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 Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]

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MessageSujet: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Lun 9 Mar - 23:24

    William apparut dans la chambre, Anaïs dans les bras. Décidément, ça devenait une habitude. Il tituba et faillit tomber avec elle dans les bras. Qu'est-ce qui passait ? Est-ce qu'elle respirait toujours ? William la déposa avec une douceur peu commune sur le lit. Il ne pouvait pas la déshabiller, et ne s'y risquerait pas même si elle était réveillée. Il ne pouvait pas faire grand chose de plus. Si seulement il avait le pouvoir de la réchauffer ! Mais non, il devait attendre là, qu'elle se réveille, fasse quelque chose. Il pouvait attendre toute la nuit, qui c'est. Ce n'était pas grave, ça ne le dérangeait pas. Il borda les couvertures sur elle, sachant qu'il devrait les changer puisqu'elles allaient rapidement être trempées, puis s'assit dos à la fenêtre, à peine conscient que lui-aussi était trempé. La fatigue du sauvetage commençait à lui retomber sur le coin de la figure. Les coudes sur les genoux, il leva la tête, puis dégaina aussitôt, avant de reconnaitre Elsa qui venait de se matérialiser dans la pièce.
    "Ah, c'est toi," fit-il en se rasseyant, sur les nerfs.
    Il regardait résolument le visage paisible d'Anaïs, n'ayant rien de mieux à faire. Il venait à envier sa tranquillité.

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Dernière édition par William O'Leary le Sam 15 Aoû - 15:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Mar 10 Mar - 20:28

Perdue. Je ne savais pas où j'etais, ni même avec qui. Enfin j'entendais quelques bribes de parole de Elsa et William, trop fatiguée, et puis de toute façon un peu inconsciente, je ne comprenais rien. Et je ne cherchais pas à comprendre.
Doucement, le dur de la pierre fut remplacé par le vide, quelqu'un me portait, ce devait être William, je ressentais sa présence, comme la chaleur lorsque nous étions au coin du feu.
Je ne comprenais pas comment un matelas venait d'apparaitre sous moi. Depuis quand il courait si vite en portant quelqu'un ? Oula, Ana réveille toi là, tu divagues totalement.
Le souffle rauque, la couverture ne me procurait pas de chaleur, du moins pas assez pour me réchauffer, sûrement à cause des vêtements mouillés. Mais je n'avais pas la force de me changer et je n'arrivais pas à savoir si il y avait quelqu'un dans ma chambre. Sûrement, William ne m'aurait pas laissé seule surtout dans cet état. Cette fois c'était lui qui restait là, à surveiller que j'allais bien. Les rôles venait de s'échanger, même si être la malade n'etait pas ce que je préférais.
Une heure ou deux après, je me sentais remonter des profondes abysses, je reprenais possession de mon corps et arrivais enfin à placer une pensée correcte après une autre. C'est sur que ,inconsciente, je ne pouvais pas faire grand chose.

J'ouvrais à moitié mes yeux, je m'attendais à voir du bleu, le ciel quoi, mais non, une surface blanc cassée. Surprise, je mis du temps à me rendre compte que j'etais dans ma chambre et non plus au bord de la rivière.
Je tremblais de tous mes membres et tournais la tête pour avoir une meilleur vue de qui était là. William était adossé contre le mur et Elsa non loin. Je les dévisageais longuement avant d'essayer de m'asseoir, en vain. Mes efforts étaient voués à l'echec, à croire que mon cerveau n'arrivait plus à diriger mes muscles, que je me fatiguais pour rien et que je ne saurais même pas lever un bras pour prendre un verre d'eau. C'est sûr que là, j'avais ma dose en eau, et c'etait bien la dernière chose que je voudrai avoir.
J'arrivais à me mettre sur le flanc, pour regarder les deux individus. Le mal de crâne était toujours là, il ne partirait peut-être pas avant un moment. Puis j'avais froid, très froid, et j'avais beau me terrer sous mes couvertures, mes vêtements mouillés ne m'apporterait que la crève.
La particulière qui a le don de la glace, morte de froid. Génial. Il fallait vraiment que je me change, j'avais trop froid pour rester tel qu'elle.

Après un long moment à chercher comment me lever, sans me casser la figure après, je tentais le tout pour le tout. Autant vous dire que je n'avais trouvé aucune autre idée à par me mettre sur les jambes et me rattraper au sol si je ne tenais pas. Avec un mal de crâne on trouve pas toujours les bonnes solutions !
Je retirais la couverture déjà trempée. Me mettre assise était une grande histoire. La chambre semblait glaciale, je croisais les bras pour tenter de me réchauffer. Mais pour se rattraper valait mieux avoir ses mains. Je me tenais à la tête de lit, je ne me souvenais plus que l'armoire était aussi loin. Je prenais une grande inspiration avant de m'approcher doucement, manquerait plus que je me casse une jambe ou autre. J'ouvris l'armoire avec difficulté, avant de prendre un pull, un pantalon et des sous vêtements de rechanges. Je regardais la salle de bain. De l'autre côté de la chambre. Youpi. Chemin cour mais laborieux, j'avais honte d'être dans cet état. Se résoudre à se tenir à une armoire pour ne pas tomber. Heureusement que je ne faisais pas attention à ma dignité, je n'en aurai plus.

- J'arrive.

Murmurais-je en refermant la porte derrière moi. Je n'avais pas fait attention à comment William réagirait au fait que je me lève comme ça. Puis de toute façon, il savait que j'etais butée. Et si il était lucide, il saurait que c'etait mieux pour moi de me changer.
Il ne pouvait pas avoir des radiateurs électriques dans ces salles de bains ?!
Je mis un long moment pour réussir à m'habiller. Je n'allais quand même pas demander à quelqu'un. J'etais faible à la merci du petit vent. Mais quand même. Je ne voulais pas avoir l'air plus pitoyable que ce que j'etais déjà.
Je ressortais alors, je n'avais pas eu la force de me sécher les cheveux. Tant pis, ils resteraient comme ça. Me rattrapant au mur de justesse je lançais un regard au lit, trempé. Ah non, je risquais pas de changer les draps, je ne tiendrais pas sur mes jambes encore longtemps. Je partis m'asseoir en me tenant au mur, prêt de William. Je le regardais un moment, lui aussi était mouillé de la tête au pied. Fixant un long moment mes mains toujours aussi blanches. L'eau froide n'avait pas arrangé leur cas.

- Je n'arrive pas à les réchauffer...

Je le regardais un long moment, me retenant de me mettre contre lui. Même si il était humide après m'avoir sauvé, je savais qu'il trouverait la chaleur qu'il me fallait, mais je ne devais pas trop espérer. Mais ce n'etait pas par ce que j'avais failli mourir que son problème partirait. Je posais ma tête contre le mur en fermant les yeux, essayant en vain de trouver une solution pour réchauffer mes mains.
Je ne voulais pas me rendormir de nouveau, pas devant eux. La politesse bonjour, même si je n'etais pas forcément dans le meilleur des états, le fait qu'ils attendent que je dorme, ou me réveille, ne m'enchantait guère, j'etais gênée.


- Je t'aime William.

Comment ne pas être sincère ? Surtout dans un moment pareil ! C'etait -pour une fois- un moment où je voulais m'endormir de mon plein grès. Mais je n'y arrivais pas, mon esprit attendait une réponse qui ne viendrait peut-être jamais. Peut-être que si.
La réponse ne serait peut-être pas ce que j'espérais. Je le savais. Et je risquais de le voir partir, sans réponse, il ne voudrait peut-être pas répondre. M'ignorer tout simplement. Si c'etait le cas, je retournerai dans mon lit et me laisserai aspirer dans le sommeil, pour aller voir s'il allait bien d'ici un ou deux jours.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Mar 10 Mar - 22:38

    Du mouvement. William, somnolant, cligna des yeux et mit un instant à comprendre qu'Anaïs s'était réveillée. Il se leva d'un bond, étouffant un grognement en constatant que ses muscles raides peinaient à suivre la subite cadence qu'il instaurait. Il la regarda progresser avec lenteur et prudence, tremblante sur ses jambes. Il ne bougea pas, sentant la colère refoulée refaire surface. Bon sang, ce qu'elle avait l'air épuisé ! Il ne l'avait jamais vu comme ça, et ça le rendait dingue de ne rien pouvoir y faire. si ça ne tenait qu'à lui, il l'aurait déjà obligé à se recoucher, mais c'était vrai que ses vêtements mouillés ne devaient pas être très agréable à porter. Il l'observa traverser la pièce et entrer dans la salle de bains. Respirant un bon coup pour ne pas faire quelque chose d'idiot, William allia l'action au pratique et changea les draps en un temps record, fourrant les draps trempés dans le placard à la va-vite. Il n'était pas d'humeur à chipoter, et puis, de toute façon, si ses souvenirs étaient bons le bac de linge sale était dans la salle de bains, donc inaccessible.
    William se rassit, renonçant définitivement à changer de vêtements. Ils étaient peut-être mouillés et il en tremblait, mais il ne voulait pas quitter cette chambre sauf en cas d'autre priorité ailleurs, et son bien être pesait bien peu dans la balance. D'ailleurs, il avait fait bien pire que dormir avec des fringues mouillés. En général il pouvait pioncer n'importe où et n'importe quand, pour peu qu'il l'est décidé.

