n'était pas un refus, il ne savait pas ce que c'était. Mais il l'avait cherché, même s'il ne s'en souvenait plus, et ç'aurait été trop simple par rapport à l'ampleur de ce qui s'était passé, de ce qu'il avait fait. William, une main contre le mur, se passa la paume sur le visage, peinant à rester éveillé, à court de mots. Il ne voyait pas ce qu'il pouvait dire de plus, tout était tombé à l'eau et même si elle le croyait, ça ne suffisait pas. Dormir ?.. Oui, surement, mais plus tard... Quelles armes avait-il encore en sa possession pour la convaincre ? Comment pouvait-il la rassurer, lui faire savoir que rien ne comptait plus qu'elle, qu'il serait complètement paumé et tellement malheureux sans elle ? Il ne pouvait pas le lui démontrer autrement que par des mots, il en était toujours incapable, et son moral était à deux doigts de toucher le fond. Il... Il n'avait plus de cartes en sa faveur, les dés étaient jetés et elle ne pouvait pas lui pardonner, qu'est-ce qu'il lui restait à faire ? Il pouvait transgresser les règles établies. Il n'avait plus rien à perdre, de toute façon, et... Et... Le sol tournait de façon anarchique, s'amusant à le distraire, à le déconcentrer, à le détourner de son but premier qui était de prouver à Anaïs combien il tenait à elle. Au point où il en était...
       William évoqua à peine son envie de l'embrasser qu'il était devant elle sans savoir comment il était arrivé là. Il lui saisit la main et la releva rapidement mais sans brusquerie sans un mot, jusqu'à ce qu'ils soient face à face, et prit son visage entre ses mains avant de l'embrasser.
        Il ne sait pas combien de temps leur étreinte mais quand il recula, le monde tournait autour de lui. Il tituba, trébucha et s'effondra par terre, se cognant la tête au passage. Quand il rouvrit les yeux son mal de crâne ne s'était pas arrangé et la lumière lui cramait les yeux.

      "ça va, j'vais bien, j'vais bien," marmonna-t-il d'une voix pâteuse. 

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Dernière édition par William O'Leary le Dim 31 Juil - 21:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Dim 19 Juin - 14:10

Je ne m'attendais pas à avoir soudainement les lèvres de William contre les miennes et à être debout. Je me retenais au mur d'une main, le visage calé dans les siennes, relevée pour atteindre sa bouche. Le bon Dieu avait enfin répondu à mon appel, mon vœu ? Il était temps, je l'appelais depuis hier soir, au moins, lui aussi avait eu du mal à se remettre des événements ? Hé bah il fallait se réveiller. J'osais à peine m'appuyer sur lui, par peur qu'il ne tombe à cause de mon poids, il était faible et je me demandais encore comment il avait pû me mettre debout, rapidement en plus, parce que je n'avais même pas compris ce qui m'arrivait. Le moins qu'on puisse dire, c'était que je ne m'y attendais pas du tout. Il faisait face à sa phobie ou alors n'en avait-il pas conscience ?
Et il se détacha de moi. Il chuta au sol, et je vis sa tête heurter le parquet de la maison. Merde. Je grimaçais et, rapidement, me mis à genoux près de lui. ça n'allait pas arranger son état, au moins il allait m'écouter maintenant et retourner dans la chambre. Le problème était qu'il n'était peut-être plus en état de se relever. Il n'y avait plus Elsa pour nous téléporter, je n'avais pas la force de le relever, je devais prier une nouvelle fois pour qu'il soit encore assez... Entier pour y aller par lui-même. Je soulevais doucement sa tête pour la mettre sur mes genoux, et passais ma main sur son front pour enlever ses cheveux de ses yeux. Je me retrouvais comme hier soir, lui allongé au sol, moi à essayer de le garder conscient. Aller, courage William, ça va aller.

- Tu sais te lever ? Tu vas te reposer, ça va aller, affirmais-je.

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Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]
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