    La porte s'ouvrit. Anaïs en sortit, faible comme jamais. William s'assombrit. Il détestait la voir comme ça, tout comme il détestait cette maison et ses occupants. A sa grande surprise, elle se détourna du lit et vint vers lui. Il fronça les sourcils. Qu'est-ce qu'elle fichait ? Elle devait se reposer, être à moitié morte ne lui suffisait pas ? Il allait ouvrir la bouche pour la prévenir que si elle ramenait pas ses fesses vite-fait sur le lit, il la forcerait à la faire, quand elle lui déclara carrément sa flamme. Surpris, il referma la bouche, se frottant le menton. Non mais il devrait être habitué, à force. Elle trouvait toujours les moments les plus bizarres pour faire des déclarations importantes.
    Agacé, il ne put pas s'empêcher de répondre directement :

    "Tu me refais ce coup-là, je t'achève au lieu de te repêcher."

    Voilà. C'était dit, c'était fait. Elle avait l'air frigorifié. Vraiment.
    L'expression de William se décrispa un peu et il lui prit les mains, comme ça, sans y penser, juste pour voir à quelle température elles étaient. Il allait les retirer après quelques secondes pour ne pas lui faire de mal lorsque elle se refroidit tout à coup entre ses doigts. William, surpris, s'attarda sur ce détail, scrutant le visage d'Anaïs. Elle n'allait pas tomber dans les pommes, tout de même ?.. A moins que... C'était lui qui se réchauffait ?

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Mer 11 Mar - 13:46

Je réagissais à peine à ce qu'il venait de me dire. Mais je fronçais les sourcils avant de croiser les bras pour atténuer mes tremblements. Mais c'etait peine perdue, il me prit les mains. Je me crispais. Il faisait quoi là ?! Il n'allait pas sentir le sang ? Pourquoi il me les tenait, il n'y aura pas de répercussions ?! Il n'allait pas me gifler ?
Oh et puis de toute façon je n'arriverais pas à l'en empêcher. Je me détendais, rien ne venait, pourquoi ? Aucune idée. Mais je n'allais pas les enlever. Il me procurait une maigre chaleur, agréable. Malgré tout, je ne pus que lui répondre à ce qu'il venait de rétorquer.

- Ne t'en prends pas la peine, l'eau s'en serait chargée. Au moins tu n'auras plus de problème avec moi et ce que je dis.

Je ne voulais pas m'engueuler avec lui et encore moins le voir partir. Je soupirais, sans pour autant enlever mes mains. Pour une fois qu'il acceptait ! Que son corps ne lui interdisait pas, je profitais en quelque sorte. Juste sa paume de main était agréable contre la mienne. Et je ne voulais pas rompre ce lien si fin, et si rare.
Je faillis ajouter qu'il aurait fini ce qu'il avait commencé il y a maintenant une semaine. Mais je n'etais pas encore assez inconsciente pour le dire. J'aurai du m'attendre à la plus belle gifle de ma vie. Je ne voulais pas être sonnée, j'etais déjà dans un état pitoyable, pas la peine d'agoniser au sol, la tête à quelques mètres.

- Depuis quand je n'ai plus le droit de dire ce que je pense et qui n'est pas négatif ?

Ouvre les yeux Ana, et tu le regardes, allé tu n'es pas si empoté que ça ! Exécutant mes pensées, je relevais un peu la tête pour le regarder en plantant mon regard dans le sien. Je ne baissais pas les yeux avant d'ajouter une dernière chose.

- Tu n'aimes pas que je te dise ça ? C'est pourtant la réalité.

Un sourire sarcastique apparu sur mon visage, je me moquais belle et bien de lui. Encore aujourd'hui, je ne le comprendrais pas très bien. Y avait il comme problème à dire ce que je ressentais ? Il ne voulait pas ? Il fallait y penser avant, il était un peu trop tard là. Je reposais ma tête contre le mur et fermais les yeux, serrant un peu plus ses mains contre les miennes. Je ne voulais plus les lâcher. Mais en se rendant compte que je les tenais encore, il allait sûrement les poser.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Mer 11 Mar - 22:32

    William mit un peu de temps à comprendre ce qui lui arrivait. Lorsqu'il comprit que sa "maladie" revenait, il réprima un mouvement de panique avec beaucoup d'efforts pour ne pas alerter Anaïs. Elle était assez mal comme ça, merci bien. C'était lui qui était censé veiller sur elle, pas s'enfuir le plus loin possible. Bon sang, mais la fraicheur des pouvoirs d'Anaïs était censée l'avoir guéri ! Pourquoi cette putain de fièvre revenait-elle ?! ça faisait à peine... Bon, oui, peut-être trois ou quatre heures qu'elle l'avait fait. Il s'était passé pas mal de choses depuis, mais il ne pouvait pas se permettre d'être malade alors que... Alors que... William, comme un animal traqué, adressa un regard désespéré à Elsa, à l'autre bout de la pièce. Il ne voulait pas partir. Il ne voulait pas qu'Anaïs se retrouve seule alors qu'elle avait veillé sur lui - il s'assombrit encore un peu plus en pensant "veillé", étant donné ce qui s'était passé - et elle avait été récompensé de la pire des manières. Elle ne méritait pas ça. Il ne fallait jamais que ça recommence. Jamais.
    Il se demandait encore comment il avait pu faire ça. Lever la main sur Anaïs était un crime qu'il ne se pardonnerait jamais. Mais la tuer... Il aurait mérité de mourir pour ça. Il méritait de mourir pour ça. Il baissa les yeux sur elle. Elle ne se doutait de rien, interprétant sa colère comme un désaccord à propos de ce qu'elle avait dit. Mais non. Ses paroles étaient si irréelles qu'elles ne lui étaient certainement pas destinées. Il n'y croyait toujours pas, même après tout ce temps passé ensemble. Serait-il capable, un jour, de lui retourner sa déclaration ?.. Peut-être. Si elle tenait jusque là.
    William se rendit compte qu'il s'accrochait à elle comme à une bouée de sauvetage face aux troubles qui l'assaillait. Brusquement, il s'écarta et recula, toujours le long du mur, furieux contre lui-même. Qu'est-ce qui lui prenait de faire prendre autant de risques à celle qui comptait le plus pour lui ? Il était fou ? Il ne pensait qu'à lui, ce devait être ça... Et puis... Et puis elle aussi, qu'est-ce qu'elle faisait là ? Elle devait plutôt être... Où déjà ? Ah oui, dans le lit. C'était ça.
    William, le visage on ne peut plus fermé, planta son regard sur Anaïs.

    "Ana. Retourne dans le lit."

    Il était on ne peut plus sérieux, incapable de mettre de coté sa rancœur. Il la sentait monter et grossir en lui, malgré ses efforts pour la freiner. Il avait déjà un mal fou à respirer ici, mais regarder Anaïs délirer par terre, c'était intolérable. Ou alors, ce qui était intolérable, c'était qu'elle s'inquiète pour rien alors que c'était elle qui était censée être malade. Bordel... William resta à la fixer, les yeux aussi sombres qu'un jour de tempête.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Mer 11 Mar - 22:53

Elsa observait depuis l'entrée de la chambre, sans rien dire. Elle ne voulait pas les troubler. Ana était assez mal, pour ne pas être pessimiste. Elle aurait peut-être dû prendre les vitamines. Mais bon, le mal était fait. William avait l'air de redevenir malade. Oh non... Le sang ne fit qu'un tour. Elle devait faire quelque chose. Pour Ana et pour Will. Elle vit Anaïs parler à William, au moins elle avait la force de parler, c'était déjà ça mais c'était trop peu. Si ça continuait... Non. Non, il ne fallait pas que l'australienne pense comme ça. Ca n'allait pas continuer. Elle s'en voudrait toute sa vie si Ana était la mort qui s'ensuivait de la chaîne. La chaîne qu'elle avait causé en emmenant le garçon au Sahara. Le Sahara lui semblait loin maintenant, même si seulement quelques heures s'étaient écoulées. Seulement quelques heures. En quelques heures, William avait réussi à presque mourir et Anaïs était dans un état critique. A cause de sa bêtise. All is my fault... Elle s'en voulait, elle s'en voulait tellement ! Le pire, c'est qu'elle ne pouvait pas le montrer. Ce n'était pas dans son caractère. Mais qui était il au fond ? Avait-elle un caractère bien précis ? Elle avait réussi à pleurer toute à l'heure. Alors qu'Elsa n'avait jamais pleuré depuis que Maya était partie. Elle s'était un peu retirée du monde social. Elle ne vivait plus avec les autres. Ils parlaient et elle restait immobile. Elle n'avait pas vraiment envie de se mêler à leur conversation.

- Je reviens, je vais chercher quelque chose.

La jeune fille se matérialisa dans la cuisine. Elle prit un sandwich au jambon dans le frigo. Ce n'était sûrement pas la meilleure chose qu'elle pouvait faire manger à Ana mais il n'y avait que ça ou alors, ce n'était pas en évidence. Elsa prit également une orange, peut-être pour Will, elle les laisserait se débrouiller pour le partage, et quelques olives. Ils en avaient bien besoin. Ensuite, elle alla dans la salle à manger, où elle espérait trouver une couverture chaude pour Ana. Elle n'en vit pas pour le moment, quand quelqu'un qu'elle ne connaissait pas l'interpella.

- Eh, gamine, qu'est ce que tu cherches ?
Elle répondit sans faire d'histoires.
- Une couverture chaude.

Le monsieur lui montra une armoire et lui tendit une clef puis il repartit.

- Monsieur, la clef !
- Tu la rangeras sur le buffet.

Elsa opina d'un signe de tête et ouvrit le placard. Elle en sortit une grande couverture, qui avait l'air bien chaude. Puis elle retourna dans la chambre 24.

- Tiens, Ana. Je t'ai pris une couverture, et j'ai pris des trucs à manger.

Elle les déposa sur la table de nuit et s'assit sur un des fauteuils.
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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Jeu 12 Mar - 8:09

Ça n'allait pas mieux moi. Je ne savais pas si je tremblais plus ou moins que tout à l'heure, et si je gardais les yeux fermés comme ça, je serais capable de m'endormir devant eux. Je les rouvris avec difficulté, clignant plusieurs fois.
William s'écarta rapidement, et je fis un effort pour ne pas me remettre à côté de lui. Si il partait c'etait que... Oh et puis zut, lucide je n'arrivais pas toujours à le comprendre alors à moitié morte de fatigue même pas en rêve.

- Tu peux me parler autrement, je ne suis pas ton chien merci.

Je ne dois pas fermer les yeux ! Tans pis, ils se refermèrent d'eux même. Je n'arriverai plus à rester éveillée longtemps, je ne voulais pas m'endormir ! Mais en même temps mon corps réclamait ce qu'il me manquait. Et puis... Non ! Depuis quand n'avons nous pas mangé ? La faim venait s'associer à la fatigue. Je plongeais ma tête dans mes mains, sentant leurs fraîcheurs qui m'aidèrent à ne pas sombrer. Je regardais les alentours, Elsa n'etait plus là, où était elle partit ?
La question ne resta pas assez longtemps dans mon esprit pour m'y permettre de répondre. Je me tournais vers William qui me fixait.

- Et même si je voulais t'obéir je n'y arriverai pas.

Ajoutais-je froidement. Le lit me semblait plus loin que jamais, alors que quoi ? Six pas me permettraient de l'atteindre. Mais c'etaient six pas de trop pour moi, je ne tenais pas à me fracasser la tête contre le sol.
Et cette fatigue, ne me permit pas de voir les détails que William dégageait. Trop fatiguée, trop froid, trop faim et... Elsa revenait un sandwich et une énorme couverture. Qu'ils s'occupent de moi comme ça me mettait mal à l'aise. J'allais dormir maintenant, j'avais compris que William ne tiendrait pas une discussion tant que je ne serais pas dans un meilleur état. Je regardais le pain au jambon avec envie. Je la remerciais d'un hochement de tête, mes yeux lui redisaient merci, mais je n'ajoutais rien. Je pris la nourriture et savourais le sandwich en me remettant un peu plus droite, contre le mur.
Ce n'etait pas extra mais je sentais quelques forces me revenir. Ce qui me permit de me lever -en m'appuyant contre le mur quand même- et de m'asseoir sur le lit où la couverture était désormais posée. William avait du me fixer tout le long du "parcours" ainsi que Elsa. J'essayais de ne pas faire attention à leurs regard, je m'allongeais dans le lit avant de m'emmitoufler dans la couette en soupirant.

- Il ne va rien m'arriver, pas la peine de me surveiller comme une enfant de trois ans. Vous pouvez partir.

Dis-je d'un nouveau ton froid. Je me retournais vers le mur pour échapper à nouveau à leur regard. Mais je ne m'endormais pas, je voulais vérifier qu'ils partaient, je voulais entendre leurs pas, la porte grincer puis se refermer puis le calme ! Et je voulais pleurer. Pourquoi ? Aucune idée. Sûrement la fatigue, la peur ressentit peu de temps avant, les émotions qui reprenaient le dessus et s'accentuaient avec la fatigue. Mais je ne le ferais pas. Pas s'ils etaient là en tout cas. Je fourrais ma tête dans l'oreiller, remontant la couverture un peu plus, en essayant d'arreter ces tremblements incessants et qui ne m'aidaient pas du tout à me réchauffer, ils me prouvaient juste que j'etais très vulnérable.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Jeu 12 Mar - 22:02

    William avait une drôle de sensation. Il regardait Anaïs, qui avançait douloureusement jusqu'à enfin s'étendre sur le lit de tout son lit et se glisser entre les couvertures. ça le démangeait de se lever et de l'aider, ou mieux, de mettre fin à son calvaire par n'importe quel moyen. La voir aussi diminuée qu'un vieillard, c'était... Révoltant. Mais le problème, c'est qu'il en était incapable.
    Cela faisait quelques minutes qu'il ne disait plus rien, ahuri, ou plutôt dérouté, par ce qui lui arrivait. Il ne l'avait pas remarqué tout de suite, mais il ne sentait plus rien. Plus de toucher. Il avait l'impression de flotter. C'était particulièrement effrayant : c'est pour cela qu'il n'avait pas réagi tout à l'heure, lorsqu'il avait pris les mains d'Ana. Il avait tenu plusieurs minutes comme ça, sans qu'Anaïs ne remarque quoi que ce soit, et sans se poser de questions. Il ne sentait plus le mur contre son dos, ni le plancher sous lui, ni ses vêtements sur sa peau. Lorsqu'il se frottait les poignets (à peine cicatrisés, d'ailleurs), ses doigts ne lui procuraient aucune sensation, comme s'il était détaché de son corps. Juste... Insensible. C'était hallucinant. Et terrifiant. Il se blesserait à mort, là, maintenant, il ne s'en rendrait pas compte. Il avait aussi l'impression qu'on lui avait bouché les oreilles avec du coton. Il n'y avait plus que ses yeux pour l'informer de la situation. Elsa s'installa dans le fauteuil au bout du lit. Lui était toujours assis contre le mur qu'il ne sentait plus. Il en venait à se demander s'il n'était pas en train de rêver. Il se passait quelque chose et il ne comprenait pas quoi.

    Et puis tout lui retomba dessus. La fatigue, la douleur, les colères et les peines. Mais surtout la chaleur. L'insupportable chaleur. Il eut soudain l'impression d'être écarteler et ébouillanter en même temps. Le choc fut rude à essuyer et il se démena sans bruit encore quelques minutes, luttant contre ce qui l'avait déserté durant plus de quatre heures grâce à l'intervention d'Anaïs. Seulement, il n'était pas loin du point de rupture : ses démons intérieurs allaient bientôt refaire surface et il n'allait pas avoir conscience de ses actes. Il était bien incapable de s'en préoccuper maintenant. Ses paupières se fermaient toutes seules, il ne pouvait pas les arrêter. Les commandes de son corps ne répondaient plus. William glissa contre le mur, basculant sur le coté sans un bruit, brûlant.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Jeu 12 Mar - 22:52

Le calme. Je ne cherchais même plus à comprendre si ils étaient encore là. Je m'étais endormie avant de pouvoir vérifier. De toute façon je n'aurai pas eu la force de les virer. Mes tremblement cessèrent peu à peu, ma respiration reprenait un rythme calme,  profond et lent pour une personne qui dormait. Mais à contre coeur, je dus sortir de l'enveloppe chaude. Ma gorge etait sèche malgré toute l'eau que j'avais bu. Je ne voulais pas en reprendre. Mais je n'avais pas trop le choix. J'ouvrais les yeux avant de les écarquiller, je m'étais retourné dans mon lit et voyais pleinement la chambre. Ainsi que William au sol tremblant. Je fronçais les sourcils. Je ne pouvais pas le laisser là mais en même temps je n'avais plus la force je refaire ce que j'avais fait, à moins de -peut-être- mourir, ce qui m'enchantait guère. Un effort pour me relèver, ma bouteille d'eau se trouvait sur la table de chevet juste à côté de moi.
Mon regard divagua du jeune homme à le jeune fille non loin. Merde non, je ne pouvais pas la laisser dans le pétrin. Elle sentirait surprise, effrayée par ce qui pourrait arriver. Et je ne voulais pas qu'elle vive ce que j'avais vécu il y a quelque nuit. Je posais mon regard sur le sien.

Elsa, tu devrais l'attacher à quelque chose. C'est un conseil Mais aussi un ordre.

Sérieuse comme jamais, je fus surprise. William aurait surement dis la même chose -si il etait encore là, lucide- mais la fièvre devait deja le faire souffrir, et halluciner. J'approchais le goulot de la bouteille de ma bouche et bus de grandes gorgées d'eau avant de la reposer au même endroit. Je serrais les dents avant détourner le regard et de me remettre dans le lit. Je ne représentais aucun danger pour lui si je dormais et qu'il se réveillait subitement, proie à son cauchemar. Il ne me sauterait pas dessus avec un couteau ?
Et le sommeil revint tout aussi rapidement.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 13 Mar - 23:05

Elle ne comprit pas. Elle n’eut pas le déclic. Elle sut simplement que ça avait un rapport avec Will. Elsa baissa les yeux machinalement. Il était étalé. Il tremblait. Tremblait, trop. Ana était plus inquiète que jamais. Elle avait un regard dur. La maladie était revenue ? William était presque plus faible que quelques heures avant. Non… Ana ne pourrait pas le sauver avec son pouvoir. Elle était trop faible, elle aussi. L’australienne était la seule en bon état. Pourtant, dans sa tête, c’était le chaos. Elle entendait des bruits venant de nulle part. Elle avait, c’était le cas de le dire, des hallucinations. La chaleur, les émotions, tout ça ensemble. Ana lui parlait. Lui disait d’attacher William. Elle n’eut pas vraiment le temps de réfléchir. Si Anaïs lui disait ça, si elle lui parlait comme ça, en lui ordonnant, c’était qu’il fallait absolument l’attacher. Mais y avait-il un moyen de l’attacher ? Une corde, quelque part par-là ? Elle en apercevait une, sur le rebord de la fenêtre. Une vieille corde, usée. Les fils partaient dans différentes directions. Mais qu’importe. Elle prit les mains du blessé et les attacha avec la corde. Il ne dit rien. Il avait les yeux vitreux. Il était peut-être, sûrement même inconscient. Anaïs le regardait. Elle avait les larmes aux yeux. Elsa lui fit un signe encourageant, même si ça ne menait à rien. Elle pria aussi pour que Will aille mieux.

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~le coeur a ses raisons que la raison ignore ~

Merci Ana <3:
 
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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Sam 14 Mar - 0:02

    William cligna des yeux. Il était toujours dans la même chambre. Il s'était écoulé à peine quelques heures depuis son... "Endormissement". Il émergea lentement, s'attardant dans la douce torpeur qui l'enveloppait. Il voulait y rester, dormir tout simplement, assommé par un phénomène non identifié qu'il acceptait tout à fait. Mais voilà le problème : un je-ne-sais-quoi le titillait, le poussait vers la surface, vers une réalité qu'il ne connaissait pas et qu'il ne valait mieux pas connaitre. Savez vous quel effet ça fait, de se retrouver soudain dans un lieu inconnu, parmi des personnages comme tirés de nul part, dans un présent qu'il ne savait pas comment abordé, dans une identité qui n'était pas encore la sienne à ce moment là ? De confondre passé et présent pour revivre la terreur de l'isolement au milieu d'une terre inconnue, que la peur primaire refait surface pour balayer toute autre sensation ? D'être projeté dans un abysse insondable quand la mémoire vous fait défaut, quand votre esprit se conduit en traitre plutôt qu'en allié, quand vous fier à vos sens ne fait qu'envenimer la situation, quand votre instinct vous hurle que vous êtes en danger de mort ? Dans ces moments-là, la rage de vivre prend bien vite le dessus et vous pousse à commettre ce que jamais vous n'auriez fait en tant normal. Elle peut vous sauver la vie comme tout détruire. Et puis vous abandonner à votre sort, quand tout est fini. Quand le destin a tranché.
    Mais nous n'en étions pas encore à là.
    William étudia rapidement son environnement. C'était une chambre. Qu'il ne connaissait pas. Le questionnement et l'incompréhension furent les premières étapes rapidement effacées par la méfiance qui pointait le bout de son nez. Le jeune homme se redressa, constatant qu'une fille venait d'ouvrir les yeux, de l'autre coté de la pièce, assise dans un fauteuil qui avait l'air confortable. Il ne s'attarda pas sur ce détail, légèrement nauséeux. Il avait beau se démener pour se rappeler de quelque chose, n'importe quoi, il en était incapable. Incapable de penser à autre chose que le présent, plongé dans un état brumeux qui ne comprenait que l'action. William, assis contre le mur, baissa les yeux. Il avait les poignets solidement liés entre eux devant lui. Aussitôt, la méfiance se mua à son tour en agressivité.

    "Qu'est-ce que je fais là ?! T'es qui, toi ?"

    Elle sursauta. Apparemment, la réponse ne semblait pas vouloir franchir ses lèvres. Pas assez vite à son gout, en tout cas. William se redressa, éprouvant une gêne peu familière. Une fatigue croissante.

    "C'est quoi cette baraque ? Qu'est-ce qu'on fout là ?.."

    La jolie fille restait muré dans son silence. Ou alors, elle hésita à répondre une seconde de trop. William se mit en colère si vite qu'en quelques secondes, son visage s'était animé d'une fureur peu commune. Il était effrayant.
    Il avança vers l'inconnue, qui recula jusqu'à se retrouver plaquée contre le mur. Elle n'avait plus d'issue, et William était si proche, les yeux remplies de rage, qu'elle n'osa pas bouger. Il la prit par le col de sa veste, qu'elle portait par-dessus un bustier.

    "TU VAS RÉPONDRE, OUI ?"

    Ce silence le rendait fou. Il brulait tellement... Il allait... Il allait...
    L'inconnue avait levé le bras, il réagit au quart de tour avec des réflexes qu'il ne se connaissait pas, en le lui tordant sans le dos. Elle se débattit. Il la fit tomber avec facilité. Brutalement. Il la tuerait pour savoir où il était, et...
    Son corps le rappela à l'ordre et le monde tourna autour de lui. Sa tête lui faisait un mal de chien. Gémissant, les mains toujours liées, il l'enfouit entre ses paumes pour tenter de calmer le martèlement de son cœur qui résonnait dans son crane comme un gong funeste. Il se sentait mal, si mal... William tomba à genoux, en proie à ses démons qui le harcelaient sans cesse. Il ne savait plus où il était, il avait vaguement conscience de la présence de... De quelqu'un devant lui, mais... Qui était-ce, déjà ?.. Il avait oublié. Il avait chaud, tellement chaud... Il luttait pour ne pas céder, pour ne pas s'effondrer.
    Un visage s'imprima dans son esprit. Magnifique. Il avait oublié qui c'était. Il avait tellement besoin de quelque chose à quoi se raccrocher, il avait le vertige même les yeux fermés.
    Il ouvrit les yeux. Il y avait le même visage, là, devant lui. Il en était certain.
    Abaissant ses mains, alors que la corde lui écorchait la peau, il n'hésita pas.
    Il le prit, délicatement, levant le menton fin vers lui. Et l'embrassa.

    Ils se séparèrent. William, abruti de fièvre, ne comprenait plus rien. C'était Elsa qui se tenait devant lui. Qu'est-ce qui se passait ? Où était Anaïs qui se tenait devant lui il y avait encore quelques secondes ? Parce que c'était elle, elle qui... Elle qui quoi ?.. Il n'y arrivait plus. Il n'y arrivait vraiment plus. Ses forces l'abandonnaient, il allait se casser la figure.

    "Je... Je..." marmonna-t-il, sans plus de détails.
    Que voulait-il dire, au juste ? Je suis désolé ? Je ne sais plus qui je suis ? Je vais tomber ? J'en peux plus ?
    Oui, c'était surement ça. La dernière option. William luttait encore grâce au peu d'énergie qui le maintenait encore à genoux, juste avant qu'une gifle ne lui morde la joue.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Sam 14 Mar - 0:42

La nuit avançait doucement. Les étoiles servaient bien de décorations dans le ciel sombre. Je ne les regardais pas, mon regard passa au peigne fin la pièce, encore plongée dans l'obscurité. Le silence etait parfois rompu par la souffle saccadé de William que j'essayais d'oublier, en vain. Je ne voulais même pas imaginer ce qu'il devait ressentir maintenant, ce qu'il était arrivé. Ce qui pourrait arriver dans son etat. Je ne réussis plus à fermer les yeux pour m'endormir une nouvelle fois. Le sommeil entre coupé n'était pas des plus réparateurs, certes, mais je n'arrivais pas. À chaque fois je me réveillai à un moment.
Je clignais plusieurs fois pour bien m'habituer à l'obscurité. Je devais la changer les idées mais je ne pouvais pas sortir. Déjà il y avait le couvre feu,  et puis dans le noir, toute seule, pas encore en pleine possession de mes moyens, même pas en rêve. Donc bon. Je me levais, mes tremblements avaient cessé, et je pouvais marcher sans m'appuyer contre les murs ou les armoires. Je fis tout de même attention avant de rentrer dans la salle de bain et de fermer à clé.


~~~~~~~


Je me retournais contre le lavabo avant d'allumer la lumière. Je soupirais puis ouvrais le robinet pour m'asperger de l'eau froide sur le visage. Je regardais les cernes qui s'étendaient sous mes yeux et mes cheveux à moitiés secs. Je me mis à les brosser juste pour bien les remette dans l'ordre. Oui je n'avais que ça à faire, je devais me changer les idées après tout ce qui était arrivé et ce qu'il risquait d'arriver dans un futur proche ou lointain. Je mis un long moment à contempler à piece aux couleurs ternes avant de sortir.


~~~~~~~


Ce que je vis me laissa estomaquée. William au sol, embrassant Elsa. J'en aurait presque vomi tant... Tant j'us mal de voir ça. Je crus  presque entendre mon coeur se déchirer pour finir émietté au sol comme une biscotte qu'on donnait à des pigeons. Je les dévisageais, incapable de bouger, bouche à demi-ouverte, yeux écarquillés. Je m'approchais tremblante d'eux, ma voix tremblait avec tout mon corps et j'avais mal. Mal au coeur, mal dans mon corps, mal dans ma texte. Au sol, je m'abaissais, les larmes naissaient aux creux de mes yeux et la colère vint s'installer dans mes prunelles claires.

- Tu voulais donc réellement reprendre le peu que j'avais.

Sifflais-je entre mes dents, en fixant la jeune fille brune. La tristesse et l'incompréhension reflétait mon regard. Je n'arrivais pas à y croire. Là, devant moi, William venait d'embrasser Elsa. Je me retournais brusquement giflant le garçon au passage.

- Et toi?! À part ta petite personne et tes couteaux ! Tu te fous bien de ce qui t'entoure hein !?

Les larmes ruisselaient le long de mes joues. Mon coeur prenait un rythme irrégulier et saccadé. Les sanglots inondaient les mèches blondes qui me tombaient sur le visage. Je fis passer la manche de mon pull sur mes yeux pour enlever quelques larmes. Je n'avais pas assez souffert ? Je n'avais pas le droit d'avoir de lien avec quiconque ? Tout était voué à échec avec moi ?!
Je regardais William, trop de choses se mélangeaient dans ma tete, je l'aimais et je n'arriverai pas à l'oublier avant un moment, même avec ce qu'il avait fait. Je le regardais un long moment avant de prendre mon blouson sur une chaise, de le mettre et de claquer la porte de la chambre derrière moi.
Dans l'ombre, j'étouffais mes pleurs du mieux que je le pouvais pour ne pas alerter les propriétaires des chambres voisines. Je fis un détour pour ne pas passer devant les chambres des ombrunes puis je sortais dans la nuit, sans réfléchir.


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Suite ici

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Dim 15 Mar - 19:06

Il. L'. Embrassa. William l'avait embrassée. William. Elle se repassait le film avec douceur. William qui devenait fou, qui oubliait où il était. Il ne comprenait plus rien. Il criait, il... Il aurait pu être extrêmement violent. Elsa comprenait pourquoi Ana lui avait dit de l'attacher. Puis... Il s'était rué sur elle, il avait collé son visage au sien puis ses lèvres. Et elle avait trouvé ça agréable. Même si ça n'avait duré que quelques centièmes de secondes. Ils étaient ensemble, collés l'un à l'autre. Ils étaient devenus un couple quelques centièmes de secondes. Mais ils l'étaient devenus. Ils étaient seuls, seulement eux deux. Elsa posa une main avec délicatesse sur le visage de Will et s'en rapprocha. Son souffle menaçait de partir. Elle ne pouvait plus respirer seule. Elle respirait avec Will.

- Je t'aime tellement... murmura-t-elle de sa voix rauque.

Et puis il y avait eu ce qui avait tout cassé, qui avait cassé leur romance. Anaïs était entrée. Oh non... Non ! Il ne fallait pas qu'elle les voie. Mais c'était trop tard. Le mal était fait. Comment lui expliquer que ce n'était qu'un malentendu ? Les paroles de la blonde la percutèrent de plein fouet. Non... Elle n'avait pas eu l'envie de lui prendre ce qui lui restait. Elle l'aimait juste... Elle l'aimait autant qu'Ana.

- Ana, ce n'est pas ce que tu crois !

Mais elle avait déjà détalé. Elle était partie, sans avoir conscience du danger qu'elle courait car elle était vidée de ses forces. Elle ne vit qu'une chose à faire. Elle se décolla de William.

- Je suis désolée.
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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Dim 15 Mar - 22:34

    William se retrouva face contre terre en un rien de temps. Le choc aurait du le sonner, et il serait rester étalé là en faisant paillasson. Mais au contraire, il lui fit l'effet d'une douche froide, même s'il avait un mal fou à rassembler ses idées. Il n'avait rien compris à ce qu'elle lui avait hurlé, mais rien que l’intonation résumait la trahison qu'elle avait ressenti, qu'elle ressentait toujours. Qui était-elle, déjà ? Qui étaient-elles toutes les deux ? Et comment donc s'était-il retrouvé là ? Rien n'avait de sens, et il avait mal au crâne à force de réfléchir - à moins que ce fut la gifle, ou tout simplement la chaleur. La brune, celle qui était devant lui au moment où... Bref, la brune lui lança un regard ampli de regrets et disparut à la suite de la première blonde. Non, pas la blonde. Anaïs. C'était comme ça qu'elle s'appelait, il en était certain. Il devait la rattraper, les rattraper toutes les deux. Il ne savait pas pourquoi, mais le besoin impérieux de s'expliquer, de réparer la faute qu'il avait commise - quelle qu'elle soit - le poussait en avant.
    Alors il se releva. Il devait avoir passablement l'air pitoyable, dans son état, mais c'était bien la dernière chose qui le préoccupait en cet instant. Confus à l’extrême, William se lança tout de même à la poursuite des deux filles.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 31 Juil - 0:32

Salle de bain collective, maison des particuliers ; vers quatre heures du matin

Les salles de bain de 1940 étaient austères et froides. Le carrelage, gris mais propre, tapissait les murs et le sol, les hautes pommes de douche fixes et cuivrés renvoyaient un éclat métalliques inquiétant. Quelque part un robinet fuyait, troublant le silence des lieux avec un "plic ploc" répétitif qui semblait ne jamais pouvoir s'arrêter. En face des douches, les lavabos alignés étaient d'une propreté exemplaire qui donnait une impression étrange d'instant figé, dépourvu de vie. Par les lucarnes situées en hauteur au-dessus d'un banc et d'une poignée de portes-manteau tristement vides, l'aurore filtrait à peine, libérant de rares rayons de soleil qui n'arrivaient pas à percer la pénombre omniprésente. Les lampes, éteintes à cette heure-ci, n'étaient pas non plus d'un grand secours. La grandeur de la pièce ajoutait à cette atmosphère endormie et dénaturée par la nuit : sans son rôle et la vie qui y régnait en journée, cette pièce semblait morte.
Soudain, trois personnes apparurent. Cela se fit à la vitesse de l'éclair. La seconde d'après, ils étaient là, se soutenant plus ou moins les uns les autres. Trois jeunes gens en piteux état, pleins de plaies et de bosses, le visage émacié sous des couches de crasses pour certains, un peu plus propre pour d'autres : ils avaient en tout cas tout trois besoin de sommeil.

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William nageait dans une semi-conscience aux allures affreusement réelles : des images se superposaient sans cesse devant ses yeux, des créations de son imagination malade, des bribes de souvenirs, des conversations oubliées : des lambeaux de vie en somme. Une fois que la machine qu'était le corps était déréglée, plus rien n'allait. Son crâne menaçait d'exploser et son corps brûlait, brûlait, brûlait... Alors qu'il tremblait de plus belle , frigorifié : ses lèvres bleuies en attestait. Son rythme cardiaque, incapable de se stabiliser, s'embalait tout à coup pour se faire aussi discret qu'un souffle l'instant d'après, victime des étranges cauchemars éveillés apportés par la fièvre. Dans d'autres circonstances, ils auraient été moins pénibles à supporter, mais là William était incapable de faire la différence entre le rêve et la réalité, trop épuisé pour pouvoir les chasser. Il était dans un état pitoyable, perclu de douleur : la corde coupée en deux censée l'attacher lui avait scier les poignets, une longue entaille auto-infligée pour déconcentrer l'Estre courrait tout le long de son avant-bras gauche, trempant son tee-shirt à manches longues, sans parler de ses vêtements et de son visage. Il était si sale qu'on le reconnaissait à peine sous la crasse accumulée.
À côté de lui, Anaïs n'en menait pas large : appuyé sur un pied, l'autre portait une vilaine et semblait-il profonde entaille à travers laquelle le sang suintait toujours. Les lèvres serrées, elle paraissait éreintée et sur le point de tomber dans les pommes.
Quant à Elsa, la fatigue psychologique et les traces de la nuit blanche qu'elle venait de passer continuait d'user ses forces : elle peinait elle-aussi à garder les yeux ouverts et grimaça en négociant l'atterrissage.
William, à peine arrivé, tomba en arrière, rencontra par chance un mur et se laissa glisser jusqu'au sol, malade comme un chien.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Ven 31 Juil - 17:41

La salle de bain collective apparut dans mon champ de vision, plus ou moins nettement, jusqu'à ce que ma vue se dégrade et que le monde se mette à tourner autour de moi. Je portais ma main à mon front et me rattrapais de justesse avec ma deuxième main, au mur de devant, où William était déjà affalé. Mais je ne pouvais pas dire s'il était dans les vapes ou seulement à moitié.
Comment arriver à un tel degrés d'horreur en une seule et même soirée ? Autant vous dire que je préfèrerais me laisser aller dans la fatigue tout de suite, plutôt que de devoir continuer à faire des efforts pour aider Elsa et William. Mais elle serait mal si elle avait deux personnes inconscientes sur les épaules. En attendant je n'en pouvais plus, le moindre mouvement était un calvaire. J'étais juste à bout de force, mais dans l'incapacité de tomber maintenant. Là, je pouvais encore lutter un petit peu contre le froid, la fatigue et la douleur, mais il y aurait forcement un moment où je m'effondrerai. Il fallait espérer que ce soit dans la chambre, et non en plein milieu des douches
J'avais envie d'hurler de douleur et de désespoir, mais ce fut les larmes que je ravalaient de justesse qui les remplacèrent. Les yeux clos, j'essayais de me concentrer malgré la fatigue, sur ce qu'il fallait faire : prendre une douche. En temps normal, ce serait la chose la plus simple à faire, mais là, ça me semblait tout bonnement impossible. Je regardais les douches, cherchant une à l'abri des regards. Sauf que je ne devais pas prendre mes rêves pour des réalités, surtout après une telle soirée ( et matinée ). Je me détachais du mur, désormais sur un équilibre très précaire, je me rendis soudainement compte que William, dans son état, n'arriverait jamais à se débarbouiller, surtout que c'était lui qui en avait le plus besoin, dans l'histoire. Est ce que j'aurais encore la force après de moi me laver ? Oh et puis de toute façon c'était lui qui était le plus sale, au pire je resterais au sol pour ne pas salir le lit, qui sera, de toute façon, occupé par William, si j'arrivais à ne pas sombrer tout de suite, ce qui n'était pas gagné. Une fois que mes yeux eurent retrouvé une visibilité correcte, je me mis à genou face au jeune homme, me rendant compte que j'avais mal partout, que le moindre de mes muscles étaient douloureux, sans oublier qu'ils faisaient un froid de canard dans cette pièce. À moins que ce soit juste moi, qui avais l'impression de geler sur place.
Je fermais les yeux un instant pour contrôler les vertiges puis secouais la tête évitant, de ce fait, de tomber maintenant.
Quelques efforts, pas beaucoup, juste se doucher un peu, et le rincer. Ce n'était pas si compliqué.
Je me mettais à genou, face à lui pour lui enlever son t-shirt, déchiré, recouvert de terre, de sang et trempé de transpiration. Je fronçais les sourcils en voyant sa plaie le long de son bras, et son état en général, bon, nous étions tous comme ça, aussi. Je lançais à moitié le bout de tissu -on ne pouvait plus trop donner un nom vu comment il était- de toute façon, il irait surement à la poubelle.
Je me relevais lentement pour éviter de souffrir plus. J'allais devoir faire attention. Ne pas le doucher à l'eau chaude, surtout pas. On donnait bien un bain froid aux enfants avec de la fièvre, non ? Je fis couler l'eau déjà froide. Il ne fallait pas s'attendre à beaucoup pour 1940. Je me rasseyais devant lui, ne faisant guère attention aux gouttes qui vinrent me mouiller. Par chance il était tombé sous un pommeau de douche, pas besoin de le bouger plus que ça et tant mieux, ni Elsa, ni moi, n'aurions eu le courage de le pousser. Mes mains sur mes cuises, je regardais dans le vide un instant avant de refaire les connexions et de penser au savon. Je me tournais, observais la pièce, avant d'abandonner cette solution en soupirant. Trop loin, beaucoup trop loin. Finalement, je plaçais ma main sur sa joue pour enlever la plus grosse partie de terre. Il suffisait de frotter un peu, et avec l'eau, ça partait plus ou moins et comme il était déjà en parti mouillé, il n'en restait plus t'en que ça, au final. C'était surtout le visage qui était sale, après, c'était le t-shirt qui avait tout pris. Enfin, il y avait quand même du sang tout le long de son bras qui continuait de couler un peu, ainsi qu'un gros hématome sur le ventre. Pas beau à voir tout ça, moi qui pourrais me réjouir de la voir torse-nu, j'avais totalement  la tête ailleurs. Je frottais les contours de la plaie pour enlever le sang, avant de la nettoyer sommairement avec l'eau. Je n'avais rien d'autre sous la main, ce n'était pas dans une salle de bain comme ici que je trouverais un désinfectant ou un antiseptique. Autant nettoyer quand même la plaie, si je pouvais faire en sorte qu'elle ne s'infecte pas, ce serait bien. ça serait un problème en moins.
Une fois qu'il fut à peu près propre ( c'est-à dire sans terre de partout, ni sang sur tout le corps ) je me relevais en gémissant de douleur, des vertiges avec toujours cette vue qui se brouillait et qui me donnait l'impression de tomber alors que je tenais ( difficilement, mais je tenais ) sur mes deux jambes. Je fermais l'eau, me retenant à la poignet pour éviter de chuter. Fermer les yeux faisaient légèrement passer ce mal être, et lorsque je les rouvris, tout semblait à peu près normal, à par que je grelotais comme jamais, que je devais être plus blanque qu'un linge, éreintée par le moindre nouveau mouvement. Je m'appuyais sur le mur à la recherche de Elsa.

- T'es blessée toi ? T'arriveras à nous téléporter dans la chambre ?  La questionnai-je d'une voix rauque.

Manquerait plus qu'on soit coincé ici. Si c'était ça, c'était fini, je lâchais prise et me laissais aller dans les vapes qui m'attiraient de plus en plus, telles un amant. J'avais dit qu'à un moment je ne pourrai plus lutter, avec un peu de chance j'aurai le temps de me rincer rapidement. Sinon tant pis, hein. Je n'en pouvais définitivement plus.       

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Dim 2 Aoû - 21:38

Un, deux, trois… POUF. De retour sur terre. Je regardais les alentours, espérant que la téléportation n’en avait pas fait à sa tête pour une fois. Nous n’avions pas atterri dans la chambre, contrairement au « programme », mais je reconnaissais les murs jaunes pâle où la peinture s’écaillait de la maison. Du soulagement s’infiltra dans mon cerveau. Où étions nous dans la maison ? J’avais braqué mon regard sur les murs, ça ne m’apportait pas grande information. Je baissai un peu ma tête pour apercevoir le sol. Ce dernier n’était pas de la moquette de couleurs un peu douteuses qui tapissait les chambres, mais du carrelage blanc et gris. Euh… où est ce qu’il y avait ce sol, dans la maison ? La fatigue m’empêchait de faire le moindre mouvement brusque, et encore, il me semblait que j’étais la plus en forme de nous trois. Je pivotai doucement sur mes jambes et tournai la tête. William était affalé par terre, ses yeux étaient vitreux et il n’avait pas l’air d’avoir encore toute sa tête. Anaïs était près de lui. Je me concentrai pour avoir la vision plus nette, car actuellement, je ne voyais que des silhouettes floutées. Des pommeaux de douche version 1940 étaient accrochés au mur. Ah ! Nous nous étions téléportés dans la salle de bain collective. Je ne l’avais encore jamais utilisée, préférant la salle de bain privative de ma chambre. La salle collective était très austère. Il y avait un distributeur de savon à un endroit un peu caché de la salle, mais je doutais de la présence du savon. Ce truc avait l’air si vieux. J’avançai mes jambes à la vitesse d’un escargot pour les rejoindre. Ils avaient surement besoin d’aide, et dans tous les cas, me doucher était indispensable. Je découvris Ana qui était en train de chasser la terre du corps de William. Pour le moment, ils avaient l’air de très bien se débrouiller à deux. J’avais la tête qui tournait, et je devais faire un grand effort pour ne pas m’écrouler. J’appuyai sur le bouton qui devait lancer la douche, puis m’assis sur le sol carrelé. L’eau froide se mit à couler doucement, puis un peu plus vite. Je me rinçai déjà les cheveux, qui étaient plein de terre. Je passai de l’eau sur mon visage, puis sur les autres parties « nues » de mon corps, à savoir mes bras tout écorchés –ne jamais porter de tshirt à manches courtes-, et mes jambes. Ces dernières faisaient peur à voir. Une longue égratignure à texture poisseuse descendait de mon genou gauche à ma cheville en diagonale. Des bleus avaient fait une apparition qui n’était pas des moindres. Des ronces m’avaient arraché la peau sur mes deux jambes et le sang séché était resté dessus. Bon, euh… Il fallait que j’examine mon ventre et mes cuisses, qui étaient cachés par mes vêtements. Ils ne me regardaient pas, il n’y avait personne, c’est bon, je pouvais. Je fis passer mon t-shirt par ma tête, et regardai avec horreur mon buste. Déjà, un bout de mon tshirt avait été arraché. J’avais peur qu’ils se retournent, que j’aie fait part d’un comportement indécent, ou quelque chose comme ça. Mon ventre était couvert de plaies. Je jetai un œil discret aux deux qui se tenaient un peu plus loin, le torse de Will n’était pas joli à voir non plus. Un gros hématome sur son ventre, des plaies un peu partout. Je désinfecterai ça plus tard, quand j’aurais dormi un bon coup. Je remis mon tshirt totalement déchiré, l’inscription « BE YOURSELF » était devenue un amas de lettres solitaires. Je délaçai mes chaussures, heureusement que j’avais eu la présence d’esprit de porter des tennis. Après avoir examiné mes pieds –la seule partie de mon corps qui était restée en à peu près bon état !-, j’enlevai mon short et évalua les dégats des cuisses. C’était moins horrible que ce que je pensais. Bien sûr, il y avait du sang et des griffures, mais ça passait. Rassurée, j’enfilai mon short. Je n’avais plus de force dans les bras, j’étais quand même en train de galérer à mettre un short. J’entendis un assemblement de mots qui m’était sûrement destiné, c’était Anaïs qui parlait. Elle dut comprendre que je n’avais pas entendu, car elle répéta. Blessée ? Téléporter ?

- Euh, rien de grave je pense hein. Juste un peu beaucoup amochée. Ça devrait aller.

En vérité je n’étais pas sûre. C’était en grande partie à cause de la téléportation que je manquais de m’évanouir, avant, dans la forêt je n’étais pas aussi mal en point.

- Vous me dites quand on y va, ok ?

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Lun 3 Aoû - 19:03



- Tant mieux alors. Murmurais-je d'une voie tenue.

J'avançais d'un pas traînant vers les lavabos où étaient installé un grand miroir. Je me regardais un moment, peinant à garder les yeux ouverts, pour me détailler. Les cheveux en batailles, des yeux éclatés par la fatigue, une peau d'une pâleur qui faisait peur à voir, je passais un doigt sur des égratignures et les coupures sûrement faites sous les différents choques et les branches. Je passais mon doigt sur certaines ce qui fit une petite trace rouge sur ma peau froide. Je pris une grande inspiration qui provoqua une quinte de toux avant de faire couler l'eau du robinet. De l'eau chaude serait la bienvenue, mais elle ne semblait pas du même avis. Après quelques minutes, le seul résultat fut une eau tiède. C'était mieux que rien. Je rassemblais mes mains pour former un petite récipient et laisser l'eau couler dedans. Je profitais de la chaleur sur mes paumes glacées, avant de les apporter à mon visage et de le rincer sommairement. Je m'appuyais sur le bord du lavabo, les yeux fermés, la respiration saccadée, pour me maîtriser puis plaçais ma main sous l'eau et relevais ma jambe où saignait encore la coupure. Mon pantalon baignait dans le sang. Les mains tremblantes, je fis un ourlet assez haut pour l'enlever de l'entaille. Celle ci était nette, droite, elle partait du talus et remontait en faisant le tour de ma jambe, bien au dessus de la cheville. N'ayant pas grand chose à cet endroit (s'il n'y avait pas le sang) on pourrait voir l'os de mon pied, après la plaie devenait plus profonde et le liquide vermeil continuait de s'écouler jusqu'à ma chaussure. Je grimaçais en posant mon doigt mouillé sous les contours pour enlever la plus grosse partie de sang et me mordais le lèvre pour m'éviter de gémir en nettoyant un peu la plaie. Je suppliais intérieurement qu'elle ne s'infecte pas par la suite, j'étais déjà assez faible comme ça, merci bien sans compter que ce n'était pas fini. Je relevais la tête et me tournais vers Elsa et William de nouveau prise de vertige. Ça n'allait vraiment plus là. Je me rattrapais une énième fois au mur, les jambes flageolantes.
Bon, juste aller de l'autre côté de la pièce. Ça devrait être faisable, non ?
Ignorent ma vue qui se brouillait et les vertiges, j'avançais vers Elsa en boitillant. Je réfléchissais pour savoir où je trouvais la force de marcher alors que j'avais atteint depuis longtemps le summum des limites de l'épuisement depuis déjà un moment. C'était à peine si mes yeux restaient ouverts, sang compter la perte de sang. Intenable comme situation. Une fois arrivée là par je ne sais quel miracle, je murmurais, prête à tomber dans les pommes :

- On y va, la chambre, je t'en supplie, pas autre part.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Mer 5 Aoû - 18:56

Je sentais qu'Anaïs était tendue. Je me demandai si j'arriverais à me faire pardonner ou non, elle avait l'air rancunière. Dommage. Je ne voulais vraiment pas la blesser, je l'aimais bien. Enfin, c'était une sensation un peu ambiguë, maintenant qu'il n'y avait que du froid dans notre relation. Et Will... Je ne savais vraiment pas ce que je ressentais pour lui. Je m'étais persuadé que je l'aimais, mais après y avoir réfléchi, c'était idiot. Et là, je n'avais aucune envie de lui sauter dans les bras, ni même de lui parler. Je ne savais pas ce qui s'était passé, mais je ne comprenais pas. Ca tombait bien, il n'avait pas l'air de vouloir me parler non plus. Il m'ignorait royalement, et moi je faisais mine de. Je pensais à lui, mais pas pareillement qu'il y a quelques heures. Peut-être qu'il fallait que j'explique tout à Anaïs ? Que c'était lui, sous l'emprise de la folie, qui m'avait embrassée ? Que oui, j'avais dépassé les bornes dans la forêt ? Que je ne contrôlais pas mes sentiments ? Mais j'avais la bizarre impression que ça n'arrangerait rien. Elle se dirigea vers un miroir et se contempla, l'air horrifié. Pourtant, elle n'était pas si mal en point que ça. Anaïs était jolie, même dans cette situation. Il y avait deux miroirs, l'un était assez près de moi. Jugeant qu'il y avait le temps, je marchai avec difficulté jusqu'à ce dernier. J'avais vu mon corps, pas mon visage. Devant la glace, je m'observai en détails. J'avais une plaie sur le front. Du sang séché était accroché à mes cheveux, et mes yeux bleus étaient accompagnés d'énormes cernes. Je m'étais ouvert la lèvre inférieure, et avec le sang qui avait coulé, j'avais l'air d'un vampire. Contrairement à Ana, ma peau n'était pas si pâle que ça. Les dégâts étaient moins nombreux que ce que j'imaginais. Soudain, je sentis un picotement sur ma jambe. Je ne savais pas ce que c'était, pas du tout même. Mais ça faisait mal. J'étais désormais diamétralement opposée à Anaïs, qui semblait sur le point de faire un malaise. Vivement qu'on soit dans la chambre... Je vis William qui respirait difficilement. Du moment qu'il était en vie, on était à peu de choses près. La douleur à la jambe s'intensifia, j'avais l'impression qu'on me dévorait la chair. C'était horrible. N'y pense pas, n'y pense pas, ça va passer... Quelques secondes après, ma vue se brouilla. Je ne distinguais que les silhouettes. Et justement celle de la blonde avançait vers moi.
- Okay.
La chambre, la chambre, chambre 24. Attentive comme jamais, j’attendis que le processus se lance. Soudain, nous fûmes tous trois projetés dans l’air.
Et quand je revins à mes esprits, j’étais dans la chambre d’Anaïs.


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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Dim 9 Aoû - 18:45

Enfin. Nous voilà dans la chambre. Soulagée, je soupirais avant d'être prise de nausées et de sentir le monde s'écrouler. La pièce tournoya autour de moi et ce ne fut qu'un mélange de couleur aussi indistinctes les une que les autre. Mes jambes fléchirent par elles mêmes, je basculais en arrière et atterrissais sur William, toujours assis au sol, dans un état critique. Si j'avais eu encore un minimum de force je serais allée chercher une couverture, je tremblais de froid en ce moment, et même la présence de William dans mon dos ne me réchauffait pas. Puis j'avais mal, ma cheville me faisait atrocement souffrir. Je ne demandais qu'à rester au sol et planer entre le sommeil et la réalité ne me souciant seulement de ce que je ressentais physiquement et psychologiquement. Mais c'était tout bonnement impossible. William avait beau être propre (enfin à peu près) il n'en demeurait pas moins faible, fiévreux et malade. Je fis basculer ma tête en arrière, incapable de rouvrir mes yeux qui avaient dû se clore pendant la chute, sentant, même au sol, le monde tourner inlassablement. C'était la dernière fois que je partais en pleine nuit et, espérons-le, que je croise de nouveau un estre. Plusieurs nuit comme celle-ci et j'y laissais ma peau. C'était clair, nous avions échappé au monstre de justesse. Mais nous n'étions pas sorti de l'auberge et je n'étais plus capable de faire un mouvement de plus. Je ne sentais mes membres seulement grâce à la douleur qui ne s'effaçait pas. Bosses, égratignures, griffures, coupures, plaies, des blessures sur tout le corps qui ne cessaient de piquer ou brûler aux moindre contacts.
Je dus perdre connaissance, ou m'endormir subitement dans un sommeil sans rêve (il n'y avait pas tant de différence en fin de compte), car plus rien ne répondait.



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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Jeu 20 Aoû - 19:37

    William rêvait éveillé, enfin, c'est ce qui lui semblait. Il délirait complètement, en fait, sans savoir où il en était. Il n'avait même pas conscience d'être arrivé dans un autre lieu, ni d'être passé sous la douche. L'eau, glaciale, avait ruisselé sur sa peau sans le réveiller. Sous ses paupières, ses yeux bougeaient, en proie à des hallucinations sans queue ni tête communes à la fièvre. C'était un de ces rêves ni effrayant ni joyeux, constitué d'images diffuses qui se contentaient d'apparaître en flashs ou de défiler, avant d'être oubliées une demi-seconde après. Quelques fois il bougeait, voulant (inconsciemment ?) retenir les souvenirs qui passaient sans s'arrêter et disparaissaient sans crier gare.
    ça ne servait à rien, pas plus que les tentatives de la plupart des gens pour se souvenir des rêves qu'ils font après leur réveil. Le cerveau est d'une complexité remarquable, si bien qu'il faudrait être fou pour vouloir le comprendre entièrement le temps d'une seule vie.
    William était perdu, perdu parmi un monde imaginaire peuplé de ses fantômes de souvenirs, heureux ou tristes, bons ou mauvais... Des bribes d'enfance ressuscitées des tréfonds de sa conscience.

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Sam 29 Aoû - 12:42

La téléportation m'acheva définitivement. Dans la chambre, j'avais balayé du regard la pièce, à la recherche de couvertures ou d'autres choses un minimum utile. Mais je voyais flou. J'étais persuadée que j'avais les yeux vitreux. Pire encore, le flou était aussi du à des larmes. J'avais pleuré, je sentais le liquide tiède descendre sur mon cou. Pourquoi ? Pourquoi avais je pleuré ?
C'était fini, l'estre était mort. Et je n'avais pas pleuré avant. Mes larmes s'étaient échappées alors que nous étions dans la maison.
Peut-être du regret. De l'amertume. Parce qu'avant cette nuit, je ne voyais pas la vie de particulière comme je la voyais maintenant. Je voyais une vie ennuyeuse, une vie passée à se cacher, une vie différente, trop différente. Et on avait beau parler des estres et des scrépuleux chaque jour, peut-être même chaque heure, j'avais toujours ressenti les créatures comme des légendes, ou alors une réalité très lointaine. Je n'avais jamais sérieusement pensé que la vie d'un particulier était dangereuse.
Pourtant, j'avais frôlé la mort, il y a quelques heures, ou peut-être même quelques minutes. Le temps s'était arrêté pour moi. Il était peut-être midi, ou trois heures du matin, j'aurais été incapable de le dire.
Je m'écroulais sur le parquet grinçant. Il y avait un lit à quelques mètres, mais le confort n'était pas une priorité non ? Je m'endormis, ayant enfin droit au sommeil que j'attendais tant. Je ne rêvai pas. J'étais autre part. Rien n'aurait pu me réveiller. Comme si je m'étais téléportée... Quelques heures plus tard, je me réveillai. La douleur était déjà plus faible, n'étant plus qu'un souvenir. Je me sentais beaucoup mieux. Je vis Ana, près de moi, qui était aussi réveillée.
Peut-être que nous pourrions parler? Faire un point sur notre relation?

-Alors, ça va mieux ?


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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Sam 29 Aoû - 20:53

C'est impressionnant comment le temps passe vite quand on dort (ou que l'on est inconscient, voire un peu des deux), j'avais l'impression de m'être à peine endormis que j'émergeais déjà. Mais l'envie de rester dans le sommeil ne manquait pas. Retourner dans la douce torpeur réparatrice que mon corps réclamait tant ne serait pas de refus. J'avais beau être éveillée, je devais avoir une texte de déterrée, sans compter que j'étais dans le pâté, et pas qu'un peu. Certes je ne m'étais pas vu dans une glace, mais rien qu'avec la sensation de sable dans les yeux je n'imaginais pas une tête resplendissante de la fille qui venait de dormir un bon nombre d'heure. D'ailleurs, il était quelle heure ? Je tentais un mouvement pour me relever lorsque mes muscles protestèrent et je décidais de me rasseoir sagement au sol, grimaçante. Je remarquais en même temps que j'étais appuyée sur William, je me décalais donc un peu jusqu'à ce que je sente le mur dans mon dos. Je soupirais et clignais des yeux, le regard dans le vide, méditant sur tout ce qui s'était passé depuis hier.
Une voix me sortie de mes sombres pensées. Elsa. Ah ouais, j'y pensais plus à celle là, en même temps ce n'était pas ma priorité. Je la cherchais en balayant la chambre du regard. La jeune fille était assise à même le sol (comme moi mais c'était idiot puisqu'il y avait le lit) et elle voulait une réponse.
Les membres douloureux, le froid continuait de s'immiscer autour de moi, mais au moins, je ne claquais plus des dents, c'était donc moins visible et bien heureusement. Par contre je répondais franchement ou ...? Après un moment de réflexion les yeux perdus dans le vague, j'optais pour la franchise avec un net et clair :

- Non.

Je détachais mes yeux de la contemplation du mur pour regarder la jeune fille.

- Et toi ?


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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Mer 9 Sep - 12:02

Non. Un non froid, simple et direct. Ses blessures ne s'étaient pas guéries en quelques heures, évidemment. J'avais l'impression qu'elle avait pris la question comme ça : Est ce que tu es totalement remise d'avoir passé une nuit de fou et d'avoir tué un estre ? J'étais bête, sûrement, mais pas à ce point non plus. Les yeux de mon interlocutrice, bloqués sur le mur délabré, se tournèrent vers moi. Je n'avais pas remarqué qu'elle était aussi mal en point. Qu'est ce qu'on pouvait raconter à l'ombrune, aussi ? Je n'avais jamais vécu cette situation, j'étais souvent restée à écouter Miss Tit radoter et à me dire qu'elle n'avait pas tort. Ana, William et moi allions sûrement nous faire engueuler, ça allait peut-être s'arrêter là non ? Après tout, on n'était ni les premiers ni les derniers à faire une petite escapade la nuit, et si il y avait eu un gros problème avec Miss Tit, ça se saurait. Enfin, il me semblait, et je me rassurais moi-même. Les gens n'avaient sûrement pas remarqué notre absence, parmi les nombreux particuliers, trois de plus, trois de moins ce n'était pas très visible. Après, arriver dans le réfectoire l'air de rien alors que nous étions presque défigurés... Ce n'était pas la meilleure solution, non ?
La question ne se posait pas maintenant, je n'avais pas la force de bouger, déjà que parler c'était difficile. J'admirais William qui ne s'était toujours pas réveillé, et vraisemblablement ça faisait longtemps que nous étions rentrés. A ces pensées, le sang se glaça dans mon corps. Y avait-il une raison particulière au fait qu'il n'était toujours pas debout ? Comme... Ouais, non, il dormait juste. Il avait tenu toute la nuit, alors de retour dans une maison bien douillette -expression-, pourquoi trouverait-il la mort ?
Le "et toi" qu'Ana avait prononcé m'avait semblé forcé. Je sentais bien qu'elle ne voulait pas me parler, qu'elle m'en voulait encore tellement. A sa place, j'aurais été pareille. Rancunière comme pas possible...

- Ça peut passer. Sinon... Tu penses qu'on a dormi combien de temps ?

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MessageSujet: Re: Chambre 24 [Anaïs Young, Elsa Whitenay]   Dim 13 Sep - 1:15

Impossible de dire. Les volets étaient à moitié fermés et déjà lorsque nous étions arrivés j'avais perdu la notion du temps. Même ... Lorsque nous étions revenu après la rivière je n'avais plus aucune idée de l'heure qu'il était. Alors après avoir dormi, ce n'était même pas la peine. Je pris ma tête entre mes mains (ce qui ne me fit pas trop du bien vu la température de mes membres, mais je ferais avec) puis je repliais mes jambes contre moi et posais ma tête contres mes genoux, les yeux clos. Je luttais pour ne pas me rendormir ni me remettre à trembler. De toute façon elle arrêterait bien de poser des questions à un moment, alors je me laisserais de nouveau aller. Dans mon état il n'y avait pas grand chose de plus à faire.
Je réfléchissais quand même (enfin essayais, ce qui était déjà beaucoup) puis relevais la tête en ouvrant grand les yeux pour ne pas plonger.

- Je... Je sais pas ... Lâchais-je en soupirant.

Je n'avais pas d'autre réponse à lui fournir, ni quoi que ce soit d'autre d'ailleurs. Qu'elle me laisse pioncer encore trois ou quatre heure de plus, ce n'était pas la mort, on en avait tous besoin.

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